Ils se sont créés dans un pub irlandais de Vannes, ils sont dynamiques, beaux et fringants, voici les Sons Of O’Flaherty: Tibo (voix/guitare), Théo (voix/guitare/batterie), Maël (Mandoline/Banjo), Jeremy (Cornemuse, Harmonica, Violon, …), Tom (Batterie), Micky (Basse, chœurs)
Il faudra que je demande à la Direction de SUN de m'octroyer plus de moyens matériels 🤑 lors d'une prochaine couverture de festival car là j'ai un peu galéré avec mon enregistreur zoom et mon micro déporté avec 1 mètre de câble 😉. En plus la configuration de la zone Presse n'a pas aidé à une prise de son des plus faciles (prévoir un espace avec tables hautes pour la prochaine fois siouplait 😁) et je mesure la distance qui me sépare des confrères qui étaient là avec des installations dignes d'un studio radio.
Mais bon je vais pas me plaindre pour une première expérience "journalistique" dans l'univers d'un festival musical, on peut dire que j'ai quand même carrément kiffé l'expérience, c'était génial !!!! 🥳
Merci aux Sons de partager quelques moments parfois un peu triste mais toujours dans la très bonne humeur.
Sur scène à 22h05 leur concert sous le chapiteau Tigre était bourré à craquer (faisant même un peu d'ombre à The Murder Capital à priori quelque peu esseulés sur la scène Grenouille), et les festivaliers se sont bien défoulés en chant et danse grâce à l'énergie apportée par le groupe sur scène, quelle patate !
Ah oui, j'ai aussi compris quelques jours plus tard que Tibo (le chanteur du groupe) était aussi bassiste dans la formation "les 3 fromages" qui était passée en interview dans les studios Nantais de SUN en 2018.
Espérons que Maël se remette vite pour profiter de l'ambiance apportée par le banjo et mandoline lors des prochains concerts.
Pour avoir un dossier complet vous retrouverez ci-dessous des informations sur le groupe : interviews passées, clips, lives, liens vers leurs réseaux sociaux
Clips/Live/Vidéos :
Clip avec François Rollin :
Showcase :
Interviews :
unitedrocknations.com/groupe-sons-of-o-flaherty
lagrosseradio.com/webzine-rock/10-grosses-questions-a-sons-of-oflaherty
lesreveriespunkrock.blogspot.com/les-sons-of-oflaherty-ont-ils-bon-gout
valkyrieswebzine.com/metal-decouverte-curiosite-sons-of-oflaherty/
studio : http://www.chipolata-framboise.com
TRANSCRIPTION
Voilà, je vais commencer par vous laisser vous présenter chacun et puis un petit peu votre groupe.Théo : Alors, moi c'est Théo, je suis à la guitare électrique et je suis le 2e petit chanteur.Tibo : Salut Sun, moi c'est Tibo, je suis à la guitare électroacoustique et je suis Lead Singer.Jérémy : Alors moi, c'est Jérémy et je suis au violon, à la cornemuse, à la flute irlandaise, à l’harmonica et au cœur.Nico : C'est bien trop long, il y a trop de trucs dans c'est beaucoup trop, moi, je ne suis que à la batterie et au chœur aussi, à la caisse claire, au tac tac boom boom. Et je m'appelle Nico.Micky : Salut moi c'est Micky, Je suis à la basse et je fais quelques chœurs aussi avec les boys.
Ravi de vous rencontrer en tout cas. Je vous ai vu au showcase à Malestroit il y a 15 jours, c'était déjà très bien en version acoustique, j’ai hâte de vous découvrir ce soir en version électrique.Vous avez sorti un album en mars, le festival va-t-il vous permettre de présenter cet album principalement ?Tibo : oui, il y a une bonne partie de l'album pas tous les morceaux, mais une bonne partie de l'album qui va être joué ce soir. On met l'accent actuellement en live sur les nouveaux morceaux, forcément faut défendre le petit baby en live.
Est-ce que vous avez le trac avant de monter sur scène ?Théo : Ah oui, il faut.Micky : Là, ce soir, peut-être, ouais.Jeremy : si si, en vrai, si.Tibo : Je sais que je vais bien me préparer moi, en tout cas, je vais m'échauffer la voix, je vais m'étirer, j'ai envie de faire un truc costaud, moi.Jeremy : non mais c'est le Pont du Rock, c'est le festival, qu’on a tous fait ados, je crois.Théo : C'est nos premiers festivals donc là, on joue, ça a un truc de malade.Nico : Le trac, ça fait partie du jeu aussi.Jeremy : Tu vois, tu as toujours un moment de préparation au début où tu te dis il va falloir envoyer la sauce et tout mais après une fois que bah tu as fini le premier, tu fais tes premières notes, bah tout ça, ça part et puis en fait tu as plus qu'une chose à faire, c'est profiter et essayer d'envoyer le meilleur de toi-même, quoi.Théo : Moi après c'est quand on enchaîne les concerts, ça va en fait, peu importe les lieux. Là, c'est vrai qu’on n’a pas joué depuis un petit bout de temps, donc il y a toujours le côté stress et puis effectivement on est un peu à la maison là.Venant de Vannes/Rennes, vous êtes parmi les locaux de l'étape.
Quelles ont été les conditions d'enregistrement de vos deux albums ? Est-ce qu'elles ont été différentes ?Tibo : Est-ce qu'il y a un premier plutôt autoproduit, un 2e en studio ? Le premier s'est fait en studio, alors pas du grand studio à l'américaine, c'est le Chipolata framboise, le studio de Monsieur Fabien Le Floch alias Flockos d'Ultra Vomit [ et aussi ex-Justin(e)]. On avait pris 10 jours pour l'enregistrer, donc ce qui est assez speed quand même pour un album de 10 titres mais avec tous les instruments qu'il y a dans les dans les sons, c'est quand même du boulot. Le 2e ouais, il s'est fait progressivement en fait, il s'est fait en différentes sessions dans deux studios différents.
Est-ce que vous l'avez enregistré de la même manière que vous l'avez diffusé à savoir par saison ?Tibo : Non, il y a même il y a certains morceaux qui étaient enregistrés déjà depuis 3, 4 ans. Ouais, c'est ça, on avait prévu des choses au moment du Covid et puis bon c'est tombé à l’eau. On a toute une tournée qui nous est passé sous le nez. Donc voilà, le temps de relancer la machine derrière, on a continué à composer et à écrire ce qui manquait et puis on est avec tout ça quatre deux inédits, on est arrivé sur un album.
Est-ce que vous avez une anecdote un moment triste, drôle, émouvant peu importe hein jamais raconté que vous aimeriez partager ?Théo : pleins, on en fait une sur Maël, déjà il est pas là, déjà c'est une bonne anecdote. On partait de Suisse.Tibo : Ah non, t'es salaud !Théo : bah, elle est bien celle-là. Déjà en arrivant en Suisse, comme on a été très bien accueilli, mais trop bien accueilli, c'est-à-dire que directement ils voulaient qu'on picole quoi ! Donc Maël a vraiment bien picolé 🍷.Du coup, au bout d'une heure ou deux, on lui dit : « mais mec, on va jouer là dans 3 heures, donc si tu continues comme ça …» et il était déjà soul 🤢, il faisait des galipettes dans la neige....Et, en fait, quand on est parti le lendemain matin en camion, il nous a demandé de faire une pause au bout de 20 minutes, je pense de route.
Tibo : Même pas même pas.Théo : Ouais 10 minutes et on le voyait vomir sur le côté de la route dans la neige 🤮, il vomissait tout son vin rouge, je pense de la veille, du coup, ça faisait des couleurs vraiment sympas 🌈. Bisous Maël, je t'aime.
Est-ce qu'il y a des groupes qui vous plaisent particulièrement dans l'affiche du festival au Pont du Rock cette année ?Théo : The Libertines.Tibo : ils sont cités dans un de nos morceaux qu'on va jouer ce soir. Moi rien à voir avec le rock, mais j'aimerais bien voir le set de Hoshi.Théo : Pareil.
Vous les connaissez aussi peut-être , il y a trois autres groupes un peu un peu plus locaux, les Druids of the Gué Charrette de Campénéac, Freedom Utopia de Ploërmel et les Bloyet Brothers de Nantes. Est-ce que ce sont des artistes que vous avez déjà pu écouter ou rencontrer ?Tibo : On les a croisé très brièvement, ils sont là depuis des années et ils tiennent et ils sont toujours là, ils font des festivals de plus en plus gros et c'est comme ça que ça fonctionne, donc bravo à des groupes comme ceux-là. Que du respect.
Est-ce toujours compliqué de gérer votre vie personnelle, votre boulot, les tournées, les concerts et comment est-ce que vous arrivez à concilier l'ensemble de toutes ces tous ces aspects ?Tibo : il faut avoir des proches compréhensifs, ça c'est sûr. Là on en a un seul dans le groupe qui a des enfants, donc c'est peut-être lui qui en parlera mieux. Pour ma part j'ai des copains j'ai une copine et c'est des gens qui comprennent très bien que c'est mon rythme de vie et c'est comme ça … que c'est mon travail en fait, c'est mon boulot donc les horaires ne sont pas des plus classiques, mais c’est mon choix et j'ai la chance d'avoir des gens qui le comprennent.Nico : Moi je suis père de famille et je travaille à l'extérieur également. La musique pour ma part en tout cas, j'en fais depuis que je suis tout gamin, donc ça a toujours fait partie de ma vie. Après ma vie elle a évolué, il y a notamment, ma femme Charlotte qui me soutient énormément et qui m'aide beaucoup, c'est pas mal de concession, d'organisation et pour le coup l'organisation, ça me connait pas du tout.
Donc tu délègues ?
Nico : En fait, je délègue pas, je subis, mais j'essaie de faire en tout cas de mon mieux pour essayer de convenir à tout le monde, et j'ai de la chance d'être entouré de personnes qui comprennent ce que j'aime faire, qui me soutiennent énormément.
Je vous sais adepte de reprises, notamment de Bob Dylan, de traditionnel irlandais comme de Wild Rover qu'on a pu entendre en showcase. Quelle reprise ou cover inédite vous aimeriez essayer de faire?Théo : on a fait aussi du Ramones, on a rajouté par exemple de la cornemuse dessus, des trucs dans le genre. Il y a pas longtemps on voulait trouver une chanson un peu style RTL 2, un espèce de tube que tout le monde connaît mais la faire à notre sauce un peu folk punk et on avait eu des idées, c'était « My name is Luka » de Suzanne Vega et on a commencé à la bosser.
Est-ce que vous pouvez me citer chacun une chanson emblématique ou un album phare qui vous ont construit musicalement ou qui vous font ressentir des émotions particulières ?Théo : moi là, j'ai encore écouté The Raconteurs, je suis un gros zinzin, je crois que si je devais partir sur une île, je prendrai juste les 4 albums de Raconteurs.Tibo : Moi je pense que ce serait Love Ire & Song de Frank Turner. Vraiment, avec Springsteen, ce sont mes deux héros : le storytelling, la poésie la plus simple, la poésie que tout le monde peut comprendre qui est c'est très imagé, c'est très beau, c'est toujours des beaux messages, tout le monde s'y retrouve quelque part, je trouve ça absolument top c'est du génie.Jeremy : Ah ouais, je suis d'accord donc je ne vais pas prendre celui-là. Ce qui me vient en tête parce qu'il y en a beaucoup, c’est l'album de Them Crooked Vultures, indémodable, clairement.Nico : moi j'ai pas forcément un album en particulier, mais c'est plus des artistes qui m'ont beaucoup aidé et qui m'ont beaucoup inspiré mais alors moi je suis un vieux de la vieille parce que je suis un gros fan de Police, de Led Zeppelin et compagnie, donc c'est vraiment tous les artistes de ces genres musicaux, très très branché rock.Micky : Moi, c'est pareil, j'ai pas forcément d'album en particulier. Je suis un gros fan de Justin(e)* en fait, un groupe qui n'existe plus. Et de NOFX et aussi d'Imagine Dragons, voilà qui sont sur un autre univers.
Dans le clip Red Wine Teeth vous faites jouer François Rollin. Alors, son jeu, il se l'est approprié tout seul ou est-ce que vous avez dû faire un peu de direction d'acteur ?Théo : Bah, là où c'était une bonne chose, bon pour nous, mais peut-être moins pour lui, c'est qu'il était très triste, il venait de perdre un proche, si je me souviens bien. Et il était vraiment triste en fait, il était très sympa avec nous, il était très abordable et très cool, mais on voyait qu'il était très triste. Et du coup, il avait le truc, quoi, le boulot était mâché.Tibo : Après, ça reste quand même un mec qui a une carrière incroyable et c'est un vrai pro et même s'il avait fallu lui faire faire des trucs les plus fun du monde, je sais que ça aurait été aussi bien, quoi. C'est un tueur, on dit clap et on voit le regard changer, c'est c'était génial de bosser avec lui, c'était une belle expérience.
J'ai lu dans une interview que avant de commencer votre set, en général, vous aviez tous un gimmick enfin une quelque chose à faire. Pour la plupart c'était boire de la bière. Donc c'était assez simple en terme de préparation. Toi Tibo, tu essayais de comprendre pourquoi on écrivait Eriq Lasalle avec un ‘Q’. Est-ce que tu as compris, est-ce que tu as pu répondre à la question ?
Tibo : c'est une grosse connerie que j'avais dit une fois, Eriq La salle, c'est un acteur qui était dans Urgences, j'ai depuis accepté que ça faisait et ferait partie des grands mystères de la vie. Voilà il y en a d'autres que je ne comprendrai pas, celle-là en fera partie.
Est-ce que vous pouvez faire une petite dédicace pour les auditeurs de Sun ?Tibo : OK, en impro, on ne se concerte pas mais on dit tous les cinq la même chose.Tous : Salut et à bientôt. (NDLR : globalement ça mais en beaucoup plus fouilli !!! 😅)
Tibo : Faut vraiment qu'on bosse ça.
Est qu’on peut faire une petite photo ?Tous : Non. 😥
* Merci pour le réf à 'Justin(e)', j'ai découvert et un de leur titre sera associé à une prochaine émission sur le groupe 'Luke' 😌
Merci beaucoup of Sons of O'Flaherty pour la rencontre, ce fut un moment inoubliable ! 🤗