
Sign up to save your podcasts
Or


Deux entreprises affichent exactement le même prix en bourse : 10 milliards.
Pourtant, la première coûte réellement 7 milliards, tandis que la seconde en coûte 14.
Comment est-ce possible ?
La réponse se cache dans un ratio que vous avez probablement déjà croisé dans votre application d’investissement : l’EV/EBITDA.
Dans cet épisode de Culture Bourse, on apprend à comprendre ce chiffre, à l’interpréter et à reconnaître les situations où il devient trompeur.
Pourquoi deux entreprises au même prix peuvent-elles avoir des valeurs complètement différentes ?
Que signifie réellement un multiple de 3, de 8 ou de 40 ?
Comment savoir si une action semble chère ou bon marché dans son secteur ?
Pourquoi un ratio négatif n’est-il jamais une bonne affaire ?
Et pourquoi Warren Buffett se méfie-t-il autant de l’EBITDA ?
On parle également de dette, de trésorerie, d’entreprises cycliques, d’EBITDA ajusté et des investissements nécessaires pour maintenir une activité en fonctionnement.
Sans oublier un cas concret : Helvetia Baloise, le premier assureur toutes branches de Suisse, pour lequel l’EV/EBITDA n’est tout simplement pas un indicateur pertinent.
FORMULE
Valeur d’entreprise = capitalisation boursière + dettes financières + intérêts minoritaires + actions préférentielles − trésorerie.
EV/EBITDA = valeur d’entreprise ÷ EBITDA.
REPÈRES SECTORIELS
Marché américain, janvier 2026 :
Semi-conducteurs : 34,75x
Logiciels : 24,48x
Foncières cotées : 19,87x
Produits de santé : 19,78x
Distribution générale : 17,38x
Services collectifs : 13,73x
Transport routier : 10,41x
Agroalimentaire : 10,01x
Construction de maisons : 8,92x
Télécoms : 6,54x
Pétrole et gaz, production et exploration : 5,15x
Banques : non applicable.
Pour l’assurance, certaines bases calculent un multiple de 15,76x. Mais ce chiffre ne constitue pas un repère pertinent pour évaluer un assureur.
Ces valeurs sont des points de comparaison. Elles ne représentent jamais, à elles seules, un signal d’achat ou de vente.
HELVETIA BALOISE
Ticker : HBAN, SIX Swiss Exchange.
Cours de clôture 2025 : 209,20 CHF.
Valeur comptable par action : 131,30 CHF.
Ratio cours sur valeur comptable : 1,6x.
Ratio combiné 2025 : 92,8 %, pro forma.
Résultats semestriels : 17 septembre 2026.
Analyse complète de l’action vendredi à 9 heures.
SOURCES
Multiples sectoriels, Aswath Damodaran :
https://pages.stern.nyu.edu/~adamodar/New_Home_Page/datafile/vebitda.html
Lettre de Warren Buffett aux actionnaires, 2000 :
https://www.berkshirehathaway.com/letters/2000pdf.pdf
Helvetia Baloise, cours et chiffres clés :
https://www.helvetia-baloise.com/corporate/hb/en/home/investors/aktie-und-aktionariat/share-price-key-figures.html
La Vie en Chiffres, c’est le podcast qui rend la bourse compréhensible, même quand on débute.
Culture Bourse chaque mercredi. Analyse d’action chaque vendredi.
Ce podcast ne constitue ni un conseil d’achat, ni un conseil de vente, ni une recommandation d’investissement.
Rayonier : le dividende à 11 % qui n’existe pas
On parle de Rayonier, une société américaine propriétaire de millions d’acres de forêts aux États-Unis.
À première vue, le dossier peut sembler particulièrement séduisant : un actif tangible, des terres, des arbres qui poussent, un modèle de REIT et surtout un rendement affiché autour de 11 %.
Mais c’est justement là que se trouve le piège.
Ce rendement de 11 % est techniquement exact, mais il donne une image trompeuse de ce que l’actionnaire peut réellement espérer toucher de manière durable.
Une partie importante vient d’un dividende exceptionnel versé après la vente des forêts de Nouvelle-Zélande. Ce dividende n’a été payé qu’en partie en cash, le reste ayant été distribué en actions nouvelles.
Résultat : davantage d’actions en circulation, puis un dividende par action ajusté à la baisse.
Aujourd’hui, Rayonier verse environ 26 cents par trimestre. À un cours proche de 21,50 dollars, le rendement récurrent tourne donc plutôt autour de 4,8 %.
Pas 11 %.
Mais Rayonier ne se résume pas à son dividende.
Depuis sa fusion avec PotlatchDeltic en janvier 2026, l’entreprise a profondément changé. Le nouvel ensemble possède plus de quatre millions d’acres de forêts aux États-Unis et a récupéré six scieries.
Cela change le profil du dossier : une forêt, c’est de la rente. Une scierie, c’est de l’industrie, avec davantage de coûts, de cyclicité et de sensibilité au prix du bois.
Dans cet épisode, on analyse notamment :
📊 le modèle économique de Rayonier
📊 la fusion avec PotlatchDeltic
📊 ses millions d’acres de forêts
📊 l’arrivée des scieries
📊 l’EBITDA ajusté
📊 le vrai rendement du dividende
📊 le dividende exceptionnel payé en actions
📊 la valeur comptable
📊 le ratio cours sur valeur comptable
📊 le PER supérieur à 60
📊 l’EV sur EBITDA
📊 les risques liés au bois
📊 les opportunités dans le solaire et les centres de données
📊 les rachats d’actions
📊 mon plan personnel sur le titre
Sur le papier, Rayonier possède un actif rare, réel et difficile à reproduire.
Ses terres pourraient également valoir davantage que ce que laisse apparaître le bilan, notamment si certaines parcelles sont converties vers le solaire ou les centres de données.
Mais à environ 21,50 dollars, je ne l’achète pas aujourd’hui.
Rayonier va en watchlist.
Sous 20 dollars, le rendement récurrent repasserait au-dessus de 5 % et le dossier redeviendrait plus intéressant.
Entre 18 et 19 dollars, une première tranche pourrait devenir envisageable si le dividende ordinaire est maintenu et si les économies promises par la fusion commencent à apparaître dans les résultats.
La grande question reste donc simple :
un dividende payé en actions nouvelles est-il encore réellement un dividende ?
Et vous, à quel prix seriez-vous prêt à acheter de la forêt américaine ?
📈 La Vie en Chiffres : comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit.
Podcast suisse pour investisseurs particuliers qui veulent progresser calmement, sans hype et sans promesse miracle.
📅 Rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9h.
⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil financier, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital.
Ratio cours sur valeur comptable : le P/B révèle-t-il vraiment une action bon marché ?
Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle du Price-to-Book ou P/B.
P/B = cours de l’action ÷ valeur comptable par action.
Un P/B de 1 signifie que le marché paie 1 franc pour 1 franc de valeur comptable. Mais un P/B faible n’est jamais automatiquement une bonne affaire : il faut le comparer au secteur, aux concurrents et à l’historique de l’entreprise.
On voit comment lire ce ratio dans une application, quand il est vraiment utile, ses limites et comment l’utiliser dans une enquête fondamentale.
📊 REPÈRES P/B PAR SECTEUR
Format : moyenne | bonne zone | mauvaise zone
• Banques : 1,14 | 1 à 1,5 | moins de 1 ou plus de 1,5
• Assurance-vie : 1,43 | 1,1 à 1,7 | moins de 0,9 ou plus de 2,1
• Assurance dommages : 2,02 | 1,6 à 2,4 | moins de 1,2 ou plus de 3
• Foncières / REIT : 1,99 | 1,6 à 2,4 | moins de 1,2 ou plus de 3
• Promotion immobilière : 0,99 | 0,8 à 1,2 | moins de 0,6 ou plus de 1,5
• Construction résidentielle : 1,63 | 1,3 à 2 | moins de 1 ou plus de 2,4
• Forêts / papier : 1,83 | 1,5 à 2,2 | moins de 1,1 ou plus de 2,7
• Machines industrielles : 4,50 | 3,6 à 5,4 | moins de 2,7 ou plus de 6,8
• Automobile : 7,72 | 6,2 à 9,3 | moins de 4,6 ou plus de 11,6
• Aéronautique / défense : 7,88 | 6,3 à 9,5 | moins de 4,7 ou plus de 11,8
• Électronique : 4,97 | 4 à 6 | moins de 3 ou plus de 7,5
• Construction / ingénierie : 5,49 | 4,4 à 6,6 | moins de 3,3 ou plus de 8,2
• Acier : 1,88 | 1,5 à 2,3 | moins de 1,1 ou plus de 2,8
• Habillement : 3,89 | 3,1 à 4,7 | moins de 2,3 ou plus de 5,8
• Logiciels : 9,14 | 7,3 à 11 | moins de 5,5 ou plus de 13,7
• Semi-conducteurs : 13,31 | 10,6 à 16 | moins de 8 ou plus de 20
• Pharmaceutique : 6,64 | 5,3 à 8 | moins de 4 ou plus de 10
• Biotechnologies : 8,22 | 6,6 à 9,9 | moins de 4,9 ou plus de 12,3
• Produits de santé : 4,44 | 3,6 à 5,3 | moins de 2,7 ou plus de 6,7
• Boissons alcoolisées : 1,91 | 1,5 à 2,3 | moins de 1,1 ou plus de 2,9
• Boissons sans alcool : 6,87 | 5,5 à 8,2 | moins de 4,1 ou plus de 10,3
• Produits du quotidien : 5,85 | 4,7 à 7 | moins de 3,5 ou plus de 8,8
• Commerce de détail : 7,19 | 5,8 à 8,6 | moins de 4,3 ou plus de 10,8
• Supermarchés : 3,93 | 3,1 à 4,7 | moins de 2,4 ou plus de 5,9
• Télécommunications : 1,64 | 1,3 à 2 | moins de 1 ou plus de 2,5
• Pétrole et gaz intégrés : 1,71 | 1,4 à 2,1 | moins de 1 ou plus de 2,6
• Métaux et mines : 4,34 | 3,5 à 5,2 | moins de 2,6 ou plus de 6,5
• Métaux précieux : 3,64 | 2,9 à 4,4 | moins de 2,2 ou plus de 5,5
• Agriculture : 2,42 | 1,9 à 2,9 | moins de 1,5 ou plus de 3,6
• Transport : 4,79 | 3,8 à 5,7 | moins de 2,9 ou plus de 7,2
⚠️ Ces chiffres sont des repères de première lecture, jamais des critères d’achat automatiques. Le P/B est surtout utile pour les entreprises dont la valeur apparaît largement au bilan. Il est moins pertinent pour les logiciels, l’IA et les entreprises riches en actifs immatériels.
Dans l’épisode, Rayonier affiche une valeur comptable proche de 17,46 dollars par action pour un cours proche de 21,50 dollars, soit un P/B d’environ 1,23. Le secteur forêts / papier tourne autour de 1,83.
À ce premier niveau, Rayonier paraît donc moins chère que son secteur. Vendredi à 9h, nous poursuivrons avec son analyse complète.
📈 La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit.
⚠️ Contenu éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte un risque de perte en capital.
Action Rio Tinto : faut-il acheter, vendre ou attendre ?
Dans cet épisode de La Vie en Chiffres, on analyse Rio Tinto, le géant minier coté à Londres sous le ticker RIO.
Une entreprise présente dans le minerai de fer, l’aluminium, le cuivre et désormais le lithium.
Mais derrière l’un des groupes miniers les plus puissants au monde, il y a une vraie question d’investisseur :
Rio Tinto connaît-elle une transformation durable, ou profite-t-elle surtout d’un sommet favorable du cycle des matières premières ?
Sur le papier, le dossier possède des qualités exceptionnelles.
Des gisements immenses et difficiles à reproduire.
Un réseau intégré de mines, de voies ferrées et de ports.
Des coûts de production compétitifs.
Une diversification croissante.
Un free cash-flow en forte progression.
Et un dividende attractif.
Mais une entreprise cyclique ne doit jamais être analysée uniquement à partir de ses bénéfices actuels.
L’action Rio Tinto tourne autour de 75 livres, après avoir fortement rebondi.
Son PER se situe approximativement entre 12 et 14.
Cela peut sembler raisonnable.
Mais chez une minière, un PER faible peut être trompeur : lorsque les matières premières sont chères, les bénéfices gonflent et l’action paraît moins chère qu’elle ne l’est réellement.
Dans cet épisode, on parle notamment de :
📊 la naissance de Rio Tinto en Espagne en 1873
📊 son modèle économique et le cycle des matières premières
📊 ses gisements, ses trains, ses ports et ses barrières à l’entrée
📊 l’importance du minerai de fer et de la Chine
📊 la montée du cuivre, de l’aluminium et du lithium
📊 la progression de 3 % de la production en équivalent cuivre
📊 la hausse de 28 % de l’EBITDA sous-jacent
📊 plus de la moitié de l’EBITDA provenant du cuivre, de l’aluminium et du lithium
📊 les projets Oyu Tolgoi, Simandou et Rincon
📊 le free cash-flow proche de 3,8 milliards de dollars
📊 sa progression de 75 % sur un an
📊 la dette nette proche de 14 milliards de dollars
📊 le piège du PER au sommet d’un cycle
📊 les risques liés à la Chine, aux grands projets et aux gouvernements
📊 la question : acheter, vendre ou attendre ?
La vraie question n’est pas seulement :
« Rio Tinto possède-t-elle des actifs de grande qualité ? »
Pour moi, la réponse est oui.
La vraie question est :
« À 75 livres, les bénéfices actuels sont-ils suffisamment durables pour offrir une véritable marge de sécurité ? »
À ce prix, le marché paie déjà la solidité du cuivre, l’avancement des grands projets, les gains de productivité et une diversification réussie.
Sur le papier, Rio Tinto ressort donc comme une entreprise de grande qualité à placer en watchlist.
Mais à 75 livres, mon avis personnel est clair : je n’achète pas.
Je préfère conserver du cash plutôt que de poursuivre une action qui vient déjà de fortement rebondir.
Autour de 65 livres, je rouvrirais entièrement le dossier.
Entre 58 et 62 livres, une première tranche pourrait devenir envisageable si la dette reste contenue, si les coûts baissent et si les grands projets avancent sans dérapage majeur.
Je n’achèterais pas Rio Tinto uniquement pour son rendement. Le dividende d’une minière suit le cycle et peut diminuer avec les bénéfices.
Et vous, Rio Tinto autour de 75 livres, vous en faites quoi ?
Une action à acheter pour profiter du cuivre ?
Une entreprise cyclique proche d’un sommet ?
Une valeur à placer en watchlist ?
Ou une action à reprendre autour de 65 livres ?
📈 La Vie en Chiffres : comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit.
Podcast suisse pour investisseurs particuliers qui veulent progresser calmement, sans hype et sans promesse miracle.
Rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9h.
⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil financier, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.
Marge brute : combien reste-t-il vraiment après le coût des ventes ?
Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle de la marge brute, le ratio qui mesure ce qu’il reste à une entreprise après les coûts directement liés à ce qu’elle vient de vendre.
La formule se construit en deux étapes :
Marge brute = chiffre d’affaires − coût des ventes
Marge brute en % = marge brute ÷ chiffre d’affaires × 100
Sur 100 francs de chiffre d’affaires, si 40 francs servent à fabriquer ou acheter les produits vendus, il reste 60 francs. La marge brute est donc de 60 %.
Mais attention : ce résultat peut être excellent dans un secteur et parfaitement normal dans un autre. Il faut toujours le comparer avec les entreprises du même secteur et suivre son évolution au fil des années.
Dans cet épisode, on voit notamment :
📊 ce que mesure réellement la marge brute
📊 comment la calculer simplement
📊 la différence entre marge brute et EBITDA
📊 comment repérer l’origine d’une dégradation
📊 les premiers repères selon les secteurs
📊 l’exemple concret de Rio Tinto
Pour comprendre la différence avec l’EBITDA, prenons une entreprise qui fabrique des sandwichs.
La marge brute retire le pain, la salade, la sauce, le fromage et la main-d’œuvre directement nécessaire à la fabrication.
L’EBITDA descend plus bas dans les comptes. Il retire également les dépenses courantes de la structure : publicité, assurances, frais administratifs, logiciels ou entretien du matériel.
La marge brute permet donc de déterminer si le problème se trouve directement dans le produit. Si les ventes progressent, mais que la marge brute recule, les coûts de production augmentent peut-être ou l’entreprise ne parvient plus à répercuter l’inflation sur ses clients.
Voici les premiers repères minimums évoqués dans l’épisode :
• Machines et équipements industriels : 30 %
• Automobile : 10 %
• Aéronautique et défense : 15 %
• Électronique générale : 25 %
• Construction : 15 %
• Acier : 10 %
• Luxe : 60 %
• Habillement : 50 %
• Logiciels : 70 %
• Semi-conducteurs : 55 %
• Industrie pharmaceutique : 70 %
• Biotechnologies : 60 %
• Produits de santé : 50 %
• Boissons alcoolisées : 45 %
• Boissons sans alcool : 50 %
• Produits du quotidien et de la maison : 50 %
• Restaurants : 30 %
• Commerce de détail : 30 %
• Supermarchés : 25 %
• Hôtellerie et casinos : 60 %
• Télécommunications : 55 %
• Pétrole et gaz intégrés : 35 %
• Métaux et mines : 30 %
• Métaux précieux : 50 %
• Agriculture : 10 %
• Transport : 20 %
Pour les banques, la marge brute classique n’est pas adaptée à leur modèle économique.
Ces pourcentages ne sont ni des lois ni des critères d’achat automatiques. Ils donnent une première ligne directrice. Comparez toujours une entreprise avec ses concurrents directs et avec ses propres marges brutes des années précédentes.
On applique ensuite cette méthode à Rio Tinto.
Pour son dernier exercice annuel complet, Reuters affiche une marge brute de 49,2 %, contre un premier repère de 30 % et une moyenne sectorielle proche de 35 % pour les métaux et les mines.
À ce premier étage de l’analyse, la case « marge brute » est donc cochée. Mais il faut encore observer son évolution sur plusieurs années et la comparer à celle de ses concurrents.
Vendredi à 9h, nous poursuivrons l’enquête avec l’analyse complète de l’action Rio Tinto : son histoire, son modèle économique, ses résultats, ses marges, sa dette, son dividende, ses risques et sa valorisation.
La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit.
Le mercredi, on construit les outils.
Le vendredi, on les applique à une action cotée en bourse.
Nouveau rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9h.
Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Fais toujours tes propres recherches.
Action Coca-Cola : faut-il acheter, vendre ou attendre ?
On parle de Coca-Cola, le groupe américain coté en bourse sous le ticker KO.
Une entreprise mondialement connue pour sa bouteille rouge, sa recette secrète, son réseau de distribution et son dividende augmenté depuis 64 années consécutives.
Mais derrière l’une des marques les plus puissantes au monde, il y a une vraie question d’investisseur :
une entreprise extraordinaire reste-t-elle un excellent investissement lorsqu’elle se paie autour de 27 fois ses bénéfices ?
Au moment où je prépare cet épisode, l’action Coca-Cola tourne autour de 88 dollars. Son rendement se situe autour de 2,4 %.
Sur le papier, le dossier possède des qualités exceptionnelles : une marque presque impossible à reproduire, un véritable moat, un modèle économique très rentable, une distribution mondiale, un free cash-flow régulier et un dividende qui traverse les générations.
Nous revenons également sur l’investissement historique de Warren Buffett.
Une fois les divisions d’actions prises en compte, Berkshire Hathaway a payé chaque action autour de 3,25 dollars. À environ 88 dollars aujourd’hui, le titre a donc été multiplié par près de 27.
Mais pour qu’un investisseur achetant Coca-Cola aujourd’hui reproduise le même multiple, l’action devrait atteindre environ 2 383 dollars dans quarante ans.
Posséder la même entreprise que Warren Buffett ne signifie donc pas forcément réaliser la même opération que lui.
Dans cette analyse, on parle notamment de :
📊 Warren Buffett et son prix d’achat autour de 3,25 dollars
📊 les 2 383 dollars nécessaires pour reproduire son multiple
📊 le modèle des concentrés et des embouteilleurs
📊 la croissance du chiffre d’affaires et des volumes
📊 la marge opérationnelle proche de 35 %
📊 le free cash-flow attendu autour de 12 milliards de dollars
📊 le rendement proche de 2,4 %
📊 le dividende augmenté depuis 64 années consécutives
📊 le PER proche de 27
📊 les risques liés au sucre, à la santé et à la réglementation
La vraie question n’est pas seulement :
« Est-ce que Coca-Cola sera encore une grande entreprise dans quinze ans ? »
Pour moi, la réponse est oui.
La vraie question est :
« Est-ce que 88 dollars offrent un rendement et une marge de sécurité suffisants pour investir aujourd’hui ? »
À ce prix, le marché paie déjà la puissance de la marque, son réseau mondial, ses marges exceptionnelles, la régularité de son free cash-flow et une partie de sa croissance future.
Globalement, sur le papier, Coca-Cola ressort donc comme une action à acheter.
Mais mon avis personnel est différent.
Si j’achetais Coca-Cola, ce serait pour en faire une valeur socle : une position stable, conservée très longtemps, avec l’objectif d’encaisser un dividende régulier et croissant.
Or, autour de 88 dollars, son rendement de départ de 2,4 % ne correspond pas suffisamment à ce que j’attends de cette partie de mon portefeuille.
Payer environ 27 fois les bénéfices pour une entreprise dont la croissance organique devrait se situer autour de 5 % sur la durée me paraît également trop exigeant.
À 88 dollars, je n’achète donc pas Coca-Cola et je ne la place même pas dans ma watchlist.
Autour de 50 dollars, en revanche, je reprendrais entièrement le dossier selon ses résultats, sa valorisation et ses perspectives.
Parce qu’une excellente entreprise n’est pas obligatoirement un excellent investissement à n’importe quel prix.
Et vous, quel serait votre plan sur Coca-Cola ?
L’acheter autour de 88 dollars pour plusieurs décennies ?
Attendre un prix plus bas ?
Ou choisir une autre valeur socle ?
La Vie en Chiffres, c’est un podcast suisse pour comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit, sans hype et sans promesse miracle.
Rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9 heures.
⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil financier ni une recommandation d’achat ou de vente. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital.
ROE : un chiffre élevé signifie-t-il une excellente entreprise ?
Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle du ROE, le Return on Equity, ou rentabilité des capitaux propres.
Ce ratio mesure combien de bénéfices une entreprise parvient à produire avec l’argent qui appartient réellement à ses actionnaires.
La formule est simple :
ROE = bénéfice net ÷ capitaux propres
Un ROE de 20 % signifie donc que l’entreprise produit environ 20 centimes de bénéfice pour chaque franc de capitaux propres.
En règle générale, un ROE inférieur à 10 % paraît plutôt faible. Entre 10 et 15 %, il devient correct. Au-dessus de 20 %, il peut commencer à devenir excellent.
Mais attention : un ROE élevé ne signifie pas automatiquement qu’une entreprise est exceptionnelle.
Dans cet épisode, on voit notamment :
📊 ce que sont les capitaux propres
📊 comment calculer simplement le ROE
📊 pourquoi un ROE élevé peut être trompeur
📊 comment les rachats d’actions peuvent faire monter le ratio
📊 comment la dette peut améliorer ou réduire le ROE
📊 pourquoi il faut comparer une entreprise avec son secteur
📊 l’exemple concret de Coca-Cola
Pour comprendre le calcul, prenons une entreprise qui possède 150 000 francs de capitaux propres et réalise 25 000 francs de bénéfices.
25 000 ÷ 150 000 = environ 16,7 %
Son ROE est donc de 16,7 %.
On applique ensuite cette méthode à Coca-Cola.
Sur son dernier exercice annuel complet, Coca-Cola a réalisé un peu plus de 13 milliards de dollars de bénéfices pour ses actionnaires, avec environ 28,5 milliards de dollars de capitaux propres moyens.
13 milliards ÷ 28,5 milliards = environ 46 %
Coca-Cola produit donc environ 46 centimes de bénéfice pour chaque dollar de capitaux propres appartenant à ses actionnaires.
Le chiffre est impressionnant, mais il faut encore comprendre ce qu’il raconte.
Le ROE reste-t-il élevé depuis plusieurs années ?
Est-il cohérent avec celui des autres grandes entreprises de boissons ?
Les bénéfices viennent-ils réellement de l’activité normale de l’entreprise ?
Les rachats d’actions ont-ils réduit les capitaux propres et fait monter le ratio ?
Coca-Cola possède une activité extrêmement rentable. Mais ses rachats d’actions ont également contribué à réduire ses capitaux propres au fil du temps, ce qui peut faire monter mécaniquement le ROE.
La dette peut elle aussi influencer le ratio.
Si l’argent emprunté rapporte davantage que les intérêts, il peut améliorer les bénéfices et faire monter le ROE.
S’il rapporte moins que son coût, les intérêts réduisent les bénéfices et le ROE baisse.
Le ROE de Coca-Cola reste donc très impressionnant, mais il ne doit pas être lu comme une réponse définitive. Il doit être utilisé comme le début d’une enquête sur la qualité réelle de l’entreprise.
Vendredi à 9h, nous poursuivrons cette enquête avec l’analyse complète de l’action Coca-Cola : son histoire, son modèle économique, ses résultats, ses marges, sa dette, son dividende, ses risques et sa valorisation.
📈 La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit
📅 Le mercredi, on construit les outils.
📅 Le vendredi, on les applique à une action cotée en bourse.
Nouveau rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9h.
Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Fais toujours tes propres recherches.
Action Nike : faut-il acheter, vendre ou attendre ?
On parle de Nike, le groupe américain coté en bourse sous le ticker NKE.
Une entreprise mondialement connue pour ses chaussures, son Swoosh, Michael Jordan, le running et la puissance de sa marque.
Mais derrière cette marque extraordinaire, une vraie question d’investisseur se pose :
la chute de l’action Nike représente-t-elle une occasion historique, ou reflète-t-elle une entreprise qui gagne beaucoup moins d’argent qu’avant ?
Au moment où je prépare cet épisode, l’action Nike tourne autour de 42 dollars. Depuis son sommet historique de novembre 2021, elle a perdu environ 74 % de sa valeur.
En deux ans, Nike a aussi perdu près de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, tandis que son bénéfice net a presque été divisé par deux.
Pourtant, le dossier possède toujours de grandes qualités.
Une marque mondiale.
Un véritable moat.
Un modèle peu gourmand en capitaux.
Un bilan solide.
Un dividende augmenté chaque année depuis 2004.
Et un directeur général qui connaît Nike depuis près de quarante ans.
Dans cet épisode, on revient d’abord sur l’histoire de Nike :
📊 Phil Knight et la création de Blue Ribbon Sports
📊 Bill Bowerman et sa semelle conçue avec un gaufrier
📊 la naissance du Swoosh pour seulement 35 dollars
📊 Michael Jordan et la légende de la chaussure interdite
📊 le rachat de Converse en 2003
Mais posséder une marque légendaire ne signifie pas automatiquement que son action est intéressante à n’importe quel prix.
On ouvre donc les comptes et le nouveau plan d’Elliott Hill :
📊 un chiffre d’affaires autour de 46 milliards de dollars
📊 un bénéfice net tombé autour de 3 milliards
📊 un bénéfice publié de 2,10 dollars par action
📊 un bénéfice prudent retenu à 1,58 dollar
📊 le retour de la croissance chez les distributeurs
📊 la baisse persistante des ventes directes et du numérique
📊 l’effondrement de Converse
📊 cinq trimestres de croissance à deux chiffres pour Nike Running
📊 les difficultés majeures en Chine
📊 la concurrence d’Anta, Li-Ning, Hoka, On, ASICS et Adidas
📊 un dividende offrant un rendement proche de 4 %
📊 un bilan financier solide
📊 un PER proche de 20 avec le bénéfice publié, mais de 27 avec le bénéfice prudent
📊 un ROE encore proche de 22 %, malgré la chute des profits
Le problème de Nike n’est pas de survivre. Le problème est de redevenir désirable et rentable.
Elliott Hill veut remettre le sport et l’innovation au centre, reconstruire les relations avec les distributeurs, réduire les promotions et réorganiser Nike par sport.
Les premiers résultats existent dans le running. Mais l’activité directe recule encore, Converse s’enfonce et la Chine reste le principal point faible du groupe.
À 42 dollars, le marché paie donc déjà une partie du redressement espéré.
J’ai construit trois scénarios à deux ou trois ans :
📉 scénario défavorable : environ 27 dollars
➡️ scénario central : environ 44 dollars
📈 scénario favorable : entre 66 et 77 dollars
Le potentiel existe, mais le scénario central est déjà presque entièrement intégré au cours actuel.
Mon avis est donc clair : à 42 dollars, je n’achète pas.
Nike entre dans ma watchlist. Je reprendrai entièrement le dossier autour de 35 dollars et j’envisagerai une entrée par tranches entre 25 et 33 dollars, uniquement selon l’évolution des résultats et du plan de redressement.
Et vous, quel est votre plan sur l’action Nike ?
La Vie en Chiffres, le podcast suisse pour comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit, de la hype et des promesses miracles.
Rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9 heures.
Contact : [email protected]
⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier, ni une recommandation d’achat ou de vente. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.
Dette nette sur EBITDA : comment mesurer le risque d’une entreprise ?
Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle de la dette nette sur EBITDA, un ratio qui compare la dette réelle d’une entreprise à sa performance opérationnelle.
Voir 10 milliards de dette peut sembler inquiétant. Mais l’entreprise possède-t-elle 9 milliards de trésorerie ? Et combien son activité lui rapporte-t-elle chaque année ?
La formule se construit en deux étapes :
Dette nette = dettes financières − trésorerie
Dette nette sur EBITDA = dette nette ÷ EBITDA
Ce ratio permet d’estimer si la dette paraît faible, supportable ou dangereuse par rapport aux moyens dont dispose l’entreprise pour la porter.
Dans cet épisode, nous voyons notamment :
• la différence entre dette brute et dette nette
• ce que mesure l’EBITDA
• pourquoi les banques utilisent ce ratio
• le rôle des covenants et des LBO
• les principaux seuils d’endettement
• pourquoi le secteur change l’interprétation
• les limites de l’EBITDA ajusté
• l’exemple concret de Nike
En règle générale, un ratio inférieur à 1 indique une dette nette faible. Entre 1 et 2, l’endettement reste confortable. Entre 2 et 3, il demande davantage de vigilance. Entre 3 et 4, il devient élevé. Au-dessus de 4, une mauvaise année peut mettre l’entreprise sous pression.
Mais ces repères doivent être adaptés au secteur. Un ratio de 3,5 n’a pas la même signification pour un réseau électrique aux revenus prévisibles que pour une entreprise de construction cyclique.
Nous appliquons ensuite cette méthode à Nike.
Au 31 mai 2026, Nike possède environ 7,94 milliards de dollars de dette financière, mais également 7,56 milliards de dollars de trésorerie. Sa dette nette descend donc à 379 millions de dollars.
En reconstituant son EBITDA, on obtient près de 4,6 milliards de dollars.
Le calcul donne alors :
379 millions ÷ 4,6 milliards = environ 0,08
La dette nette de Nike représente donc seulement 8 % de son EBITDA annuel.
Cela ne signifie pas que l’action Nike est automatiquement une bonne affaire. Le ratio indique simplement que, malgré près de 8 milliards de dollars de dette brute, sa dette nette reste très faible par rapport à la performance opérationnelle de son activité.
Pour juger l’action, il faut encore étudier ses ventes, ses marges, sa concurrence, sa stratégie, ses risques et sa valorisation. Ce sera le sujet de notre analyse complète de Nike, publiée vendredi à 9h.
Il faut rester prudent avec l’EBITDA. S’il est gonflé par des ajustements ou calculé au sommet d’un cycle, le ratio peut donner une image trop rassurante de la dette.
Un ratio négatif doit lui aussi être vérifié. Il peut venir d’une trésorerie supérieure à la dette, ce qui est rassurant, ou d’un EBITDA négatif, ce qui raconte exactement l’histoire inverse.
Avant d’utiliser ce ratio, posez-vous trois questions :
Qu’a-t-on réellement compté dans la dette nette ?
L’EBITDA utilisé est-il normal ou fortement ajusté ?
Comment le ratio a-t-il évolué au fil des années et par rapport aux entreprises du même secteur ?
La dette brute vous dit combien l’entreprise doit. La dette nette retire les liquidités dont elle dispose déjà. La dette nette sur EBITDA compare ce qui reste à la performance opérationnelle de son activité.
Ce ratio ne donne pas un verdict définitif, mais il permet de repérer rapidement une entreprise qui possède une marge de sécurité ou, au contraire, une dette devenue trop lourde.
La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit.
Chaque mercredi à 9h, nous construisons un outil d’analyse.
Chaque vendredi à 9h, nous l’appliquons à une action cotée en bourse.
Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.
Action Michelin : faut-il acheter, vendre ou attendre ?
Dans cet épisode, on analyse Michelin, le groupe français coté en bourse sous le ticker ML.
Michelin est mondialement connu pour ses pneus, mais le groupe est aussi présent dans l’aviation, les mines, les poids lourds, l’agriculture, les engins de chantier et les matériaux techniques.
Derrière cette marque connue de tous, une vraie question d’investisseur se pose :
est-ce que l’action Michelin mérite aujourd’hui une place dans votre portefeuille, ou faut-il attendre un meilleur point d’entrée ?
Au moment où je prépare cet épisode, l’action tourne autour de 35 euros. Sur les cinq dernières années, elle a évolué dans plusieurs grandes vagues entre environ 22 et 39 euros.
Le dossier possède de nombreuses qualités :
une marque mondiale,
une technologie reconnue,
un positionnement premium,
un marché du remplacement rentable,
une génération de cash importante,
un dividende régulier,
et des rachats d’actions prévus.
Mais en bourse, une excellente entreprise ne suffit jamais. Il faut aussi regarder le prix payé, la croissance attendue et les risques.
Dans cet épisode, on revient sur :
📊 l’histoire d’André et Édouard Michelin
📊 la naissance du pneu démontable en 1891
📊 Charles Terront et Paris-Brest-Paris
📊 L’Éclair, Bibendum et le Guide Michelin
📊 le rachat de Citroën en 1935
📊 le pneu radial breveté en 1946
📊 la Manufacture Michelin et la CGEM
📊 les quatre grandes activités du groupe
📊 la première monte et le remplacement
📊 le chiffre d’affaires autour de 26 milliards d’euros
📊 la baisse des volumes de pneus
📊 la marge opérationnelle autour de 10,9 %
📊 le bénéfice net autour de 1,7 milliard d’euros
📊 le free cash-flow autour de 2,1 milliards d’euros
📊 le gearing et le niveau d’endettement
📊 le dividende à 1,38 euro par action
📊 les rachats d’actions prévus jusqu’en 2028
📊 les pneus premium de 18 pouces et plus
📊 la faiblesse du transport routier
📊 la concurrence des pneus bon marché
📊 le ratio PEG et la valorisation de Michelin
La question centrale n’est pas seulement :
« Est-ce que Michelin est une bonne entreprise ? »
La réponse est oui.
La vraie question est plutôt :
« Est-ce que 35 euros offrent encore assez de potentiel par rapport aux risques ? »
Le marché paie déjà la force de la marque, le positionnement premium, la génération de cash, le dividende, les rachats d’actions et les activités rentables dans les mines et l’aviation.
Mais Michelin doit encore apporter des preuves :
des volumes qui se stabilisent,
une première monte qui pèse moins,
des marges qui tiennent,
un transport routier qui se redresse,
une concurrence à bas prix mieux maîtrisée,
et un mix premium qui continue de progresser.
Dans cette analyse, on sépare donc trois choses :
la marque Michelin,
l’entreprise Michelin,
et l’action Michelin en bourse.
Mon avis personnel est clair : Michelin est une très belle entreprise, mais autour de 35 euros, ce n’est pas mon moment pour acheter.
Je possède déjà des actions Michelin et je traite cette valeur comme une action cyclique. Pour renforcer, j’attends soit un retour sous 27 euros avec des fondamentaux toujours solides, soit une amélioration suffisamment forte de l’entreprise pour justifier un prix plus élevé.
Et vous, Michelin autour de 35 euros, vous en faites quoi ?
Portefeuille, watchlist ou aucun intérêt ?
La Vie en Chiffres, c’est un podcast suisse pour les investisseurs particuliers qui veulent progresser avec méthode, loin du bruit, de la hype et des promesses miracles.
On y parle de bourse, d’entreprises, de chiffres, de valorisation, de risques et de décisions d’investissement.
Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil financier, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.
From the publisher's feed