Aujourd’hui, pour les vacances de Pâques, la Dordogne lance la 6ᵉ édition de «Châteaux en fête». Parmi la centaine de châteaux qui y participent, vous nous en conseillez deux, dans le Périgord vert.
Un que j’apprécie beaucoup : moins touristique, plus secret que le Périgord noir. Le Périgord vert a beaucoup de cachet : on suit la rivière de l’Auvézère, on arpente les chemins de randonnée, on s’enfonce dans les gorges… Et puis, il y a de magnifiques châteaux chargés d’histoire. Comme celui de Jumilhac. Ce château a des airs de conte de fées, avec ses toits en ardoise et ses poivrières. Son histoire, elle, est assez fascinante. Déjà, il appartient à la même famille depuis le XVIᵉ siècle, les marquis de Jumilhac. Aujourd’hui, c’est Henri de La Tour du Pin, 11ᵉ du nom, qui organise lui-même les visites guidées. Après des dizaines d’années de recherches méticuleuses, il a découvert que ce château avait un passé assez mystérieux, grâce à plusieurs symboles ésotériques, dont certains figurent sur le plafond de la chambre de la Fileuse — chambre dans laquelle Louise de Hautefort serait restée enfermée trente ans pour adultère — et qui servait aussi de cabinet à son ancêtre alchimiste. Un château d’alchimistes, j’adore ! On se croirait dans Kaamelott. Et justement, à l’occasion de « Châteaux en fête », qui propose une belle programmation d’animations, à Jumilhac vous allez pouvoir vous immerger dans les décors et les anecdotes du film Kaamelott II. Certaines scènes y ont été tournées. Ambiance torches, bougies et musique pour une visite nocturne.
De véritables décors de cinéma, ces châteaux… Vous en avez un autre à nous recommander ?
Le château de Hautefort : un joyau du XVIIᵉ siècle. Ce n’est pas anodin si on le surnomme souvent le Versailles du Périgord. C’est un site pour les amoureux des jardins ! Ses jardins à la française sont époustouflants : trois hectares de buis taillés deux fois par an, à la main, pour qu’ils restent bien verts, avec des sculptures de buis et des parterres de broderies. Là encore, un vrai décor de cinéma… Jean Marais et Jean-Pierre Léaud, pour ne citer qu’eux, ont arpenté ses jardins en costume. Cela fait 50 ans qu’Hautefort accueille des tournages de films historiques. Pour « Châteaux en fête », sachez qu’ils organisent une visite privée donnant accès à des salles qui n’ont encore jamais été ouvertes au public. Cela donnera peut-être à certains d’autres idées de films.
Hébergement :
Soit à La chartreuse du Maine à Cubjac à 20 min de Hautefort ..de tres beaux gites de charme avec chacun un jardin privatif et des vélos a disposition.
Sinon Le domaine de la Sabliere à Thiviers à 15 min de Jumilhac. Des chambres d’hôtes dans une belle batisse au milieu d’un parc.
La rhubarbe :
Une plante qui divise, intrigue… et parfois fait grimacer : la rhubarbe ! Cette tige rosée, souvent confondue avec un fruit, est en réalité un légume — un légume au caractère bien trempé.
Originaire d’Asie, la rhubarbe était autrefois utilisée pour ses vertus médicinales. Aujourd’hui, elle a trouvé sa place dans nos cuisines, surtout au printemps, où elle annonce le retour des beaux jours. Une saison qui débute en avril.
Car la rhubarbe, c’est une histoire de contrastes. Crue, elle est franchement acide — disons-le, presque agressive — et pas conseillée en grandes quantités, car elle contient de l’acide oxalique. Mais une fois cuite, elle se montre plus consensuelle et douce.
Petit rappel quand même : ses feuilles sont toxiques, donc on les oublie ! On garde uniquement les tiges.
Très intéressante dans les plats salés, comme un tajine où elle apporte du peps… avec du porc ou de la volaille.
Rhubarbe rôtie au four :
- 5 à 6 tiges de rhubarbe
- 70 g de sucre brun
- 1 gousse de vanille
Éplucher et disposer les tiges dans un plat. Ajouter le sucre et les graines de la gousse de vanille. Laisser confire 45 minutes à 170 °C.
Servir avec un yaourt à la grecque.
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