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Or


Il est rare que les personnes sans-abri soient impliquées dans le fonctionnement des services qui les accompagnent ou dans le développement des politiques sur le sans-abrisme. Souvent, leurs opinions ne sont même pas demandées.
Jusqu'en 2016, la Strada, Centre d'appui au secteur bruxellois de l'aide aux sans-abri - devenu Bruss'Help en 2019 - organisait les Espaces de Paroles, c'est-à-dire des réunions qui rassemblaient des personnes sans abri, des travailleuses sociales/ des travailleurs sociaux, et d'autres personnes intéressées. L'objectif de ces réunions, qui se tenaient régulièrement dans des centres de jour, était de donner la parole aux personnes sans-abri afin de contribuer aux politiques publiques et au fonctionnement des institutions qui les concernent.
À l'initiative de l'animateur, Jean-Louis Linchamps, les Espaces de Paroles étaient filmés et enregistrés. Le résultat est une archive impressionante: septante réunions pour un total de cent quarante heures de matériel audiovisuel.
Le Collectif Sylloge s'est intéressé à ce matériel, et l'a transformé en livre, titré Paroles Données, Paroles Perdues?, apparu en Juin 2020 aux éditions Maelstrom. Dans cette épisode, nous allons discuter des Espaces de Paroles avec Jean-Louis Linchamps, qui les a animé de 2009 à 2016, et avec deux membres du collectif Sylloge, Emanuel Lorrain et Lucie Martin.
Lien pour commander le livre: https://www.brusshelp.org/index.php/fr/espaces-de-paroles
Quelque semaine après le début de l'épidémie Covid-19, à Bruxelles, comme dans d'autres villes européennes, des structures touristiques, telles que des hôtels et des auberges de jeunesse, ont été utilisées pour héberger des personnes sans-abri.
Dans la région Bruxelloise, au début du mois de juin, plus de 800 personnes étaient hébergées dans une dizaine d'hôtels. Depuis, certains ont fermés, d'autres ont une convention jusqu'à fin aout ou fin septembre.
Dans cet épisode, nous découvrons le fonctionnement d'un de ces hôtels, l'hôtel Solidaire, coordonné par l'Îlot, qui le gère avec Diogènes et Doucheflux.
Pendant cette période arbitrée par l'épidémie de Covid-19, l'importance des centres de jour est encore plus évident qu'en temps normal. Avec la fermeture de certains centres, surtout au début de l'épidémie, ou la limitation du nombre de personnes qui peuvent y accéder, les personnes qui sont à la rue ou qui dorment dans des centres d'hébergement d'urgence, ne trouvent pas un lieu où se poser pendant le jour.
Le Clos est le centre de jour de l'Îlot, une association active en Belgique depuis 60 ans à côté des personnes sans-abri. Au Clos, les personnes sans-abri peuvent trouver un moment de répit, se nourrir, prendre une douche, laisser leur valises . Le Clos peut être aussi la porte d'entrée d'un parcours d'accompagnement social.
Dans cet épisode, nous allons mieux connaître le fonctionnement du Clos et découvrir quel impact l'épidémie de Covid-19 a eu sur ses activités. Trois personnes nous guideront: Philippe, Linda et Kasole.
Depuis le début de l'épidémie de covid-19, le secteur de l'aide aux personnes sans-abri a mis en place plusieurs dispositifs. Cela a été coordonné, entre autre, par Bruss'help, centre régional chargé de coordonner les dispositifs d'aide d'urgence et les dispositifs d'insertion, ainsi que de mener des études et des analyses sur la problématique du sans-abrisme à Bruxelles. Bruss'help, dans toute ses nouvelles fonctions, existe seulement depuis l'automne 2019, et après juste quelque mois, sa jeune équipe a dû gérer une crise inattendue. Nous en avons discuté avec cinq membre de son équipe.
Le sans-abrisme est une question de santé publique. Ceci va au-délà de la crise actuelle due à l'épidémie de covid-19. Nombre de maladies sont plus répandues et plus alarmantes pour les personnes mal-logées, en habitat insalubre ou qui n'ont pas de toit. Les sans abri présentent des fragilités de santé liées à des conditions d'existence dégradées et sont, par rapport au Covid-19, comme par rapport à toute maladie transmissible, particulièrement vulnérables. Pour les professionnels qui travaillent dans des services pour les sans abri - personnels soignants, travailleurs sociaux, travailleurs de rue, bénévoles - c'est également un enjeu de santé personnelle, tout particulièrement en période d'épidémie très contagieuse.
À Bruxelles, mais pas seulement, depuis le début de la propagation du covid-19, le secteur du sans-abrisme vit une période compliquée, où il faut trouver des solutions. Et il faut les trouver vite pour les personnes sans-abris mais aussi pour celles et ceux qui travaillent avec eux.
Dans cet épisode, des témoignages de professionnels qui travaillent avec les sans-abri à Bruxelles.
Les assuétudes constituent une problématique importante du sans-abrisme, surtout pour les personnes qui vivent à la rue. Les conditions de vie difficiles dans la rue, le fait de devoir trouver, chaque jour, de la nourriture et subvenir à d'autres besoins essentiels, d'être en mauvaise santé et constamment à l'écart de ses proches contribuent à un état de stress. Dans cette situation, l'alcool et d'autres substances psychotropes deviennent l'auto-médication la plus accessible.
Dans cet épisode nous traiterons les assuétudes parmi les sans-abris à Bruxelles et essaierons de mieux comprendre quels sont les profils des personnes sans-abri qui ont une consommation problématique de psychotropes et quelles sont les assuétudes plus communes. Nous nous interrogerons aussi sur les facteurs de vulnérabilité à la consommation et sur comment le cadre législatif a un impact sur la vie des personnes fragilisées par leurs assuétudes.
Selon le dernier dénombrement effectué par le Centre d'appui au secteur bruxellois d'aide aux sans-abri, en 2018, à Bruxelles, il y avait 4187 personnes sans abri ou mal logées. De ces 4187 personnes, 51% étaient en rue ou dans les centres d'hébergements d'urgence, 22% dans des maisons d'accueil ou des logement de transit et 25% dans un logement inadéquat - dans des squats, par exemple.
La nuit du 5 novembre 2018, 759 personnes dormant à la rue ont été dénombrées. 10 ans auparavant, en 2008, 329 avaient été dénombrées. En dix ans, le nombre de personnes dormant à la rue a donc plus que doublé. En outre, lors du dernier dénombrement, une forte augmentation du nombre de personnes présentes dans les hébergements d'urgence et de crise avait été également constatée.
Cette augmentation de personnes sans-abri a un impact sur les services de jour et les centres d'hébergement d'urgence. La pression sur ces services est souvent difficile à gérer et peut provoquer des répercussions, pas seulement sur la qualité de l'accueil mais aussi sur la sécurité des bénéficiaires et des employés.
Dans cet épisode, nous allons donc voir comment certains des services en question essaient de réguler l'accès, sachant que malheureusement il n'y a pas de place pour toutes ou tous ceux qui en ont besoin et que cela peut engendrer des tensions qui aboutissent, dans certaines situations, à une violence verbale ou physique.
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