durée : 00:12:06 - ## L'histoire
Florence (**Sara Forestier**) est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre...
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## Entretien avec Hélène Angel réalisatrice de "Primaire"
**Pourquoi un film sur un professeur des écoles ?**
C’est une institutrice dévouée à ses élèves, et c’est aussi une mère qui se pose des questions. Le point de départ du film, ça a été l’émotion que j’ai ressentie quand mon fils a quitté son école, en fin de Cm2... Moi je pleurais parce que c’était la fin de l’enfance, lui il était excité par la vie qui s’ouvrait devant lui !
> J’ai réalisé à quel point l’école marque nos vies, d’enfants et de parents, avec des étapes initiatiques.
Le personnage de Florence doit passer une de ces étapes. Elle a beaucoup à apprendre aux autres, mais aussi des autres... elle l’a un peu oublié. Et puis on sait tous qu’un enseignant a quelque chose d’héroïque aujourd’hui. On lui demande de tout transmettre : savoir, valeurs, dans des conditions de plus en plus difficiles. Si c’est un héros, alors c’est un **bon personnage pour un film**.
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**Vous avez voulu faire un portrait de femme ?**
Je ne me suis jamais dit les choses comme ça ! Bien sûr, devoir tout mener de front \- travail et vie privée \- comme le fait Florence, c’est très féminin et contemporain... Bien sûr montrer une femme qui pense son travail, qui y réfléchit mais qui a plus de mal avec les questions maternelles et amoureuses, ça m’amuse davantage que de montrer l’inverse... Mais les questionnements de Florence sur la vie, sur ce qu’elle veut transmettre, c’est juste humain.
> Homme ou femme on est tous pareils.
**Comment avez vous procédé avec les enfants ?**
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D’abord on leur a fait répéter le spectacle de fin d’année (qui clôt le film) plusieurs semaines avant le tournage, pour qu’ils apprennent à se connaître, qu’on croie à la classe, et qu’ils se désinhibent. Et puis au tournage, il y avait un dispositif de filmage à deux caméras, pour leur laisser toute liberté d’être et de jouer, et pour,paradoxalement, qu’ils finissent par oublier l’équipe technique. A force de nous voir, les enfants se sont habitués à nous : ils ne savaient plus quand on tournait. Il n’y avait rien de systématique, aucune règle fixe, dans notre dispositif : parfois, je disais « moteur » et les enfants devaient refaire les prises, comme des comédiens adultes. Parfois, nous filmions les répétitions sans qu’ils le sachent. Parfois ils improvisaient. Mais la grande majorité des dialogues vient du scénario car je tenais à ce que le film reste de la fiction.
> C’est dans ce joyeux bazar que la vie a pu être captée.
## "Primaire" sortie nationale mercredi 4 janvier 2017.