Bukka White (1909-1977)
La vie de Bukka White aura commencé comme tout Afro-américain du sud des États-Unis, dans les champs à gratter la terre. Avec pour toute culture, l'église. Pour s'en sortir : la musique du diable, le blues ! Son père, ouvrier des chemins de fer, l'initie à la guitare lorsqu'il a neuf ans. Après une rencontre avec Charley Patton (où il boit quelques lampées de whisky !) et quelque temps passé chez son oncle à Clarksdale, Bukka White part pour Saint-Louis à l'âge de 14 ans. À partir de 1920, il voyage à travers le Mississippi et les États du Delta. Sa dextérité à la guitare et au chant le rend célèbre partout où il se produit au coin des rues ou dans les bars plus ou moins mal famés !
Avant une "visite" à Parchman farm pour un meurtre non élucidé il enregistre pour Vocalion. Outre ses titres "ferroviaires", "Frisco train" et "Panama limited" où il excelle à la guitare jouée à la façon hawaïenne sur les genoux, il est accompagné vocalement par Memphis Minnie sur deux spirituals. Sans oublier "Shake 'em down", "Pinebluff Arkansas" mais surtout "Fixin to die" et "Aberdeen Mississippi blues". En effet au début des années 60, Buffy Sainte Marie et Bob Dylan reprennent le premier titre, dans la foulée deux jeunes guitaristes, Bill Barth et John Fahey écrivent à Bukka White blues singer, Aberdeen... Surprise il répond ! Au lieu d'un vieillard, ils découvrent quelqu'un qui chante et joue toujours pour ses amis et voisins. La suite ? Enregistrements Takoma, Arhoolie Biograph, tournées aux USA et dans le Vieux Continent. On va essayer d'illustrer tout ça !
Thierry