"Les marchés des changes jouent l’Europe perdante et le dollar refuge. C’est un classique. À chaque grande crise de portée mondiale, depuis les années 1970, les États-Unis, même lorsqu’ils en étaient l’épicentre, ont toujours rebondi plus vite. Et l’Europe, par défaut de coordination, et par manque de réactivité de ses politiques publiques, s’est toujours enferrée, transformant les chocs temporaires en crise persistante.
Pourtant, à première vue, avec la crise sanitaire, et face au grand stress énergétique produit par la guerre en Ukraine, l’Europe semble avoir conjuré sa malédiction. [...]"