La Story Nostalgie

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La Story Nostalgie episodes

  • Beatlemania (Episode 5) : les studios d'Hollywood et l'Hollywood Bowl
    23 août 1964, après leur concert à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, les Beatles sont sonnés. Cela fait quelques mois qu’ils jouent en salles et à la télé sous les cris continus de leurs fans mais, ce soir, 17.000 fans, c’était vraiment trop. Heureusement qu’ils sont depuis des années les musiciens les plus rôdés et jouent dans des conditions parfois très difficiles, car ce soir, ils ne se sont même pas entendus les uns les autres. Allez-y, jouer sans retour, comme on dit. Ca ne les a pas empêchés de tout exécuter sans fausse note et parfaitement ensemble mais quand même, entre les morceaux, Paul se demande si ce public hystérique les entend, alors histoire de savoir s’il ne parle pas dans le vide, et surtout parce qu’il n’arrive plus à formuler un mot dans un tel vacarme, il leur pose la question et reçoit en réponse un mur de son.

    Alors, même s’ils ne jouent qu’une demi-heure, le standard à l’époque pour une tête d’affiche, ils sont éreintés par le volume sonore qu’ils viennent de subir. George Martin, leur producteur, voulait tirer de ce concert un album live, il a tout enregistré, mais après avoir écouté la bande, il dit qu’on ne peut rien en faire, c’est comme si on avait placé un moteur d’avion à réaction entre le micro et eux. Après une telle épreuve pour les nerfs et le corps, l’après concert demande décompression. Mais ce soir, comme souvent d’ailleurs, pas question. Les quatre n’ont que le temps d’enfiler un beau costume et de filer à une soirée dont Hollywood a le secret, un dîner caritatif où tous les convives ont payé cher et vilain pour en être.

    Dernière anecdote révélatrice : leur décoration par la Reine Elizabeth II. Ils sont impressionnés par le decorum de Buckingham Palace et par le protocole, tout aussi irréels que leur rencontre avec Elvis. La Reine est certes plus sympa que lui. D’ailleurs quand elle demande à John, s’ils ont beaucoup travaillé ces derniers temps, il ne sait plus. Alors il dit “Non, nous avons pris des vacances.” “M’enfin John, on vient d’enregistrer.” Il ne s’en rappelait pas. Il est clairement impossible de tenir un tel rythme de travail, de sollicitation et de folie. Regardez, ils ont plus été plus entourés par les personnes présentes que la Reine, elle-même. Non, vraiment, il faudra que les Beatles mettent bientôt fin à cette Beatlemania, mieux vaut en garder de bons souvenirs que des séquelles.

    4 min
  • Beatlemania (Episode 4) ou le grand tourbillon : fans, businessmen, Elvis et Jayne Mansfield
    Si en Grande-Bretagne, la tante Mimi, celle qui a élevé John Lennon, ne peut plus laisser sa porte de derrière ouverte, sous peine de retrouver la cuisine vidée de ses ustensiles, aux Etats-Unis, des hommes d’affaires ont décidé de vendre tous les artefacts possibles. Ils rachètent ainsi les draps et serviettes dans les hôtels pour les découper en morceaux et les accompagner d’un certificat attestant qu’un des quatre Beatles les a touchés. Tout se vend, y compris les restes de mousse à raser, l’eau de leur bain (et oui, les youtubeuses d’aujourd’hui n’ont rien inventé) et même l’air qu’ils ont respiré. Oui, le bizness des boîtes de souffle des Beatles cartonne.

    Il faut dire que les Américaines font mieux que les Britanniques. Si ces dernières se contentent de courir après les voitures et de poster des éclaireuses devant les maisons, appartements et bureaux pour avertir les autres de tout mouvement, les Américaines pratiquent l’intrusion. Dans les chambres d’hôtel, les bureaux, les loges. Un des rares documents filmés montrent ces filles qui arrivent à l’étage de leur hôtel à New York, par une porte de service. Elles se sont, bien entendu, débarrassées de leur manteau pour faire croire qu’elles sont des clientes mais elles ignorent que le management loue tout l’étage pour éviter les intrusions, et les problèmes de voisinage. Quand un vigile leur demande la clé de leur chambre, elles se font raccompagner à l’accueil.

    Les scènes de folie font place aux moments hautement recherchés par les photographes comme leur soirée privée avec Elvis Presley dans sa résidence de Los Angeles ou leur rencontre tumultueuse avec Jayne Mansfield, la star de La blonde et moi (The girl can't help it), le film qui avait lancé le rock'n'roll dans les années 50.

    4 min
  • Beatlemania (Episode 3) : 10 juillet 1964, les Beatles sont de retour à Liverpool
    Cela fait déjà quelques mois que les Beatles n’habitent plus Liverpool, quelques mois qu’ils ont délaissé le Cavern Club, la salle où ils ont joué des centaines de fois, pour l’Olympia de Paris, Carnegie Hall à New York ou le stade de Sydney. Tout s’est passé si vite.

    Et voilà que ce jour d’été, eux qui ont traîné leur misère dans les rues de cette ville, prié des patrons de café pour qu’ils les laissent jouer, oui, voilà que ces gamins devenus des hommes de vingt ans, reviennent chez eux en stars pour la projection de leur premier film. Et en tant qu’enfant du pays, ils savent que l’accueil pourrait très bien ne pas ressembler à l’hystérie de Londres ou de Miami; ils ont abandonné des gens qui pourraient leur en vouloir. Ils ont ainsi entendu dire qu’au Cavern Club, on ne voudrait plus jamais d’eux, et cela les a attristés.

    Car telle est la vie des Beatles, ce petit groupe d’ados de Liverpool qui avait espéré la reconnaissance du public pendant de longues années dans des rues trop étroites pour leurs rêves. Après de nombreuses galères dans leur région mais aussi les bars mal famés de Hambourg, voilà que cette célébrité leur tombe dessus. Et elle le fait d’une manière inédite : les voilà devenus non seulement les plus grandes stars qu’on ait jamais vues autour de la planète mais des modèles pour tous les autres musiciens à qui ils ouvrent des horizons musicaux insoupçonnés. Mais aussi des modèles pour toute une jeunesse pour qui ils représentent tout. On les imagine, ces jeunes, à Los Angeles, Paris, Bruxelles, couchés sur leur lit à écouter encore et encore leurs disques en regardant le plafond, ou mémorisant chaque mot, chaque détail de la pochette du disque. Alors, que vont faire leurs amis et public de public ? Les bouder ?
    4 min
  • Beatlemania (Episode 2) : février 1964, les Beatles débarquent aux USA
    Des Anglais N°1 aux USA, c’est tout simplement improbable : tous les Britanniques y compris les plus sceptiques, ceux qui détestaient leurs longs cheveux et leurs cris, tous sont désormais leurs supporters, tout le pays est avec eux. Mais tout en admiration qu’ils soient, qui pourrait imaginer ce qui va se passer, là-bas, dès leur arrivée. Car autant l’accueil en France a été enthousiaste mais pas tumultueux, autant les jeunes Américaines, elles, se sont mises au diapason des Anglaises. Elles sont des milliers à les attendre à l’aéroport, à hurler leur nom, celui de chacun d’eux, agiter des banderoles. Et fait nouveau, cette folie semble aussi concerner les garçons, ce qui n’est pas le cas en Grande-Bretagne. Ne repartez jamais, s’il vous plaît, crie un gars alors qu’ils entrent dans l’aéroport.

    Et s'il est vrai que cette affluence est le résultat d’une incroyable campagne de promotion d’une armée d’agents de presse, aucun d’eux n’aurait pu prévoir ce qui va se passer, à commencer par la conférence de presse organisée dans un salon de l’aéroport sous la pression des fans qui tentent d’entrer. La plupart des journalistes qui détestent l’image des Beatles sont là pour les massacrer mais les sketches que les quatre jeunes hommes font de leurs questions sur la longueur de leurs cheveux et leur attitude, font mouche. Ils obtiennent des cascades de rires en retour et conquièrent d’emblée le public qui sera amusé par ces images filmées.

    Records d’audience historique pour deux émissions de télévision à New York et Miami, scènes de folie et dangereux mouvement de foule à la gare de Washington, la moitié du pays a beau être sous la neige, la température n’a jamais été aussi élevée en cet hiver 1964. Et comme le chantera Frank Sinatra, qui, comme Elvis, va détester l’arrivée de ces quatre phénomènes, si tu réussis à New York, tu gagnes le monde entier. Et c’est le cas, les images d’hystérie collective, de fans qui hurlent et pleurent dans les studios télés, les coursent dans les rues, font le tour de la planète.
    4 min
  • Beatlemania (Episode 1) ou comment le phénomène Beatles est né
    En 1964, les filles hurlent après les Beatles, les assaillent sur scène, dans leur voiture, leur chambre d’hôtel, les scènes d’hystérie se multiplient, amplifiées par les images des journaux télévisés. Les Beatles, c’est plus qu’une musique exceptionnelle, c’est une société nouvelle et folle qui émerge, celle de l’adolescence, avec tous ses excès, sa joie d’être ensemble, son instant présent qui ouvre les portes vers un avenir radieux. Oui, vraiment, découvrir les Beatles au milieu des années 60, c’est faire le plein d’une énergie insoupçonnée.

    Eté 1963, Brian Epstein, le manager des Beatles est dépassé par les événements qu’il a lui-même provoqués : le quatrième single de ses poulains n’est pas encore sorti que la firme de disques EMI a enregistré un demi-million de précommandes. Inouï ! En l’espace de quelques mois, les Beatles ont conquis la radio, la télé, la presse, on ne parle, on n’entend et on ne voit plus qu’eux. Ils jouent pourtant une musique qu’on donnait pour morte, le rock’n’roll, mais qu’ils cuisinent à leur sauce, très Motown, avec leur polyphonie, c’est certes totalement neuf. En plus, ils sont très drôles, imaginez quatre Frank Sinatra ensemble sur un plateau, alors, on ne s’étonne pas qu’on se les arrache.

    Mais surtout, si on qualifiait, huit ans plus tôt, Elvis Presley d’animal, les Beatles, eux, sont sauvages, sur scène. Oui, des gars qui crient en chantant, ce bassiste qui secoue la tête en hurlant, et ce batteur qui écrase son instrument de coups de marteau, on n’a jamais vu, ni entendu un truc pareil. Il faut se remettre dans la société de l’époque pour comprendre le dicton : méfiez-vous de l’eau qui dort. La société britannique du début des années 60, ce sont des parents qui ont vécu leur adolescence pendant les terribles années de guerre et des enfants qui ont grandi dans les décombres, les chantiers et les tickets de rationnement.

    4 min
  • En vacances avec Lio
    Quand Alain Chamfort débarque à Los Angeles pour y enregistrer son nouvel album en compagnie de Serge Gainsbourg, il nest pas seul dans sa suite du fameux Château Marmont.
    8 min
  • En vacances avec Etienne Daho
    Eté 1983, pendant qu'il prépare son fameux second album, Etienne Daho décide de prendre des vacances en Bretagne avec ses potes de Rennes, juste avant le grand saut vers Paris. L'insouciance et la fête, mais aussi le spleen d'une séparation avec Eli Medeiros, un moment particulier.
    8 min
  • En vacances avec Johnny Hallyday
    On connaît tout ou presque des vacances de Johnny grâce aux photos des magazines. On connaît moins ses toutes premières, en tant que Johnny Hallyday, nouvelle vedette de la chanson, nous sommes en juillet 1960.
    8 min
  • En vacances avec Amy Winehouse
    Au cours de son aussi mouvementée que fulgurante carrière, Amy Winehouse a plus d'une fois pris des vacances au soleil, principalement dans les Caraïbes. Mais à part quelques exceptions, la diva anglaise y a connu des moments de répit.
    6 min
  • En vacances avec John Lennon
    Au cours de sa vie dite "cachée" à New York, entre 1975 et 1980, John Lennon n'a sorti aucun disque ni donné de concert. Mais il a pris des vacances, on l'a vu au Japon, à Hong Kong et même dans le triangle des Bermudes.
    9 min

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en…

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