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Extrait du podcast "DÉCONFINEMENT COVID19: HORS DE QUESTION D'ENVOYER NOS ENFANTS EN CLASSE LE 11 MAI":
"Bien sûr, il s’est montré prudent en parlant de “déconfinement progressif” et des classes réduites à 15 élèves. Mais alors, il aura fallu attendre une pandémie et 20 000 morts pour qu’on se décide enfin à réduire le nombre d’élèves par classe?"
Lien direct: https://anchor.fm/yasser-louati/episodes/DCONFINEMENT-COVID19-HORS-DE-QUESTION-DENVOYER-NOS-ENFANTS-EN-CLASSE-LE-11-MAI-LesIdesLibres-ed44ku/a-a20gsqp
Lire l'article sur le site du CJL: https://www.cjl.ong/2020/04/23/podcast-retour-en-classe-le-11-mai-blanquer-joue-avec-nos-vies-les-idees-libres-de-yasser-louati/
À chaque élection ses manoeuvres clientélistes et l'impression que les partis et leurs candidats vivent dans un autre monde ou viennent d'un autre temps. Entre celui qui tape à ma porte pour me parler alors que je ne le connais pas ou celle qui m'invite à boire le thé et pense qu'en faisant des allusions sur le complot juif, je n'ai rencontré aucun candidat qui se donne la peine de prendre au sérieux les habitants de sa circonscription et qui en retour vaut la peine d'être pris au sérieux. Retour sur des années de terrain et des leçons apprises sur le tard.
Les violences policières en France n'ont cessé de révulser l'opinion publique particulièrement depuis le lancement du mouvement des gilets jaunes. Mais ce que ce mouvement a enduré, n'a été que l'application d'une poltique de répression systématique des quartiers populaires et particulièrement de la jeunesse noire et arabe ou ceux qu'on appelle "les musulmans". La publication de plusieurs vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux n'ont fait que mettre en lumière ce qui se vit hors caméra.
Alors que les badauds parisiens ne cessent de violer le confinement, la police ne s'y prend pas avec cette population de la même manière qu'elle le fait en banlieue. L'affaire Théo, de part sa brutalité et la perversité des pratiques infligées au jeune homme, remettent en question la police en tant qu'institution et comment l'État français définit son rôle.
La fabrication du phénomène Macron a fait éclater la scène politique française. Or, alors que sa gestion du pays a été problématique depuis le début (virage autoritaire avec l'instauration de l'état d'urgence permanent (loi SILT 2017), polémiques identitaires, mouvements de gilets jaunes, violences policières, affaire Richard Ferrand, démissions en cascade...), ce que nous vivons aujourdh'ui avec la crise du coronavirus n'a été que prévisible.
Pourquoi ce sujet ne peut être traité que par les musulmans eux mêmes et pourquoi l'ingérence de l'État français, en violation totale de la laïcité pose de sérieux problèmes.
Alors que le Dieu s'est plus fait connaitre pour leurs discours complotistes envers celles qu'on appell "les musulmans", une mise au point s'imposait quant à la dangerosité d'un discours qui s'est normalisé.
Les ministres de l'intérieur et de la justice français ont discrètement fait passer une mesure instaurant un fichier biométrique pour chaque français, une première depuis 1940.
La semaine dernière je vous parlais de la militarisation de la police et de son impunité augmentée, voilà qu’un nouveau chapitre s’écrit en terme de libertés publiques et d’émergence d’un état policier. Pendant que chacun prenait ses vacances de la Toussaint, notre joyeux tandem tandem Jean Jacques Urvoas et Bernard Cazeneuve ont fait passer en douce une mesure qui met en place un nouveau fichier biométrique pour toute la population. Alors, jusqu’ici on avait le fichier des délinquants et leurs délits, maintenant on va avoir un fichier des gens honnêtes et puisqu’on a rien à leur reprocher, qu’est ce qu’on va mettre dans ce fichier TES « Titres électroniques sécurisés »
L’état civil
Couleur des yeux
Taille
Adresse
Filiation des parents
Image numérisée du visage
Empreintes digitales
Signature numérisée
Adresse mail
Numéro de téléphone
Tarif du timbre payé
Et même le code de connexion internet lorsqu’on fait la demande de passeport ou de CNI en ligne. Et qui pourra utiliser ces fichiers TES? Le Ministère de l’intérieur, la police nationale, la gendarmerie, les services de renseignement, les préfectures, la direction central de la police judiciaire et donc par conséquent Interpol et le système d’information de l’espace Schengen. Quand on combine ce fichier TES avec la loi sur la surveillance passée en Juillet 2015 pour enregistrer toutes nos conversations téléphoniques ou en ligne, les sites que nous visitons, les livres que nous achetons, nos messages sur les réseaux sociaux, les films que nous regardons, les personnes que nous contactons et à quelle fréquence, l’installation de micros dans n’importe quel domicile sans passer par le juge; on ne peut plus dire que nous vivons dans un état de droit et de libertés mais sous l’autorité d’un état libre de toute contrainte. Pour info, la seule fois où la France a établi un fichier général de la population, c’était sous Vichy, en 1940.
Avec le projet de déchéance de nationalité voilà une deuxième mesure sous un gouvernement de gauche qui nous renvoie à la collaboration. Pour les naifs qui voudraient croire qu’une telle base de données serait inviolable, je rappelle qu’en 2006, une base de données similaire avait été volée au gouvernement Israélien et…et… mis en ligne, rien que ça. De leur côté, le Conseil national du numérique (CNNum) et dans une moindre mesure la Commission Nationale Informatique et Libertés ont étrillé le projet Mais comme toujours, le problème ne vient pas des hauts fonctionnaire mais de nous même. Qui ne s’est jamais dit: “je m’en fiche, je n’ai rien à cacher” Et oui personne n’a tellement rien à cacher que personne ne met de verrous à sa porte, de rideaux à sa fenêtre, de codes à ses comptes Facebook, twitter ou à sa carte de crédit. Est ce qu’on a le même comportement dans notre intimité et en public? Et si je vous dis qu’avec cette surveillance de masse, on risque de ne plus avoir d’intimité? Donc quand on combine, loi de surveillance, fichage de la population, surarmement de la police et opacité de l’état avec en plus la répression de l’état d’urgence, je me pose une question;
Mais au fait, si l’Etat nous surveille qui surveille l’Etat?
Alors que le confinement en cours suite à la crise du COVID19 a fait exploser les violences conjugales, le livre "Elles Toutes" tombe à point nommé pour mettre en lumière l'ampleur des violences conjugales et le refus de l'État de prendre la question plus au sérieux. L'auteure Hassna Aalouach, journaliste d'investigation (déjà auteure du livre "Les fruits de la hogra" sur la révolution tunisienne) a épluché plus de 152 cas de femmes tuées par leurs compagnons ou ex-compagnons, en France depuis 2019. Ce livre raconte leurs histoires et leur rend hommage. Le livre est disponible ici en auto-édition pour que les recettes soient intégralement reversées au Centre Flora Tristan qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales. Le livre se distingue par la rigueur de la méthode employée et pour être accompagné d'un site en ligne et un moteur de recherche qui recense les cas de féminicides, chose qui n'existait pas jusque là.
Dans ce deuxième extrait de l'épisode "COVID19: LEUR monde d'après ou le NÔTRE?", je reviens sur la mise à nu de toutes les idéologies néolibérales et leurs mythes, de l'incompétence aux négligences criminelles, le discours de Macron qui tente de se disculper des erreurs de son propre gouvernement, les limites du capitalisme moderne basé sur une croissance infinie en exploitant des ressources naturelles limitées, mais aussi de la gauche. Lorsque je parle de gauche, je parle autant des partis politiques que des réseaux de la gauche contestataire qui n'a pas sur faire évoluer sa grille de lecture et ses outils de lutte.
Si le monde d'avant arrive à échéance, peu importe la durée de ses soubresauts, son opposition est aussi périmée et ne mérite qu'une place dans les livres d'histoire.
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