Les conversations anthropocènes

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By Radio AnthropocèneScienceArts
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Les conversations anthropocènes episodes

  • Crise économique, comment resiste l'économie sociale et solidaire ?

    Entre les tensions géopolitiques, des finances nationales dans le rouge, un contexte politique et social intérieur instable prenant un virage droitier, et des collectivités territoriales sommées de se serrer la ceinture, les acteur·ice·s de l’économie sociale et solidaire se retrouvent pris·e·s en étau. Comment survivre à cette multicrise et quelles perspectives pour le secteur ?


    Pour répondre à ces questions, trois invité·e·s : Josepha Poret, directrice générale de Ronalpia, Nicolas Planchon, coprésident de la Cress (Chambre régional de l’Économie sociale et solidaire) et Émeline Baume, 1ère vice-présidente de la Métropole de Lyon à l'économie, au commerce, au numérique et à la commande publique. 

    "L'ESS s'en sort dans la mesure où elle a l'obligation de s'en sortir car elle répond à des besoins sociaux. Dès lors que ces besoins sociaux ne disparaissent pas l'ESS ne disparaît pas, quel que que soit le contexte extérieur." Nicolas Planchon

    "On a fait une étude au sein de notre communauté de Ronalpia, et 76% des structures répondantes sont déjà impactées par la crise budgétaire et 87% voit déjà des conséquences, notamment dans leur fonctionnement interne." Josepha Poret

    "À chaque génération, de nouvelles envies d'agir et de nouvelles idées sont prototypées. Il faut créer les conditions de leur accompagnement, de leur déploiement, de leur croissance." Emeline Baume

    "L'essentiel des solutions aux problématiques de notre temps sont à inventer, elles sont en émergence." Nicolas Planchon


    32 min
  • Sauver sa peau et le monde

    Partons de l’idée que le cinéma est une immense bibliothèque dans laquelle se trouve comme hébergée, encodée, une partie non négligeable des savoirs de l’humanité. Ainsi, il est tout à fait possible, grâce au cinéma, d’apprendre à survivre dans une forêt particulièrement hostile, d’apprendre à s’évader d’une prison, d’apprendre à devenir riche et célèbre, à piloter un avion, à conquérir l’homme ou la femme de sa vie, à défendre une ville contre les zombies, à voyager dans le futur ou dans le passé, etc., etc., – mais surtout, évidemment, on peut également y apprendre à sauver le monde.

    On pourrait émettre l’hypothèse que si nous aimons à ce point le cinéma, c’est parce qu’il nous offre des repères pour vivre dans un monde incertain, compliqué, plein de confusion. Il nous permet de nous orienter grâce à un répertoire extrêmement vaste de situations de vie et de modèle de caractères, de comportements et de problèmes à résoudre.

    Avec nos invité‧e‧s, nous allons nous pencher sur cette capacité du cinéma à nous proposer des récits et des solutions, en parcourant quelques grandes œuvres aussi incontournables que singulières de l’histoire du cinéma, et en croisant nos regards de spectateurs, de curieux et d’humains plus ou moins désorientés de la première moitié du XXIe siècle.

    Une conversation animée par Jindra Kratochvil, avec Alban Jamin (enseignant en littérature et cinéma), Lili-Violette Pellier et Omar Rouabah (étudiant‧e‧s à la Cinéfabrique), en direct depuis le cinéma Comoedia dans le cadre du festival À l'école de l'Anthropocène.

    "Un film représente beaucoup son auteur. Ce qu'on voit dans un film c'est la vision de celui ou celle qui l'écrit, qui nous transmet un point de vue sur le monde, sur la réalité." Lili-Violette Pellier

    "L'origine même du cinéma c'est le principe de décomposition du mouvement : faire apparaître des choses imperceptibles à l'œil nu. C'est un révélateur d'un monde invisible." Alban Jamin 

    46 min
  • Ce que l’archéologie a à dire de l’Anthropocène

    Comment l’archéologie et l’histoire ancienne nous permettent-elles de mieux cerner les enjeux actuels ? De quelles façons en parler au plus grand nombre ? Une discussion animée par Florian Fompérie, en compagnie des auteur·ice·s s et vidéastes Clothilde Chamussy et Lucas Pacotte de la chaîne Passé Sauvage, ainsi que du chargé de médiation du service archéologique de la Ville de Lyon Jillian Akharraz.

    "- Pourquoi en tant qu'archéologue parler du climat ? - Faire de l'archéologie, c'est penser à tout ce que l'humain fait, sa manière de vivre et donc son environnement. Le climat a changé, ce n'est pas pareil de vivre aujourd'hui qu'il y a 15 000 ans, donc il faut comprendre l'environnement et ses évolutions."

    "Le débat historique est intéressant sur la date du début de l'Anthropocène, mais c'est une notion avant tout politique. Nous ne sommes pas officiellement pour les géologues dans cette nouvelle ère mais peu importe, le terme est établi, il veut dire quelque chose et, surtout, il traduit une nécessité d'action. Le terme a un réel sens politique qui dépasse le débat historique."

    "L'archéologie ouvre une fenêtre sur le passé en même temps qu'elle questionne le présent. On fait toujours un va-et-vient entre des questions plus anciennes et très actuelles. On remet nos comportements en perspective."

    Ce podcast, et toutes les émissions produites au cours du festival, sont à réécouter sur le site de radio-anthropocene.fr et sur toutes les plateformes de streaming audio. Et pour les passionné·e·s d'archéologie, l'émission Micro et truelle, en partenariat avec le service archéologique de la Ville de Lyon, explore chaque mois l'histoire de la ville de Lyon à travers les âges. 

    43 min
  • Les Amazonies : les peuples qui manquent et les mondes à venir

    La limite cosmologique à laquelle la crise planétaire nous confronte conduit inéluctablement à une question épineuse mais essentielle : pouvons-nous encore imaginer d’autres mondes ? Et si c’est le cas, qui ou quoi occupe la place de ce « nous » pour lequel le monde est monde ? Telles sont les réflexions ouvertes par la philosophe Déborah Danowski et l’anthropologue Eduardo Viveiros de Castro dans leur ouvrage Y a-t-il un monde à venir ? Essai sur les peurs et les fins (Há mundo por vir ? Ensaio sobre os medos e os fins (2014)), dans lequel ils cherchent à diagnostiquer la prolifération de l’imaginaire de la « fin du monde ». Des mythologies, présentes aussi bien dans la culture mondialisée que dans la pensée académique, qui tentent de résoudre cette « séparation » entre « nous » et le monde.

    La récente exposition du Centre de Culture Contemporaine de Barcelone, Amazònias. Le futur ancestral, devient ainsi une occasion exceptionnelle de dialoguer avec ces auteur·trice·s autour d’un lieu qui, loin d’être une « forêt vierge » à exploiter ou un « poumon planétaire » à sauver, constitue un conglomérat cosmopolitique qui n’a jamais cessé d’imaginer et de réimaginer ses mondes après plusieurs fins.

    Conversation avec Danowski Déborah et Eduardo Viveiros de Castro animée par Jorge Sosa.

    40 min
  • Alimenter la ville en énergie

    Comment alimenter la ville en énergie ? Avec Blandine Melay, responsable du service Transition énergétique (Direction Environnement, écologie et énergie, Métropole de Lyon) et Virginie Chaput, doctorante en Sciences de l’information et de la communication (Université Jean Moulin Lyon 3). 

    Cette émission, 2ème édition d'un partenariat entre le département ASTRE et Radio Anthropocène, a été réalisée dans le cadre des Journées du Master Gestion des Territoires et Développement Local de l'Université Jean Moulin Lyon 3 le 24 janvier 2025 à la MILC. 

    36 min
  • Approvisionner la ville

    Quelles sont les pratiques de consommation alternatives et d’économie circulaire ? Qu'engagent-elles, notamment en termes d’échelle de territoire et de métabolisme ? Avec Samuel Hévin (Sumac, Alter Conso) et Cédric Fouilland (Université Jean-Moulin Lyon 3, professeur).

    Cette émission, 2ème édition d'un partenariat entre le département ASTRE et Radio Anthropocène, a été réalisée dans le cadre des Journées du Master Gestion des Territoires et Développement Local de l'Université Jean Moulin Lyon 3 le 24 janvier 2025 à la MILC. 

    1 hr
  • Clairvivre. Une ville de clarté, de travail et de gaité

    A l'occasion de la publication de l'ouvrage Clairvivre. Une ville de clarté, de travail et de gaité, une rencontre entre les co-auteurs Yveline Loiseur (photographe) et Jean-Philippe Pierron (philosophe), animée par Valérie Disdier (Cité Anthropocène). 

    Enregistré en public au sein de l'exposition Les formes de l’attention d'Yveline Loiseur à la Galerie Françoise Besson (Lyon), le 19 décembre 2024.

    Ne faudrait-il pas repenser notre rapport au monde à partir de notre vulnérabilité commune ? Retrouver le sens de l'action à partir du geste du soin et de la réparation ? La photographie peut-elle relever d'un tel geste ?

    "Initialement destinée à accueillir les soldats blessés du poumon pendant la Première Guerre Mondiale et leurs familles, la cité sanitaire de Clairvivre est devenue sanatorium et abrite aujourd’hui différentes structures d’aide, de formation et de vie en direction des personnes en situation de handicap. (...) Yveline Loiseur a été séduite par la beauté du site, la mémoire des lieux, ainsi que par l’attention portée au handicap; tout ce qui constitue sa démarche artistique s’y trouve réuni: la vie collective; la question du soin; l’architecture et la manière dont on l’habite; la possibilité d’une relation avec ces autres êtres vivants qui constituent ce qu’on appelle la nature, plantes, arbres, ciel et terre. " (présentation du livre sur le site des Éditions deux-cent-cinq)

    Extraits de la rencontre :

    « Les ombres portées des arbres sur les bâtiments sont une sorte de souvenir des radios des ramifications des poumons. » Yveline Loiseur
     
    « C'est peut-être ça, ce qu'on appelle l'anthropocène, c'est croire qu'on peut coordonner à l'échelle planétaire une temporalité qui fonctionne tout le temps. Celle qui fait que pendant que je dors, je vais recevoir des mails ou qu'on va continuer de vendre et d'acheter en bourse. (...) Mais cette temporalité là, c'est une temporalité hors sol - paradoxalement, ou hors temps. C'est ce qu'on appelle le temps réel, du temps de la machine ou de la méga-machine, c'est un temps sans rythme. Et d'une certaine façon, le travail, d'Yveline Loiseur, c'est une espèce d'oasis, une structure flottante. On sait pas où c'est, enfin - on sait où c'est, mais on sait pas quand c'est. (...) Parce que précisément, la question du "quand c'est ?", c'est une temporalité qui ralentit, qui réinstalle des histoires de vie qui sont aussi des histoires blessées (...).  »  Jean-Philippe Pierron

    « Le travail d'Yveline Loiseur, c'est de rappeler que la vulnérabilité, c'est quelque chose que nous avons en partage. On aimerait bien que les vulnérables, ce soient les autres. On ne veut pas l'être, on n'a pas du tout envie d'être vulnérables. Et en même temps, quand on l'oublie, on fabrique des horreurs. »  Jean-Philippe Pierron

    « Dans les usagés sociaux que nous en faisons, la vulnérabilité est une catégorie épistémologique qui sert à classer les personnes pour dire dans quel dispositif on va les mettre. (...) On fait ça pour les personnes âgées, on fait ça pour les enfants, on fait ça pour les personnes en sans emploi, on fait ça pour les personnes incarcérées... Enfin bref, la catégorie des vulnérables, c'est une catégorie qui consiste à dire "c'est quelqu'un qui n'arrive pas à se tenir dans le monde tel qu'on a fabriqué." Un monde dont on pense que pour se tenir, il faut se faire tout seul. Mais c'est une conception de l'autonomie exaltée. [Qui s'oppose à la] conception relationnelle d'autonomie qui consiste à dire "être un sujet, c'est être un sujet conscient de tous les liens qui font être. C'est ça être vulnérable, donc là vulnérabilité non pas comme un défaut, mais comme une ouverture au lien.  »  Jean-Philippe Pierron

    « Je ne photographie jamais des personnes que je ne connais pas et qui ne me connaîtraient pas, donc [il y a] une réciprocité de relation, c'est beaucoup de de temps de discussion, de conversations, de partage.  » Yveline Loiseur

     « Je travaille en argentique sur pied avec des films et donc l'appareil photo est en face de la personne et on est, on est dans un dans, dans dans une égalité. C'est quelque chose auquel je suis extrêmement attachée. (...) August Sander disait partager avec ses modèles la fabrication de l'image, c'est à dire qu'on est dans une sorte d'autoportrait assisté.  » Yveline Loiseur 

    Clairvivre. Une ville de clarté, de travail et de gaité

    Collection “À partir de l’Anthropocène”
    Coédition Éditions deux-cent-cinq et Cité Anthropocène
    Auteurs.rice: Yveline Loiseur, photographe; Jean-Philippe Pierron, philosophe; Raphaëlle Saint-Pierre, historienne de l’architecture

    Vous pouvez consulter la fiche détaillée et vous procurer l'ouvrage sur le site des Éditions deux-cent-cinq.

    56 min
  • Robustesse et adaptation, quelle culture constructive dans un monde fluctuant ?

    Conversation avec Olivier Hamant et Alexis Gante. Dans le cadre du Festi’VAD, Ville & Aménagement Durable s’associe à Radio Anthropocène pour produire une série de 3 podcasts afin de nourrir les thématiques, de faire le lien avec les formats innovants et les projets de chacune des collectivités.
    Chaque épisode donne la parole à un‧e invité‧e inspirant‧e, aux collectivités lauréates et à un membre de l’équipe de VAD. Les trois épisodes sont publiés en amont de chacun des trois temps forts du Festi’VAD.
     
    Retrouvez le 3ème épisode avec :

    • Alexis Gante, Responsable d’opération aménagement à Tournon sur Rhône.
    • Olivier Hamant, biologiste à l’institut Michel Serres, auteur de "De l'incohérence : Philosophie politique de la robustesse", Éditions Odile Jacob, en mars 2024.
    • Nicolas Emin, chargé de mission chez VAD.

    Cet épisode vient éclairer la construction démonstratrice qui s’intégrera dans le projet de requalification urbaine et environnementale du site de la friche industrielle de l’ancienne usine de textile ITDT à Tournon-sur-Rhône.

    38 min
  • Ecosystème et milieux : comment régénérer les territoires et limiter les impacts de nos activités à travers l'art ?

    Conversation avec Thierry Boutonnier, Nora Segaud Labidi. Dans le cadre du Festi’VAD, Ville & Aménagement Durable s’associe à Radio Anthropocène pour produire une série de 3 podcasts afin de nourrir les thématiques, de faire le lien avec les formats innovants et les projets de chacune des collectivités.
    Chaque épisode donne la parole à un‧e invité‧e inspirant‧e, aux collectivités lauréates et à un membre de l’équipe de VAD. Les trois épisodes sont publiés en amont de chacun des trois temps forts du Festi’VAD.
     
    Retrouvez le 2ème épisode avec :
     ➜ Nora Segaud Labidi, maire ajointe aménagement durable et de l'habitat, Ville d'Annecy (74)
     ➜ Thierry Boutonnier, artiste (projets "Biodymaniser le parking", "la chaîne des chênes", "Prenez racines"...)
     ➜ Claire Vilasi, chargée de mission chez VAD et coordinatrice du Parlement du Vivant pour le Festi’VAD
     
    Cet épisode vient éclairer le Parlement du Vivant du Quartier des 3 Fontaines qui aura lieu le 18 octobre à Annecy (programme et inscription). Un format original pour pour décaler le regard, mettre en récit un projet de territoire et créer le lieu d’un dialogue inter-espèces.  

    46 min
  • Habiter en régime de canicule

    Les Mercredis de l'Anthropocène, une heure pour débattre des grands enjeux du changement global avec nos invités. Cette semaine Valérie Disdier reçoit Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon, Alain Vargas, Architecte (Tectoniques) et Kamel Righi, architecte (EPAU, Alger).

    Yasmine Bouagga - "Lyon est une des villes en France qui est les plus concernées par le réchauffement climatique et l'intensification des vagues de forte chaleur". 

    Yasmine Bouagga - « On ne peut pas répondre au problème de la surchauffe par un déploiement non régulé de de la climatisation (…) Et donc il y a un vrai enjeu à trouver des techniques pour rafraîchir les bâtiments qui n'aggravent pas l'effet de de surchauffe (…) et qui ne créent pas une pollution thermique dans la ville »

    Kamel Righi - « Ce qu'on appelle aujourd'hui la Casbah d'Alger au singulier recèle plusieurs réalités au pluriel »
     
    Kamel Righi - « Les chercheurs disent que la ville de Lyon aura l’actuel climat d'Alger dans pas très longtemps »
     
    Kamel Righi - « Très peu d'études s'intéressent aux bâtiments qui demeurent jusqu'à présent dans un relativement bon état. C'est justement ici où se situent tous les enseignements, les apprentissages qui pourraient nous servir pour mieux gérer cet avenir en surchauffe » 

    Alain Vargas - " Il existe des moyens pragmatiques et constructifs, les plus simples possibles, visant non pas dans un premier temps à faire baisser la température de l'air directement, mais à faire baisser le ressenti de ces températures, ce qui sont 2 choses différentes. Il peut faire 45° dehors, mais sous certains effets techniques, vous pouvez avoir une température ressentie moindre. Donc ce qu'on cherchera par ces moyens passifs c'est à améliorer le confort, la sensation de confort. Par exemples les brasseurs d'air qui sont des ventilateurs placés en plafond et qu'on a vu dans les architectures dites tropicales. Qui produisent un mouvement d'air tel que lorsque cet air circule le long du corps produit un phénomène d'évapotranspiration sur le corps, ce qui abaisse la température de surface de votre corps alors que l'air lui est toujours à 45°. L'histoire de l'architecture recèle d'un certain nombre de dispositifs de ce genre qui ont historiquement la vertu d'être relativement efficaces, mais qui conjoncturellement ne correspondent pas aux différentes réglementations en vigueur."

    58 min

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Des moments d'échanges entre les invités de Radio A° pour mieux saisir les contours d'un monde en changement.