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Or


« Quoi de remarquable sur Twitte ces jours-ci ? »
« Merci ! Et le troisième ? »
goûts non-binaires ? Si vous répondez non à une de ces questions alors ce livre est fait pour vous ! et ce
Cela fait deux semaines que ceux qui apprécient la journaliste Sonia Mabrouk - dont je fais partie - retweetent des messages pour soutenir la sortie de son livre : « Insoumission française ». Sous-titre : « décoloniaux, écologistes radicaux, islamo-compatibles, les véritables menaces ».
Deux semaines aussi que ceux qui ne l’aiment pas beaucoup critiquent ses prises de position « trop françaises » ou parle d’elle, à l’instar du blog de Mediapart, comme de la caution d’une « arabe »… Réjouissant.
Et puis avant-hier, Le journal Libération a fait son portrait : le journaliste Guillaume Gendron l’a décrite en quatrième de couverture. Consécration ! Et là, ce ne sont plus quelques tweets d’initiés que l’on dénombre mais bien des centaines et des milliers qui y font référence... Car l’article de Libé sur Sonia Mabrouk ressemble à une parodie qui prend la défense de la république pour un thème de « droite », la laïcité pour un combat d’hier et l’amour charnel de la France pour une lubie d’extrême-droite. Ajoutez à cela que la demoiselle est binationale, anti-identitariste et dénoncent les ayatollahs de toutes les couleurs, il n’en fallait pas moins pour que le journaliste ne sache plus où la caser et ne lui trouve que des défauts.
Un certain Jeremo répond du tac au tac à Libé : « Libé attaque #SoniaMabrouk (…) Une immigrée, devenue française, qui aime et défend la France. Tout ce que déteste les gauchistes. Soutien à vous Sonia Mabrouk ».
Sofian, lui, est plus cash, et analyse la psychologie du journaliste et de son canard : « Chez @libe, il y a le bon arabe et l’arabe droitosphère ».
La professeure et écrivaine Fatiha Agag Boudgelat écrit : « c’est crade, ça pue, ça dégouline de sexisme et de mépris et le dernier paragraphe pour vous de dédouaner de vos méthodes dégueulasses... ah mais beurk ! ».
« Les réponses ont l’air particulièrement violentes… »
Oui. On se demande ce qui a pu justifier autant de déversement de mots usés au racisme et au sexisme crasses… Je vous en livre un mini-florilège : On trouve dans l’article des analogies à l’emporte-pièce « son brushing serait un brushing à la fox news », une vulgarité condescendante elle n’écrit pas des « livres » mais des « bouquins », elle ne défend pas une cause ni des convictions mais part en « croisade »… et cerise sur le gâteau : elle a les » paupières lourdes de maquillage ».
Malheureusement pour Libé et son journaliste, heureusement pour Sonia Mabrouk, cette violence totalement injuste se voit et se retourne contre eux ! Le rédacteur en chef du figarovox l’explique lorsqu’il écrit : « Tentative d'exécution de @SoMabrouk si basse qu'elle confirme le mot de Baudelaire : "Un éreintage manqué est un accident déplorable; c’est une flèche qui se retourne, ou au moins vous dépouille la main en partant, une balle dont le ricochet peut vous tuer" ».
L’avocat Thibault de Montbrial qui en connait un rayon en défense de femmes musulmanes qui n’ont pas peur de leurs convictions écrit : « Les françaises issues de l’immigration qui ne reprennent pas à leur compte les jérémiades victimaires racialisées et islamisantes sont forcément d’extrême-droite. Le naufrage islamogauchiste, lui, est acté. Vive @SoMabrouk et toutes celles qui aiment la et ses valeurs ! ».
Et bien cette semaine, on va parler d’une œuvre d’art ! Ou plutôt de deux œuvres d’art…
Plusieurs tweets ont remis au goût du jour le hashtag, le sujet, du #salvatormundi, ce tableau retrouvé il y une quinzaine d’années, restauré et attribué à Leonard de Vinci. Voici donc la première œuvre dont je veux vous parler…
Le journaliste au Parisien Yves Jaeglé écrit : « Le Louvre a authentifié le #salvatormundi comme un vrai Léonard de Vinci et de sa seule main. Mais alors pourquoi n’était-il pas dans l’exposition de 2019. Le mystère du tableau le plus cher du monde à la fois se dissipe et s’épaissit chaque jour. »
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Comme le résume le Parisien : « C’est le tableau le plus cher du monde, et le plus invisible. Personne n’a jamais revu le « Salvator Mundi » de Léonard de Vinci — ou de ses élèves, c’est tout le problème — depuis sa vente le 15 novembre 2017 chez Christie’s au Rockefeller Center de New York, pour 450 millions de dollars. La culbute du siècle pour un petit rectangle de peinture de 65 sur 45 centimètres, acheté en 2005… 1175 dollars, soit 990 euros. A l’époque, on pensait qu’il s’agissait d’une copie tardive d’un peintre anonyme. Sauf le marchand d’art américain à l’œil de lynx qui l’a déniché lors d’une vente locale en Louisiane. »
Alors pourquoi le sujet du Salvator Mundi est arrivé sur Twitter ces derniers jours ? et bien parce que France 5 qui a diffusé le documentaire d’Antoine Vitkine hier soir, tweete « le tableau #salvatormundi, d’abord attribué à Léonard de Vinci, est-il un vrai ou la plus grande manipulation de l’histoire de l’art ?
Et c’est bien ce documentaire qui est la deuxième œuvre d’art de mon billet d’humeur aujourd’hui !
« Un chef d’œuvre… ? »
Oui ! C’est un documentaire passionnant.
Je suis d’accord avec Aurélie Marcireau, rédactrice en chef adjointe du magazine Lire, qui tweete : « Quelle incroyable histoire ! Complètement folle comme seul l’art peut en créer ! Il faut voir le documentaire d’Antoine Vitkine. »
Mariana Skoko qui écrit : « Salvator Mundi ou Inferno Mundi, le tableau qui rend fou : le casse-tête de l'œuvre attribuée à Léonard de Vinci. Retour sur une affaire romanesque digne du Da Vinci Code. »
Et elles ont raison ! Car au-delà de la découverte d’un tableau attribué ou non à Léonard de Vinci, au-delà de la culbute financière ou plutôt des culbutes successives réalisées, il y a le film d’Antoine Vitkine. Un film avec une mise en scène impeccable, digne d’un film à suspense ou d’un polar tantôt intello, tantôt comique. Un film avec aussi des personnages extraordinaires : il y a l’acheteur initial, ce galeriste très intelligent qui a eu la finesse de reconnaître une toile de valeur dans une vente sur internet et qui raconte précisément les débuts du tableau… Il y a un expert de Leonard de Vinci particulièrement éloquent, un commissaire d’exposition très ambitieux… il y a aussi l’homme de confiance qui nous explique qui a gravi les marches professionnelles une à une puisqu’il a commencé par porter des cartons dans un port-franc en Suisse… et qui aujourd’hui, a récupéré 44 millions sur le dos d’un milliardaire russe. Il y a enfin des personnages qui continuent de nous surprendre dans la dernière partie du documentaire où on franchit une étape supplémentaire avec l’entrée en scène du fameux « MBS », le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, moment où l’enquête passe du polar à une guerre de pouvoirs mettant en scène le Louvre, et notre Président Emmanuel Macron.
Bref, vous l’aurez compris, le sujet, le salvator mundi, est de taille, mais ce documentaire, ses personnages incroyables, sa mise en scène et son récit captivant chapitré, sont bien dignes d’une grande œuvre et sont eux aussi bien à la hauteur !
On trouve cela sur Twitter cette semaine et donc sur RCJ !
« Quel sujet nous remonte de Twitter cette semaine ? »
Cela faisait de nombreux mois que des personnes de ou proches l’opposition politique à Anne Hidalgo, la Maire de Paris, partageaient des photos et des vidéos de rues parisiennes avec des tentatives baroques de nouveaux mobiliers urbains, des panneaux de circulation abîmés, des signalétiques aléatoires, et de nombreux essais de végétalisation de rue totalement ratés. Sans compter les fausses bonnes idées de pissotières/bacs à fleurs pour le moins… originales !
Les images étaient à ce point confondantes que l’on se demandait si cela n’était pas exagéré… D’autant que la visibilité de ces tweets restait modeste. Et bien figurez-vous que ce week-end, un hashtag, un mot de référence a émergé sur Twitter : #saccageparis et c’est devenu un phénomène.
Des milliers de tweets difficiles à décrire en si peu de temps à la radio montrent - preuves issues de streetview de Google - des centaines de poteaux jaunes éphémères qui restent 2 ans, des dizaines de barrières de chantier vertes et grises qui installées 6 mois avant le début des travaux, des feux tricolores scotchés à des blocs de béton, des palettes de bois cherchant à créer des espaces de convivialité inesthétiques ou des sacs à gravats en guise potagers urbains dans lesquels on trouve de l’urine et des bouteilles de bière…. Bref, je vous ai compilé quelques tweets assez drôles sur le sujet.
Car, sur Twitter, #saccageParis, c’est l’humour des mots, le poids des photos :
Eric Klein qui écrit « Avenue Montaigne. Dis donc c’est quoi ces petits trucs en bois ? Vachement sympa ! » les petits trucs en bois tentant de délimiter des carrés de terre en plein milieu de l’avenue Montaigne…
Aurelien Veron qui joue sur les mots et twitte : « Paris ville attachante » avec des photos de plots attachés au gros scotch gris.
Cyrille Capuano, lui publie une photo surchargé de panneaux de signalisation et écrit : «l’intelligence de mettre des panneaux devant des panneaux qui cachent déjà un panneau qui cache déjà… »
Wat75_ ironise lui aussi : « ici un ilot de verdure et de fraîcheur », un tweet accompagné d’une photo absolument dingue de pots de fleurs géants au milieu du bitume, dont la terre est totalement asséchée, et sur laquelle une urine ruisselle
« La Mairie de Paris a-t-elle réagi ? »
Et bien oui mais bizarrement.
Un peu à l’ancienne, certains préfèrent traiter de facho ceux qui se plaignent en disant que ce sont des comptes d’extrême-droite… Dommage pour cette fois car même un rapide tour du réseau nous fait prendre conscience que le phénomène est nettement plus ample. Le journal Le parisien a retrouvé l’instigateur du hashtag - PanamePropre qui explique : « C'est parti d'un coup de colère! Je suis Parisien depuis vingt ans et j'ai vu la ville se dégrader. (…) J'avais fini par m'habituer, jusqu'au jour où j'ai pris conscience de l'ampleur. »
Ceux parmi les adjoints à la Maire de Paris qui défendaient jusque-là la nouvelle – je cite – « grammaire urbaine » de la ville pour défendre les diverses idées de colonisation de l’espace public ciblées ces jours-ci préfèrent ne pas se montrer trop présents…
C’est le compte officiel de la mairie de paris qui réagit le plus frontalement et dit que la ville subit une « campagne de dénigrement » axant ensuite sa communication sur le travail des agents des équipes de propreté de la ville.
Mais il y a fort à parier que ces réponses ne satisfassent pas les personnes qui s’engagent sur ce hashtag. Un certain Mathieu Gariel tente de l’expliquer à la ville en écrivant : « non la ville de paris subit une campagne de sensibilisation par les habitants. Nuance.
Le politique ne peut jamais faire émerger un sujet lorsqu’il n’est pas mûr dans les têtes de gens. Si cela fait des mois des années que certains opposants à Anne Hidalgo essaye de s’emparer du sujet, il est flagrant de voir aujourd’hui que ce sont les parisiens eux-mêmes qui le font exister ici. A la faveur du 3e confinement, peut-être. A la faveur du printemps, sans doute. La démocratie, c’est aussi savoir discuter avec les citoyens quand ils décident eux-mêmes des sujets.
On trouve cela sur twitter cette semaine et donc sur RCJ.
« De quoi voulez-vous nous parler cette semaine ? »
Et bien cette semaine, je suis absolument désolée mais je crois bien que l’on va parler coronavirus !
C’est d’abord un tweet du journaliste Vincent Glad, qui parle beaucoup du Covid sur son compte depuis un an, qui m’a interpellé. Il écrit : « cette pandémie aura permis un partage des connaissances sur Twitter sans égal. De nombreux scientifiques ont percé de manière remarquable sur le réseau. » Et de citer près de 20 comptes de médecins, épidémiologistes qui ont désormais plus de 100000 abonnés sur Twitter.
Figurez-vous qu’un tour rapide sur ces comptes de scientifiques montre que nous sommes peut-être à la veille d’un nouveau confinement... Chacun y va de son chiffre, de son analyse mais aucun ne dit que la situation serait meilleure que l’an passé à la même date… et beaucoup sous-entendent que nous devrions arrêter immédiatement le robinet des contaminations pour, dans le même temps, vacciner le plus de personnes possibles.
Suivent-ils ces comptes ou non ? Les media qui sont présents sur twitter s’en mêlent aussi.
« Qu’en disent les politiques du réseau ? »
Et bien justement, on est loin des tergiversations des semaines précédentes quand Hidalgo recadrait son premier adjoint qui avait osé parler de confinement strict.
Alors il y a ceux qui, comme Valérie Pécresse, tentent de trouver des solutions pragmatiques, rationnelles et légitimes. Elle propose non pas de fermer les écoles mais d’avancer les vacances de deux semaines, ce qui conduirait bien à fermer les écoles mais potentiellement à les rouvrir plus tôt aussi si la situation le permettait.
Il y a Anne Hidalgo et Rachida Dati parfaitement alignés sur le sujet des enseignants. La première propose de leur ouvrir la vaccination dès cette semaine, la seconde, suivie par six maires d’arrondissement de son groupe politique, tous audacieux, et un brin téméraire, n’attendent pas les consignes et organisent dès aujourd’hui la vaccination des enseignants et des personnels éducatifs.
Il y a aussi David Lisnard, le maire de Cannes, qui n’entend pas attendre non plus les décisions bureaucratiques et qui annonce que Cannes « ouvre la vaccination aux plus de 50 ans (sans notion de comorbidité) en Pfizer et Moderna dans les vaccinodromes municipaux. »
Bref, à en juger par ces annonces d’élus locaux, et bien d’autres, l’exécutif est désormais en retard sur le réel et ce n’est jamais bon signe…
On trouve cela sur twitter cette semaine et donc sur RCJ.
« Que s’est-il passé sur Twitter cette semaine ? »
Cela faisait plusieurs jours que j’avais décidé de vous parler des César dont la 46e cérémonie avait lieu vendredi dernier et qui a réussi l’exploit de faire l’unanimité contre elle. Quand je dis unanimité, c’était un peloton d’exécution. De certains lauréats à tous les journaux de France en passant par la Ministre de la Culture elle-même, une pluie de critiques… plutôt légitimes il faut l’avouer. Mais je me suis donc lassée, je renonce à vous parler des César…
« vraiment ? »
Oui. Vraiment. Et puis, en réalité avant-hier soir à 22h39, quelque chose s’est passé sur Twitter. Plus confidentiel pour l’instant, non moins grave. Le centre culturel parisien La Place Hip-Hop a publié un communiqué sur le réseau qui dit ceci : « Les propos actuellement tenus par Mlle Rachel Khan dans les médias dans le cadre de la promotion de son livre n'engagent qu'elle, et ne reflètent en aucun cas les opinions des membres du conseil d'administration de La Place - Centre Culturel Hip-Hop de la Ville de Paris. ».
N'engagent qu’elle ? C’est-à-dire ? Rachel Khan, qui dirige le centre culturel Hip-Hop en question a écrit un livre « Racée » qui entend répondre au racialisme ambiant par une défense de l’universalisme républicain, seul capable de combattre le racisme et les discriminations et… le conseil d’administration du centre ne pense donc pas comme elle… Bon, mais a priori elle l’a signé seule ce livre. Elle a pas le droit de penser différemment ? Pourquoi les auteurs du communiqué ressentent-ils le besoin de se désolidariser ? Et quels sont les messages qui ne reflèteraient pas leurs opinions ?
Rachel Khan dit : « Je me suis fondée sur ces origines multiples, diverses et entremêlées pour construire autre chose, cette identité qui est la mienne permet de transcender celle de mes origines ». C’est vrai que depuis un certain temps on avait commencé à comprendre qu’on avait pas vraiment le droit de transcender ses origines, ni celles de ses ancêtres.
« Je ne suis pas racisée et je ne me fais raciser par personne. » Aïe, c’est vrai que ca ne doit pas convenir à tout le monde, refuser à ce point de se laisser enfermer dans la mouvance victimaire actuelle et vouloir penser par soi-même… en tant qu’individu.
« Je n’aurais pu naitre qu’en France. » Ne tirez pas, on a compris… elle refuse d’être citoyenne du monde, vous savez cette expression qui ne veut rien dire et qui n’a en réalité jamais rien voulu dire.
Mais quel est le rapport avec le centre culturel Hip-Hop… ? ah ca y est… elle en parle : « notre mission c’est de dire qu’on a un endroit – le plus gros centre culturel hip hop au monde – qui est ouvert à tous ». Ouvert à tous ! En tout cas, visiblement le centre culturel Hip-Hop n’est pas ouvert à la pensée de Rachel Khan…
A suivre donc. Nous attendons impatiemment les réactions de la ville de Paris et des administrateurs qui n’ont pas signé le communiqué... Espérons que cet épisode de « cancel Rachel » s’arrête là.
On trouve cela sur twitter cette semaine et donc sur RCJ.
« Quoi de remarquable sur Twitter cette semaine ? »
J’apprends au hasard du réseau social que les noms de deux professeurs de sciences po Grenoble ont été placardés au mur de l’institut avec les phrases suivantes : « des fascistes dans nos amphis » et « l’islamophobie tue ».
Les motifs de cette nouvelle vindicte sont les suivants : L’un, professeur d’allemand, aurait affirmé dans un email de préparation à une journée consacrée au racisme, la chose suivante : "Une journée consacrée au thème "racisme, islamophobie et antisémitisme" reste une très mauvaise idée (...) Elle serait une insulte aux victimes réelles (et non imaginaires!) du racisme et de l'antisémitisme". L’autre professeur, chargé d’un cours sur l’islam et les musulmans en France depuis des années poserait un problème de fond à certains : « Depuis quelques années certains élèves tentent de le prendre en défaut et cherchent à le piéger, pour ensuite l'intimider et lui prêter des propos qu'il n'a jamais tenus. » Mais en vain, le professeur n’aurait jamais dérapé, selon le témoignage d’un étudiant au Figaro.
Au lieu d’occuper l’espace radiophonique en vous lisant les tweets odieux de l’Unef ou de je-ne-sais-quelle-intersyndicale-en-lutte qui jure qu’elle n’est pas islamo-gauchiste (puisque ca n’existe pas) mais qui se bat contre l’islamophobie (qui, elle, existe bel et bien), je vais tacher de ne vous donner à entendre que des paroles sensées jusqu’à la fin de cette chronique.
« Alors dites-nous qui vous a rendue plus optimiste comme ça… »
Et bien d’abord les professeurs eux-mêmes qui ne se démontent pas. L’un des deux explique : « Le militantisme est en train de l'emporter sur la science et ne supporte aucune contradiction ».
Mais c’est Eric Rochant, immense réalisateur depuis les Patriotes jusqu’au bureau des légendes que je veux citer aujourd’hui ici. Il publie un magistral « thread » (un fil) de 8 tweets d’affilée. Je vais vous en lire certains mais vous pourrez en retrouver l’intégralité sur la page de ma chronique sur RCJ, pour aider à penser avec lui au-delà des hurlements et menaces :
« 1/8 L'emprise des racialistes et pourfendeurs de l'islamophobie sur l'université me fait penser à celle des maoïstes dans les années 70. Pressions et intimidations d'une minorité, aujourd'hui agrémentées d'un esprit de meute et d'un goût prononcé pour le lynchage virtuel.
7/8 Cette insistance à combattre les mots plutôt que les actes relève d'une philosophie de la pureté qui n'a rien à voir avec le légitime refus des réalités que sont sexisme et racisme. Traquer le mal jusque et uniquement dans le langage révèle un besoin de le faire perdurer.
8/8 Bref dans ce nouveau militantisme universitaire qui crie à la censure en même temps qu'il demande l'interdiction de ses contradicteurs, je vois plus l'habillage théorique d'une volonté de puissance que l'expression d'un souci pour la justice et l'égalité. »
On trouve cela sur twitter cette semaine et donc sur RCJ.
« Que vous a appris twitter cette semaine ? »
Un certain calme…
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Chaque mercredi, Déborah Münzer décortique un compte twitter dans « RCJ Midi ».
Maire adjointe et conseillère départementale du Val De Marne. Ancienne conseillère en cabinet ministériel.