Abdelkader, du chef d’Etat déchu au héros international
Exilé en Turquie, puis à Damas, il se contente d’enseigner, de prier, d’échanger. Il crée son école. Par son enseignement, il finit par s’imposer dans le milieu intellectuel sunnite de Damas. En 1860, suite à un conflit entre les Chrétiens et les Druzes, des musulmans de Damas envahissent le quartier chrétien et massacrent ses habitants. Choqué par cette attitude qu’il condamne, Abdelkader regroupe son armée pour aller sauver les Chrétiens. La tradition syrienne dit qu’il entra sur son cheval blanc, armé de son sabre et sans un mot, il fixa les rebelles. Connu et admiré pour ses enseignements mais surtout sa foi et ses prêches, les assaillants se
rendirent. Abdelkader regroupa les Chrétiens et les plaça sous sa protection dans son quartier personnel. La légende dit qu’il donna de l’argent à toute personne qui lui amenait un chrétien dans le but de l’établir dans son quartier afin de le protéger. Ce quartier est toujours présent dans le centre de Damas à côté de la célèbre mosquée des Omeyyades. En 1883, Abdelkader décède en véritable chef d'État algérien mais aussi arabe. Respecté et aimé des Chrétiens, sa mémoire reste vivante
en Algérie dont il est le symbole de la Résistance de même qu'en Syrie dont il est le symbole du dialogue islamo-chrétien si cher à son cœur.
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