Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler de La Noire de… sortie
en 1966. Adapté d’une nouvelle éponyme tiré du recueil
« Voltaique », lui-même publié en 1962 chez Présence
Africaine. La Noire de… est le premier long-métrage de Sembène
Ousmane. Et tout simplement le premier d’un réalisateur d’Afrique
subsaharienne. Le film raconte l’histoire de Diouana, une jeune
femme noire, comme l’indique le titre, qui travaille comme nounou
des enfants pour un couple de Français résidant dans la capitale
sénégalaise post indépendance. On est en 1966, le Sénégal n’est
indépendant que depuis 6 ans. Quand ses patrons lui proposent de
les rejoindre à Antibes, Diouana accepte avec une grande excitation,
pensant réaliser son rêve de découvrir ce pays qui l’a tant fait
fantasmer. Mais il n’aura fallu que quelques pour que Diouana se
rende compte que dans ce petit appartement, à la différence de la
grande villa de ses patrons à Dakar, elle vit dans une prison à
ciel ouvert et n’est qu’une bonne à tout faire.
Pour m’accompagner dans ce numéro, j’ai eu le plaisir de recevoir
Ndèye Fatou Kane. Militante féministe, chercheuse en sociologie de
genre, autrice, essayiste, romancière. En 2021, prenant le prétexte
du film ; elle a signé un texte sur Hypothèses.org en axant,
entre autres, son analyse sur la place accordée aux subalternes
dans nos société. Son dernier livre s’intitule « Au nom
partie, nous avons essentiellement parlé de subalternité, de
rapports de classe et bien sûr du racisme subi par Diouana.
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