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Or


Dans ce 83e épisode du BDR, François Ruffin revient sur l'installation du couvre-feu, la prochaine installation de l'état d'urgence sanitaire et des décisions prises seules par Emmanuel Macron, sans concertation, sans consultation de l'Assemblée nationale ou des scientifiques. Il fait le point également sur tous les sujets portés, défendus et abordés durant ces deux dernières semaines lors de la bataille du budget et sa toute petite victoire, mais victoire tout de même, pour les auxiliaires de vie sociale. Il revient sur l'attentat de vendredi dernier, le problème de la haine, notamment en ligne, ainsi que du rôle de l'Education nationale dans le pays. Enfin il retourne sur la question des dorures de l'Elysée et sur la culture populaire abimée par le pouvoir.
Je vous emmène dans la salle où ils censurent nos amendements... Parce que Macron l'avait promis, ce printemps : "Il faudra nous rappeler que notre pays repose tout entier sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal.". C'est dans le budget que ça doit se traduire, avec des sous. D'où le dépôt, par mon équipe, d'une centaine d'amendements, pour les caissières, les assistantes maternelles, les femmes de ménage, les auxiliaires de vie sociale... Mais ramener la vie des gens dans l'hémicycle, c'est un sport de combat législatif...
Mauvais réveil ! Quand tu démarres ta semaine avec Pascal Praud, Jean Messiha et l'éditorialiste de Causeur sur CNews, tu comprends qu'il va falloir ramer à contre-courant ! Eh bien, on va ramer : sur l'aéronautique et l'écologie, sur les auxiliaires de vie, sur la bataille du budget à l’Assemblée !
Bridgestone, 5G, néonicotinoïdes, même combat ! Vous me croyez pas ? Vous allez voir : derrière tout ça, il n'y a qu'une seule et même injonction, à la concurrence. La course en avant, qui devient une course au néant.
Ils sont où, dans le plan de relance ? Nulle part. La galère des intérimaires, elle est passée sous silence. Alors, on fait de notre mieux pour leur rendre des voix, des vies, des visages.
Mais bon, les deux pieds dans le réel, c'est bien, mais nous aussi ça nous désespère. Alors, il faut l'autre bout, la tête dans les idées, dans les livres, qu'on ouvre comme des fenêtres pour l'imaginaire. La Lucas et "Combine committee", vous connaissiez ?
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