Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Une Dépression américaine à la première personne
    C'est un documentaire qui raconte la Grande Dépression d'une manière sensible et incarnée, à partir de documents d'archives. De la crise de 1929 à la seconde Guerre Mondiale, "Une Dépression américaine", film de Sylvain Desmille diffusé sur LCP, éclaire un épisode douloureux de l'histoire américaine, et montre que personne n'a été épargné, en témoignent les photos commandées par le président Roosevelt…
    Dans les Matins Jazz de ce mercredi, on parle beaucoup de cinéma, avec cette sélection de films africains-américains proposée par le Time Magazine à l'occasion du Black History Month ou avec la bande originale que Robert Glasper a composée pour le film "The Photograph", qui vient de sortir aux Etats-Unis…
    Enfin, dans le cadre des 20 ans de TSFJAZZ, on pioche dans nos archives une chouette interview du percussionniste Ray Barretto, quelques mois avant sa disparition.
    8 min
  • 18 février 1969, In A Silent Way…
    A la sortie du studio, au 2e étage de l'immeuble de CBS, le prodige anglais de la guitare John McLaughlin, 27 ans, s'interroge : qu'est-ce que c'est que cette musique que vient de lui faire  enregistrer Miles Davis? Herbie Hancock, habitué de la méthode Miles, le rassure : c'est toujours comme ça avec Miles, mais à la fin, ça sonne toujours bien.
    Si le jeune John McLaughlin est si déconcerté, c'est entre autres pour ce que Miles lui a demandé de faire sur la compo de Joe Zawinul "In A Silent Way" : de jouer des arpèges en intro comme s'il découvrait sa guitare… Quant à Zawinul, qui vient du sextet de Cannonball Adderley, lui aussi est plutôt déconcerté et même en colère car Miles a dépouillé sa composition : quelques mois plus tôt, lorsque le trompettiste avait découvert le morecau, il lui avait promis de l'enregistrer sur son prochain album. Ce 18 février 1969, il tient sa promesse mais il demande à ses musiciens de se concentrer sur la mélodie qu'il entend sous ce qu'il appelle "les fioritures". Le résultat, le public a pu l'entendre au mois de juillet suivant, lorsque les 4 compos enregistrées sont devenues sous les doigts du producteur Teo Macero deux longues plages ayant changé la face du jazz…
    Dans les Matins Jazz, on évoque aussi l'enregistrement au même endroit 11 ans plus tôt de l'album "Lady In Satin" que Billie Holiday a enregistré avec un orchestre symphonique dirigé par Ray Ellis. Trois séances déroutantes aussi, pour un album qui était devenu l'album préféré de Lady Day…
    On fête les 39 ans du saxophoniste californien Kamasi Washington, et on s'intéresse à cette exposition qui, dans un musée d'Annapolis (Maryland), veut inciter la population locale africaine-américaine à s'inscrire sur les listes électorales.
    8 min
  • "Le but de l'existence? C'est mourir, bien sûr!" (Thelonious Monk)
    C'était un 17 février, en 1982 : le pianiste Thelonious Monk disparaissait des suites d'une attaque cérébrale à l'âge de 64 ans. Le jour de son enterrement, son amie Pannonica de Kœnigswarter a insité pour prendre sa voiture argentée, cette "Be Bop Bentley" qui avait transporté de nombreux musiciens de jazz, Monk plus que les autres. Mais ce jour-là, la Bentley n'a pas démarré…
    Dans les Matins Jazz de ce lundi, on parle aussi de la chanteuse Mamie Smith, première artiste africaine-américaine à avoir enregistré un tube, vendu dès le premier mois en 1920 à 75000 exemplaires (article de Slate)… Et on s'intéresse également au Ghana, qui fait le bilan de son "Année du retour" incitant, à l'occasion de la commémoration du départ des premiers esclaves il y a 400 ans, les afro-descendants à venir renouer avec leurs racines et tentant ainsi que gagner en indépendance économique…
    8 min
  • Cet Art Ensemble of Chicago qui s'est formé à Paris il y a 50 ans
    Ce soir, dans le cadre du festival Sons d'Hiver, on pourra entendre Roscoe Mitchell et Famoudou Don Moye, deux des membres fondateurs du groupe, jouer la "Great Black Music" de l'Art Ensemble of Chicago en souvenir des disparus Lester Bowie, Joseph Jarman et Malachi Favors. C'est l'occasion pour nous de rappeler que le groupe, qui célèbre son 50e anniversaire, a pris sa forme originale à Paris, dans le studio du label Saravah. C'était à l'été 1969, dans la foulée du festival panafricain d'Alger. 
    Dans les Matins Jazz, on évoque aussi la kora de Ballaké Sissoko, démantelée par le service des douanes aux Etats-Unis, le festival Tandem, qui associe des écrivains et des musiciens (entre autres) à Nevers, et le véganisme, de plus en plus prisé par la communauté africaine-américaine…
    11 min
  • Cet Art Ensemble of Chicago qui s'est formé à Paris il y a 50 ans
    Ce soir, dans le cadre du festival Sons d'Hiver, on pourra entendre Roscoe Mitchell et Famoudou Don Moye, deux des membres fondateurs du groupe, jouer la "Great Black Music" de l'Art Ensemble of Chicago en souvenir des disparus Lester Bowie, Joseph Jarman et Malachi Favors. C'est l'occasion pour nous de rappeler que le groupe, qui célèbre son 50e anniversaire, a pris sa forme originale à Paris, dans le studio du label Saravah. C'était à l'été 1969, dans la foulée du festival panafricain d'Alger. 
    Dans les Matins Jazz, on évoque aussi la kora de Ballaké Sissoko, démantelée par le service des douanes aux Etats-Unis, le festival Tandem, qui associe des écrivains et des musiciens (entre autres) à Nevers, et le véganisme, de plus en plus prisé par la communauté africaine-américaine…
    11 min
  • C'était la dernière légende d'Hollywood
    Ça devait bien finir par arriver : Kirk Douglas est parti à 103 ans le jour où Donald Trump a été acquitté par le sénat américain. On ne peut pas s'empêcher d'y voir un signe, quand on connaît l'engagement de celui qui a incarné Spartacus, qui a produit le très anti-militariste "Les sentiers de la gloire", qui a lutté contre le maccarthysme à Hollywood et, plus récemment, contre la politique migratoire de l'actuel président des Etats-Unis.
     
    Mais comme tous les jeudis, on parle aussi d'art dans les Matins Jazz, avec Jean-Christophe Castelain, le directeur du Journal des Arts, qui évoque pour nous le Rapport Racine sur le statut des artistes-auteurs. Et on se penche sur l'actualité de l'art, avec un gros plan sur La Fab, ce nouvel espace d'exposition inauguré par Agnès b., et sur l'exposition du photographe Jean-Philippe Charbonnier à Montpellier.
    Enfin, on se souvient du trompettiste Roger Guérin disparu il y a 10 ans, le 6 février 2010.
    11 min
  • A table avec Joce Mienniel!
    Musicien très actif menant de front de nombreux projets, le flûtiste Joce Mienniel, est un ancien cuisinier qui a gardé le goût du beau geste et des bonnes choses. Pour la 4e fois, il réunit à l'Atelier du Plateau, à Paris, pour une série de concerts gastronomiques, musiciens et cuisiniers autour des légumes et des instruments anciens. "La Grande Table", c'est jusqu'à samedi, et les 50 convives chaque soir y entendront de la viole d'amour, du théorbe ou du serpent… jazz!
    Avec le violoncelliste Vincent Segal, on évoque aussi le concert ce soir au mahJ d'un quartet réuni autour du trompettiste Etienne Charles pour un programme qui explore les "Traces" (c'est son titre) de la musique judéo-espagnole ou africaine persistant dans les Caraïbes.
    On entend, enfin, Quincy Jones nous raconter comment il est tombé dans (ou plutôt, littéralement, sur) la musique à l'âge de 11 ans. C'est notre archive de la semaine à l'occasion de la célébration, toute la saion, des 20 ans de TSFJAZZ.
    6 min
  • "En une seconde, avec le plus simple des gestes, elle a contribué à changer l'Amérique."
    C'est ainsi que le Président Obama a rendu hommage à l'activiste Rosa Parks, née le 4 février 1913. Le geste en question? Ne pas céder sa place à un passager blanc dans un bus, à Montgomery dans l'Alabama, état régi par les lois Jim Crow. C'était le 1er décembre 1955. La couturière de 42 ans avait déjà vécu un épisode semblable, lorsqu'elle avait été refoulée d'un bus en 1943. Mais cette fois-là, alors qu'elle était devenue secrétaire de la NAACP (National Association for the Advancement of Coloured People), le fait n'est pas passé inaperçu : il a conduit au boycott, organisé par Martin Luther King et suivi pendant plus d'un an, de la compagnie de bus de Montgomery. Finalement, le 13 novembre 1956 , la Cour Suprême des Etats-Unis interdit la ségrégation raciale dans les bus, faisant entrer Rosa Parks dans l'Histoire.
     
    Dans les Matins Jazz de ce mardi, on célèbre aussi la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, définie par la Convention Nationale du 4 février 1796. On fait le tour des manifestations organisées en France pour le Black History Month. Et enfin, on cherche à comprendre comment l'Oulipo a achevé On n'y échappe pas, un polar dont Boris Vian a écrit les quatre premiers chapitres en 1950 (Ed. Fayard).
    9 min
  • Joaquin Phoenix aux Bafta : "pour vraiment comprendre le racisme systémique"
    Hier soir à Londres, alors qu'il recevait le Bafta du meilleur acteur pour sa prestation dans le film "Joker", le comédien américain a fait un discours désolé et engagé : “Nous envoyons un message très clair aux personnes de couleur : vous n’êtes pas les bienvenus ici”. Précisant qu'il était bien conscient de "faire partie du problème", Joaquin Phoenix a ajouté : “Je pense que c’est à ceux qui ont créé, perpétué et profité d’un système d’oppression de le démonter. C’est à nous de le faire”. Ont suivi un tonnerre d'applaudissements et un hashtag #BaftaSoWhite, sur le modèle du #OscarSoWhite qui circule déjà, une semaine avant la prochaine cérémonie des Oscars.
    Dans les Matins Jazz de ce lundi, on découvre aussi le nouveau clip du saxophoniste anglais Shabaka Hutchings, le premier film en avant-première de la réalisatrice américaine Mélina Matsoukas et on évoque l'hommage transatlantique au batteur américain Lawrence Lo Leathers, au Duc des Lombards (Paris) et au Dizzy's Club (New York)
    9 min
  • La baronne du jazz dans des bulles!
    On connaît bien cette histoire de Pannonica de Kœnigswarter, "la baronne du jazz", l'amie des cool cats qu'elle hébergeait chez elle à New York, et surtout la complice de Thelonious Monk. Mais dans cette bande dessinée de Stéphane Tamaillon et Priscilla Horviller (Ed. Steinkis), on apprend plein de choses sur la première partie de sa vie, avant qu'elle ne s'installe au plus près de sa passion à New York. Et comme dans la vie de celle que les musiciens appelaient Nica, il y a du swing et de la malice, dans ce livre, que ses auteurs vont présenter ce week-end au 47e Festival de la BD à Angoulême.
    Dans les Matins Jazz, il y a aussi l'opéra "Porgy and Bess", qui sera diffusé en direct au cinéma depuis le Met à New York, il y a le film "Moonlight", que Netflix va mettre en ligne à partir de demain et il y a même la chanteuse Ayo qui, hier en direct dans le studio de TSFJAZZ, interprétait trois morceaux de son dernier album.
    15 min

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