Un ancien vice-président accusé de viol
Barbara Stiegler, professeure de philosophie à l’Université, accuse de viol un de ses collège, ancien vice-président et professeur de philosophie. Plusieurs étudiantes accusent également ce même professeur de divers comportements sexistes et sexuels très problématiques.
Le collectif des étudiantes en archéologie dénonce
En septembre 2022 déjà, un professeur en archéologie avait été suspendu pour des attitudes et propos déplacés envers des étudiantes. Des étudiantes en archéologie, qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles, se sont rassemblées et constituées en collectif (le Collectif d'étudiantes en archéologie) pour dénoncer ces faits.
Sur ces deux affaires, étudiant.es, collectifs et les associations qui les soutiennent dénoncent une mauvaise gestion de la part de l’Université.
Invitées :
- Annie Carraretto, co-présidente du Planning familial de la gironde
- Petra Bernus, membre du collectif Le Poing levé
- Gaëlle Berton, secrétaire générale de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur
- Christelle Hamel, chargée de recherches à l’Institut national des étudies démographiques (INED) et ancienne membre du collectif CLASCHES.
Christelle Hamel :
"Par ce type de comportement on porte atteinte à l’accès à la formation et au droit d’obtenir une qualification et un diplôme. Il y a à la fois une faute qui peut relever du pénal et il y a aussi une faute qui relève de l’exercice du métier d’enseignant. Et donc de ce point de vue, un acte répréhensible qui peut et qui doit être sanctionné par l’établissement en interne."
Gaëlle Berton :
« 6 étudiant.es sur 10 déclarent avoir été victime et/ou témoin d’au moins une violence sexiste et sexuelle ou LGBTQIA+phobe. 32% des victimes de viol ont eu peur d’aller en cours et/ou participer à la vie étudiante, et ont eu des difficultés par la suite à s’impliquer dans leurs études. Donc il y a aussi des décrochages scolaires dans cette lignée. 14% des étudiant.es ont voulu ou ont changé d’établissement. Pour plus d’une étudiante sur 3 victime de viol, l’établissement scolaire n’a proposé ni soutien psychologique ni soutien juridique. »
Annie Carraretto :
« C’est un ensemble de témoignages, de faits, qui sont certes graduellement différents mais qui sont vraiment partie prenante d’un système d’auto-protection interne. De personnes qui sont dans un pouvoir de domination et qui veulent absolument se défendre et étouffer l’affaire. Dans ce genre de cas, l’enjeu de la solidarité et de l’accompagnement de ces personnes est très important, parce que c’est très difficile d’y arriver toute seule. »
Petra Bernus :
« Aujourd’hui nous ce que l’on déplore, c’est un problème de conflit d’intérêt, un problème d’indépendance de cette cellule de signalement qui en réalité est très liée à la présidence. Cela pose un problème très important vis-à-vis des témoignages que l’on peut recueillir au travers de cette cellule. »