Dossier Génétique
Une tribune est parue dans Le Monde du 15 janvier 2020, signée par José Bové, Jacques Testart, Michèle Rivasi et Dominique Bourg qui alertait sur les menaces que contenait, à leurs yeux, la future loi de bioéthique en cours de discussion au sénat. Ce texte n'avait pas seulement pour but de légaliser la PMA mais aussi d’approfondir (en catimini) le droit à la modification génétique d’embryons humains à des fins proclamées "de recherche". La naissance d’enfants issus de tels embryons, aujourd’hui prohibée, pouvait être la prochaine étape des glissements progressifs validés au fil des ans par le Parlement. Voir la tribune de Testart-Bové
Un an et demi plus tard, la loi de Bioéthique, publiée le 2 aout 2021 a modifié l'article L. 2151-2 du code de la santé publique 1° Au premier alinéa, après la première occurrence du mot : « embryon », sont insérés les mots : « humain par fusion de gamètes » ; 2° Le second alinéa en remplaçant la phrase « La création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite » par la phrase « La modification d'un embryon humain par adjonction de cellules provenant d'autres espèces est interdite. » Le nouvel article L. 2151-2 du code de la santé devient donc : La conception in vitro d'embryon humain par fusion de gamètes ou la constitution par clonage d'embryon humain à des fins de recherche est interdite.La modification d'un embryon humain par adjonction de cellules provenant d'autres espèces est interdite.
On en parle avec Jérôme Santolini, chercheur en Sciences du Vivant et responsable du laboratoire Stress Oxydant et Détoxication au CEA-Saclay, Jérôme Santolini est également administrateur de l’association Sciences citoyennes où il interroge les rapports Sciences – Société – Démocratie. Nos concitoyens sont-ils informés de ce qui se trame ? Comment peuvent-ils choisir ? C’est justement le sujet que nous aimerions aborder à propos de ces questions de génétique.
Au mois de juillet 2021, l’OMS publie de nouvelles recommandations sur «la modification du génome humain pour faire progresser la santé publique ». Ce qui laisse entendre que les avancées de ces projets technico-scientifiques sont déjà très importantes... Voir sur le site de l'OMS : leur texte d'appel affirme :
Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.
Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » (1) et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »
Nous interrogeons sur le sujet Jacky Berrahil, membre des faucheurs volontaires, qui revient d'un procès à Toulouse.
Le collectif POM (Pièces et Main d'œuvre) a publié il y a 4 ans le Manifeste des champanzés du futur et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur."
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Agenda
Samedi 9 avril marche pour le futur, 14h30, place Stalingrad.