Aristide Mendes De Sousa, la victoire posthume : de la mémoire à la leçon de morale
À la grande surprise de la famille d’Aristide Mendes de Sousa, au début des années 1960, des rescapés témoignèrent au mémorial de la Shoah, Yad Vashem, du courage du consul portugais de Bordeaux. Avec précision ils racontèrent comment celui-ci désobéit pour sauver des vies. En 1961, vingt arbres sont plantés en sa mémoire dans l’avenue des Justes, à Jérusalem. Puis, le 18 octobre 1966, YadVashem lui décerne officiellement le titre de Juste parmi les Nations. Alors que le Portugal officiel se tait et refuse d’évoquer la mémoire de ce héros, l’État d’Israël, lui, le reconnaît comme un des siens, comme un frère en humanité. Il faudra attendre la fin de la dictature au Portugal pour que le pays commence d'affronter
cette histoire. En 1986, le président portugais Mário Soares lui décerne, à titre posthume, l’Ordre de la Liberté. En 1988, le Parlement portugais le réhabilite officiellement.
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