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Or


A l’occasion du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses, je vous emmène au beau milieu d’une manif sonore, d’une teuf combative, d’un black bloc tonitruand, où la radicalité l’emporte et nous transporte au gré des slogans et des luttes anticapitalistes et antifachistes. Je laisse donc la part belle et dédie ce vendredi éclectronique à tous les artistes enagés et enragés dont la musique se dresse contre toutes les formes d’oppressions et d’injustices.
01. Unité Maü Maü – Un chant venu de la terre
02. Dooz Kawa – Le savoir est une arme
03. La Gale – 14%
04. Petite gueule – Partir en beauté
05. Orelsan – L’odeur de l’essence
06. Mackelmore – Hind’s hall
07. Keny Arkana – Désobéissance Civile
08. Paris Paloma – Labour
09. M.I.A. – Borders
10. Nathalie Froehlich – Alcool
11. Uèi – Ai mama
12. Brava – Gaia akbar (la zad est rurale)
13. Arval – A bas l’État policier!
14. Dj Madmike feat Herve&Nicolas – Vous êtes la CGT
15. Les vulves assassines – La retraite
16. Planète boum boum – Ça crame
17. Original uman – Pas de justice, pas de paix
18. RDH hi-fi feat Tippa irie – Don’t like police
19. True earthers – Babylon
20. K.I.Z. feat Henning May – Hurra die Welt geht unter!
21. Sara Hebe – La bronca
22. Moscow death brigade – Brother & sisterhood
23. Spiral tribe – Forward the revolution
24. La fraicheur – The movements
25. Disarstar – Siamo tutti
26. Kneecap feat Mozey – The recap
27. La phaze – Vivre libre ou mourir (Berrurier noirs remix)
28. Vandal – Mr politician
29. Majes – Macron explosion
30. Insomniak – 1312 (DryMK remix)
31. Nathalie Froelich – Tout le monde (Billx remix)
Podensac : Quand le Cinéma Réveille le Citoyen
À Podensac, la citoyenneté ne se récite plus, elle se projette. Pour cette 5e édition du Festival de la Citoyenneté, Yann Feurté, élu local au verbe précis et à la passion communicative, a choisi un angle aussi audacieux que fédérateur : le cinéma. Derrière l’apparente légèreté du septième art, il dessine un lien profond entre l’intime et le collectif, transformant une notion souvent jugée « floue » en une expérience vivante.
Yann Feurté ne se contente pas d’organiser ; il répare une distance. Celle qui sépare trop souvent le citoyen de ses institutions. En passant de quinze curieux aux prémices à près d’un millier de participants attendus, il prouve que la vie publique redevenait désirable lorsqu’elle emprunte les chemins de l’émotion. « Le cinéma est un outil de soft power », glisse-t-il, rappelant que chaque billet vendu est un acte de soutien à l’exception culturelle française. Sa voix, posée mais habitée, trahit une vigilance constante pour les « métiers de l’ombre », ces artisans que l’intelligence artificielle menace, mais que le festival remet en pleine lumière.
Le festival est une diagonale entre les générations. Il y a la solennité de la « Mayade », cet arbre planté au cœur du parc Chava pour marquer l’ancrage démocratique, et l’effervescence des ateliers de doublage où la jeunesse s’approprie l’image. Yann Feurté cultive ce mélange des genres avec une aisance rare, capable de débattre avec le même sérieux de la politique cinématographique que du dilemme éternel entre popcorn sucré ou salé. Pour lui, le débat est l’essence même de la cité : « C’est ça, la citoyenneté : faire société dans la divergence des goûts. »
Sous le ciel de Podensac, le 30 mai prochain, le cinéma ne sera pas qu’une évasion. Ce sera le miroir d’une commune qui refuse l’isolement. Yann Feurté, en architecte de cette œuvre collective, nous invite à comprendre que si la démocratie est un film, nous en sommes tous les scénaristes. Un rendez-vous gratuit, ouvert et profondément humain, où le vivre-ensemble quitte enfin les discours pour s’installer confortablement dans un transat, face au grand écran de la vie publique.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
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