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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
L’innovation avec Anicet Mbida, Bonjour. On connaît le contrôle parental sur Internet. Le même type de technologie arrive dans l’automobile. C’est à dire, qu’avant de prêter sa voiture, on pourra brider sa vitesse et l’empêcher d’aller à certains endroits.
Comme ça, on sera un peu plus rassuré quand un ami ou votre enfant vous emprunte votre 4x4 tout neuf. Il n’y aura qu’à ajouter quelques restrictions avec une application sur téléphone portable. C’est devenu possible parce que les voitures sont maintenant bourrées d’électronique. L’accélération, les freins, le volant, tout est désormais contrôlé par l’ordinateur de bord. Donc on peut très bien le reprogrammer pour empêcher un jeune conducteur d’aller trop vite, d’accélérer trop fort ou d’avoir une conduite dangereuse.
Et comme la plupart des voitures ont désormais un GPS, on peut aussi envoyer une alerte dès qu’elle sort d’une zone définie à l’avance, voire même, la bloquer à distance.
Il y a déjà des voitures qui utilisent ce système ?
Oui, c’est une option qui vient d’arriver chez Tesla. Il fabrique des voitures électriques haut de gamme, très chères et surtout, très rapides (0 à 100 en 3 secondes). Donc souvent, quand leurs propriétaires les laissent à un voiturier, il en profite pour s’amuser à accélérer comme un fou. Eh bien désormais, en plus du contrôle parental, il y a aussi un mode "voiturier" qui bride l’accélération à 25% et qui empêche d’ouvrir le coffre et la boite à gants.
La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas limité aux voitures haut de gamme. Les assureurs poussent, en ce moment, à la généralisation de ce système. Notamment pour garantir que les jeunes conducteurs respectent bien leur permis probatoire. Cela fonctionne alors avec un petit boîtier pas cher, que l’on installe sur la prise diagnostic située sous le volant.
Mais ça revient à avoir un mouchard dans la voiture.
Oui, mais ça permettra aussi d’avoir des assurances personnalisées. On vous fera une ristourne si vous activez le mode "pépère" et une surcote pour le mode "kéké". De toutes façons, quand les voitures seront totalement autonomes, on n’aura plus le choix : c’est l’ordinateur qui nous mettra des restrictions.
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
L’innovation, Anicet Mbida Bonjour. Ce matin, on innove en agriculture. Il n’y aura plus à choisir entre des champs de cultures et des champs de panneaux solaires. On pourra faire les deux en même temps, et au même endroit.
Oui, sur la même surface, on produit, à la fois, de l’électricité, du blé et des pommes de terre par exemple. Comment ? Il suffisait d’y penser : en installant les panneaux solaires à cinq mètres de hauteur et en continuant à planter en dessous. Il y a même assez de place pour un tracteur. Avantage : on pourra installer beaucoup plus de fermes solaires. Vous savez qu’aujourd’hui il est assez compliqué d’en créer. Car il faut trouver des terrains qui ne sont ni constructibles ni agricoles, sinon cela revient trop cher. Avec cette technique, on pourra mélanger agriculture et production d’énergie solaire. C’est ce que l’on appelle l’agrophotovoltaïque.
Comment ça marche ? Les panneau solaires sont transparents ? J’ai du mal à voir comment des plantes pourraient pousser à l’ombre, sous les panneaux solaires.
Ce sont des panneaux solaires traditionnels, donc opaques. Quant aux plantes, elles ne sont pas totalement à l’ombre. On espace les panneaux solaires de quelques mètres, ce qui va laisser passer un peu de lumière pour la photosynthèse quand le soleil tourne. Et puis on choisit des plantes qui ont le moins besoin de lumière (la pomme de terre par exemple).
Et ça marche. Le système est testé depuis un an en Allemagne par les chercheurs de l’institut Fraunhofer. Ils viennent de publier les résultats de leur dernière récolte. Évidemment, il y a une perte de rendement par rapport à un champ classique. Mais elle n’est que de 19% pour le céleri, le blé ou la pomme de terre. Ce qui reste raisonnable. D’autant que cette perte est compensée par l’argent gagné sur la revente d’électricité. Donc ça peut être rentable pour les agriculteurs.
Ils peuvent aussi réutiliser l’électricité pour leurs propres usage ?
Exactement. Si les agriculteurs peuvent produire plus facilement leur propre énergie, cela va inciter les fabricants de matériel à basculer plus rapidement vers l’électrique. Vous imaginez ? On aurait des tracteurs électriques alimentés par des panneaux solaires. Aujourd’hui l’agriculture rejette énormément de CO2. Peut-être que demain, elle deviendra neutre en carbone grâce à l’agrophotovoltaïque. Retenez bien ce nom. On va en réentendre parler.
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
La saison de ski bat son plein. Vous avez trouvé des chaussures de ski avec lesquelles on n’a plus cette fameuse démarche de scaphandrier.
Une démarche un peu ridicule parce que les chaussures sont tellement rigides que l’on est obligé de marcher sur les talons, les doigts de pieds en l’air. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais à force de marcher de cette façon, à la fin de la journée, on a les pieds en compote, ça fait un mal de chien.
Eh bien, il existe maintenant des chaussures de ski. Tout aussi rigides, qui tiennent parfaitement les chevilles. Mais capables de se transformer en après-skis. Donc on pourra enfin marcher normalement dès que l’on a enlevé ses skis. Mieux : on pourra même conduire avec.
Comment ça, elles se transforment en après-ski ?
En fait, ça fonctionne exactement comme les chaussures de snowboard. C’est-à-dire : une botte souple et fine avec laquelle on peut marcher. Et que l’on glisse dans une armature rigide une fois que l’on veut remonter sur ses skis. Avec cette armature, elles ressemblent à des chaussures de ski ordinaires : si on marche avec, on aura la même démarche ridicule. Mais si on l’ouvre en deux et que l’on sort la botte intérieure, on sera beaucoup plus confortable pour aller au restaurant d’altitude ou déambuler dans la station. Du coup, on aura moins mal aux pieds en fin de journée.
C’est une startup suisse qui les a inventées. J’aime beaucoup le nom de la société puisqu’elle s’appelle Dahu… comme l’animal qui arrive à courir sur les flancs de montagnes grâce à ses deux pates plus courtes que les autres.
Et ça coûte cher ?
C’est du haut de gamme. Donc il faut compter 600€ la paire. Mais on se consolera en se disant qu’il n’y a plus besoin d’après-skis. Finalement, ce que j’aime dans cette invention, c’est qu’elle fait enfin entrer les chaussures de ski au 21e siècle. En effet, tout a énormément évolué : les skis, les masques, les combinaisons… Mais cela fait 40 ans qu’on a les mêmes chaussures. 40 ans que l’on voit des skieurs extrêmement gracieux sur leurs skis, mais totalement ridicules quand ils les enlèvent.
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
L’innovation avec Anicet Mbida. Bonjour ! C’est l’aventure intérieure ce matin. On est arrivé à envoyer des robots microscopiques à l’intérieur du corps pour aller détruire des cellules cancéreuses.
On appelle cela des "nanobots" et c’est génial. Parce qu’aujourd’hui, pour combattre des tumeurs cancéreuses, qu’est-ce qu’on fait ? On fait des traitements par chimiothérapie ou par rayons. Ça marche, ça détruit les tumeurs. Mais ça détruit aussi des cellules parfaitement saines. C’est pourquoi il y a autant d’effets secondaires (pertes de cheveux, nausées, etc.).
Donc l’idéal serait d’arriver à cibler précisément la tumeur, sans rien toucher d’autre. C’est ce qu’a réussi à faire une équipe de chercheurs chinois et américains. Ils ont conçu un robot microscopique capable d’aller détruire, tout seul, des cellules cancéreuses aux poumons, au sein, aux ovaires et même un mélanome sur la peau.
C’est formidable. La personne a été guérie par un micro robot ?
Non, pour le moment on ne l’a fait que sur des souris, mais avec des cellules cancéreuses humaines. À chaque fois, le petit robot a réussi à éradiquer les tumeurs et uniquement les tumeurs. Donc cela donne beaucoup d’espoir pour développer une nouvelle génération de traitements contre les cancers. On pourrait fabriquer une armée de ces nanorobots, les injecter dans les veines et ils iraient tranquillement détruire toutes les cellules cancéreuses.
Comment ils fonctionnent ces nanorobots ? Ils sont télécommandés ?
Non, ils sont autonomes. Pourtant, ils n’ont rien à voir avec des robots classiques avec de l’électronique ou du métal. Ils sont conçus entièrement avec des filaments d’ADN (on peut même dire qu’ils sont tricotés en ADN). Or l’avantage d’utiliser de l’ADN, c’est qu’on peut le programmer de façon à ce qu’il se lie uniquement à un type de cellules en particulier, par exemple les cellules cancéreuses. Ensuite, il pourra les asphyxier.
Quand est-ce qu’on pourra utiliser cette technique sur l’homme ?
C’est la prochaine étape : passer aux essais cliniques. Malheureusement, c’est toujours très long, parce qu’il faut vérifier qu’il n’y a rien de toxique pour l’homme. Donc il faudra attendre encore au moins sept ou huit ans.
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Ce matin, vous arrivez une bonne nouvelle pour les photographes du dimanche. Bientôt, il sera quasiment impossible de rater une photo. Les futurs appareils les retoucheront instantanément.
Cela devient possible grâce à d’énormes progrès en matière de reconnaissance d’images. Vous avez peut-être un appareil photo qui reconnaît les visages et qui s’arrange pour qu’ils soient toujours net. Eh bien, la nouvelle génération d’appareils, elle, va reconnaître que vous prenez un coucher de soleil, des enfants qui jouent ou que vous faites un "selfie duckface" dans un bar.
Du coup, le programme va se rendre compte que vous vous y êtes pris comme un manche, par exemple, que vous êtes à contre-jour. Et il va rattraper la photo comme le comme le ferait un photographe ou un retoucheur professionnel.
Mais c’est instantané ou il faut d’abord envoyer l’image pour qu’elle soit traitée ?
Non, ça se passe directement sur l’appareil. Les téléphones portables sont devenus de vrais ordinateurs. Et aujourd’hui, il existe des programmes comme Relonch Alfred, capables de rattraper même les pires photos avec les pires éclairages.
Google et le MIT ont même mis un point un logiciel qui va carrément choisir les bons réglages à votre place et retoucher la photo avant qu’elle soit prise.
Leur programme a analysé de millions de photos, avantet après retouche par des professionnels, et avec des techniques d’intelligence artificielle, il a réussi à établir une sorte de formule pour corriger instantanément les couleurs en fonction du type d’image photographiée.
Et quand est-ce que l’on verra ces technologies dans nos appareils ?
Ça va arriver très vite. On trouve déjà certaines de ces technologies dans les derniers téléphones de Google et de Huawei. Ils détectent que l’on photographie un plat, un animal ou un coucher de soleil et ils ajustent les couleurs tout seuls, pour être sûr de ne pas rater la photo.
Cela va encore se perfectionner avec la prochaine génération. Avec ces traitements informatiques, les téléphones portables vont bientôt faire de meilleures photos que les appareils professionnels. Et il n’y aura pas besoin d’être un expert pour les utiliser.
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.
L’innovation avec vous Anicet Mbida, bonjour ! De l’innovation médicale ce matin. Avec des lentilles bioniques qui, non seulement, restaurent une vision parfaite ; mais qui, en plus, l’améliorent.
Pour vous donner une idée, on pourra voir les micro poussières qu’il y a dans les micro sillons de nos empreintes digitales. Ou même lire un livre de poche posé de l’autre côté de la pièce. Ça fait évidemment penser à Steve Austin, l’homme qui valait trois milliards. Mais cette fois, la réalité rattrape la fiction puisque les essais cliniques entrent dans une nouvelle phase. Et si tout se passe bien, ces lentilles pourraient remplacer, à la fois, les lunettes, les lentilles de contact et même la chirurgie au laser.
Expliquez-nous, de quoi il s’agit exactement ?
D’une lentille, pas de contact, une lentille artificielle qui va remplacer notre cristallin, le cristallin qui est notre lentille naturelle. Donc si l’on est myope ou astigmate, la lentille va corriger notre vision, un peu comme des lunettes, mais directement à l’intérieur de l’œil. Et comme cette lentille a de bien meilleures propriétés que notre cristallin, elle pourra se contracter ou se dilater davantage, ce qui permettra de tripler notre acuité visuelle. Je ne sais pas combien vous avez à l’œil gauche ou à l’œil droit, mais avec ces lentilles, on pourra être myope comme une taupe et dépasser les 20/10e. Donc, avoir une meilleure acuité visuelle qu’un pilote de chasse.
Mais ça ne va pas demander une intervention chirurgicale lourde ?
Apparemment non. La procédure serait la même qu’une opération de la cataracte, donc très rapide (une dizaine de minutes à peine). En plus, il y aurait très peu de risques puisqu’on ne brûle rien contrairement à une opération des yeux au laser. Ce sont les Canadiens de Ocumetics Technology qui ont mis cette lentille au point. Elle s’appelle la Bionic Lens. Et elle est révélatrice d’une tendance en matière de recherche médicale. Il ne s’agit plus simplement de nous faire vivre plus longtemps en meilleure santé. On cherche également à nous améliorer, à nous rendre plus forts, plus résistants et même plus intelligents grâce à des implants cérébraux.
On appelle plus ça "l’homme bionique", mais l’homme augmenté.
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