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La newsletter du jour arrive dans votre boîte mail un lundi matin, et non un dimanche.Parce que j’ai eu une grosse page blanche hier.
J’ai besoin que mon système nerveux soit apaisé pour écrire. Mais après une semaine intense au travail, passée constamment derrière mon écran, mes pensées étaient trop frénétiques pour se poser sur une page.
La méditation de la semaine
La méditation de cette semaine est un peu spéciale : elle s’associe à la marche.Mon outil le plus précieux quand je sens que mon mental est en court-circuit.
Les écrans sur-stimulent notre attention et nous enferment dans une boucle de dopamine addictive. On se retrouve passifs, figés, anesthésiés. Impossible de se détacher de ce feed Instagram, bien trop stimulant.On devient deux grands yeux ouverts sur un cerveau qui n’a plus de corps.
Vivre derrière un écran la plupart de la journée… Tout va très vite.Le temps du corps est-il le même que le temps de la technologie ?
Tout couper pour ralentir
Je suis partie deux semaines en randonnée, sans ordinateur dans mon sac.Grâce à la marche, j’ai retrouvé le rythme naturel de mon corps. Un temps beaucoup plus long, plus lent, que celui de mes écrans.
J’ai pris le temps d’apprécier le simple fait de marcher, sans stimulation, juste le silence et le bruit de la nature. Le temps de laisser de la place au vide, à l’ennui. Cet ennui que notre feed Instagram sait toujours combler.
Nous forgeons notre réalité à partir de nos croyances, et nos croyances à partir des informations que nous consommons, des personnes avec qui nous échangeons. Notre feed Insta, la chaîne des news à la télé, cette boîte mail remplie à ras bord…Tout cela nous nourrit, et construit notre vision du monde.
Comme un filtre Instagram posé devant nos yeux.
Laurent Gounelle dans Un monde presque parfait montre le risque que nous faisons peser sur notre liberté, en déléguant à la technologie notre capacité de choix. En laissant l’algorithme choisir l’information que nous consommons. En restant passif derrière notre écran. La technologie, et son absence de confrontation à l’effort, nous dépossède de notre énergie vitale, et de notre libre arbitre - la capacité de choisir librement nos actions.
Prenez 10 minutes pour sortir la tête de votre écran aujourd’hui et pratiquer la marche en pleine conscience. Cliquez sur play quand vous êtes prêt à marcher !
Pratiquer la marche méditative
Je vous invite à pratiquer un exercice simple pour vous ancrer au réel à nouveau.Quand votre mental est sur-stimulé par les écrans, sortez marcher. Dix minutes suffisent.
Choisissez un lieu calme où vous pouvez marcher à votre rythme.Commencez à marcher lentement.Un pas après l’autre.Sentez le sol sous vos pieds : le talon, la voûte plantaire, les orteils.Ressentez le poids de votre corps, la terre qui vous soutient.
Remontez votre attention de bas en haut, dans les muscles de vos jambes, vos hanches, votre bassin. Observez et ressentez le mouvement de vos muscles, sans chercher à corriger quoi que ce soit. Votre torse, votre dos, vos épaules, vos bras, votre visage, jusqu’au sommet du crâne.
Ressentez de la gratitude pour votre corps qui vous porte.Votre système nerveux qui s’apaise.
Depuis cet état de présence, posez une intention pour la suite de votre journée, une intention qui vient du cœur plutôt que du mental.
Souvenez-vous de cette sensation.Votre présence à votre corps est le signe d’un système nerveux apaisé, en mode parasympathique. C’est de là que peut émerger votre créativité, votre intuition, votre force de vie.
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PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, pour vous permettre d’y accéder plus facilement, d’être présent à vous-même et de recharger les batteries ensemble. N’importe où et n’importe quand.
📚 Pour aller plus loin :
* On vous vole votre attention, Johann Hari
* Un monde presque parfait, Laurent Gounette
* Beaver’s Lake, Vancouver, Canada - photos personnelles
Mes parents ont la mauvaise habitude de laisser la télé du salon allumée à table, quand je viens dîner chez eux. Je déteste ça depuis toujours (et je me bagarre avec mon père pour l’éteindre - oui même quand c’est le foot !), parce que cette télé est un aspirateur de mon attention. Elle crée un brouhaha constant qui disperse mon énergie et me coupe de ma présence, de ce moment intime avec mes proches.
Quand tout ce qui est autour de nous semble vouloir accaparer notre énergie, choisir avec intention de la consacrer à ce qui a du sens, à ce qui est aligné avec notre cœur, me semble d’une grande nécessité. Notre capacité profondément humaine à orienter notre énergie, à la diriger consciemment, demande un effort constant, face à ces aspirateurs (souvent technologiques) de notre attention. C’est une capacité qui se travaille, grâce à la méditation notamment.
Pour partager ce que vous avez sur le cœur, n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire ! Cela peut aussi aider une autre personne qui ressent la même chose que vous, et qui se sentira comprise en vous lisant.
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1. Votre force de vie est inépuisable
Selon Singer, notre énergie vitale est infinie et constamment accessible, tant que notre cœur reste ouvert.
C’est une forme d’énergie qui ne dépend pas de notre niveau de sommeil, ni de notre nourriture. Elle est ainsi proche du "Chi" de la tradition chinoise : la force vitale qui anime toute chose : les êtres vivants, la nature, l’univers.
“You have inside of you an incredible amount of energy. It doesn’t come from food and it doesn’t come from sleep. This energy is always available to you.”Traduction française : « Tu as en toi une quantité incroyable d’énergie. Elle ne vient pas de la nourriture ni du sommeil. Cette énergie est toujours disponible pour toi. »
Michael A. Singer, l’âme délivrée
2. Les introvertis ont davantage conscience de leur énergie
Selon Susan Cain, les introvertis savent davantage préserver leur énergie : ils privilégient l’écoute, l’introspection et la profondeur des relations au lieu de s’épuiser dans le surmenage ou l’hyperstimulation.
Et dans notre société obsédée par l’action continue, savoir rester fidèle à notre énergie me semble être une grande force. La capacité à écouter profondément, avec présence, devient alors un don précieux, essentiel à notre humanité.
« Nous faisons une erreur grave en adoptant sans réfléchir l’idéal extraverti qui valorise le bavardage, l’action rapide, et la stimulation constante, au détriment de la réflexion calme et de la profondeur. »
Susan Cain, Quiet : The Power of Introverts in a World That Can't Stop Talking
3. Mobiliser notre énergie par l’ouverture du coeur
La méditation nous apprend à observer notre énergie, pour la mobiliser consciemment vers ce qui nous apporte de la paix.
C’est aussi un outil pour ressentir ce qui est susceptible de fermer notre coeur, pour choisir de rester présent à soi, dès que l’on sent que notre énergie part à la dérive, comme le fait notre attention vers la télé, ou vers nos écrans…Méditer c’est permettre à notre attention de slalomer entre la résistance, l’agitation, la distraction, pour se porter vers notre désir.
C’est une autre façon d’éteindre la télé finalement. 😉
Bonne méditation,Léa
PS : n’hésitez pas à commenter cette lettre avec votre ressenti suite à la méditation, j’ai hâte de vous lire !
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📚 Recommandations :
* Si vous avez aimé cette méditation, voici une méditation sur le même thème :
* Cain, Susan. (2012). Quiet: The Power of Introverts in a World That Can't Stop Talking
* Singer, Michael A. (2007). The Untethered Soul: The Journey Beyond Yourself
* 📸 Georgia O'Keffe
Certaines émotions ont tendance à semer le chaos dans ma maison intérieure. La jalousie me fait repousser les gens que j’aime, pour me sentir plus seule encore. La colère m’isole, quand je ne m’autorise pas la tristesse. Ce sont des émotions qui ont tendance à s’installer un moment en nous, on s’y accroche comme des addicts. Des colocataires tyranniques et envahissantes, dont on n’arrive pas à se détacher. Une sorte d’addiction inconsciente à notre souffrance. On les rumine, on s’y accroche, on referme notre cœur sur elles. Ma colère débarque rarement, mais souvent sans prévenir. Et, quand elle s’apprête à repartir, je rumine les événements à nouveau. Elle squatte plus longtemps. Et je gaspille mon énergie à nourrir une émotion qui me détruit.
Comment sortir de l’agitation intérieure que crée une émotion destructrice ? Comment ne pas refermer son cœur autour d’elle ? Comment parvenir à ne pas s’y accrocher, pour la laisser partir ?
J’ai lu quelque part que les désirs qui naissent de l’agitation sont alignés avec notre égo. Mais ceux qui naissent du calme sont alignés avec notre âme. L’émotion destructrice, c’est pareil. Quand on s’y accroche trop longtemps, elle parvient à nous faire désirer la souffrance. Pour les autres mais aussi pour soi. Elle nous éloigne de notre humanité et nous fait agir à l’encontre de notre cœur.
Ce soir, j’ai enregistré une méditation qui m’aide à garder mon cœur ouvert, quand je suis sous l’emprise d’une émotion destructrice.
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1. Comme reconnaître une émotions destructrice ?
Ce sont les kleshas de la tradition bouddhiste : la haine, la colère, la frustration, l'anxiété, la jalousie, l'envie et l’attachement excessif. Ces émotions sont des “poisons de l’esprit” selon le Dalaï Lama, elles sont capables de nous faire du mal à l’intérieur, et de nous éloigner de ce qui nous fait du bien à l’extérieur (nos proches, le lien, l’amour, la joie etc.).
La première étape est de prendre conscience de ces moments où votre cœur se contracte, pour refuser de vous enfermer dans le grenier pendant que ces colocataires envahissantes prennent le contrôle de votre maison. 🏠
Je ressens que j’ai de la colère en moi, je m’assois avec elle. Je respire. Je ressens mon coeur qui s’est contracté.Qu’est-ce que je ressens maintenant dans mon corps ? Où se trouve-t-elle ?
2. Quels antidotes pour les contrer ?
Le Dalaï Lama nous présente quatre antidotes puissants : l'amour bienveillant, la compassion, la joie empathique et l'équanimité. Ces qualités se cultivent (par exemple avec la visualisation ou la méditation) et permettent de neutraliser les émotions négatives. De les laisser passer sans s’y accrocher.
Finalement, plus nous accueillons des émotions élevées dans notre salon, moins il ne reste de place sur le canap’ pour des colocataires indésirables. Et la méditation est un outil pour mieux choisir nos invités.
« Rien ne vaut la peine de fermer votre cœur. »
Michael A. Singer, l’âme délivrée
Quand on vit un rejet, une déception ou une agression verbale, on peut réagir en se refermant intérieurement, pour se protéger. Singer propose de tester l’inverse, de rester ouvert au lieu d’ériger une barrière intérieure : respirer, laisser passer l’émotion et choisir de garder le cœur ouvert.
L’émotion destructrice, c’est comme un mauvais date : on accepte de s’asseoir un temps avec, mais on ne l’invite pas à passer la nuit.
Je décide consciemment d’ouvrir mon coeur, de relâcher la contraction autour de cette émotion, pour la laisser partir. Je peux inviter visuellement mon coeur à s’ouvrir, à rayonner de l’amour, dans mon corps et dans l’espace autour de moi.
Bonne méditation,Léa
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📚 Recommandations :
* Si vous avez aimé cette méditation, voici une autre méditation liée à la thématique du jour, pour continuer à travailler le sujet des émotions :
* Daniel Goleman x Dalai Lama, Destructive Emotions: How can we overcome them ? (2001)
* Michael A. Singer, l’âme délivrée
* 📸 Letizia Battaglia (1935–2022) : Rétrospective des crimes mafieux à Palerme, exposée aux Rencontres d’Arles 2025
Cet été, j’ai fait face à beaucoup de tensions dans mes relations. La colère, la jalousie, le sentiment d’abandon… tout ce beau monde s’est invité dans ma maison. Vous savez, ces visiteurs qui ne sont pas les bienvenus et qui foutent le bazar ? Alors qu’on passe un temps fou à faire le ménage…
Mais cette fois-ci, au lieu de les laisser s’emparer de mon espace intérieur, j’ai essayé de recevoir ces émotions, de m’asseoir un moment avec elles, avant de les laisser repartir. Et finalement, elles n’ont pas semé tant le bordel que ça. 😉Je suis une grande anxieuse et j’ai peur des conflits. Mais éviter le conflit à l’extérieur invite souvent le conflit à l’intérieur de moi. Dans mes pensées qui tournent en boucle, l’anxiété chronique, la peur de déplaire, de dire non, de décevoir, de ne pas être aimée. Un ouragan de ruminations qui prend toute la place.
Réaliser qu’une émotion destructrice ne fait parfois que passer, que je peux la laisser partir avec intention, m’a permis de lâcher prise davantage. De choisir la porte de l’amour.
« Il y a deux portes face à nous : la peur et l'amour. Toutes nos actions, pensées et réactions découlent de l'une ou l'autre. La peur nous enferme dans des émotions négatives, l'amour est l'ouverture du cœur et la présence.”
Ankaoua, M. (2017). Kilomètre zéro.
1. Reconnaître les émotions destructrices
* Haine
* Colère
* Frustration
* Anxiété
* Jalousie
* Envie
* Attachement excessif
* Ignorance
Ces réactions émotionnelles et biologiques ont eu un rôle crucial dans la survie de l’humanité. Mais lorsqu’elles sont mal régulées ou permanentes, elles faussent notre jugement, perturbent nos relations et engendrent souffrance ou violence.
Ce sont des pollutions de notre esprit, selon le Dalaï Lama, qui nous éloignent de la paix :
« Les émotions destructrices sont des états mentaux qui polluent notre esprit, faussent notre dialogue intérieur et troublent notre équilibre interne. Elles nous poussent à des comportements nuisibles envers nous-mêmes et envers les autres, ce qui en fait un véritable fléau pour l’humanité. Il faut lutter contre elles car elles limitent notre potentiel, génèrent souffrance et violence, et compromettent notre capacité à vivre en paix. »
Dalaï Lama, Destructive Emotions
Daniel Goleman souligne qu’il ne s’agit pas de les supprimer, mais plutôt de développer notre capacité à les observer avec neutralité. Afin de ne plus être leurs esclaves, pour retrouver la responsabilité de notre état intérieur.
2. Rituel du matin : Qui se présente à ma porte aujourd’hui ?
Je vous guide dans cette méditation audio pour pratiquer un exercice de détachement des émotions destructrices. Pour ne plus s’identifier à elles. Pour les voir comme ce qu’elles sont, de simples visiteurs (ou parfois des colocataires un peu trop envahissantes !). Mais toujours de passage.
* Dès le réveil, éteignez votre réveil mais ne prenez pas tout de suite votre téléphone dans les mains. N’allumez pas la lumière. Simplement, allongez-vous sur le dos, les mains sur votre cœur.
* Demandez-vous : Qui se présente à ma porte aujourd’hui ? Reconnaissez simplement cet invité qui se trouve sur le seuil. Quel est son visage ?
* Dites lui bonjour. Puis asseyez-vous 5 minutes avec lui :N’essayez pas tout de suite d’analyser cette émotion avec votre cerveau, mais ressentez-la dans votre corps. Quelles sont les sensations que cette émotion crée dans votre corps ?La gorge nouée, le coeur lourd de la tristesse, le brouillard mental, le ventre noué, l’agitation de l’anxiété, la légèreté de la joie, la chaleur dans le ventre, dans la poitrine, et la profonde paix de l’amour.
* La tristesse est là pour nous dire que l’on a perdu quelque chose que l’on a aimé. La colère existe pour nous dire qu’une de nos limites a été franchie.
* Si vous êtes assis.e avec une émotion destructrice de votre paix intérieure, remerciez cette émotion pour le message qu’elle vous donne. Puis, visualisez là repartir doucement de chez vous, refermer la porte et s’éloigner.
* Enfin, invitez l’amour dans votre cœur, un rayon d’amour qui part de la paume de vos mains pour remplir votre cœur. Remerciez-vous pour votre capacité à ressentir, à être vivant, à choisir la paix, à ne pas vous attacher à ce qui provoque le chaos dans votre maison intérieure.
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📚 Recommandations lectures :
* La danse m’aide à me reconnecter à mon corps, à mon plaisir et à secouer les émotions destructrices qui se sont un peu trop installées chez moi.
* Daniel Goleman x Dalai Lama, Destructive Emotions: How can we overcome them ? (2001)
* Maud Ankaoua, Kilomètre zéro (2017).
* 📸 Pinterest Fridrik Villum Bertelsen: Rooms by the sea, by Edward Hopper (1951)
J’ai longtemps regardé mon corps de l’extérieur, comme si j’y étais étrangère. Étrangère à ce que je ressens à l’intérieur. Devant le miroir, des jugements froids atterrissent dans mon cerveau. Eux non plus ne semblent pas vraiment venir de moi. Ces mots invasifs sont intériorisés au plus profond de nos croyances intimes. Mais ils sont si ancrés en moi que j’en oublie parfois qu’ils ne sont pas les miens.
Ces mots et jugements, vous les reconnaîtriez si je les écrivais ici. Ils sont universels, comme une radio sur laquelle on se brancherait parfois, seule devant le miroir. Toutes connectées sur la même fréquence du rejet de notre corps, de façon plus ou moins bruyante.
Si nous avons les mêmes, alors peut-être qu’ils ne nous appartiennent pas vraiment. Les miens viennent souvent de la planète “standard de désirabilité du corps des femmes”, celle qui se trouve à côté de la constellation Cellulite. 😉 Alors, quand cette fusée de croyances collectives se pose dans nos pensées, prenons-en conscience. Pour recentrer notre attention vers notre ressenti à l’intérieur.
1. Sortir de la dissociation
J’ai longtemps observé mon corps froidement, comme si lui et moi étions deux. Un cerveau qui connaît les standards à atteindre et mesure l’ampleur du travail de son petit soldat. Le juger froidement, le fragmenter. Chaque défaut scruté dans le miroir, dissocié de l’ensemble.
« Nous avons perdu le contact avec notre corps, perdu le contact avec la manière la plus simple et la plus naturelle de rester en bonne santé et heureux. Nous sommes divisés. »
Osho
Changer le regard que je porte sur mon corps est un travail quotidien. Quand je me surprends à retomber dans le jugement, je me relève avec deux outils :
* Ressentir mon corps de l’intérieur, plutôt que de le juger de l’extérieur.
* Pratiquer la gratitude pour tout ce que mon corps me permet de vivre et pour tout le plaisir qu’il me donne.
2. Le corps, la maison du plaisir
Le yoga m’a appris à ressentir mon corps dans l’espace, à me connecter à chaque muscle, à porter mon attention vers l’intérieur : ma respiration, le plaisir sensoriel d’un étirement, l’énergie que je ressens quand mon cœur bat plus vite.
Ressentir l’énergie dans mon ventre, mes paumes, les battements de mon coeur. Avoir de la gratitude pour ce corps qui nous donne tant de plaisir. C’est le véhicule de notre vie.
Je vous propose de ressentir votre corps avec amour, de l’intérieur. En mobilisant votre intelligence sensorielle et non analytique. Au lieu de penser sur notre corps, et si on ressentait par notre corps ?
Osho nous rappelle que penser vient du mental, de l’ego : une analyse critique, froide et raisonnée. Ressentir s’ancre dans le cœur et la présence.
Ressentir, c’est apprendre à habiter son corps avec harmonie et amour. C’est aussi se connecter davantage au plaisir, à la force de vie qui émane du corps.
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* Sur le même thème :
* Osho, Sex Matters: From Sex to Superconsciousness
* 📸 Pinterest : Anna P
J'ai commencé cette méditation avec un système nerveux en mode survie, des pensées frénétiques, mon coeur version tachycardie et la respiration coupée.Le sentiment de ne pas avoir pas été assez productive aujourd’hui, et en même temps de m’être vidée…Graaaande inspiration.
Il n’y a pas de lion dans la savane pour activer mon mode survie. Ma jungle digitale, c’est une succession de visio dans mon Google agenda.
Notre rythme biologique naturel est profondément lié à la lumière du jour. Le rythme circadien régule notre sommeil, notre appétit, notre énergie… C’est une synchronisation permanente entre notre corps et la nature, sur l’échelle d’une journée.
Le rythme technologique nous impose un rythme artificiel, un enchaînement permanent de notifications, de stimulations qui fragmentent notre temps biologique et perturbent le rythme de nos fonctions vitales : veille-sommeil, repos-digestion. Notre système nerveux se retrouve sur-stimulé, en alerte constante, déconnecté de notre rythme circadien naturel.
Mon géranium a besoin de temps long pour fleurir sur mon balcon. Parfois j’ai l’impression qu’on vit dans deux mondes parallèles lui et moi…
Je vous présente deux outils pendant la méditation :
* La respiration alternée
* L’ouverture des sens
Ce sont des pratiques qui aident à activer le système nerveux parasympathique : relâcher les tensions accumulées, allonger les respirations et ralentir le rythme cardiaque.
Quand vous êtes prêt.e, cliquez sur play et fermez les yeux.
Avec tout mon amour,Lea
PS : comment vous sentez-vous après la méditation ? Comment est votre système nerveux ? Racontez-moi votre expérience en commentant ce post !
Partagez cette méditation à un proche pour lui faire du bien :
* 📸 Pinterest : shulhun
Dans notre dernière méditation ensemble, nous avons ressenti le chakra racine.
Aujourd’hui, je vous invite à poursuivre le voyage en nous connectant aux deux centres énergétiques de l’Amour :
* Le chakra sacré, Svadhisthana, situé entre le pubis et le nombril. C’est le lieu de notre sensualité. C’est le socle de notre plaisir, notre créativité, notre force vitale. Vous pouvez aussi l’imaginer comme le centre de vos désirs.
* Plus haut, au centre de la poitrine, se trouve Anahata, le chakra du cœur.Le centre de l’empathie, de la compassion, de l’ouverture à l’autre.C’est aussi le chakra de l’ouverture à la vulnérabilité, là où l’on ose se montrer comme on est, avec authenticité. Il nous relie à notre humanité partagée. Là où l’amour est un rayonnement qui part de soi, quand on fait le choix constant de garder un coeur ouvert.
Dans les moments difficiles, face à une décision à prendre ou un blocage relationnel, nous pouvons nous demander : “Que ferait l’Amour ?”
Pour soutenir la lettre intime, partagez cette lettre avec quelqu’un que vous aimez.
📚 Sources et recommandations lectures :
* Maud Ankaoua, Kilomètre Zéro
* Marisa Ortolan, La femme tantrique
* 📸 : Les amants bleus, 1950, Marc Chagall
Mon anxiété est le premier blocage de ma libido. Chez moi, système nerveux en mode survie = libido dans les chaussettes 🧦Je ne peux pas ressentir du désir, pour la vie, pour l’autre, quand je ne suis pas en sécurité ou en confiance. Voici une courte méditation de 10 minutes que j’utilise pour revenir à mon corps. Pour m’ancrer à la Terre quand les pensées anxieuses tourbillonnent.Le chakra racine nous relie à la Terre. Il se situe à la base de la colonne vertébrale, au niveau du périnée. C’est le socle d’un besoin fondamental : se sentir en sécurité. Quand il est équilibré, on est joyeux, stable, vivant. Quand il est bloqué, on se sent anxieux, fatigué et notre libido en prend un coup.Cette méditation est une façon simple de rétablir le lien avec le premier de nos centres énergétiques, de vous déposer dans le bas de votre corps, de sentir que la Terre vous soutient.J’espère de tout mon cœur que cette méditation vous fera du bien,Léa
À 70 ans, ma marraine traverse une épreuve de la vie.Je l’aime profondément, c’est la première à m’avoir fait découvrir le pouvoir d’un échange intime, authentique, sans le filtre de l’égo.Elle consacre son quotidien à adoucir la fin de vie de sa maman. A prendre soin d’elle chaque jour.Son corps la rappelle à l’ordre avec des douleurs chroniques insupportables.
Ce matin, au téléphone, elle m’a dit une phrase qui m’a beaucoup touchée :
“J’ai encore 20 ans devant moi, je n’ai aucune idée de ce dont j’ai envie. Je ne sais pas où est mon désir”.
Tout ça me parle.Le don de soi qui entraîne l’oubli de soi.La surdité à notre propre désir.
Ce soir, je vous propose une méditation guidée de 20 minutes inspirée du Yoga Nidra.Le yoga du sommeil, que j’ai découvert lors de ma formation de professeure de yoga. C’est une méditation allongée, sans mouvement, qui passe par la présence à notre corps.20 minutes pour ralentir et laisser de l’espace au silence.Calmer la voix du mental, en ressentant son corps. Ecouter battre son coeur et se connecter à son désir.
C’est peut-être en lui laissant un espace, en lui portant notre attention régulièrement que le désir peut émerger. Que les murmures de notre coeur peuvent atteindre nos oreilles.
Que vous dit votre coeur aujourd’hui ?
J’ai hâte de vous lire.
Bonne écoute, Léa
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