La Voix de la résilience et du respect : Te Faatura en Polynésie

La Voix de la résilience et du respect : Te Faatura en Polynésie

By En Terre IndigeneNews
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La Voix de la résilience et du respect : Te Faatura en Polynésie episodes

  • Les violences au sein des jeunes couples en nette augmentation

    Au sein de l’association APAJ (association Polyvalente d’aide judiciaire), Tumata Helme après des études de droit et de criminologie a intégré le pôle judiciaire en tant que déléguée du procureur. Aujourd’hui, elle observe une augmentation inquiétante des violences conjugales et en particulier au sein de la jeunesse dû en particulier à la reproduction du schéma de la violence. Seule l’éducation et la prévention pourront endiguer le phénomène.

    5 min
  • La justice alternative: un nouveau dispositif en cas de violences conjugales

    Au sein de l’association APAJ (association Polyvalente d’aide judiciaire), Tumata Helme après des études de droit et de criminologie a intégré le pôle judiciaire en tant que déléguée du procureur. Aujourd’hui elle est habilitée à mettre en œuvre des mesures dites « alternatives aux poursuites », dans les cas de violences conjugales et sur mineures évitant ainsi aux auteur.e.s de comparaître devant un Tribunal. Elle témoigne de cette pratique de plus en plus courante (50% des contentieux)  qui vont du stage de conjugalité à des travaux d'intérêt général.

    7 min
  • A la découverte du Foyer Pu O Te Hau

    Dans la banlieue de Papeete, loin des plages et des cocotiers, le foyer « Pu o te hau » (« Havre de paix » en tahitien) existe depuis 1993. Les femmes et les enfants peuvent y séjourner 3 mois, le temps de se reconstruire. Les barreaux devant les fenêtres les protègent et elles reprennent confiance à travers des activités comme le jardinage, la couture et la cuisine, puis, peu à peu, se met en place un projet de vie personnel. En toute humilité, les professionnelles les accompagnent dans leurs démarches de travail, de formation et de recherche de logement. Leur victoires sont silencieuses, à l’image de ce bâtiment aux murs roses, où il règne un parfum de sérénité. Aujourd'hui, un projet d’extension est en cours avec la création d’une unité pour les femmes retraitées et un lieu de vente de leur artisanat.

    Un foyer géré par le Conseil des Femmes de Polynésie

     

    6 min
  • J'veux du love : le chant des élèves du collège de Faa'a

    "C’est un morceau qui va impacter toute la société tahitienne "selon  le musicien David Cairol, qui en 2023, a animé un atelier d'écriture et de composition avec les élèves de 4e C du collège Henri Hiro de Faa'a. Le résultat est une chanson « Du love » où se font entendre les voix des collégiens. Un morceau qui s’adresse aux adultes où les jeunes leur font part de leurs désirs d’une société sans violences avec de « l’amour, de la tolérance et du respect pour le fenua.

    Un projet par l'association MantaLink de Tahiti. En savoir plus sur les projets de David Cairol: Website: www.davidcairol.com

    Voir le clip sur You Tube. 

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    Un projet par l'association MantaLink de Tahiti. En savoir plus sur les projets de David Cairol: Website: www.davidcairol.com

     

    4 min
  • Au Bonheur retrouvé : le documentaire des femmes du foyer Pu O Te Hau

    « La femme en détresse existe dans le monde. Il faut que nous soyons toutes solidaires pour aller de l’avant. Alors tenons nous toutes la main et marchons ensemble vers un avenir meilleur » selon Maeva.

    Dans le cadre d'un atelier radiophonique au foyer Pu O Te Hau de Papeete, huit femmes ont souhaité réaliser un documentaire qui leur ressemble. Chacune a choisi un sujet qui lui est chèr.

    Micro en main, la voix bien placée, chaque question est nourrie de sincérité et de générosité.

    A travers leurs reportages, se dessinent la puissance, la beauté mais aussi la sagesse de ces femmes résilientes qui se reconstruisent jour après jour.

    Maeva, Michelle, Viviane, Terei, Jenny, Athena, Lesline et Thérèse témoignent de leurs rêves et de leur bonheur retrouvé.

    « Le bonheur retrouvé c’est être comme le rayon de soleil » Viviane

    Oh Bonheur retrouvé ; c’est ce que nous les femmes du foyer ressentons après des années de souffrance. Ensemble nous nous relevons, nous nous reconstruisons ici dans ce havre de paix.

    Certaines sont ici depuis un mois, d’autres depuis bientôt deux ans et que nous soyons des îles ou de Tahiti, nous avançons ensemble main dans la main vers un avenir meilleur.

    Aujourd’hui nous souhaitons vous faire partager nos petits bonheurs et vous montrer que nous aussi nous sommes capables.

    « Nous les femmes avons une grande valeur et personne ne doit dire le contraire»

    Et comme notre culture est si riche, nous avons choisi de la partager avec vous. C’est elle qui nous permet de bien nous sentir et de reprendre confiance en nous.

    Voici nos petits bonheurs.

    48 min
  • La vision de la femme polynésienne

    Née en 1942 à Tautira, dans la presqu’île de Tahiti, de parents métayers, Flora Aurima

    Devatine a été professeur d’espagnol et de tahitien en lycée et collège, enseignant aussi, à

    l’université française du Pacifique, la langue et la poésie tahitiennes. Elle a dirigé

    Littérama’ohi, la première revue littéraire polynésienne, fondée en 2002. Son engagement

    en faveur de la langue rejoint le combat qu’elle mène en direction de la condition féminine

    et de la culture ma’ohi. Figure majeure de la littérature polynésienne, elle a souhaité confier

    la publication de sa poésie aux Éditions Bruno Doucey. Son recueil Au vent de la piroguière –

    Tifaifai, paru en septembre 2016, fait d'elle la lauréate du Prix Heredia de l'Académie

    française 2017.

    Elle nous propose ici sa vision de la femme Polynésienne entre mythe et réalité.

    3 min
  • La poesie comme exutoire : petit seigneur en son domaine

     

    Esméralda Puairau,originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.

    J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.

    On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.

    “Petit seigneur en son domaine”. Ce poème vient de la colère et d’une rencontre avec ce couple fonctionne de façon si déséquilibrée. J’ai eu beaucoup de peine pour la femme, pour les enfants et un peu pour lui aussi.

    3 min
  • la poesie comme exutoire : les cartons pleins

     

    Esméralda Puairau,, originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.

    J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.

    On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.

    “Les cartons pleins d’une vie enfermée”, ce poème est inspiré par une dame qui approche les 70 ans et qui vivait depuis de longues années sous l'empirisme et la violence de son conjoint. Elle a réussi à sortir de là et elle a voulu qu’on l'aide à récupérer des affaires.

    4 min
  • La poesie comme exutoire : coups

     

    Esméralda Puairau, originaire de Faa Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.

    J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.

    On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.

    Ce poème s’appelle “coups”. Je l’ai écrit en pensant à une mère particulièrement violente et très habile pour le dissimuler aux institutions que nous sommes, justice, social et santé. Sauf que, ceux qui sont sur le terrain, ont perçu sa violence.

    3 min
  • La poesie comme exutoire : emprisonnée

    Esméralda Puairau, originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.

    J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.

    On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.

    Le titre de ce poème est “emprisonnée” et il m’a été inspiré par les rencontres multiples de femmes que j’ai pu faire dans mon métier d’éducatrice spécialisée. Au travers de ce texte, ce sont souvent leur mot qu'on va retrouver ici.

    3 min

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Longtemps résignées, ignorées, méprisées, ces femmes victimes de violences témoignent d’une résilience unique. Aujourd’hui, elles ne sont plus seules : institutions et associations se mobilisent et agissent pour que la violence ne soit plus une fatalité.