Prostituée, fille de joie, pute… C’est le plus vieux métier du monde, parait-il. Oui, oui, dans l’expression, on parle bien de métier, de travail, d’activité rémunératrice. Pour les travailleurs et travailleuses du sexe, une chose est sûre : Sex work is work. Cette phrase apparait comme une revendication sur les réseaux-sociaux bien qu’il soit admis dans la culture populaire qu’effectivement c’est un travail. C’est la première contradiction que l’on rencontre à peine les poncifs ressassés. Et, croyez-moi, il va y en avoir. La prostitution existe, mais on ne connait aucun et aucune prostituée. Des clients existent, mais personne dans notre entourage n’en est un. De l’argent circule entre les deux protagonistes, mais personne n’en voit la couleur. Personne ? Personne, à part les impôts. Et nous voici déjà devant une deuxième contradiction. Je vous avais dit, ce n’est que le début. Le Code du travail ne régit pas la prostitution, mais le fisc, la considère comme un métier. À l’instar des boulangers, des infirmiers ou des ouvriers, les prostitués ont pensé à voix haute « faut que je déclare mes impôts » et l’ont finalement fait la veille de la fermeture de la plateforme. Pareil pour les camgirls ou camboys, pareil pour les danseuses érotiques, pareil pour les acteurs ou actrices de films X. En bref : pareil pour les travailleurs et travailleuses du sexe. Autrement dit, des personnes qui travaillent grâce au sexe. C’est dire que la catégorie TDS, travailleurs ou travailleuse du sexe, est relativement large. Ils ont tous ce point commun, et un autre : le tabou qui est autour de ces métiers. Alors, le travail du sexe est-il règlementé par la morale ? Avant tout et pour comprendre, voilà ce qu’il faut savoir…