Dans la première partie du chapitre 12 du Tanya, l’Admour Hazaken définit le beinoni, figure centrale de l’ouvrage. Contrairement au tsadik, il ne transforme pas ses instincts, mais il les maîtrise totalement : aucun désir négatif ne s’exprime en pensée, en parole ou en action. Ce chapitre révèle une approche réaliste et exigeante du service divin, où la perfection ne réside pas dans l’absence de lutte, mais dans la maîtrise constante de soi.