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Or


Au sein de l’association APAJ (association Polyvalente d’aide judiciaire), Tumata Helme après des études de droit et de criminologie a intégré le pôle judiciaire en tant que déléguée du procureur. Aujourd’hui, elle observe une augmentation inquiétante des violences conjugales et en particulier au sein de la jeunesse dû en particulier à la reproduction du schéma de la violence. Seule l’éducation et la prévention pourront endiguer le phénomène.
Au sein de l’association APAJ (association Polyvalente d’aide judiciaire), Tumata Helme après des études de droit et de criminologie a intégré le pôle judiciaire en tant que déléguée du procureur. Aujourd’hui elle est habilitée à mettre en œuvre des mesures dites « alternatives aux poursuites », dans les cas de violences conjugales et sur mineures évitant ainsi aux auteur.e.s de comparaître devant un Tribunal. Elle témoigne de cette pratique de plus en plus courante (50% des contentieux) qui vont du stage de conjugalité à des travaux d'intérêt général.
Dans la banlieue de Papeete, loin des plages et des cocotiers, le foyer « Pu o te hau » (« Havre de paix » en tahitien) existe depuis 1993. Les femmes et les enfants peuvent y séjourner 3 mois, le temps de se reconstruire. Les barreaux devant les fenêtres les protègent et elles reprennent confiance à travers des activités comme le jardinage, la couture et la cuisine, puis, peu à peu, se met en place un projet de vie personnel. En toute humilité, les professionnelles les accompagnent dans leurs démarches de travail, de formation et de recherche de logement. Leur victoires sont silencieuses, à l’image de ce bâtiment aux murs roses, où il règne un parfum de sérénité. Aujourd'hui, un projet d’extension est en cours avec la création d’une unité pour les femmes retraitées et un lieu de vente de leur artisanat.
Un foyer géré par le Conseil des Femmes de Polynésie
"C’est un morceau qui va impacter toute la société tahitienne "selon le musicien David Cairol, qui en 2023, a animé un atelier d'écriture et de composition avec les élèves de 4e C du collège Henri Hiro de Faa'a. Le résultat est une chanson « Du love » où se font entendre les voix des collégiens. Un morceau qui s’adresse aux adultes où les jeunes leur font part de leurs désirs d’une société sans violences avec de « l’amour, de la tolérance et du respect pour le fenua.
Un projet par l'association MantaLink de Tahiti. En savoir plus sur les projets de David Cairol: Website: www.davidcairol.com
Voir le clip sur You Tube.
Un projet par l'association MantaLink de Tahiti. En savoir plus sur les projets de David Cairol: Website: www.davidcairol.com
« La femme en détresse existe dans le monde. Il faut que nous soyons toutes solidaires pour aller de l’avant. Alors tenons nous toutes la main et marchons ensemble vers un avenir meilleur » selon Maeva.
Dans le cadre d'un atelier radiophonique au foyer Pu O Te Hau de Papeete, huit femmes ont souhaité réaliser un documentaire qui leur ressemble. Chacune a choisi un sujet qui lui est chèr.
Micro en main, la voix bien placée, chaque question est nourrie de sincérité et de générosité.
A travers leurs reportages, se dessinent la puissance, la beauté mais aussi la sagesse de ces femmes résilientes qui se reconstruisent jour après jour.
Maeva, Michelle, Viviane, Terei, Jenny, Athena, Lesline et Thérèse témoignent de leurs rêves et de leur bonheur retrouvé.
« Le bonheur retrouvé c’est être comme le rayon de soleil » Viviane
Oh Bonheur retrouvé ; c’est ce que nous les femmes du foyer ressentons après des années de souffrance. Ensemble nous nous relevons, nous nous reconstruisons ici dans ce havre de paix.
Certaines sont ici depuis un mois, d’autres depuis bientôt deux ans et que nous soyons des îles ou de Tahiti, nous avançons ensemble main dans la main vers un avenir meilleur.
Aujourd’hui nous souhaitons vous faire partager nos petits bonheurs et vous montrer que nous aussi nous sommes capables.
« Nous les femmes avons une grande valeur et personne ne doit dire le contraire»
Et comme notre culture est si riche, nous avons choisi de la partager avec vous. C’est elle qui nous permet de bien nous sentir et de reprendre confiance en nous.
Voici nos petits bonheurs.
Née en 1942 à Tautira, dans la presqu’île de Tahiti, de parents métayers, Flora Aurima
Devatine a été professeur d’espagnol et de tahitien en lycée et collège, enseignant aussi, à
l’université française du Pacifique, la langue et la poésie tahitiennes. Elle a dirigé
Littérama’ohi, la première revue littéraire polynésienne, fondée en 2002. Son engagement
en faveur de la langue rejoint le combat qu’elle mène en direction de la condition féminine
et de la culture ma’ohi. Figure majeure de la littérature polynésienne, elle a souhaité confier
la publication de sa poésie aux Éditions Bruno Doucey. Son recueil Au vent de la piroguière –
Tifaifai, paru en septembre 2016, fait d'elle la lauréate du Prix Heredia de l'Académie
française 2017.
Elle nous propose ici sa vision de la femme Polynésienne entre mythe et réalité.
Esméralda Puairau,originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.
J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.
On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.
“Petit seigneur en son domaine”. Ce poème vient de la colère et d’une rencontre avec ce couple fonctionne de façon si déséquilibrée. J’ai eu beaucoup de peine pour la femme, pour les enfants et un peu pour lui aussi.
Esméralda Puairau,, originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.
J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.
On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.
“Les cartons pleins d’une vie enfermée”, ce poème est inspiré par une dame qui approche les 70 ans et qui vivait depuis de longues années sous l'empirisme et la violence de son conjoint. Elle a réussi à sortir de là et elle a voulu qu’on l'aide à récupérer des affaires.
Esméralda Puairau, originaire de Faa Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.
J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.
On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.
Ce poème s’appelle “coups”. Je l’ai écrit en pensant à une mère particulièrement violente et très habile pour le dissimuler aux institutions que nous sommes, justice, social et santé. Sauf que, ceux qui sont sur le terrain, ont perçu sa violence.
Esméralda Puairau, originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots.
J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole.
On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue.
Le titre de ce poème est “emprisonnée” et il m’a été inspiré par les rencontres multiples de femmes que j’ai pu faire dans mon métier d’éducatrice spécialisée. Au travers de ce texte, ce sont souvent leur mot qu'on va retrouver ici.
From the publisher's feed
Longtemps résignées, ignorées, méprisées, ces femmes victimes de violences témoignent d’une résilience unique. Aujourd’hui, elles ne sont plus seules : institutions et associations se mobilisent et agissent pour que la violence ne soit plus une fatalité.
Des mots pour dire stop :
“Vous ne pouvez pas rester comme ça madame”
“Sortir du silence”
Des mots pour agir
Tolérance zéro
Priorité pays..
Des chiffres
1500 femmes victimes par an en Polynésie de violences intrafamiliales
Deux fois plus de victimes que dans l’Hexagone.
Des femmes, qui sont des modèles de résilience pour que d’autres femmes puissent s’en inspirer et qui luttent au quotidien contre les violences intrafamiliales.
Ces femmes sont nos mères, nos soeurs, notre passé et notre avenir. Ne pas les respecter, c’est perdre notre humanité.
La Voix de la Résilience et du respect est une boîte à outils en faveur des femmes victimes de violences conjugales pour mieux les accompagner dans leur parcours de reconstruction. En s’inspirant de leur culture de l’oralité, à partir de témoignages enregistrés de femmes et de professionnelles, accompagnés de fiches (20 au total), cet outil a vocation à être écouté en podcast sur internet ou téléphone mobile ou à être utilisé par les professionnelles dans les structures ou associations de lutte contre les violences afin de faciliter la parole et dans des ateliers de partage d’expériences afin que d’autres puissent s’en inspirer. Cette boîte a été conçue par l’association En Terre Indigène avec et pour les femmes à la demande du Conseil des Femmes de Polynésie dans le cadre de l’appel à projet “tous mobilisés contre les violences subies par les femmes” du Ministère des Outre-mer.
Elle a recu le soutien du Haut Commissariat, de la Communauté du Pacifique et du ministère des solidarités, du logement, des droits des femmes, de la famille et des personnes non autonomes.
Réalisation: Studio En Terre Indigene
Anne Pastor: autrice et productrice
Habillage sonore Noé Philibert.
@Photos :Danee Hazama et service de l'artisanat traditionnel