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De 116 000 francs à 80 000 francs en neuf mois. Qui a payé l'addition ?
Analyse complète de l'action Lindt & Sprüngli, le chocolatier le plus cher de la Bourse suisse. Épisode du 16 octobre 2026.
Le 29 septembre, le groupe a ramené sa prévision de croissance 2026 de 4-6 % à 0-2 %, et l'action a perdu 8,4 % dans la journée. Dix semaines plus tôt, il la confirmait encore.
D'abord le prix. Une action nominative valait autour de 80 000 francs début octobre, contre 132 000 onze mois plus tôt. Mais la société est cotée deux fois : le bon de participation valait autour de 7 800 francs, mêmes droits au dividende, aucun droit de vote.
Puis l'histoire. Une confiserie zurichoise rachetée en 1836, et un atelier bernois de 1879 où Rodolphe Lindt met au point le conchage, la machine qui rend le chocolat fondant au lieu de friable. Rachat en 1899 pour un million et demi de francs, puis vingt ans de procès au bout desquels la famille fondatrice s'engage à ne plus jamais en fabriquer.
Au cœur de l'épisode, une comparaison. Sur 2025, dans la même tempête du cacao, le groupe a monté ses prix de 19,0 % et vu son bénéfice net progresser de 8,1 % ; chez l'américain Hershey, le résultat net publié a reculé de 60,3 %. C'est le pouvoir de fixer ses prix, et son coût, c'est la ligne volume et mix : moins 6,6 % en 2025, moins 7,5 % au premier semestre 2026.
On décrypte ensuite le multiple de bénéfice — vingt-quatre fois aujourd'hui, quarante-deux il y a un an pour le même bénéfice —, le bilan, les quatre risques, le pari de demain, l'impôt anticipé de 35 % pour un investisseur suisse, et mon avis, qui n'est pas un conseil.
LE RATIO DU JOUR : LA CROISSANCE ORGANIQUE
Elle mesure la croissance des ventes en retirant l'effet des monnaies et celui des acquisitions. Elle répond à une seule question : est-ce que le métier a grandi ? Son piège : elle additionne le prix et la quantité. Les 4,3 % du premier semestre, ce sont 11,8 % de prix en plus moins 7,5 % de quantités en moins. Cherchez la décomposition.
CHAPITRES
(00:00) De 116 000 à 80 000 francs en neuf mois : qui a payé l'addition ?
(01:12) L'action la plus chère de Suisse, et son petit frère à 7 800 francs
(01:57) Ce que le bon de participation ne donne pas, et ce qu'il donne pareil
(02:51) 1836 : une confiserie zurichoise, et pas une chocolaterie
(03:43) 1899 : d'où vient le nom Lindt, et la machine qu'il a vendue
(04:27) Vingt ans de procès, et la famille interdite de chocolat
(05:27) Le métier, et le cacao qui coûte cinq fois plus
(06:15) +19 % de prix contre +6 % : qui tient debout quand le cacao explose
(06:50) Ce que coûte le pouvoir de fixer ses prix
(07:24) 29 septembre 2026 : l'avertissement sur les ventes
(08:11) Sa solidité, et la caution du cacao expliquée simplement
(09:42) 25 fois le bénéfice, contre plus de 40 il y a un an
(10:46) La croissance organique, et les deux chiffres qu'elle additionne
(11:44) Les trois risques, et le pari de demain
(12:44) Acheter depuis la Suisse, et l'impôt de 35 %
(13:34) Mon avis : pourquoi Lindt est pour moi une action de rêve
À ÉCOUTER ENSUITE
TotalEnergies, épisode du 9 octobre : plus de bénéfices, et moins de pétrole produit.
Vendredi 23 octobre : Schneider Electric, et 22,6 milliards de dollars posés en liquide sur un éditeur de logiciels.
SOURCES : communiqué ad hoc du 29 septembre 2026, résultats semestriels du 21 juillet, résultats annuels du 10 mars, statuts du 5 mars 2026, flux SIX.
La Vie en Chiffres est un podcast de bourse suisse pensé pour les débutants : une analyse d'action chaque vendredi à 9 heures, comprise à l'oreille, sans graphique. Suivez l'émission pour ne pas manquer celle de vendredi prochain.
Ce podcast n'est pas un conseil d'achat ni de vente : c'est une grille de lecture pour mieux comprendre la bourse, les entreprises, les chiffres et les risques.
TotalEnergies gagne 47 % de plus, et produit moins de pétrole.
Analyse complète de l'action TotalEnergies : d'où vient cet argent, ce que vaut le titre, et ce que je surveille avant d'acheter. Épisode du 9 octobre 2026.
L'histoire d'abord. En 1924, l'État fait créer la Compagnie française des pétroles sans mettre un franc dans son capital. En 1999, l'offre hostile sur Elf Aquitaine part d'un groupe dont il n'est plus actionnaire.
Puis la vraie question. Elle produit moins — 2 474 milliers de barils par jour contre 2 531 — et gagne plus : 11 421 millions de dollars de bénéfice net ajusté au premier semestre, contre 7 770. Par où est passé l'argent ? Pas d'abord le pétrole sorti du sol, même s'il se vend 82,2 dollars le baril pour 5 dollars de coût. C'est le raffinage, dont la marge européenne a presque triplé : de 690 à 3 399 millions de dollars, quand l'exploration-production passe de 4 425 à 5 807.
Le Brent a tourné à 92,3 dollars sur le semestre contre 71,9, quand le budget du groupe est bâti sur 60. On décrypte le multiple de bénéfice, la dette nette — 52,4 milliards dus, 27,7 en caisse, 19,7 net — et le compteur d'actions : le virage électrique a été payé en titres nouveaux, pas en liquide, avec 95 436 477 actions émises le 29 avril pour 5,1 milliards d'euros.
Ormuz, le Mozambique, le jugement du 25 juin 2026 sur le plan de vigilance climatique : ce qui peut faire basculer le scénario. Et parce qu'on écoute depuis la Suisse, où acheter ce titre en francs, et ce que devient le dividende quand il traverse la frontière. Au 2 octobre, l'action clôturait à 74,46 euros à Paris, 84,40 dollars à New York, environ 69 francs. Puis mon avis, qui n'est pas un conseil.
LE RATIO DU JOUR : LE RENDEMENT DES CAPITAUX EMPLOYÉS (ROACE)
Ce que l'activité rapporte, divisé par l'argent qu'elle emploie. Ce n'est pas le rendement de votre action, c'est la rentabilité de l'entreprise. Sur douze mois à fin juin 2026 : 13,9 % pour le groupe, 14,5 % pour l'amont, 7,6 % pour l'électricité. Son piège : un rapport monte aussi quand le dénominateur baisse.
CHAPITRES
(00:00) 47 % de bénéfices en plus, et moins de pétrole produit
(01:32) 1920 : la France n'a pas de compagnie pétrolière
(02:15) 1924 : l'État fait créer une société, sans mettre un franc
(03:48) 1999 : l'offre hostile sur Elf, et pourquoi elle est possible
(04:19) Où l'argent se gagne : 8,4 milliards sur 17,8
(05:18) Le semestre 2026, un baril à 103 dollars, et Ormuz
(06:29) Par où est passé l'argent : le puits, et la raffinerie
(07:41) 52 milliards dus, 28 milliards en caisse
(08:19) 12 fois, 8 fois, et le piège des sociétés cycliques
(09:24) Le rendement des capitaux employés, et son piège
(10:27) Les quatre risques, dont le Mozambique
(12:12) L'électricité, et pourquoi elle rachète des centrales à gaz
(13:27) Le compteur d'actions : 26 annulées, 95 créées
(15:03) Paris et New York : une seule action, deux places
(16:20) Acheter depuis la Suisse : la monnaie, et la retenue de 15 %
(17:36) Je tranche : trop d'incertitudes aujourd'hui
(19:04) Mon avis : liste de surveillance, et le pari électrique
(20:25) Le résumé, et un chocolatier suisse à 79 000 francs
À ÉCOUTER ENSUITE
Holcim, épisode du 2 octobre 2026 : le piège du bénéfice publié.
Vendredi 16 octobre 2026 : Lindt & Sprüngli, le chocolatier suisse qui vient d'abaisser sa prévision de croissance.
SOURCES : résultats semestriels 2026 et 2025, présentation Stratégie et Perspectives du 28 septembre 2026, document d'enregistrement universel 2025, jugement du 25 juin 2026.
La Vie en Chiffres est un podcast de bourse suisse pensé pour les débutants : une analyse d'action chaque vendredi à 9 heures, comprise à l'oreille, sans graphique ni tableau. Suivez l'émission pour ne pas manquer celle de vendredi prochain.
Ce podcast n'est pas un conseil d'achat ni de vente : c'est une grille de lecture pour mieux comprendre la bourse, les entreprises, les chiffres et les risques.
Faut-il acheter l’action Holcim à ce prix ? Environ 95 fois les bénéfices, ou un peu plus de 20 fois : deux calculs pour la même entreprise. Les deux sont exacts. Alors, où est le piège ?
Épisode du 2 octobre 2026. Le géant suisse du ciment, coté à Zurich sous le symbole HOLN, a relevé ses prévisions le 31 juillet. Mais les acquisitions s’accumulent et la dette nette a presque doublé en six mois.
Du ciment au béton, je vous emmène dans un métier où le poids de la marchandise et la distance au chantier changent tout. De Holderbank en 1912 à la fusion avec Lafarge, puis au départ d’Amrize, on comprend comment le groupe a grandi et pourquoi posséder des usines au bon endroit compte autant.
On ouvre ensuite les comptes : ventes, marges, franc suisse et bénéfice par action. La sortie du Nigeria permet de comprendre l’écart entre les deux multiples. Puis viennent Xella et Cementos Pacasmayo : comment financer ces rachats et réussir leur intégration ? Le cash-flow libre du premier semestre 2026 atteint seulement 36 millions de francs : un flux généré, pas un solde bancaire.
Enfin, on explore le pari du ciment bas carbone. Recycler les gravats et réduire les émissions peut limiter la facture des quotas. Une stratégie industrielle qui m’intéresse, avec des risques à surveiller : change, construction européenne et intégration des acquisitions. Je partage mon avis et mon plan personnel : suivre Holcim sur deux à trois ans pour voir ce que ces achats produisent.
LE RATIO DU JOUR : DETTE NETTE SUR EBITDA
Ce ratio divise les dettes financières, moins la trésorerie, par le résultat d’exploitation récurrent avant amortissements sur douze mois. Il passe de 0,9 fin 2025 à environ 1,8 fin juin 2026. Ce n’est pas un délai de remboursement : intérêts, impôts et investissements restent à financer. Xella illustre aussi sa limite : le rachat pèse déjà dans la dette, alors que les résultats n’intègrent pas encore une année de son activité.
CHAPITRES
(00:00) Pourquoi votre application affiche 95 fois le bénéfice
(02:05) Deux choses à savoir sur le métier du ciment
(04:18) Holderbank, 1912 : grandir en achetant les usines des autres
(05:01) Lafarge, la Syrie, et la scission de 2025
(06:02) Pourquoi Amrize est partie, et ce que vous possédez
(07:17) Le franc suisse mange presque toute la performance
(08:38) Les 387 millions, et l’écriture venue du Nigeria
(09:43) Le semestre 2026, et la dette qui double
(11:42) La dette nette sur EBITDA, en une minute
(12:44) Les quatre risques, dont celui dont on parle le moins
(13:49) Le pari de Holcim pour demain : moins de pierre, plus de gravats
(15:10) Le prix, et je tranche : pour moi, c’est l’entreprise du ciment
(16:27) Mon plan : surveillance deux ou trois ans, et pourquoi
(20:03) Ce qu’il faut vérifier dans votre application. Et TotalEnergies vendredi
À ÉCOUTER ENSUITE
Novartis, épisode du 25 septembre 2026 : comprendre l’intensité de recherche.
Vendredi 9 octobre : TotalEnergies. Pourquoi faire coter ses actions ordinaires à New York ?
SOURCES
Holcim, résultats 2025, 27 février 2026 ; résultats semestriels 2026, 31 juillet 2026.
Holcim, scission et cotation d’Amrize, 23 juin 2025.
Holcim, accord Xella, 20 octobre 2025 ; finalisation, 19 juin 2026.
Département de la justice des États-Unis, plaidoyer de culpabilité de Lafarge, 18 octobre 2022.
Cours de référence de l’analyse : 24 septembre 2026.
La Vie en Chiffres, le podcast bourse suisse en français pour comprendre les entreprises et apprendre à investir. Chaque vendredi à 9 heures, une analyse d’action et un ratio expliqué simplement, sans avoir besoin d’image. Suivez l’émission pour retrouver le prochain épisode.
Comme toujours, ce podcast n’est pas un conseil d’achat ni de vente.
C’est une grille de lecture pour mieux comprendre la bourse, les entreprises, les chiffres, les risques et vos décisions d’investissement.
Faut-il acheter Novartis après la chute de près de 11 % ? Son médicament le plus vendu a perdu la moitié de ses ventes en un an, et le groupe vend toujours autant. Voici comment c'est possible.
Le 8 septembre 2026, l'action Novartis a clôturé en baisse de 10,89 %, à 111,80 francs. Tout le monde a donné la même explication : deux essais cliniques ratés à cinq jours d'écart. La vraie histoire est ailleurs, dans une ligne de comptes publiée en juillet et beaucoup moins commentée.
On ouvre le géant pharmaceutique suisse en entier. On remonte à Bâle en 1758, dans le seul port du pays, là où une maison de commerce est devenue Ciba-Geigy puis Novartis. Et on comprend pourquoi chaque médicament est un compte à rebours : un brevet protège une dizaine d'années, puis les génériques arrivent et le prix s'effondre.
C'est ce qui vient d'arriver à l'Entresto, son traitement contre l'insuffisance cardiaque. Il rapportait 4,6 milliards de dollars sur six mois ; il n'en rapporte plus que 2,5. Et pourtant le chiffre d'affaires du groupe n'a pas bougé : 27,5 milliards, contre 27,3 un an plus tôt. On fait le compte ensemble, montant par montant. Sept traitements récents ont pris le relais et rapportent 3,4 milliards de plus ; le reste du catalogue, qui vieillit aussi, en perd 1,1.
On regarde ensuite ce que le rachat d'Avidity Biosciences, payé environ 12 milliards de dollars, a changé au bilan : la dette nette est passée de 21,9 à 39,4 milliards en six mois. Puis on arrive au prix. À 115 francs 10, l'action se paie 19 fois le bénéfice de 2025. Est-ce cher ? Ça dépend de ce qu'on croit des médicaments qui n'existent pas encore.
LE RATIO DU JOUR : L'INTENSITÉ DE RECHERCHE
C'est la part du chiffre d'affaires qu'une entreprise remet dans la recherche et développement. Deux lignes du compte de résultat, une division, et vous avez le chiffre : chez Novartis, 20 centimes par dollar vendu, soit 11,2 milliards sur 54,5 milliards de ventes en 2025. On voit ce qu'il mesure vraiment — l'effort, pas la réussite —, ses deux pièges, et ce que ces 20 centimes achètent : l'histoire du Glivec, autorisé aux États-Unis le 10 mai 2001 après un examen de 72 jours, et celle d'un patient à qui on donnait trois ans à vivre.
CHAPITRES
(00:00) Le vent vient de tourner : 11 % perdus en une séance
(01:13) Bâle, 1758 : le port suisse où tout transite
(02:55) Chaque médicament est un compte à rebours
(03:50) Deux milliards perdus, et le total qui ne bouge pas
(06:28) La dette double en six mois, et le pari à 12 milliards
(07:32) À quel prix se paie l'action aujourd'hui
(08:14) L'intensité de recherche, mode d'emploi
(09:18) Le Glivec, ou ce que 20 centimes achètent vraiment
(10:17) Brevets, bilan, échecs : les quatre risques
(11:40) Je tranche : pourquoi je n'y vais pas
(14:09) Non, Novartis ne se vide pas. Et Holcim vendredi prochain
À ÉCOUTER ENSUITE
La semaine dernière : NVIDIA, et le ratio de la conversion du bénéfice en cash — [LIEN SPOTIFY ÉPISODE NVIDIA]
Vendredi prochain, on ouvre Holcim, le géant suisse du ciment qui a choisi de se couper en deux.
SOURCES
Novartis, résultats du premier semestre 2026 (21 juillet) et de l'exercice 2025 (4 février 2026)
Novartis, communiqués des essais Lp(a)HORIZON et HARBOR, 4 et 8 septembre 2026
Novartis, acquisition d'Avidity Biosciences, communiqué du 26 octobre 2025
Cours de clôture : SIX Swiss Exchange, 8 et 18 septembre 2026
La Vie en Chiffres est un podcast suisse pour les investisseurs particuliers. Une entreprise ouverte en entier chaque vendredi à 9 heures, avec un ratio expliqué sur le dossier du jour. Tout se comprend à l'oreille : aucun graphique, aucun tableau. Suivez l'émission pour recevoir l'épisode de vendredi.
Ce podcast n'est pas un conseil d'achat ni de vente. C'est une grille de lecture pour mieux comprendre la bourse, les entreprises, les chiffres, les risques et vos décisions d'investissement.
NVIDIA est-elle encore une opportunité en bourse, ou paie-t-on trop cher le géant de l’intelligence artificielle ?
118 milliards de dollars de bénéfice en six mois, contre près de 70 milliards de flux de trésorerie disponible. Cet écart mérite qu’on ouvre les comptes : comment s’explique-t-il, et qu’est-ce qu’il change pour l’investisseur ?
Dans cet épisode de La Vie en Chiffres, je retrace l’ascension de NVIDIA, de ses débuts dans les cartes graphiques à sa place dans les centres de données. On découvre le rôle de Jensen Huang et de CUDA, le logiciel qui contribue à fidéliser ses clients.
Puis on passe aux chiffres : croissance, marges, dette, trésorerie et valorisation de l’action NVDA. Stocks, délais de paiement et gains sur des participations non vendues permettent de comprendre pourquoi bénéfice comptable et argent généré ne coïncident pas.
Le ratio expliqué : la conversion du bénéfice en cash. Vous apprendrez à comparer le flux de trésorerie disponible au bénéfice net, à suivre leur évolution et à comprendre ce qu’un bénéfice record révèle réellement.
On examine aussi les risques : la concentration des clients, les puces développées par les géants de l’informatique, la dépendance aux sous-traitants et les engagements de production. Enfin, je partage mon verdict, mon plan personnel et les conditions que je souhaite voir réunies avant d’envisager un achat.
Et vous, seriez-vous prêt à investir sur NVIDIA à ce prix ?
La Vie en Chiffres, un podcast bourse suisse en français, accessible aux débutants, pour comprendre les entreprises, les ratios financiers et les décisions d’investissement.
Abonnez-vous pour retrouver une analyse d’entreprise chaque vendredi à 9 h. Prochain épisode : Novartis.
Analyse fondée sur les comptes du semestre clos le 26 juillet 2026 et le cours de référence du 11 septembre 2026.
Ce podcast n’est pas un conseil d’achat ni de vente. Les opinions et les conditions d’investissement présentées sont personnelles.
3 292 caractères — prêt à copier-coller.
Faut-il acheter l’action ABB pour profiter du boom de l’intelligence artificielle ? Le spécialiste suisse de l’électrification équipe les centres de données, mais son action se paie environ 36 fois ses bénéfices.
Dans cet épisode de La Vie en Chiffres, je décortique ABB, cotée à la Bourse suisse sous le symbole ABBN. Derrière les commandes records, une question d’investisseur : la croissance de l’entreprise justifie-t-elle le prix demandé en bourse ?
De sa naissance à Baden à la crise de l’amiante qui a failli l’emporter, puis à son développement dans les infrastructures électriques, découvrez les choix qui ont transformé ABB.
Nous passons ensuite aux questions essentielles pour analyser une action :
• Que vend ABB dans l’électrification, les moteurs et l’automatisation industrielle ?
• Pourquoi les clients paient-ils pour son expérience et sa capacité à livrer ?
• Que vaut un carnet de commandes de 30 milliards de dollars si les livraisons s’étalent sur plusieurs années ?
• Comment distinguer marge comptable, marge ajustée et bénéfice exceptionnel ?
• Un PER de 36, un dividende et des rachats d’actions suffisent-ils à justifier un investissement ?
• Quels risques viennent des cyberattaques, des centres de données et des acquisitions ?
Les résultats financiers apportent un cas concret : une plus-value immobilière de 377 millions de dollars améliore les marges du premier semestre 2026. Nous regardons ce que les chiffres deviennent lorsqu’on retire ce gain. Résultats officiels ABB.
L’épisode examine aussi la cession prévue de la robotique à SoftBank et le projet de rachat de Rotork. Deux opérations qui éclairent la stratégie du groupe et les risques de sa transformation.
À la fin, je partage mon avis sur l’action ABB, mon plan personnel et le meilleur argument contre ma propre position. Pourquoi vouloir posséder une entreprise tout en hésitant à acheter son action ? Et comment éviter que la peur de rater une hausse décide à notre place ?
Repères de l’analyse : cours de 80,98 CHF à la clôture du 8 septembre 2026, soit environ +36,7 % depuis janvier. PER d’environ 36 calculé sur le bénéfice publié des douze derniers mois. Ces données correspondent à la préparation de l’épisode.
Vous débutez en bourse ? Cet épisode vous aide à comprendre les ratios financiers, le dividende, la dette nette et la valorisation à travers une entreprise réelle. Vous investissez déjà ? Vous y trouverez une lecture critique des comptes et des hypothèses de croissance.
Suivez La Vie en Chiffres, le podcast bourse suisse en français animé par Anthony, pour apprendre à analyser les actions et prendre des décisions d’investissement mieux argumentées.
Culture Bourse chaque mercredi à 9 h.
Analyse d’action chaque vendredi à 9 h.
Vous aussi, vous surveillez une belle entreprise dont l’action vous semble trop chère ? Partagez son nom et votre raisonnement en commentaire.
Ce contenu est informatif et pédagogique. Il reflète mon opinion à la date de préparation et ne constitue pas un conseil d’achat ou de vente.
Pourquoi Apple dépense-t-elle des milliards pour racheter ses propres actions ? Et comment votre part de l’entreprise peut-elle grandir sans acheter un seul titre supplémentaire ?
Dans cet épisode de Culture Bourse, on décrypte le nombre d’actions en circulation. Un chiffre essentiel pour comprendre ce que vous possédez réellement.
Avec une tarte, Apple et un exemple suisse, ABB, on comprend comment votre part de l’entreprise peut grandir ou rétrécir.
AU PROGRAMME
LE CALCUL DES « 14 % » CHEZ APPLE
La série utilisée dans l’épisode compare 16 865 millions d’actions diluées en moyenne pour l’exercice 2021 à 14 779 millions sur les douze mois clos en juin 2026. Données financières Apple.
Calcul : (16 865 ÷ 14 779 − 1) × 100 ≈ 14,1 %.
Ces moyennes servent au calcul du bénéfice par action dilué. Leur comparaison illustre l’effet d’un nombre de parts plus faible, mais ne mesure pas exactement votre pourcentage du capital à deux dates. Pour cela, il faut les actions réellement en circulation à chaque date.
Les « 14 % » ne correspondent pas à un rendement boursier. La baisse de cette moyenne n’est pas non plus le total des actions rachetées puis annulées.
QUELQUES REPÈRES
Le nombre d’actions en circulation est une photographie à une date précise. Le bénéfice par action utilise une moyenne pondérée sur la période. Sa version diluée tient compte de certaines actions potentielles : elle ne prédit pas le nombre d’actions futur.
Une émission d’actions peut réduire votre pourcentage sans diminuer la valeur de votre placement : tout dépend de ce que l’entreprise reçoit en échange.
Un fractionnement, lui, augmente proportionnellement le nombre de titres de chaque actionnaire. Votre pourcentage reste inchangé.
Une annulation supprime les titres concernés, mais n’empêche pas de futures émissions. Et un rachat mobilise de l’argent : pour juger son intérêt, il faut examiner le prix payé et les autres usages possibles de cette trésorerie.
VENDREDI : ABB
ABB, groupe suisse d’électrification et d’automatisation, a confirmé l’annulation de 20 744 831 actions en avril 2026. Communiqué officiel.
Son programme lancé le 9 février 2026 prévoit jusqu’à 2 milliards de dollars de rachats à des fins de réduction du capital. Programme 2026.
Rendez-vous vendredi 11 septembre à 9 heures pour l’analyse complète de l’action ABB.
CHAPITRES
00:00 Apple : comprendre les « 14 % »
01:01 La tarte et la dilution
01:40 Détruire une action
02:14 Pourquoi racheter ses actions ?
02:51 Les rachats compensés par des émissions
03:26 Le décalage du bénéfice par action
04:01 Annuler ou conserver les actions
04:50 ABB : la question du prix
05:39 Le bilan des rachats d’Apple
06:45 Rachats et hausse du cours
Et vous, préférez-vous un dividende ou un rachat d’actions ? Partagez votre avis en commentaire.
Suivez La Vie en Chiffres, le podcast bourse suisse en français pour comprendre la bourse, même quand on débute. Culture Bourse chaque mercredi. Analyse d’action chaque vendredi.
Ce contenu est informatif et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil d’achat, ni un conseil de vente, ni une recommandation d’investissement.
Prenez soin de vos décisions.
Imaginez une entreprise dont vous n’avez peut-être jamais entendu le nom, mais sans laquelle la Bourse ne tournerait pas. Les banques passent par elle, les sociétés cotées aussi, et ses résultats progressent depuis vingt ans. Pourtant, son action a perdu près d’un tiers de sa valeur.
Cette entreprise, c’est Broadridge Financial Solutions, cotée à New York sous le symbole BR. Le marché redoute que l’intelligence artificielle et la blockchain rendent son métier inutile. Sauf que Broadridge utilise déjà elle-même la blockchain pour traiter plus de 350 milliards de dollars par jour.
Entreprise en danger ou occasion mal comprise ?
Anthony analyse son histoire, son métier, ses comptes, sa valorisation, ses risques et son plan personnel.
Née en 1962, Broadridge fait circuler les documents et les votes entre les sociétés cotées, les courtiers et leurs clients actionnaires. La réglementation protège le besoin, pas le prestataire. Ce qui protège Broadridge, c’est le coût immense nécessaire pour reconstruire une infrastructure traitant plus d’un milliard de positions d’actionnaires chaque année.
Broadridge réalise environ 7,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont 4,9 milliards de revenus récurrents. Sur son exercice 2026, son chiffre d’affaires progresse de 9 %, ses revenus récurrents de 8 % et son cash-flow libre atteint 1,23 milliard de dollars. Sa dette nette représente environ 2,3 années de cash annuel.
L’entreprise distribue environ 40 % de son bénéfice en dividendes et vient de relever son dividende pour la vingtième année consécutive. Elle a également dépensé environ 600 millions de dollars pour racheter ses propres actions. À 180 dollars, elle se paie autour de 19 fois son bénéfice annuel.
Quatre dangers sont étudiés : une baisse des tarifs réglementés, le départ d’un client important, une panne ou une cyberattaque majeure, et une rupture technologique permettant aux banques de reprendre une partie du travail en interne.
Mais le principal paradoxe reste la blockchain. En juillet 2026, la plateforme de financement tokenisé de Broadridge a traité 8 000 milliards de dollars sur le mois. Elle a également étendu ses services de vote aux actions tokenisées. La technologie censée la supprimer pourrait donc surtout changer le tuyau par lequel passe son activité. Et Broadridge construit déjà ce nouveau tuyau.
Le verdict sur le papier est clair : l’entreprise n’est pas fragile et la baisse du cours ne correspond pas à une dégradation de ses comptes. Broadridge ressemble davantage à une occasion mal comprise qu’à une entreprise condamnée. Mais cela ne signifie pas qu’il faut acheter sans condition.
Anthony détient déjà l’action avec un premier prix d’entrée à 155 dollars. Son ancien palier de renforcement était fixé à 160 dollars. Après avoir recalculé la valorisation à partir du bénéfice ajusté attendu, sa nouvelle limite monte à 190 dollars.
À 180 dollars, le prix est sous cette limite. Pourtant, il attendra le premier trimestre du nouvel exercice, normalement publié en novembre. Il veut confirmer une croissance des revenus récurrents d’au moins 6 % à taux de change constant et vérifier que le nombre d’actions continue réellement de diminuer.
Il ne manque pas un meilleur prix. Il manque un chiffre du présent.
Et vous, déplacez-vous vos paliers d’achat lorsqu’une action monte sans vous, ou préférez-vous vous y tenir, quitte à la regarder partir ?
La Vie en Chiffres vous aide à mieux comprendre la Bourse, les entreprises, leurs chiffres, leurs risques et leur valorisation. Chaque mercredi à 9 h, un outil pour mieux lire les comptes. Chaque vendredi à 9 h, l’analyse complète d’une action cotée.
Ce podcast est proposé uniquement à des fins éducatives, informatives et de vulgarisation financière. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à réaliser une opération financière. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Un dividende à 8 % peut sembler irrésistible. Mais si l’entreprise distribue déjà plus qu’elle ne gagne, la baisse du dividende peut être écrite dans les chiffres bien avant son annonce.
Le chiffre qui permet de repérer cette fragilité s’appelle le taux de distribution, également connu sous le nom de payout ratio. Il mesure la part du bénéfice reversée aux actionnaires sous forme de dividendes.
Dans ce nouvel épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, Anthony vous explique comment trouver ce ratio dans votre application, comprendre ce qu’il mesure réellement et éviter les conclusions trop rapides.
La formule paraît simple : dividende par action divisé par bénéfice par action. Pourtant, son interprétation demande de répondre à plusieurs questions. L’entreprise verse-t-elle 15 %, 40 % ou 90 % de son bénéfice ? Ce niveau est-il normal pour son secteur ? Le ratio augmente-t-il parce que le dividende progresse, ou parce que les bénéfices diminuent ? Et surtout, le dividende est-il réellement couvert par l’argent disponible dans les caisses ?
Vous découvrirez pourquoi un taux faible n’est pas toujours rassurant, pourquoi un taux élevé n’annonce pas automatiquement une coupe et pourquoi certaines foncières cotées peuvent dépasser 100 % sans être en danger. L’épisode revient également sur les valeurs négatives, les différences entre bénéfice publié et bénéfice ajusté, ainsi que sur le rôle du cash-flow libre dans l’analyse de la solidité d’un dividende.
L’histoire du ratio passe aussi par les travaux de John Lintner. Dès 1956, ce professeur de Harvard avait compris que les dirigeants préfèrent maintenir un dividende stable et l’augmenter progressivement plutôt que de devoir le réduire. Le dividende reste donc souvent rigide pendant que les bénéfices fluctuent. Le taux de distribution devient alors le premier chiffre qui se tend lorsqu’une mauvaise année arrive.
Pour utiliser ce ratio correctement, trois vérifications sont nécessaires : identifier le bénéfice utilisé dans le calcul, comparer le taux avec l’historique de l’entreprise et les pratiques de son secteur, puis contrôler que le dividende est couvert par le cash disponible. Pour les banques, les assureurs et les foncières, cette dernière vérification doit être adaptée à leur modèle économique.
L’épisode se termine avec Broadridge, l’entreprise qui sera analysée vendredi. Elle a augmenté son dividende pendant 20 années consécutives. Pourtant, sur son exercice 2025, le même dividende faisait apparaître un taux proche de 50 % avec le bénéfice publié, mais seulement 41 % avec le bénéfice ajusté. Sur l’exercice 2026, le taux ressort autour de 41 %, tandis que les dividendes versés représentent environ 36 % du cash-flow libre.
Le dividende de Broadridge ne semble donc pas tendu. La véritable question devient celle de son prix : faut-il encore renforcer l’action au-dessus de 180 dollars, ou attendre un meilleur point d’entrée ? Réponse vendredi à 9 h dans l’analyse complète.
Et vous, vous fixez-vous une limite précise pour le taux de distribution, ou analysez-vous chaque entreprise au cas par cas ?
La Vie en Chiffres vous aide à comprendre la Bourse, les entreprises, les ratios financiers, les risques et les décisions d’investissement avec une méthode claire, concrète et accessible.
Chaque mercredi à 9 h : un outil pour mieux lire les chiffres.
Chaque vendredi à 9 h : l’analyse complète d’une action cotée en Bourse.
Ce podcast est proposé uniquement à des fins éducatives, informatives et de vulgarisation financière. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à réaliser une opération financière. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La Vie en Chiffres a pour objectif de vous aider à mieux comprendre la Bourse, les entreprises, leurs chiffres et leurs risques — pas de décider à votre place.
Helvetia Baloise : le milliard qui ne coûte rien.
En 2026, Helvetia Baloise va comptabiliser jusqu’à 1,1 milliard de francs de charge liée à l’amortissement accéléré de la marque Baloise.
Et pourtant, cet argent ne sortira pas de ses caisses.
Dans cet épisode de La Vie en Chiffres, on analyse le nouveau géant suisse de l’assurance né du rapprochement entre Helvetia et Baloise.
Comment un assureur gagne-t-il réellement de l’argent ? Pourquoi le ratio combiné est-il si important ? Comment valoriser une compagnie d’assurance alors que certains ratios classiques, comme l’EV/EBITDA, ne sont pas adaptés ?
On regarde aussi ce que paie réellement le marché.
À environ 209 CHF l’action, Helvetia Baloise se négocie autour de 1,6 fois sa valeur comptable.
En face, le groupe affiche notamment :
• un ratio combiné 2025 de 92,8 % pro forma
• un rendement des capitaux propres ajusté de 15,4 % pro forma
• un dividende de 7,70 CHF par action
• un rendement d’environ 3,7 %
• un objectif de dividende supérieur de plus de 50 % en 2029 par rapport à 2025
• jusqu’à 650 millions de CHF d’économies annuelles visées à l’horizon 2028
Mais le chiffre le plus spectaculaire reste cette charge comptable de 1 à 1,1 milliard de francs prévue pour 2026.
Le point essentiel : il s’agit d’une charge sans sortie de trésorerie.
Le bénéfice net publié pourra donc sembler s’effondrer alors que cela ne traduira pas nécessairement une détérioration équivalente de l’activité.
C’est exactement le type de piège qu’un investisseur doit apprendre à reconnaître.
On revient également sur l’histoire étonnante des deux assureurs, reliés par l’incendie de Glaris de 1861, avant d’étudier les principaux risques de la fusion : exécution, économies promises, suppressions de postes, catastrophes naturelles et évolution des taux d’intérêt.
Et surtout, je vous donne mon plan personnel.
Pour l’instant, Helvetia Baloise reste dans ma liste de surveillance.
Le 17 septembre 2026, lors de la publication des résultats semestriels, je regarderai principalement :
• le ratio combiné
• l’avancement des économies
• la confirmation de l’objectif de dividende 2029
• le discours de la direction concernant la charge comptable
Si les réponses sont bonnes, une première position pourrait devenir envisageable.
Et si le cours revenait autour de 185 CHF, le dossier deviendrait nettement plus intéressant à mes yeux, avec une valorisation proche de 1,4 fois la valeur comptable et un rendement du dividende supérieur à 4 %.
Dans ma stratégie, Helvetia Baloise serait une ligne défensive orientée dividende, et non un pari de croissance.
Prochain épisode Culture Bourse : le taux de distribution, pour comprendre quelle part des bénéfices une entreprise reverse réellement à ses actionnaires.
⚠️ AVERTISSEMENT
Ce podcast est proposé uniquement à des fins éducatives, informatives et de vulgarisation financière.
Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à effectuer une opération sur un instrument financier.
Les opinions, scénarios, niveaux de prix et stratégies évoqués reflètent uniquement mon analyse personnelle au moment de l’enregistrement.
Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Effectuez toujours vos propres recherches et prenez vos décisions en fonction de votre situation financière, de vos objectifs, de votre horizon d’investissement et de votre tolérance au risque.
La Vie en Chiffres a pour objectif de vous aider à mieux comprendre la Bourse, les entreprises, leurs chiffres et leurs risques — pas de décider à votre place.
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