Les tubes ont perdu la face

Les tubes ont perdu la face

By Nostalgie BelgiqueMusic
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Les tubes ont perdu la face episodes

  • Laurent Voulzy : Belle-Île-en-Mer
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B. Chaque épisode est une véritable machine à remonter le temps, où l’on redécouvre des artistes, des chansons et des moments qui ont marqué l’histoire de la musique. C’est aussi une belle occasion de se remémorer les sensations uniques des 45 tours, ces disques vinyles dont chaque face offrait un univers différent.

    Laurent Voulzy a-t-il un gros poil dans la main ? Hé, désolé, on est en droit de se poser la question. C’est vrai, on l’a découvert en 1977 avec son single Rockollection et franchement, c’était la révélation de l’année. Alors on s’attendait à un album et bien bernique, peau de balle, nada. L’année suivante, rien non plus à part un second single aussi énorme que le précédent. Deux ans d’attente pour un album, enfin, et quatre pour le suivant, bref, en 1985, à une époque où tous les artistes sortent un album et plusieurs singles par an, on n’en est toujours qu’à quelques disques pour Laurent Voulzy.

    Et le nouveau, cette année, est encore un coup de maître, une chanson inattendue sur la fascination pour Kim Wilde qui sort du flipper sur lequel il joue, mon vieux. Ah le fantasme du fan adolescent ! On a marché à fond. Et la face B, t’as entendu ? Autant vous dire qu’une chanson géniale en face B d’un énorme tube, c’est très rare. La face B, c’est souvent un titre pas retenu pour l’album, faute de place, il n’y a que vingt, vingt-cinq minutes de sillon par face. Ou alors une version instrumentale de la face A ou enfin, une chanson qui traînait sur l’album précédent. Mais là, non. C’est du costaud, en plus, car le texte, signé Alain Souchon, est à double sens, d’autant plus facile à cacher qu’il est en style télégraphique, une suite de noms et de mots. Vous avez l'interprétation première, véritable série de cartes postales idylliques qui vous emmènent loin dans des endroits où vous ne mettrez sans doute jamais les pieds. Et puis, le terrible constat de l’éternel racisme ordinaire, de ceux qui préfèrent les étrangers dans le cadre merveilleux du pays d’où ils ont débarqué.

    C’est peut-être ce que se dit Laurent Voulzy quand quelques mois après l’énorme tube des Nuits sans Kim Wilde, il entend cette face B tourner sur une radio. Il a eu le temps de l’oublier et il trouve que ça ferait finalement un sacré tube. Retour chez sa firme de disques. Qu’est-ce que vous en pensez si je remixe cette chanson et qu’on ressort le 45 Tours en inversant les faces ? Bon plan. Un an plus tard, il n’y a que l’ordre et la pochette qui changent et le croirez-vous, c’est le plus grand hit de la carrière de Laurent Voulzy, une petite Victoire de la Musique et surtout en 1990, la proclamation de meilleure chanson des années 80 made in France. Petite face B deviendra grande, très grande …

    Rendez-vous chaque samedi sur Nostalgie à 13h30, 15h30 et 17h30 pour un nouvel épisode. Prenez le temps de découvrir ces pépites oubliées et laissez-vous surprendre par les hasards de l’histoire musicale.



    3 min
  • Pink Floyd : Hey You (1980)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Vous connaissez sûrement des morceaux légendaires comme Billie Jean de Michael Jackson, Hey Jude des Beatles ou encore Les lacs du Connemara de Michel Sardou. Ces chansons ont marqué leur époque et figurent parmi les singles les plus vendus de l’histoire. Mais souvenez-vous du second titre qui accompagnait ces tubes en Face B, sur ces fameux 45 tours que vous avez peut-être écoutés en boucle à l’époque?

    Début 1980, on n’a jamais vendu autant de disques. En tout cas, chez nous, en Europe. Il faut dire que le monde des variétés françaises et anglaises, celui du disco, qui vient de se crasher mais qu’est-ce qu’on a acheté comme plaques ! et à présent du rock qu’on appelle New Wave n’arrête pas de se renouveler. Mais contrairement à ce que certains journalistes musicaux voudraient nous faire croire, certains groupes et artistes de l’arrière garde qui devraient avoir disparu, eux aussi, n’ont jamais vendu autant de disques. Ainsi de David Bowie, Supertramp, Queen ou Pink Floyd.

    Alors là, mes enfants, qui attendait encore les Pink Floyd ! Et surtout sur le terrain des 45 Tours … Another Brick … Pink Floyd N°1 partout dans le monde début 1980, on n’a jamais vu ça. Bon, autant dire tout de suite que ceux qui ont retourné le single ont très vite compris que le groupe n’avait pas vendu sa chemise. Ah elle était bien bizarre, cette face B ! Et le single suivant, paru au printemps, si on a adoré le clip, comme le précédent, c’est tout sauf un tube … 

     Mais l’album The Wall est à présent le phénomène de ce début de décennie, c’est bien simple, les disquaires vendent un The Wall, puis un Back in Black d’AC/DC, puis un Greatest Hits de Queen puis un The Wall … Voilà qui diminue fortement le potentiel d’acheteurs au fil que le double album franchit les barres successives de millions.

    Mais il est dit qu’on n’en a pas fini avec les 45 Tours de Pink Floyd quand à l’approche de l’été sort le troisième extrait de l’album … Si ce titre va avec les années devenir un des plus grands classiques de Pink Floyd, notamment grâce au solo de guitare de David Gilmour sur l’interminable et colossal final, on ne va pas l’entendre tout l’été à la radio, pour cette même raison, je vais dire. Et puis comme il fait plus de six minutes, il a été amputé du tiers de son timing pour tenir sur la face A. Alors retournons-le. Et là, surprise, ce n’est pas non plus un des titres bizarres dont Pink Floyd a le secret mais une sacrée chanson interprétée par les deux voix de Pink Floyd : David Gilmour et Roger Waters. Et ce n’est pas pour faire joli comme Lennon et McCartney, non c’est pour souligner le dédoublement du personnage central, Gilmour parlant en “je” et Waters en “il”. Mais ce n’est parce qu’il donne la clé pour comprendre le sens de cet album que Hey You est devenu un des grands classiques de Pink Floyd mais parce qu’il est porteur de toute la musicalité particulière et de ce son remarquable des instruments qui ont fait de ce groupe un mythe dans l’histoire de la musique. Ca, c’est de la Face B !

    Rendez-vous chaque samedi sur Nostalgie à 13h30, 15h30 et 17h30 pour un nouvel épisode. Prenez le temps de découvrir ces pépites oubliées et laissez-vous surprendre par les hasards de l’histoire musicale.

    Branchez-vous sur Nostalgie et laissez-vous emporter par "Les tubes ont perdu la face" : une célébration de ces moments où la Face B a pris sa revanche sur la Face A, pour inscrire son nom dans la légende.

    Un podcast à écouter et réécouter sans modération, sur Nostalgie.be, l'application Nostalgie Belgique et les plateformes d'écoute.
    4 min
  • Michel Sardou : C'est ma vie (1977)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Ainsi d’une très belle chanson qui s’intitule C’est ma vie et que tous ceux qui étaient en âge de traîner près d’un juke-box ou la vitrine d’un disquaire ont lu. Oui, pourquoi la firme Trema fait-elle écrire C’est ma vie aussi en caractères aussi grands que Dix ans plus tôt, ce jour de 1977, sur la pochette du nouveau 45 Tours de Michel Sardou. Un million d’exemplaires vendus plus tard, imaginez combien cette Face B a pu tourner sur des électrophones et chaînes HiFi. Car oui, l’auteur Pierre Delanoë s’est fendu d’un très beau texte qui mérite qu’on s’y attarde. Excusez-moi mais voilà une chanson d’amour taillée dans un bois qu’on n’a pas l’habitude d’utiliser dans le monde de la variété. Ah déjà, il envoie le Sardou, parce qu’il se parle à lui-même, il se dit en des termes d’un romantisme débridé qu’il a trouvé la femme de sa vie. Seconde face de Dix ans plus tôt dont vous connaissez tous les paroles, voilà qui a de quoi étonner tout le monde en cette année où Sardou a bien squatté les gros titres du monde hyper politisé des médias parisiens. Avec Le France, La vieille, J’accuse et Le temps des colonies, les polémiques n’ont pas manqué, on l’a traité de ce qu’il n’est pas, alors Michel a décidé de revenir à des chansons plus accessibles, avec lesquelles on ne lui cherchera pas des poux sur la tête.

    Alors ces nouveaux textes parlent d’amour, bien sûr, et de fête, qu’il aime particulièrement, bref de la vie des gens de ces années 70. Et pour ceux qui ne l’auraient pas compris, il le dit clairement au début de la face A ... Ça ne vous a pas marqué quand vous l’avez entendu pour la première fois ? Il le dit très clairement, le Michel, qu’il veut passer à autre chose … Et donc, si vous n’êtes pas de ceux qui ont usé les deux faces du 45 Tours ou de l’album Sardou en 1977, je vous laisse découvrir ce C’est ma vie, qui n’a rien à voir avec celle d’Adamo, un sacré tube, non pas dix ans mais deux ans plus tôt.

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    3 min
  • Madonna : Into the Groove (1985)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Il était une fois une chanson dont une firme de disques ne voulait pas. Le piment de l’histoire, c’est que l’artiste se nomme Madonna et que nous en 1984, je vous raconte car voici un nouveau single qui perdait la face pour notre plus grand plaisir, depuis des décennies. Cela fait à présent des années que la jeune Madonna a traversé toutes les galères, les cours de danses les plus harassants, les pires castings, la faim et les appartements les plus pourris dans l’espoir de réussir dans le show bizness. Et comme tout ne se passe jamais comme prévu, même pour les plus motivés, Madonna voulait devenir danseuse, la voilà chanteuse. Vous connaissez sûrement l’histoire de la danseuse new yorkaise repérée pour accompagner Patrick Hernandez en Europe sur les plateaux télés et à qui on dit “non, tu as trop de talent, on va faire de toi une chanteuse”. Quatre ans plus tard, retour à New York, l’idée a fait son chemin, Madonna a sorti un premier album qui lui a valu un joli succès et alors qu’elle termine l’enregistrement de son second album Like A Virgin, elle commence à tourner son premier film, un truc qui lui est tombé dessus et qui doit s’appeler recherche Susan Désespérément. Pour une scène de danse, Madonna a alors l’idée d’utiliser une de ses chansons, qu’elle a écrite pour un beau mec qui vivait dans son voisinage et avec qui elle a fini par sortir. Pourquoi ne l’a-t-elle pas enregistrée sur Like a Virgin ? Parce qu’elle l’avait donnée entre guillemets à un ami producteur pour une de ses protégées.

    Mais voilà, pas prévue au programme, la chanson n’est pas reprise sur le disque de la BO ni sur l’album. Elle arrive trop tard, pas produite par Nile Rodgers. Alors que faire ? La sortir en single ? Mais voilà, le succès colossal de Like A Virgin change la donne, il faut pousser les chansons de l’album, on n’a pas de créneau pour la caser. Et alors que le film vient de sortir, Into The Groove paraît en face B de Angel, le troisième de single de Like A Virgin. En ce printemps 1985, la conjonction film et album à succès produit une véritable déflagration : on scanne tout ce qui concerne Madonna, y compris la Face B du nouveau single et là, pas de doute, dites, les gars, c’est un tube.

    Tu parles d’un tube, la chanson dont personne n’a voulu, devient carrément le premier N°1 de Madonna et aussi la chanson la plus vendue de sa carrière. Alors imaginez la colère du fameux producteur qui est passé à côté de la montre en or. Quoi ? Il m’en veut de n’avoir même pas eu le tact de l’avertir que je la reprenais ? Ecoutez, entre ma réussite et le fait qu’il me prenne pour une garce, j’ai fait mon choix. Oui je sais qu’elle ne l’a pas dit exactement comme ça, mais on est à une heure de grande écoute et en parlant d’écoute, on se le fait ce Into the grove ?

    Rendez-vous chaque samedi sur Nostalgie à 13h30, 15h30 et 17h30 pour un nouvel épisode. Prenez le temps de découvrir ces pépites oubliées et laissez-vous surprendre par les hasards de l’histoire musicale. Branchez-vous sur Nostalgie et laissez-vous emporter par "Les tubes ont perdu la face" : une célébration de ces moments où la Face B a pris sa revanche sur la Face A, pour inscrire son nom dans la légende. Un podcast à écouter et réécouter sans modération, sur Nostalgie.be, l'application Nostalgie Belgique et les plateformes d'écoute.
    4 min
  • Michel Polnareff : Tout tout pour ma chérie (1969)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Chaque épisode est une véritable machine à remonter le temps, où l’on redécouvre des artistes, des chansons et des moments qui ont marqué l’histoire de la musique. C’est aussi une belle occasion de se remémorer les sensations uniques des 45 tours, ces disques vinyles dont chaque face offrait un univers différent.

    Que vous soyez un passionné de musique, un collectionneur de vinyles ou simplement un nostalgique des belles années de la musique, Les tubes ont perdu la face est le rendez-vous à ne pas manquer. Brice Depasse, avec son expertise et sa passion communicative, saura vous transporter dans cet univers fascinant où chaque Face B cache un trésor.

    Et donc, en 1969, après trois ans de succès où il nous a livrés neuf EP dont 14 chansons vont devenir des classiques, sort pour la première fois un deux titres, un vrai single, avec en Face A, une chanson qui est toujours dans toutes les têtes. Déjà on s’étonnera par rapport à tous ses camarades yéyés, chanteurs français, que son répertoire de l’époque soit toujours aussi actuel. Les temps ont beau avoir changé, la musique de Polnareff semble hors de ces temps, il est vrai qu’on a entendu peu d’artistes de conservatoire, et de génie, faire du rock en français. Ce n’est pas la musique de tout le monde… (Tous les bateaux, Tous les oiseaux, …)

    Sur la pochette en noir et blanc, c’est un Polnareff de profil qu’on devine sur scène tenant un micro sur pied, découpé par la lumière d’un projecteur et vêtu de noir, sur un fond noir que ne tranche même pas sa chevelure encore brune. Mais les lunettes sont déjà noires, avec des montures … noires. La chanson est musicalement mélancolique, même si c’est une déclaration d’amour, magistrale et orchestrale, c’est ainsi qu’on aime cet artiste pop pas comme les autres, qui n’a de français que la langue. Mais à l’heure où les juke-boxes comptent autant que la radio pour le succès d’une chanson, la face B de son nouveau single comporte une arme secrète, un titre au rythme enlevé et léger, dopé à la pop britannique. Et c’est vrai que ce rythme façon Swinging London, il ne nous a plus fait le coup depuis son premier tube, sa première poupée qui fait non, comme celle des Stones qui n’est jamais satisfaite. Mais cette fois, il s’agit d’une chanson d’amour avec ses chœurs façon Beach Boys, la voix de Michel Polnareff au carré, au cube, montant dans les aigus, là où on ne pourrait rencontrer aucun Johnny ni Cloclo. Polnareff est seul au firmament des partitions et va le rester, la face B de son single va envahir les ondes radios en longues ondes. Le disque vaut un nouveau tube de l’été à Michel Polnareff alors qu’il part en vacances au Maroc dans sa Ford Mustang décapotable avec sa copine. Les années 60 se terminent au son de la voix de celui qui ferait tout pour sa chérie.

    Rendez-vous chaque samedi sur Nostalgie à 13h30, 15h30 et 17h30 pour un nouvel épisode. Prenez le temps de découvrir ces pépites oubliées et laissez-vous surprendre par les hasards de l’histoire musicale.

    Branchez-vous sur Nostalgie et laissez-vous emporter par "Les tubes ont perdu la face" : une célébration de ces moments où la Face B a pris sa revanche sur la Face A, pour inscrire son nom dans la légende.

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    3 min
  • Earth Wind & Fire : Be Ever Wonderful (1978)
    Vous l’avez sans doute déjà vu sur internet ou dans une brocante sur les pochettes de singles, nos firmes de disques ont raffolé tout un temps de stickers tapageurs pour vendre leurs singles. Ce fameux N°1 USA qu’on a vu sur tant de disques, ça le faisait quand même quand on le montrait à des copains ou des copines, on était branché. Evidemment, il y avait mieux. Il y avait le pressage américain. Le fameux sticker American import. L’était-il, déjà ? Pas toujours. Mais souvent. Déjà parce que les multinationales ne dominaient pas encore les macrhés donc, des firmes européennes achetaient les chansons pour les commercialiser, souvent avec des pochettes différentes. Et qui étaient souvent, il faut en convenir, moins réussies que les originales, donc que les fameux imports américains.

    Et elles ne choisissaient pas non plus les mêmes faces B. Ce qui est le cas du fameux single d’Earth Wind & Fire qui sort début 1978. Je ne dois pas vous faire un dessin : Bee Gees du samedi soir obligent, 1978, c’est LE moment où le disco triomphe. Il n’y a donc pas de place pour un groupe de musique funk, aussi génial soit-il. Alors, ils ont beau être là les Earth Wind & Fire, en être déjà à leur neuvième album, c’est pas le tapis rouge garanti.Et là, ils déboulent avec un titre très différent de ce à quoi ils ont habitué leur fidèle public. Ça groove, ça chante mais avec une telle légèreté, on dirait qu’ils ont écouté les disques de Michel Polnareff. Est-ce un hasard, il a été N°1 aux Etats-Unis récemment avec un titre instrumental … disco.

    Vrai, Fantasy, c’est un morceau venu d’ailleurs, qui groove grave mais avec grâce. C’est pas le titre qu’on passe en soirée pour danser mais qu’on met dans la voiture en s’imaginant être dans les grands espaces américains. Et puis, pour ceux qui ont acheté le fameux import, une sacrée surprise. Car si on est un aficionado des séries de slow, voilà de quoi alimenter la conversation avec sa partenaire. Des violons, des cuivres, une rythmique et des voix qui s’envolent à n’en plus finir. Ah, sans oublier le petit solo de saxophone qu’on entend de plus en plus à l’approche des années 80. Ca s’appelle Be ever wonderful, et au vu des compteurs sur les sites de streaming, il a laissé beaucoup de souvenirs, ceux d’une face b qui n’a pas été perdue pour tout le monde. Alors faites comme si on était en 1978, avec nos fameuses chaînes stéréos dont on aimait solliciter les baffles, montez le son, là, maintenant, et profitez d’un de ces grands moments où les tubes ont perdu la face.

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    4 min
  • Queen : We Will Rock You (1977)
    J’ignore si c’est une chance mais c’est l’impression que cela me laisse, mon adolescence a été celle qu’on a pu voir dans des films français des années 70,  ces garçons et filles qui se retrouvent dans un café, avec ces flippers et ces juke-boxes. C’est l’époque où les pièces de cinq francs revêtaient une importance particulière, la clé pour une partie et surtout pour choisir trois titres. C’était pour les jeunes qu’on était, plus le plaisir, un peu vaniteux, de montrer aux autres les musiciens qu’on aimait, ça vous posait. Tu connais pas ? C’est le nouveau Queen. Et là, arrivait le refrain, qu’il était impossible de ne pas reprendre rapidement en chœur tant on l’avait immédiatement en tête. On l’ignorait mais le groupe en avait eu l’idée quand à la fin d’un concert en Angleterre, ils terminaient avec leur interprétation personnelle du God save the Queen, le public qui en voulait encore s’était mis à chanter l’hymne du club de Liverpool, You never stand alone. Ce serait terrible si on pouvait faire une chanson que les gars reprendraient dans les stades. Freddie s’était aussitôt mis au piano et avait composé cette chanson qu’il jugeait en son for intérieur, bien prétentieuse, mais qui allait, vous le savez, faire mouche au-delà de ses espérances et de sa propre vie.

    Et tels des Lennon-McCartney, Brian May, le guitariste chevelu, l’homme le plus instantanément reconnaissable même de loin, et dans la foule, il faut dire qu’il est très grand dans tous les sens du terme, Brian donc était revenu avec une chanson très simple. Et pour être sûr que tout le monde comprenne de quoi il s’agit, ils l’ont jouée sans instrument, en tapant du pied et des mains, répétant le rythme tribal et les chœurs à l’infini, piste après piste. Le tout se terminait par un solo de guitare de 30 secondes dont Brian a le secret, y compris le son. Ceux qui en étaient restés à Bohemian Rhapsody ont été bien étonnés par ce morceau en Face B dont il était inutile d’aller trouver le nom sur l’étiquette perdue au milieu du tableau du juke-box : on avait compris qu’elle s’appelait We will rock you ! C’est le but en même temps.

    Spécial, quand même ! Mais … ça veut dire quoi We will rock you ? Et moi en train d’essayer de faire une extraballe au flipper de répondre : Ca veut dire : on va te rocker, euh, te secouer ! Te secouer ? C’est vrai que tu côté de Binche, dans les boums le samedi soir après minuit, y avait souvent des mecs qui en secouaient d’autres mais je pense que Queen ne voulait pas parler de ça. Qui aurait cru que cette face B à la musique minimaliste allait non seulement s’installer à la fin de tous les concerts de Queen mais allait germer aux quatre coins de la planète jusque dans les pays les plus improbables, s’installant dans le temps jusqu’à devenir un air qu’on appelle traditionnel.

    4 min
  • Téléphone : Quelqu'un va venir (1986)
    Début 1986, au milieu de l’hiver, la pochette d’un 45 Tours épinglée au-dessus du juke-box, le nouveau Téléphone. Et que toutes les filles qui entrent dans le café programment … ah c’est vrai qu’il est vachement romantique, et triste aussi, elles aiment ça. Quant aux mecs, beaucoup sont déçus par la voix étrangement douce de Jean-Louis Aubert, qu’ils préfèrent entendre envoyer du bois.

    Le franc rire des quatre membres du groupe affiché sur la pochette du single ne laisse pas deviner que Corinne et Louis non plus, n’aiment pas la tournure que prend la musique de leur pote Jean-Louis. Il est vrai que depuis leur dernier album, avec des titres comme New York avec toi, on sent pointer un nouvel Aubert. Et conforté par les ventes phénoménales et les passages radios, Jean-Louis, à l’image de nombreux artistes des années 80, change la couleur musicale du Téléphone des débuts.

    Et donc, on ignore tous que le 45 Tours qui est en train de faire un malheur chez les disquaires, est la seule chose sortie du studio où devait être enregistré le nouvel album de Téléphone. L’énorme tournée qui avait suivi Un autre Monde laissait pourtant présager le meilleur pour la suite. C’est vrai, regardez-nous, les jeunes dans ce café, ou cette buvette de club sportif, à discuter, jouer au kicker, flipper ou Pac Man, on n’envisage pas les années à venir sans Téléphone. Car les six années qui viennent de passer, depuis qu’on les a découverts, le disque d’un copain, une émission de radio sur les longues ondes, un court reportage télé le week-end dans une improbable émission rock, ça compte vraiment dans la vie d’un jeune. Téléphone, c’est La bombe humaine diffusée lors des séries de slows dans les boums ou Quelque chose en toi qu’on hurle sur la piste de danse juste après avoir pogoté sur Message in the bottle de Police. Non vraiment, ce sera un autre monde sans Téléphone, même si la voix et le son vont un temps, survivre avec Aubert & Co. C’est vrai, à part Trust, au succès très éphémère, on n’a rien entendu d’autre comme rock en français qui nous enthousiasme, qui véritablement incarne notre génération punk, enfin un peu hein ? En attendant, les filles vont demander Le jour s’est levé aux DJ de toutes les boums, et à défaut de nouvel album, beaucoup retourneront le 45 Tours pour écouter la Face B du dernier Téléphone dans tous les sens du terme. Ca fait un peu penser au Chat, un titre de l’album Un autre monde … mais ce n’est pas Corinne qui chante, c’est à nouveau du Aubert qui parle d’un enfant à venir, le sien. Le texte est très beau, dans une ambiance qui évoque irrésistiblement la musique qu’on jouait à Paris au milieu des années 80. Ce Quelqu’un va venir, ça c’est de la face B ! Surtout que c’est le dernier coup de Téléphone.

    7 min
  • The Beatles : Revolution (1968)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Vous connaissez sûrement des morceaux légendaires comme Billie Jean de Michael Jackson, Hey Jude des Beatles ou encore Les lacs du Connemara de Michel Sardou. Ces chansons ont marqué leur époque et figurent parmi les singles les plus vendus de l’histoire. Mais souvenez-vous du second titre qui accompagnait ces tubes en Face B, sur ces fameux 45 tours que vous avez peut-être écoutés en boucle à l’époque?

    Saviez-vous que certaines des chansons les plus célèbres au monde ont commencé leur vie en toute discrétion sur l’autre face du disque, avant de devenir des hits planétaires? Prenez par exemple "Rock Around the Clock" de Bill Haley, devenu l’un des hymnes fondateurs du rock’n’roll, ou "Into the Groove de Madonna", un incontournable des années 80 : ces morceaux étaient à l’origine des Face B, souvent éclipsées par la Face A mais qui, parfois, finissaient par voler la vedette.

    Dans ce podcast, Brice Depasse nous raconte ces histoires incroyables qui montrent que parfois, le succès est une question de hasard, de persévérance ou même de simple intuition. À travers des anecdotes croustillantes, des faits surprenants et des extraits musicaux emblématiques, il nous plonge dans les coulisses de ces tubes inoubliables et nous rappelle à quel point la musique peut être pleine de surprises.

    Chaque épisode est une véritable machine à remonter le temps, où l’on redécouvre des artistes, des chansons et des moments qui ont marqué l’histoire de la musique. C’est aussi une belle occasion de se remémorer les sensations uniques des 45 tours, ces disques vinyles dont chaque face offrait un univers différent.

    Que vous soyez un passionné de musique, un collectionneur de vinyles ou simplement un nostalgique des belles années de la musique, Les tubes ont perdu la face est le rendez-vous à ne pas manquer. Brice Depasse, avec son expertise et sa passion communicative, saura vous transporter dans cet univers fascinant où chaque Face B cache un trésor.

    Rendez-vous chaque samedi sur Nostalgie à 13h30, 15h30 et 17h30 pour un nouvel épisode. Prenez le temps de découvrir ces pépites oubliées et laissez-vous surprendre par les hasards de l’histoire musicale.

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    7 min
  • Michael Jackson : It's The Falling in Love (1983)
    Le nouveau podcast captivant de Nostalgie, présenté par Brice Depasse, explore un aspect méconnu mais passionnant de l’histoire de la musique : les Face B.

    Vous connaissez sûrement des morceaux légendaires comme Billie Jean de Michael Jackson, Hey Jude des Beatles ou encore Les lacs du Connemara de Michel Sardou. Ces chansons ont marqué leur époque et figurent parmi les singles les plus vendus de l’histoire. Mais souvenez-vous du second titre qui accompagnait ces tubes en Face B, sur ces fameux 45 tours que vous avez peut-être écoutés en boucle à l’époque?

    Saviez-vous que certaines des chansons les plus célèbres au monde ont commencé leur vie en toute discrétion sur l’autre face du disque, avant de devenir des hits planétaires? Prenez par exemple "Rock Around the Clock" de Bill Haley, devenu l’un des hymnes fondateurs du rock’n’roll, ou "Into the Groove de Madonna", un incontournable des années 80 : ces morceaux étaient à l’origine des Face B, souvent éclipsées par la Face A mais qui, parfois, finissaient par voler la vedette.

    Dans ce podcast, Brice Depasse nous raconte ces histoires incroyables qui montrent que parfois, le succès est une question de hasard, de persévérance ou même de simple intuition. À travers des anecdotes croustillantes, des faits surprenants et des extraits musicaux emblématiques, il nous plonge dans les coulisses de ces tubes inoubliables et nous rappelle à quel point la musique peut être pleine de surprises.

    Chaque épisode est une véritable machine à remonter le temps, où l’on redécouvre des artistes, des chansons et des moments qui ont marqué l’histoire de la musique. C’est aussi une belle occasion de se remémorer les sensations uniques des 45 tours, ces disques vinyles dont chaque face offrait un univers différent.

    Que vous soyez un passionné de musique, un collectionneur de vinyles ou simplement un nostalgique des belles années de la musique, Les tubes ont perdu la face est le rendez-vous à ne pas manquer. Brice Depasse, avec son expertise et sa passion communicative, saura vous transporter dans cet univers fascinant où chaque Face B cache un trésor.

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    7 min

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