Courtney, c’est Louis, un mec qui écrit les chansons, écoute Nirvana depuis ses onze ans, et à l’initiative des balbutiements du Flippin’ depuis le lycée. Mais c’est aussi les Wolves : TH à la basse, SIZ à la batterie, Mamat à la guitare. Si ces noms sonnent familiers, c’est qu’ils constituent une famille qui boit des bières et joue du rock dans les souterrains enfumés de Bordeaux. Pour l’ensemble du collectif/label, cette décennie a été si intense que le temps est passé trop vite, que la musique de Courtney n’a jamais pu être gravée hors des caves, sur un disque.
C’est désormais chose faite avec ce « Decade » qui vient poser le bilan essentiel d’une décennie de composition, de concerts et d’amitié. Dire que ce disque représente le collectif Flippin' Freaks est un euphémisme : non seulement par ses membres, mais surtout par l’énergie qu’il dégage. Sans même se poser la question, on retrouve tous les souffles esthétiques 90’s qui font l’âme du Flippin’.
Ceux des débuts grunge, crade et heavy de Seattle ’89 (Mudhoney, Tad), et ce souffle noise directement insufflé par les maîtres de Sonic Youth, des bouffées parcimonieusement psychédéliques à la Screaming Trees période Uncle Anesthesia. Tout ça dans un esprit garage punk digne des premiers albums du Ty Segall Band ou de Jay Reatard.
Article rédigé par Stéphane (Athénée libertaire)
Interview réalisée par Rémi Philton