La France dépense 80 % de son budget logiciel chez des acteurs américains.
Les câbles sous-marins qui transportent nos données ? Posés à 80 % par les GAFAM.
Le constat est brutal, et Henri Verdier, ex-DSI de l'État, ne mâche pas ses mots : certaines entreprises françaises sont devenues des "chauffeurs Deliveroo" du numérique.
Elles utilisent des outils qu'elles ne possèdent plus, sur des infrastructures qu'elles ne contrôlent pas.
Pourtant, des DSI reprennent la main : migration vers Proxmox plutôt que de continuer à payer des licences VMware en inflation permanente, construction d'infrastructures IT 100 % européennes, arbitrages qui remettent l'indépendance technologique au cœur des décisions et non plus en bas de la liste des critères.
La preuve qu'un autre chemin est possible.
Et surtout que le rapport de forces a changé : le statu quo coûte aujourd'hui plus cher que le changement.
Du côté des pouvoirs publics, les signaux bougent aussi : observatoire de la souveraineté numérique, indice de résilience, migration du Health Data Hub vers Scaleway.
Mais les contradictions restent criantes : le contrat Microsoft de l'Éducation nationale court jusqu'en 2029, et les entreprises françaises continuent de sous-financer les alternatives qu'elles appellent de leurs vœux.
Entre velléités politiques, résistance au changement et premiers signaux concrets, Alain Garnier explore ce que signifie vraiment reprendre le contrôle de nos outils numériques... et pourquoi l'excuse de l'absence d'alternative ne peut plus tenir.
Bon épisode 🍿