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Une vocation peut-elle survivre à un visa gelé, à cinq échecs d’affilée au TOEFL et à un océan d’inconnues? Nous accueillons une invitée qui a fait de la chiropractie son cap, depuis la Haute-Savoie jusqu’à l’Iowa, en passant par des couloirs d’école où l’anglais technique semblait infranchissable. Son récit n’est pas une fable héroïque, mais la chronique méthodique d’une ténacité: reprendre la grammaire du corps, mémoriser le vocabulaire du système nerveux, apprivoiser les examens, et petit à petit, ouvrir un cabinet, se spécialiser en pédiatrie, puis trouver sa manière d’aider les patients par des ajustements précis et mesurables.
Au fil de la conversation, on met au clair la confusion fréquente entre chiropractie et ostéopathie, on compare les statuts en France et aux États-Unis, et on comprend pourquoi le terrain américain a permis à sa pratique de s’épanouir. Le parcours administratif se tisse en parallèle: sponsorship, carte verte, puis naturalisation. Ce moment de citoyenneté change la perspective: voter, participer, s’autoriser un “nous”. Entre-temps, la vie bouge. Mariage, divorce, reconstruction, trois enfants qui grandissent bilingues et tracent des voies singulières, de la paléontologie au Wyoming à la médecine en Floride. Le Midwest devient un laboratoire d’intégration, où Thanksgiving côtoie la raclette et où l’on apprend à aimer les grands lacs autant que les sommets de Haute-Savoie.
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