Le Plat de Résistance

Le Plat de Résistance

By La Clé des OndesSociety & Culture
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Le Plat de Résistance episodes

  • Silence sur les maladies gynécologiques : des maux que seules les femmes entendent
    Les différentes pathologies sont d’abord expliquées par nos deux invitées concernées, avec leurs mots, leurs propres douleurs, puis les deux expertes élargissent ensuite les définitions.
    Manon et Lola, témoignent dans un premier temps de leur rapport personnel face à la maladie. Elles nous parlent de leur rapport au milieu médical, la manière dont elles ont été tardivement diagnostiquées et prises en charge.
    Face à cette parole, le regard de spécialistes de la question : Aline de l’association Nouveaux Cycles](https://nouveauxcycles.org/) et Nadia Russell Kissoon, [artiste et patiente partenaire en santé. Elles nous racontent comment elles mènent leurs combats associatifs et artistiques qui luttent contre cette invisibilisation des maladies gynécologiques.
    On évoque également les difficultés d’accès à l’information de qualité et les difficultés de reconnaissances de ces maladies dans notre société.
    Invitées :
    - Manon, atteinte du trouble dysphorique pré-menstruel (TDPM).
    - Lola, atteinte d’endométriose.
    - Aline Mainix, co-fondatrice et co-référente du pôle santé de l’association Nouveaux Cycles
    - Nadia Russell Kissoon, artiste-commissaire d’exposition, directrice de l’Agence Creative (qui porte un programme entre art et santé sur l'endométriose et patiente partenaire en santé.
    Manon :
    "Le stade le plus avancé c’est presque un épisode dépressif où l'on finit par se couper du reste du monde une semaine avant ses règles."
    Lola :
    "Il faut toujours faire preuve d’anticipation et se dire : cette semaine je vais avoir mes règles donc je ne peux rien prévoir car cela va être trop compliqué."
    Aline :
    "Comme tout ça c'est tabou, la conséquence c’est que c’est très mal étudié. Le nombre d'études est risible comparé à ce qu'on a pu faire sur des pathologies masculines."
    Nadia :
    "Endométriose Academy est un projet un peu particulier puisqu'il va créer des alliances entre les arts, les lettres et les sciences. L'objectif est vraiment de co-produire de nouveaux récits, c'est-à-dire que les femmes construiraient des récits qui peut y avoir autre pour de la sphère gynécologique et des maladie gynécologique. Également peut-être, venir déconstruire la sociodicée qu'il peut y avoir autour de notre corps mais même la théodicée, c'est-à-dire l'emprise religieuse qui peut y avoir dessus mais aussi la mythologie et peut-être même l’histoire".
    Émission réalisée par Carla Miard, Léa Hernandez et Léa Perron.
    1 hr 2 min
  • Violences sexistes et sexuelles : un "système d'auto-protection" à l'Université Bordeaux Montaigne ?
    Un ancien vice-président accusé de viol
    Barbara Stiegler, professeure de philosophie à l’Université, accuse de viol un de ses collège, ancien vice-président et professeur de philosophie. Plusieurs étudiantes accusent également ce même professeur de divers comportements sexistes et sexuels très problématiques.
    Le collectif des étudiantes en archéologie dénonce
    En septembre 2022 déjà, un professeur en archéologie avait été suspendu pour des attitudes et propos déplacés envers des étudiantes. Des étudiantes en archéologie, qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles, se sont rassemblées et constituées en collectif (le Collectif d'étudiantes en archéologie) pour dénoncer ces faits.
    Sur ces deux affaires, étudiant.es, collectifs et les associations qui les soutiennent dénoncent une mauvaise gestion de la part de l’Université.
    Invitées :
    - Annie Carraretto, co-présidente du Planning familial de la gironde
    - Petra Bernus, membre du collectif Le Poing levé
    - Gaëlle Berton, secrétaire générale de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur
    - Christelle Hamel, chargée de recherches à l’Institut national des étudies démographiques (INED) et ancienne membre du collectif CLASCHES.
    Christelle Hamel :
    "Par ce type de comportement on porte atteinte à l’accès à la formation et au droit d’obtenir une qualification et un diplôme. Il y a à la fois une faute qui peut relever du pénal et il y a aussi une faute qui relève de l’exercice du métier d’enseignant. Et donc de ce point de vue, un acte répréhensible qui peut et qui doit être sanctionné par l’établissement en interne."
    Gaëlle Berton :
    « 6 étudiant.es sur 10 déclarent avoir été victime et/ou témoin d’au moins une violence sexiste et sexuelle ou LGBTQIA+phobe. 32% des victimes de viol ont eu peur d’aller en cours et/ou participer à la vie étudiante, et ont eu des difficultés par la suite à s’impliquer dans leurs études. Donc il y a aussi des décrochages scolaires dans cette lignée. 14% des étudiant.es ont voulu ou ont changé d’établissement. Pour plus d’une étudiante sur 3 victime de viol, l’établissement scolaire n’a proposé ni soutien psychologique ni soutien juridique. »
    Annie Carraretto :
    « C’est un ensemble de témoignages, de faits, qui sont certes graduellement différents mais qui sont vraiment partie prenante d’un système d’auto-protection interne. De personnes qui sont dans un pouvoir de domination et qui veulent absolument se défendre et étouffer l’affaire. Dans ce genre de cas, l’enjeu de la solidarité et de l’accompagnement de ces personnes est très important, parce que c’est très difficile d’y arriver toute seule. »
    Petra Bernus :
    « Aujourd’hui nous ce que l’on déplore, c’est un problème de conflit d’intérêt, un problème d’indépendance de cette cellule de signalement qui en réalité est très liée à la présidence. Cela pose un problème très important vis-à-vis des témoignages que l’on peut recueillir au travers de cette cellule. »
    1 hr 6 min

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