
Sign up to save your podcasts
Or


Est-ce qu’un moraliste, c’est quelqu’un qui fait la morale? Pourquoi ces maximes, ces fragments, ces fables, ces caractères, toutes ces formes courtes? Nos moralistesmanquent-ils de souffle? Et en veulent-ils à la société, à l’homme? Jean Hérénas et Lucas Favre en débattent à propos des trois « La » et de Pascal, dans un dialogue sur les moralistes français du XVIIe siècle .
0:00 – Qu’est-ce qu’un moraliste ?
2:00 – La Rochefoucauld
16:49 – La Fontaine
37:46 – Pascal
50 :57 – La Bruyère
1:00:02 – Les moralistes manquent-ils de souffle ?
1:04:40 – Les moralistes sont-ils des ratés mus par le ressentiment ?
1:07:52 – Montaigne
1 :10 :56 – Nicolas Chamfort
1:14 :57 – Amour et amitié
1:16:05 – Balzac
1:18:57 – Céline
1:21:00 – Nietzsche
1:24:58 - Camus
1:28:12 – Citations finales
La littérature française est-elle fondamentalement chrétienne? Par les temps qui courent, il serait paradoxal de répondre oui. Mais si l’on considère les mille ans d’histoire qui se sont écoulés depuis la Chanson de Roland, l’affirmation paraîtra un peu moinssaugrenue. Et si l’on ajoute à cela la persistance d’images, de réflexes moraux, de besoins psychologiques ou spirituels et des résurgences surprenantes d’augustinisme chez certains des auteurs modernes les plus éloignés du christianisme en apparence, comme Baudelaire, Zola ou Céline, la questionmérite au moins d’être posée.
0:00 – Une affirmation paradoxale
0:56 – Justesse historique
3:47 – Le Grand Siècle
8:08 – Qu’est-ce que l’augustinisme ?
14:01 – Héroïsme et pessimisme
29:31 – Le XVIIIe : un siècle non-chrétien ?
47:46 – Le romantisme, une réaction chrétienne ?
53:46 – Baudelaire, un poète augustinien ?
1:05:10 – Zola était-il progressiste ?
1:13:46 – Céline et le poids de l'âme
1:32:38 – Mauriac et Bernanos
1:39:50 – Et aujourd’hui ?
1:49:27 – Plusieurs religions en une
1:52:15 – Verdict
Qu'est-ce que l'esprit français ? De but en blanc, la question peut paraître ardue. Mais si l'on parcourt la littérature et qu'on consulte ce que des auteurs, français comme étrangers, ont dit de l'esprit français au cours des siècles, on peut découvrir des constantes : esprit fort, esprit railleur, esprit sceptique,esprit libre, esprit large, esprit têtu, esprit de sacrifice, espritd'espérance, l'esprit français à son meilleur n’est-il pas tout cela? De la Chanson de Roland au Mystère du porche de la deuxième vertu de Péguy en passant par les Fables de La Fontaine, les Maximes de La Rochefoucauld et les Châtiments de Hugo, Lucas Favre et Jean Hérénas explorent dix siècles delittérature pour répondre à la question.
0:00 – Introduction
1:23 – L’art du bon mot et de la pique
24:28 – Un certain scepticisme
28:38 – L’exception qui confirme la règle : Auguste Comte
33:31 – La France, carrefour de l’Europe
35:33 – Roman français et roman russe
38:07 – La gloire plutôt que la puissance
39:08 –L’héroïsme sacrificiel
54:10 – Une capacité d’espérance
1:05:40 – La liberté
1:13:27 – Une prédilection pour les perdants magnifiques
1:17:56 – Intermède d’anecdotes
1:22:59 – Paul Morand et la liberté
1:24:03 – Retour sur les perdants magnifiques
1:27:00 – L’espérance
1:35:18 – Citations de la fin
Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Peut-on la voir venir ? Si oui, comment l’empêcher ? Et si, malgré tous nos efforts, elle éclate, quelle est l’attitude, sinon la meilleure, du moins la moins déshonorable qui s’offre ?Voilà quatre questions que le hasard, ou peut-être la providence, posa à Georges Bernanos en 1936, en Espagne, où la guerre civile le surprit. À un moment où, de tous côtés, l’on nous martèle que la guerre civile s’en vient, que la guerre civile couve, qu’elle est déjà là, les réponses de Bernanos peuvent nous être utiles.
Découpage :
0:00 - Des amitiés avilissantes
4:08 - Clemenceau, Franco, même combat !
11:07 - « Machiavels en soutane »
17:20 - Un maître passionnément aimé
31:16 - Le mot qui rime avec dynamite
48:27 - Mi-bien, mi-mal
55:54 - « L’honneur est ce qui nous rassemble »
Quel est le plus grand écrivain français ? La question est un peu absurde. Donc, nous nous la posons. Et puis nous pouvons nous abriter derrière un fameux paradoxe, énoncé par Kant : le sentiment du beau est subjectif, mais le jugement esthétique est universel. Tout le monde tombe d’accord qu’une rose est belle. Dès lors ne peut-on pas se mettre d’accord sur la beauté d’un livre et la grandeur de son auteur ? Toutefois, la littérature française compte tant d’œuvres belles et riches qu’identifier la plus belle tient de la gageure. C’est cette gageure que trois passionnés de littérature : Lucas Favre, Charles Gringoire et Jean Hérénas tentent de relever, au cours d’une discussion qui constitue la première émission des Masques et des Lettres.
0:00 – Présentations
2:28 – Un beau problème : quel est le plus grand écrivain français ?
3:19 – Un peu d’ordre dans notre folie : les critères qui définissent un grand écrivain
38:52 – Trois fois cinq candidats sérieux au titre de plus grand écrivain français
43:25 – Rabelais
45:45 – Stendhal
48:13 – Molière, La Fontaine, Balzac
48:52 – Hugo
1:01:09 – Chrétien de Troyes
1:04:54 – Apollinaire
1:08:31 – Montaigne
1:09:57 – Apollinaire
1:13:06 – Pascal, le préféré de Favre
1:17:41 – Céline, le préféré de Gringoire
1:29:39 – Balzac, le préféré d’Hérénas
1:40:25 – Quelques citations pour finir
Vous pouvez aussi écouter cette émission sur YouTube, sur la chaîne La mémoire longue :https://youtu.be/_avSGbPGxUo
Au fil de la mémoire et du hasard, je vous invite à une petite balade à travers le divin labyrinthe de la poésie française, de Villon à Apollinaire. On y passe, entre autres, par une promenade bordée de tilleuls dont le parfum préserve dusérieux, surtout quand on a dix-sept ans.
0:00 - Invitation à franchir « l’huis »
1:39 - François Villon, deux strophes du Grand Testament (« Hé! Dieu si j’eusse estudié… »)
2:47 - Joachim du Bellay, « Heureux qui comme Ulysse… »
5:00 - Jean de La Fontaine, « La cigale et la fourmi »
6:41 - Gérard de Nerval, « Une allée du Luxembourg »
8:54 - Victor Hugo, cinq strophes d’« Ultima verba »
12:09 - Victor Hugo dernière strophe de « Veni, vidi, vixi »
13:02 - Charles Baudelaire, « L’Albatros »
18:42 - Paul Verlaine, « Colloque sentimental »
23:21 - Charles Péguy, deux strophes de la « Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres »
26:19 - Guillaume Apollinaire, « Les saltimbanques »
27:47 - Envoi
Le grec ancien est devenu, en quelques décennies, une matière marginale à l'école, en France comme dans la plupart des pays occidentaux. Cela n'empêche pas des autodidactes passionnés d'étudier encore aujourd'hui cette belle langue. Dans quel intérêt ? Dans quelles conditions ? Pour quels résultats ? Parlons-en !
From the publisher's feed