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Or


Vide
Je suis fatiguée
De courir après des futilités
Je suis remplie aux yeux des hommes
Mais je suis pourtant sans shalom
En regardant mon état
Je constate mon âme vacant
Dépouillée comme un arbre en hiver
Un cœur sec comme un désert
J’ai fait de la création mon dieu
En temps que créature sans cieux
Pliée sur le poids de ma honte
Car j’ai voulu gagner le monde
Entre l'ombre et la lumière
Me tenir ferme
Entre l’ombre et la lumière
Ayant pour prix mon épiderme
Qui dérange leur univers
Me ternir ferme
Entre l’ombre et la lumière
Sans laisser entendre mes cris internes
Ni mes opinions impopulaires
Me tenir ferme
Mon visage est un poème
Entre l’ombre et la lumière
Ma souffrance compose les vers
Je me dois de tenir ferme
La jeunesse rêve
Entre l’ombre et la lumière
De la fin d’une crise identitaire
Les mots
Prennent naissance dans mon cœur
Cœur emprisonné dans l’insécurité, la peur, la douleur
Les mots
Se bousculent dans ma tête
Tête brûlée, étouffée, aveuglée
Les mots
Ont un pouvoir de vie
Espoir, joie, paix, souffle
Les mots
Ont un pouvoir de mort
Honte, déprime, découragement, asystolie
Mais il y a aussi le silence
Perçant comme une lance
Lourd comme un cadavre à la mer
Contagieux comme une infection sans remède
La parole
Est puissante et de longue portée
Surtout sans la muselière de la société
Elle s’exprime sans la différence
En faisant fi de ce qui dérange
Encourage le partage
Des émotions au-delà de l’âge
Afin de déclarer en toute sécurité
Sans être jugée
Ce qui se passe réellement à l’intérieur
Basculant le cadre extérieur
Permettant d’être à sa propre hauteur.
Ou sa propre auteure…
Je suis femme ayant ce don avec les mots
Pour panser vos maux
Pour libérer, pour toucher, pour provoquer, pour encourager
Pour percer le mur du silence
Le mur de la peur
Le mur de la douleur
Le mur du découragement
Le mur de la honte
Le mur de l’insécurité
Le mur de noirceur
Si seulement je pouvais
Extérioriser les maux
Sans la peur de sonner faux
Oubliant la sueur sur mes tempes
Même si ma voix tremble
Si seulement je pouvais
Parler vrai
Loneliness
can you hear it?
heavy silence
breaked by clock’s ticking
disturbed by breathing
can you feel it?
coldness of the air
roughness of this nightmare
panic
can you see?
time passing
upturn to catastrophe
can you see?
shelves are empty
fear monopolies the streets
Me
I can hear
clock’s ticking
effortless breathing
saying present moment is a gift
I can feel
warm embrace of my bed
sweetness of security
hope lies ahead
I can see
sunrises and sunsets
white giving way to green
outside brighter than my inside
my heart empty
craving joy and love
from above
I know
He is on His throne
He is in control
My priority
Is to find Him in everything.
In voids, especially
Le plus dure
Le plus dure je crois
Ce n’est pas
De voir sa routine chamboulée
De se distancer
Ni de répondre aux mêmes questions
A répétition
Toussez-vous?
Avez-vous de la fièvre?
C’est à en devenir fou
Lorsque les infos nous submergent
Et que la seule activité est de s’asseoir
Non le plus dure pour moi
C’est d’entendre mes pas
Ma respiration
Mastication
Le moteur du frigo
Tout ça en solo
Qu’est ce que je peux faire?
Lorsque la solitude s’est installé dans mon présent
Brouillant mon avenir
Regrettant mon passé
Lorsqu’elle prend de plus en plus de place
De jour en jour
Me tient compagnie en regardant un film
Partage mon repas
Me borde la nuit
J’en ai marre de l’entendre
Parler de son égo
se vanter qu’elle est ici pour rester
Sans payer de loyer
Sans y être invitée
Comment faire pour s’en débarrasser?
L’attacher avec une pierre
Et la jeter à la mer?
La lyncher sur la place publique
Pour libérer tous ceux qu’elle garde captifs?
Elle rit
Pendant que j’élabore un plan pour la supprimer
Elle me rappelle combien de temps
Je lui consacre entièrement
Délaissant mes rêves, désirs
Ma joie de vivre
This morning
I woke up
I was sick of it
SICK OF IT!
Got out of bed
Took a shower
Washed away my darkest thoughts
Buttered up my skin
Put a bra on
It has been so long
Lifting up my spirit
Chose some clothes
Unleashed my ‘fro
From that tight wrap
Untangled my thoughts
Looked at myself in the mirror
Can’t help noticing my unruly eyebrows
And then I said
“Let the sun bright out your darkness
Leave yesterday to yesterday
Embrace today
Even if loneliness wants to stay
Learn to dance with it
Because the reality is
There is no IT
There is only you”
Je ne T’ai pas reconnu
Les rayons du soleil percent l’obscurité dense de la nuit
Le vent pousse les nuages asséchés de pluies
Je ne T’ai pas reconnu
Orange, automne, blanc, hiver, vert été,
Je ne T’ai pas reconnu
Mon âme se lamente en deuil
Le créateur bras ouverts fait des clins d’œil
Moi Sa créature son invitation je décline
Encline aux sujets qui me détruisent
Parce que Je ne T’ai pas reconnu
Tu me fais face cherchant mon cœur
Je cherche ta main pour ne pas me sentir seule
Tu m’attendais déjà au puit d’eau vive
Je marche sur mes problèmes sans te remarquer
Avec ma cruche vide
Mais les vents de la solitude et de l’impatience ont soufflé
J’ai pris peur et me suis enfoncée
Mes désirs prendre le dessus j’ai laissé
Ma vision par la négation est embrouillée
L’orage fait rage
Perdant mon courage
Je ne discerne plus Ton visage
Mais Te supplie jour et nuit de changer le paysage
J’ai été témoin de ceux qui ont vu et ont cru
Mais moi je ne T’ai pas reconnu
Parce que je n’ai pas su
Assimiler ni comprendre Tes attributs
Tu ne changes pas
Tu as pourvu, pourvois et pourvoiras
Tu es généreusement, éternellement bon
Tu apportes la guérison
Tu es souverain
Tu assures la paix
Tu es tout-puissant, omniprésent
Et sais tout, mêmes mes sentiments les plus fous
Malgré ça, je ne T’ai pas reconnu
Je suis fatigué
De lutter, de douter
Je décide de Te regarder en face finalement
Et de m’appuyer sur Ta parole fermement
Révèle-moi ton amour extravagant
Le nom sans tache que tu m’as donné dès le commencement
Tout en me rappelant combien Tu es grand
Combien ton nom est merveilleux, glorieux et victorieux
Je suis consciente que cette transformation ne se fera pas sans douleur
Je m’accrocherai de toutes mes forces au consolateur
Afin que je puisse connaître les profondeurs de la croix
Et tout ce qu’elle fait encore aujourd’hui pour moi.
Dans l'obscurité
Après une dure journée
Elle domine l'ambiance
Refusant sa présence
Je me lève subito
Sa première vague me saisit presto
Elle se moque de mon isolement non désiré
De mon niveau d'anxiété
De ma liste d'appels manqués
Elle se réjouit
De Mon absence de compagnie
de mon sentiment de vide
Et inonde mon cœur aride
De peurs, douleurs et pleures
Je l'entends…
"Ici, nul ne te comprend
Dans ton propre film, tu es figurant
Rien ne t'attend
Rien à faire, rien à dire
Tout à se reprocher, tout à maudire"
Je suis désorientée
Le parfait moment pour m'achever
Au ridicule elle vire mes relations passées
Me rappelant à quel point je me sens rejetée
Je l'entends…
"Ton absence sera-t-il remarqué?"
Je rejette son envie de gagner
La solitude rêve de me submerger
Arrivant à peine à respirer
Entre 2 sanglots j'atteins ma bouée
Elle seule détient un jet d'espoir
Capable d'anéantir toutes ces idées noires
Entourée de larmes
Assoiffée est mon âme
Je me tiens ferme à mon rocher
Même si mon cœur menace d'arrêter
Figée, Je l'entends
Apres un certain temps…
"Ne crains rien car avec toi Je suis
As tu oublié que c'est Moi que tu suis?
Moi le seul Qui est
Et Qui t'écoute sans arrêt "
La douce mélodie de ce murmure
Est mon abri sûr
Le rythme de ses promesses
Met fin à ma détresse
Je suis envahie d'une paix intérieure
Même s'il y a tempête a l'extérieur
À l'espoir, je souris
C'est juste la nuit
Qu'on apprécie la lumière qui luit
Parce qu'en moi Il vit
Je ne serai jamais seule face aux intempéries
Je serai là
Durant tes nuits les plus froides
Je serai là
Lorsque dans les inquiétudes tu te noies
Je serai là
À l’idée de faire les premiers pas vers le pardon
Je serai là
Lorsque la solitude t’enlace
Je serai là
Quand la peur veut se faire maître et roi
Je serai là
Lorsque tes larmes envahissent ton visage
Je suis là
Même lorsque tu n’y penses pas
Je suis là
Je suis témoin de tes moindres douleurs et faux pas
Assistant ton âme
Je suis ta meilleure arme
Je suis là
Même lorsque tes sens ne me détectent pas
Femme
Prise d’une côte
Parce qu’elle n’est pas un être supérieur
Ni une œuvre d’art inférieure
Née avec une couronne de victoire
Elle est le portrait de puissance, de grâce et d’espoir.
Compte tes bénédictions
Et non les nuages gris à l’horizon
Femme
Munie d’une force incroyable pour donner la vie
Supporter la famille même dans la maladie
Se relever malgré les erreurs passées
Persévérer même si elle se sent abandonnée
Et pour aimer même si elle est blessée.
Compte tes bénédictions
Et non les nuages gris à l’horizon
Femme
Ses Intuitions souvent justifiées
Son Sixième sens est greffé à sa personnalité
Elle ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler
Parce qu’elle a soif de vérité, de solidarité et de liberté
Compte tes bénédictions
Et non les nuages gris à l’horizon
Femme
La beauté n’est pas une éternelle quête
Mais est ancrée dans le savoir être
Réside dans sa difficulté à rendre les armes,
Malgré les larmes
Demeure dans ses courbes et ses imperfections,
Dans son cœur rempli de créativité et de compassion
En utilisant les briques qui lui ont été lancées
Pour bâtir un avenir assuré
En elle sommeille un esprit de force, d’amour et de sagesse
En reposant sur Aleph
Femme
Compte tes bénédictions
Et non les nuages gris à l’horizon
Credits: BurghRecords
Birds In Spring. Bird sounds next to the river in the springtime in Scotland.
Qu’est-ce que le soleil a compris
Que je n’ai pas saisi?
Il se lève tous les matins
Avec la même la vigueur
Sans en perdre son latin
Malgré les malheurs
Il se moque des nuages
Il est né pour briller
Peu importe les barrages
Et les mois de l’année
Qu’est-ce que la lune a compris
Que je n’ai pas saisi?
Ses cycles n’ont aucune interruption
Influençant les marées
Avec son orbite calculée
Sans perdre sa vision
Elle préside la nuit
Et se montre timide le jour
Elle ne dévoile pas tous ses atouts
Toujours sa lumière séduit
Qu’est-ce que les saisons ont compris
Que je n’ai pas saisi?
Le printemps réveille les bourgeons
La chaleur de l’été nous invite pieds nus sur le gazon
L’automne amène la moisson
L’hiver nous émerveille par ses flocons
Malgré ce qu’il se passe à travers les nations
Ce que je n’ai pas saisi?
Je n’ai aucun contrôle sur les intempéries
Mais sur mon inertie
Aucun contrôle sur les situations
Mais sur mes émotions
Aucun contrôle sur ma lassitude
Mais mon attitude
Je me dois de me reposer
Sur Celui qui détient la clé
De ma destiné
Sur Celui qui a tout créé
Qui ne me définit pas par mon passé
Mais m’offre Sa grâce comme un présent
Mon futur n’est pas inquiétant.
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