OPINION. L’histoire n’a cessé de répéter une vérité troublante : la dette, loin d’être un simple outil financier, fut souvent une arme de domination. Des Sumériens à nos jours, elle a servi à priver les plus vulnérables de liberté, à enrichir les puissants et à légitimer l’injustice sociale. Alors que l’endettement mondial atteint des sommets, la mémoire des effacements collectifs refait surface, interrogeant notre rapport à la morale, au pouvoir et à l’avenir du capitalisme. Par Michel Santi, économiste (*)