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Or


L’exécution de deux agents pénitentiaires à un péage d’Incarville lors de la fuite d’un prisonnier questionne sur l’augmentation de la violence en France liée au trafic de drogue. À ce sujet, notre invitée Marie Toussaint condamne ce « drame terrible » et exprime ses condoléances aux familles des victimes. Elle déplore l’état du narcotrafic français, qu’elle rapproche du grand banditisme. Selon elle, les narcotraficants auraient des méthodes comme celles « des cartels mexicains » qui résulteraient de l’indifférence généralisée du milieu carcéral, que ce soit des conditions de détention ou des conditions de travail du personnel pénitentiaire. Un drame qui aurait donc pu être évité si l’État s’intéressait davantage aux prisons et à la situation « explosive » décrite depuis plusieurs années par les professionnels du milieu, selon la tête de liste des Écologistes aux européennes.
Pour les ministres de l’Intérieur et de la Justice, le problème du narcotrafic commence dès les consommateurs qu’ils condamnent avec véhémence. À ceci, les Écologistes, partisans de la légalisation du cannabis, répondent qu’il faut « expérimenter », car les opérations musclées comme Place Nette, qui ne font que déplacer le trafic, « ne vont pas suffire ». Loin d’être naïfs, ils rappellent l’importance de l’autorité pour lutter contre le trafic de drogues. Marie Toussaint détaille le programme : retour de la police de proximité, lutte contre le blanchiment d’argent, besoin de services publics dans les quartiers en difficulté, pour que les jeunes aient d’autres options que de tomber dans le trafic.
Toujours au sujet de la violence qui agite le pays, un mort est à déplorer en Nouvelle-Calédonie après une deuxième nuit d’émeutes au sujet de la révision constitutionnelle de l’île votée à l’Assemblée, qui constitue pour les indépendantistes un moyen utilisé par l’Élysée pour invisibiliser encore plus le peuple autochtone kanak. Pour Marie Toussaint, la réponse réside dans le « dialogue » : « tout doit être fait pour qu’une négociation soit faite ». Elle appelle des personnes plus diplomates que Gérald Darmanin, selon elle, comme Michel Rocard, Edgar Pisani, ou encore Lionel Jospin, à prendre part aux discussions avec le peuple calédonien. Elle indique « comprendre » la colère, car la « frustration vient de loin » et que le vote passé au Palais Bourbon a eu pour effet de « craquer une allumette dans un baril de poudre ».
Le lien entre santé et écologie
La tête de liste des Écologistes aux européennes a indiqué en début de semaine vouloir faire de la santé la « nouvelle boussole des politiques publiques ». Elle rappelle le lien déjà établi entre la santé de la nature et la nôtre, et déplore les politiques d’austérité menées par le gouvernement, au mépris de l’environnement comme de la population. Selon elle, l’Europe a besoin d’un service public européen du médicament : « il faut qu’on produise en Europe ce dont l’Europe a besoin », fustige-t-elle, rappelant la situation pendant la pandémie où le continent a couru derrière le matériel et l’accès aux médicaments. D’un autre côté, elle exprime l’importance de « lutter contre la civilisation des toxiques », c’est-à-dire lutter contre les politiques qui autorisent l’utilisation à grande échelle de produits toxiques, notamment dans l’agriculture, et qui ont pour conséquence de créer une catastrophe sanitaire.
Marie Toussaint a notamment mis en lumière des rapports sur les cancers pédiatriques qui démontrent les effets cocktails de la mauvaise qualité de l’eau minérale Nestlé ou encore de l’utilisation du glyphosate sur la santé des plus jeunes. Elle insiste sur l’importance de mener les études jusqu’à leur terme : « lorsqu’il y a eu des enquêtes, elles se sont arrêtées très vite pour de basses raisons financières », explique-t-elle. Elle manifeste la préoccupation « sincère » de sa famille politique pour les cas de cancers pédiatriques et indiqu
Le festival de Cannes débute aujourd’hui, mardi 14 mai 2024. Le célèbre événement dédié au cinéma d’auteur est une nouvelle fois embourbé dans divers scandales : le manque de représentation de femmes réalisatrices et les accusations d’agression par neuf femmes à propos du producteur Alain Sarde. Une situation qui « effare » Sarah Knafo, membre du parti zemmouriste Reconquête !, invitée sur notre plateau. Elle déplore que le festival français soit « pris dans une tenaille idéologique avec, en amont, une sélection de plus en plus politisée, et, en aval, des rumeurs de scandales qui font de Cannes une cour d’assise ». Bien qu’elle indique « prendre en compte la parole des femmes », elle défend manifestement les hommes dont elle « regrette que la réputation soit salie » à cause du tribunal médiatique. Face aux passions qu’elle estime déchaînées par le « wokisme », la femme politique préfère « le progrès civilisationnel » de la justice et la dépassionnalisation des débats qu’elle induit. Quant à un #Metoo en politique, elle balaye la question : « Jamais ». En espérant, sans ironie, que Sarah Knafo ne soit pas la seule à voir le monde politique comme dénué de sexism
Emmanuel Macron a annoncé se tenir prêt à un éventuel débat avec Marine Le Pen. Un débat auquel notre invitée ne croit « absolument pas ». Selon elle, cela fait 7 ans que « la France est enfermée dans le tango entre la macronie et le Rassemblement national » et que cela n’a « jamais servi aucun français ». Elle considère que la majorité et le parti d’extrême-droite sont interdépendants et se servent de l’autre dès qu’ils en ont besoin. Elle déplore une absence de changement depuis les dix années de présence de députés du Rassemblement national au parlement européen, et indique que « la France n’a plus le luxe de se payer des victoires qui ne servent à rien ». Face à ce qu’elle considère être un immobilisme du parti de Marine Le Pen, elle enjoint les français à soutenir sa liste en juin.
Le programme de Reconquête !
Au micro de Thomas Sotto, Sarah Knafo rappelle que Reconquête ! est un parti totalement « indépendant » et « autonome ». Une distanciation du Rassemblement national pour mettre en avant ce qu’elle pense être des spécificités du programme de ce deuxième parti d’extrême-droite. Elle précise ainsi vouloir engager une « grande bataille de libération » au lendemain des élections européennes, pour « libérer les français des 4 fléaux qui les enserrent », à savoir : la libération de l’islamisation et l’immigration, la libération des nations européennes de la technocratie bruxelloise, la libération de l’économie européenne, et la libération de la propagande « woke ». Elle conclut le déroulé de son programme en manifestant sa « confiance » en la « lucidité » des français pour la choisir dans les urnes le 9 juin prochain, et en sa tête de liste Marion Maréchal.
Une différence avec le programme de Jordan Bardella qui ne saute pas aux yeux. Pourtant, elle le rappelle, le Rassemblement national et Reconquête ne font pas partie de la même famille politique. Un point de divergence pourrait se trouver au sujet de l’immigration, avec Reconquête ! qui place sa politique un cran au-dessus de son homologue d’extrême-droite en préconisant une « triple frontière » en réaction au pacte sur la migration. Ainsi, il s’agirait pour le parti d’Éric Zemmour, de défendre avec plus de force et l’utilisation de CRS la frontière française, ensuite la frontière européenne avec un blocus naval militaire, enfin les frontières des pays d’origines, dans le modèle du « no way » australien. Il faudrait, selon les candidats de Reconquête !, rappeler à ceux qui seraient tentés de migrer qu’il n’y aurait pas de raison pour eux de risquer leur vie parce que « s’ils viennent chez nous, il n’auront droit à rien, donc ça ne vaut pas la peine de venir ».
Pour la septième fois consécutive, la France va dérouler le tapis rouge aux investisseurs étrangers à l’occasion du Choose France, organisé en grande pompe à Versailles. Une rencontre au sommet où les dirigeants d'entreprise, les investisseurs et les décideurs politiques du monde entier se réunissent pour discuter des opportunités d'investissement en France. Entre discussions animées, présentations de projets et rencontres bilatérales, ce rendez-vous très attendu vise à renforcer les relations commerciales et à favoriser la croissance économique. En mettant en avant les atouts de la France en matière d'innovation, d'infrastructures et de main-d'œuvre qualifiée, Choose France est un événement clé pour stimuler les investissements et encourager la coopération internationale à l’heure où la France revoit sa copie pour redresser le trésor public. Plusieurs annonces importantes sont attendues ce lundi 13 mai 2024 notamment pour un montant de plus de 15 milliards d’euros d’investissements. Pas moins de 56 projets seront soumis à l’assemblée dont l’un des plus colossaux concerne Microsoft. Une lueur d’espoir dans un océan de dettes…
« C’est un grand succès qui est dû à une politique économique qui est la même depuis sept ans […] Ça crée de l’activité sur tout le territoire, ça nous permet d’avoir de la croissance, ça nous permet d’avoir de l’activité dans des territoires reculés » se félicite Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. À l’heure où les finances publiques sont dans le rouge, cet événement stratégique arrive à point nommé pour relancer la machine industrielle et tenir cet objectif : « redevenir une grande nation de production ». C’est une occasion historique pour la France […] de rouvrir des usines […] et de redevenir une grande nation de l’intelligence artificielle. Nous voulons accentuer cette avance » vante notre invité sur le plateau des 4 vérités. En effet, le sommet Choose France promeut une programmation tournée sur l’informatique et les nouvelles technologies. Des thématiques clés nullement choisies au hasard pour tenter de rivaliser avec les États-Unis et la Chine, maîtres en la matière, bien loin devant l’Europe. Et cette longueur d’avance ne semble pas freiner les ambitions de Bruno Le Maire, bien déterminé à rattraper les quelques wagons de retard : « Il faut qu’on privilégie l’innovation sur la régulation » affirme le ministre qui défend actuellement le projet de loi sur la simplification pour alléger la charge administrative « qui empêche nos TPE, nos PME et nos start-up de se développer rapidement ». « Débureaucratiser » la production française : tel est donc le leitmotiv du gouvernement depuis l’arrivée de Gabriel Attal à Matignon.
La France Attractive… mais endettée !
Si la France multiplie les projets d’investissement étrangers en France, le déficit commercial reste pourtant colossal et a même atteint un nouveau record à hauteur de 100 milliards d’euros. « Ça se résorbe mais c’est l’un des grands enjeux » concède Bruno Le Maire qui admet que la France a « renoncé à sa culture ouvrière », la faute à une politique économique bien ancrée dans le paysage depuis plus de 40 ans. Malgré le trou béant dans les finances publiques, la France conserve son statut de pays le plus attractif en 2023 selon le cabinet EY. Mais il reste également le plus endetté, bien au-dessus de la moyenne des Vingt-Sept. « La meilleure nouvelle qui soit tombée économiquement pour les Français depuis plusieurs mois, c’est que désormais, les salaires augmentent plus vite que l’inflation. Ceux qui travaillent vont pouvoir vivre mieux parce que l’inflation recule et le salaires continuent d’augmenter » tente de rassurer Bruno Le Maire. Pour résoudre la crise économique dans laquelle s’est enlisée la France, le gouvernement part régulièrement à la chasse aux économies, renonçant définitivement
Le 3 mai, la Belgique a inscrit dans sa constitution le bien-être animal. L’article 7bis affiche désormais ces mots : « Dans l’exercice de leurs compétences respectives, l’État fédéral, les Communautés et les Régions veillent à la protection et au bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles. » Le pays voisin de la France est le sixième, après l’Allemagne ou l’Italie, à prendre cette décision historique. Est-ce la solution pour faire évoluer la place des animaux dans notre société ? Hélène Thouy, présidente et tête de liste du Parti animaliste aux élections européennes et invitée des 4 vérités, considère en effet qu’en France, « il faudrait suivre ce chemin. »
La femme politique aborde les « mutilations » et « conditions extrêmes » dans lesquels certains animaux survivent dans les élevages intensifs. Ces élevages, par ailleurs, sont sources de pollution et de gaspillage de ressources et ils font courir « des risques sanitaires effroyables » aux concitoyens. Le but de Parti est, entre autres, de dénoncer ce modèle agricole qui « ne fonctionne pas et n’a jamais fonctionné » et de «porter une vision d’une société qui soit respectueuse de tous les individus. »
Baisser la consommation animale de 5% dans les 5 prochaines années : l’objectif du Parti animaliste
La baisse de consommation de viande est « inéluctable » selon Hélène Thouy, à la fois pour des « raisons éthiques » et pour des « problèmes de santé publique ». Le Parti vise une diminution de la consommation animale de 5% sur 5 ans. Comment ? En revenant, cite-t-elle, à « plus de rationalité ». « Pas le choix ! », martèle-t-elle. Dans un modèle agricole qui « ne permet pas de nourrir tout le monde », cette reprise en main de la consommation permettrait, de plus, de baisser le taux d’importation étrangère des protéines alimentaires servant à nourrir les animaux, actuellement de 70%.
Endettement, conditions de travail « indignes », les éleveurs se trouvent également dans une situation « désespérée » et veulent sortir de ce modèle, assure Hélène Thouy. Pour les y aider, le Parti suggère d’allouer des subventions publiques à des modèles vertueux. « Nous avons les moyens financiers, il manque seulement la volonté politique ».
Le Gouvernement annonce la création de l’étiquette « origine info » pour permettre plus de transparence et de traçabilité sur les produits alimentaires transformés. La tête de liste dénonce malheureusement un « gadget » et répète qu’il faut de nouvelles normes pour arrêter l’élevage intensif. « Il faut avoir le courage de dire que cela ne va pas ! »
En 2019, lors des dernières Européennes, le Parti animaliste avait créé la surprise en recueillant 2,16% des voix. La responsable politique juge que l’Europe est un « très bon levier pour changer de modèle agricole pour aller vers un modèle vertueux et protecteur de tous ». Cette fois, le Parti vise plus de 5% afin d’avoir des eurodéputés qui iront défendre la cause animale au parlement européen, le seul modèle « responsable, éthique, et rationnel », insiste-t-elle. Pour elle, les autres formations politiques n’ont pas pris conscience des enjeux animaux. C’est pourquoi le parti continue de faire cavalier seul.
Le 12 août 2022, dans la ville de Chautauqua, aux Etats-Unis, et alors qu’il s’apprête à monter sur scène pour donner une conférence sur l’importance de préserver la sécurité des écrivain, Salman Rushdie, le célèbre écrivain britannique, auteur entre autres des Versets Sataniques, est victime d’une attaque terroriste. Poignardé au moins 15 fois, il reçoit des coups à l’abdomen et au cou, avant que l’agresseur ne soit maîtrisé par des membres de l’assistance. Directement transporté à l’hôpital et opéré en urgence, il survit mais perd l’usage de son œil droit. Deux ans plus tard, il s’arme de sa plume et publie « Le couteau » chez Gallimard, le récit de cette tentative d’assassinat.
Actuellement à Paris pour recevoir le Prix Constantinople qui récompense les auteurs faisant le pont entre les cultures et civilisations orientales et occidentales, il indique trouver le caractère hasardeux des prix littéraires « formidable ». Au micro de Thomas Sotto, il revient sur l’importance d’écrire pour retrouver la force qu’il avait perdue suite à l’attaque, une manière pour lui de « recontrôler le récit ». Vivant depuis 33 ans sous menace de mort, depuis qu’il est objet d’une fatwa par le « Guide suprême » iranien Rouhollah Khomeini, il dit avoir « très souvent imaginé la possibilité que quelqu’un l’attaque ».
Une vie placée sous le signe de la peur
« C’est donc toi, te voilà », écrit-il dans son nouveau roman. L’écrivain britannique vivait avec la perspective d’être victime d’une tentative d’assassinat depuis la fin des années 1980, bien qu’ayant pris l’habitude de vivre avec la peur. Il précise : « Un jour, j’ai cessé d’imaginer ça, parce que cela faisait 25 ans que ma vie était normale à New-York, mais en réalité, ce chapitre n’était pas clôt ». Il voit une « exception » en le jeune homme de 24 ans qui l’a agressé, manifestement radicalisé au Liban après y avoir visité son père, et en quête d’une cible pendant plusieurs années. Les quelques mots que l’écrivain d’origine indienne daigne lui accorder : « Bonne vie en prison ». Il estime en fait lui avoir tout dit dans son livre, et qu’il suffit à son agresseur de le lire, même s’il doute qu’il le fasse.
« Cela fait des années que je vis avec la peur, c’est un sentiment que je connais bien et j’ai développé des techniques pour le mettre de côté ». La peur comme une habitude, donc, pour quelqu’un de menacé par les extrémistes, mais pas de colère. Même après son attaque, Rushdie considère ne pas avoir ressenti de colère, mais de s’être inquiété de savoir où étaient ses clés et sa carte de crédit, porté par un esprit de vie : « je n’avais pas prévu de mourir ce jour », avoue-t-il. Un besoin nécessaire d’aller de l’avant pour se remettre de l’attaque, guérir et survivre, que la colère bloquerait : « j’ai l’impression que la colère vous fait reculer ».
À propos du débat Israël-Palestine qui embrase les universités à travers le monde, bien qu’il se montre compréhensif face au besoin de s’exprimer des étudiants, l’écrivain prévient qu’il ne faut pas pour autant que la situation dégénère ni que des étudiants, notamment juifs, se sentent menacés. Il continue avec sa carrière littéraire pour lutter à sa manière contre les fondamentalistes, parce qu’il « n’aime pas l’idée qu’ils puissent gagner ». Volonté ou brin de naïveté, il conclut que « le stylo sera toujours plus fort que le couteau ».
En cette édition spéciale de Télématin, en direct de Marseille qui s’apprête à recueillir la flamme olympique pour le début de son parcours en France jusqu’à la capitale et le lancement des Jeux Olympiques le 26 juillet prochain, Thomas Sotto reçoit une marseillaise pure souche : Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté. Pleine d’émotions, de fierté et de joie, mais aussi « stressée que tout se passe bien », elle s’enorgueillit pour sa cité phocéenne qu’elle considère « toujours au rendez-vous pour les moments historiques ». Avec les quelque 6000 forces de l’ordre mobilisées par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la conseillère régionale de Provence Alpes Côte d'Azur n’exprime pas une once de peur pour le bon déroulement de l’événement et estime que « tout est fait pour que tout se passe dans les meilleures conditions de sécurité ».
D’une bonne humeur inébranlable, elle espère qu’un événement historique comme les Jeux Olympique servira à ressouder le pays. Elle insiste sur l’aspect éminemment populaire du sport, qu’elle tente de faire partager par le plus grand nombre : elle rappelle avoir « sanctuarisé 20 000 places dans les quartiers prioritaires de tout le pays » pour permettre de faire vivre les Jeux aux enfants défavorisés. Quant au risque de grève par certaines professions comme les éboueurs ou les cheminots, Sabrina Agresti-Roubache les implore d’éviter de « gâcher la fête » et de garder leurs revendications pour un autre moment, bien qu’elle rappelle son attachement au droit de grève.
Marseille au centre des attentions
La préfecture des Bouches-du-Rhône est au cœur de plusieurs plans gouvernementaux qui visent à l’amélioration de ses infrastructures et conditions de vie, à commencer par « Marseille en grand ». Lancé en septembre 2021 lors d’un discours du Président de la République au palais du Pharo, il s’agit d’un vaste projet de rénovation de la ville (écoles, transports, logement…) soutenu financièrement par l’État. Une ambition qui a fait froncer les sourcils de la Cour des comptes, qui reprochait au plan un manque de structure et de calendrier, ce à quoi notre invitée du jour a « la lourde tâche » de remédier. Réfutant l’idée que ce plan soit une « coquille vide », elle met en avant le « sauvetage » d’une centaine d’écoles délabrées qui vont être rénovées grâce aux 7 milliards d’euros débloqués pour rendre la ville plus attractive.
Autre projet phare de la majorité pour soutenir Marseille : « Place nette XXL », pour lutter contre la délinquance qui gangrène les quartiers populaires. En bonne élue Renaissance, Sabrina Agresti-Roubache salue cet effort pour « nettoyer » les quartiers populaires. Ayant elle-même grandi en HLM, celle qui projette de devenir maire de Marseille rêve qu’il n’y ait plus aucun quartier prioritaire dans sa ville. Si elle « n’a pas attendu de faire de la politique pour s’engager pour sa ville », c’est grâce à celle-ci qu’elle peut envisager les choses en grand pour « donner aux petits enfants ce qu’elle n’a pas eu », à commencer par le délogement des délinquants qui « pourrissent la vie des quartiers ». Elle rappelle, en prévision pour les européennes de juin, que face à la violence, l’insécurité et la délinquance, le vote pour l’extrême-droite est une chimère, que « rien n’est fatalité » et que « tout peut être changé ».
Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux élections européennes, va déposer la liste complète des députés de son parti qui seront dans la course le 9 juin prochain. Elle le confirme au micro de Thomas Sotto : Élisabeth Borne, l’ancienne Première ministre, en fait bien partie. L’ancienne conseillère départementale de la Mayenne, pourtant peu connue du grand public, profite de l’occasion pour faire connaître sa candidature et ses 48 propositions pour que l’Europe ne meurt pas, en assumant un protectionnisme économique pour le continent. Elle rappelle être arrivée au Parlement européen en 2019 et avoir directement mis en place des « outils » sur la question commerciale. Son objectif ? Se battre contre la concurrence, qu’elle estime « déloyale », du marché chinois, et imposer la réciprocité. Elle s’enorgueillit de la demande de la France à la Commission européenne d’ouvrir une enquête sur les pratiques commerciales de la Chine.
Attaquée sur les réseaux sociaux par Manon Aubry, de la France insoumise, sur des suspicions de compléments de revenus illégaux et de financement par des lobbys, l’élue de la majorité dément ces accusations sur le plateau des 4 vérités. Elle s’avoue « consternée », estime que « trop d’élus ont un certain problème avec la vérité ». Elle explique que les seuls revenus supplémentaires qu’elle perçoit sont ses indemnités en tant qu’élue locale, avant d’exiger que la militante de gauche retire son tweet sous risque d’être attaquée en justice.
32% d’intention de vote pour Jordan Bardella
Le Figaro a publié un sondage indiquant 32% d’intention de vote pour le Rassemblement national en juin prochain. C’est presque le double des intentions de vote pour la majorité, pour l’instant à 19%. « Je ne peux pas me résoudre à voir une extrême-droite dans les sondages » tempête notre invitée. Elle se montre « déterminée » à faire mentir ces sondages, dénonçant le manque d’honnêteté de la part des élus du Rassemblement national. Elle rappelle qu’il y a « un monde entre ce qu’ils promettent aux français et la réalité de leur vote au Parlement européen », en revenant notamment sur l'absentéisme notoire Jordan Bardella à Strasbourg et sur l’absence de vote de ses compères pour le plan de relance, le salaire minimum européen, ou encore la taxe carbone aux frontières…
Sur la question de l’immigration en France, Valérie Hayer annonce qu’il y a « trop de contournement du droit d’asile aujourd’hui » et l’importance de réguler l’immigration clandestine. Elle met en avant le pacte immigration qu’elle est la seule à avoir voté au Parlement européen, et rappelle que l’extrême-droite n’est pas une solution dans cette lutte contre l’immigration en prenant les exemples de l’Italie ou du Brexit. Enfin, elle incite les téléspectateurs à s’exprimer dans les urnes le 9 juin prochain, car « on est dans un scrutin qui est trop important » pour être évité.
Dans son nouveau livre, Messieurs, encore un effort… (Flammarion / Plon), Élisabeth Badinter interroge nos sociétés sur la chute de la démographie et aspire à une meilleure répartition des tâches entre les hommes et les femmes au sein du « foyer privé ». « Il y a un effort de justice à faire. Tant qu’il ne sera pas achevé, les femmes seront de plus en plus réticentes à faire plus d’enfants qu’elles n’en font », explique la philosophe au micro de Thomas Sotto. « Les femmes ont tout pouvoir sur la reproduction, tout pouvoir sur leur corps et personne au monde ne doit les forcer d’aucune façon », précise-t-elle.
Dans son ouvrage, Elisabeth Badinter dresse également une liste des « plaisirs et des peines » et souligne en particulier l’inégalité de la répartition des tâches, qu’elle estime « décourageante » Sans vouloir « déclarer la guerre à tous les hommes », elle pense également que la maternité ne doit pas être « uniquement un sujet pour les mères ». « On est mère mais aussi une femme. On a des intérêts personnels, professionnels, une volonté d’indépendance financière. Malheureusement, aujourd’hui, ça ne choque pas vraiment les hommes que les femmes fassent la double journée de travail, c’est considéré comme normal », explique l’intellectuelle.
Etre (on ne pas être) mère en 2024
Dans ce cadre, Elisabeth Badinter évoque notamment le système éducatif basé sur « l’éducation bienveillante où il n’est pas question ni de se fâcher, ni de punir », en particulier dans les classes aisées. « C’est insupportable pour les mères », affirme-t-elle. Elle remet également en cause les injonctions de la maternité, et ce, dès la grossesse. « C’est un peu excessif. Dès que l’on est déclaré enceinte, plus un verre de vin, plus une cigarette de temps en temps. On est esclaves de cette condition. De mon temps, dans les années 1970, tout cela n’existait pas et ça ne s’est pas si mal passé », déclare-t-elle.
Aujourd’hui, de plus en plus de femmes ne souhaitent pas avoir d’enfants. « Je souhaite mille fois que l’on ne fasse pas d’enfants plutôt que d’en faire sans pouvoir les assumer », affirme Elisabeth Badinter. Les raisons ? Un certain pessimisme sur le monde de demain, entre crises écologiques et tensions politiques. « Je ne juge pas. Un couple qui n’a pas d’enfant est le modèle le plus proche de l’égalité ». Dans un entretien accordé au Point, Elisabeth Badinter avait notamment affirmé que, selon elle, les néo féministes « n’ont pas fait progresser l’égalité ». « C’est important que l’on combatte les violences sexuelles, mais pour autant cela ne change pas le quotidien des femmes. L’immense majorité des femmes se trouvent dans des conditions quotidiennes difficiles et on ne s’en occupe pas », déplore-t-elle.
Face au déclin de natalité qui touche de nombreuses sociétés occidentales, Emmanuel Macron appelle à un réarmement démographie. « C’est à vous, les hommes, de faire un effort. De partager.(…) La charge mentale ne me fait pas rire, alors que je vois que ça fait beaucoup rire certains hommes », souligne la philosophe.
À un peu moins d’un mois des élections européennes, qui auront lieu du 6 au 9 juin 2024, la gauche s’est illustrée par ses divisions. Le candidat aux Européennes du PS Raphaël Glucksmann a notamment été contraint de quitter la manifestation du 1er mai après des jets de projectiles venus de militants de la France Insoumise. Léon Deffontaines, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes, tient à « dénoncer toutes les violences et apporter tout son soutien aux militants socialistes ». Il argue que les personnes qui sont à l’origine de ces violences ne peuvent être membres "d’aucune de nos organisation politique, et si c’était le cas, « il faudrait qu’ils en soient exclus ». En tant que candidat de 28 ans qui se présente pour la première fois à des élections, Léon Deffontaines se dit « assez effaré » par ces conflits et souhaite revenir aux thèmes qui l’intéresse : la question sociale notamment.
Plusieurs étudiants de Sciences Po, Nanterre et la Sorbonne ont organisé des blocages devant leurs universités en soutien à la cause palestinienne. Certains d’entre eux ont même engagé des grèves de la faim. Ils demandent la « condamnation claire des agissements d’Israël par Science Po », et « la fin des collaborations » avec « toutes les institutions ou entités complices de l’oppression systémique du peuple palestinien ». La position de Léon Deffontaines est de soutenir l’engagement des lycéens et appelle au mouvement d’Emmanuel Macron. « Il est temps qu’il reconnaisse l’État palestinien », clame-t-il.
Ce jeudi 2 mai, Emmanuel Macron a redit au journal The Economist qu’il n'exclut pas la possibilité d’envoi de troupes occidentales au sol en Ukraine. Pour la tête du parti communiste aux européennes, il s’agit d’une stratégie de campagne pour les européennes. « Même Zelensky a dit qu’il ne voulait pas de troupes sur le sol Ukrainien ! » Selon Léon Deffontaine, le chef d’État veut focaliser le bilan sur la question ukrainienne pour défocaliser le bilan de sa politique sociale négative.
Quelle réponse du Parti communiste à l’immigration ?
Au sujet du conflit qui oppose l’Ukraine et la Russie depuis maintenant près de deux ans, l’homme politique soutient la cause ukrainienne. Il précise qu’il juge tout de même qu’il va falloir, « à terme », sortir de l’Otan, qui est géré par les États-Unis, dont Donald Trump sera possiblement à la tête dans quelques mois. « Qui serait assez fou pour laisser Donald Trump gérer notre défense ? Nous devons retrouver une forme d’autonomie stratégique, et notamment une défense à l’échelle européenne. » Il faudra, notamment, selon le responsable politique, que la France réinvestisse dans l’armement.
Dans une lettre ouverte, la tête de liste PCF a répondu à Colombe, une électrice RN qui expliquait, en pleurs, ses difficultés et son choix de voter RN. « Je suis en colère. On a dû mal à vivre. On vote tous RN ici. On est tous en colère », disait-elle en marge du rassemblement où étaient attendus Jordan Bardella et Marine Le Pen. Léon Deffontaines se dit « frappé » par le témoignage de cette dame qui pour lui est « victime de la mondialisation », « oubliée et méprisée parfois par la classe politique, et notamment par l’Union européenne. ». Il souhaite tendre la main à cette catégorie de la population « déclassée et oubliée ».
Le RN fait aussi de l’immigration une question centrale dans les problèmes que rencontre le pays. N’est-ce-pas, en partie, ce qui fait son succès auprès de certains électeurs ? « Il n’y a pas de sujet tabou », a martelé Léon Deffontaines. Pour lui, l’immigration, est, comme le reste, un sujet dont la gauche doit aussi s’emparer afin notamment de « déconstruire les discours du RN ». Les objectifs ? accueillir « dignement » tout en rappelant que nous habitons un pays dans lequel existent, malgré tout, des frontières.
Pour l’instant, les sondages ne donnent pas le Parti communiste en tête des intentions de
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Tous les matins, le journaliste Thomas Sotto, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la…

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