Au cours d’un réveillon, il se passe toujours plus ou moins la même chose : on est content de se retrouver, on est même excité qu’arrive enfin la date annoncée, on est plus ou moins conscient de pourquoi on ne cherche pas à se voir plus souvent, on est au bord de la grosse dispute, mais on se rappelle que c’est Noël : alors, on chante sans retenu, comme pour se défouler. C’est cathartique. Ou alors, c’est une sorte de superstition. D’ailleurs, au cas où ça pourrait être de bonne augure : on fait des belles déclarations, on se rappelle de sa liste de cadeaux inespérés et quand ils arrivent, les cadeaux sont effectivement inespérés ou tellement inattendus qu’ils en sont insupportables : alors, on s’agace, on va chercher à boire ou à manger, on se demande qui devait apporter les huîtres, les uns noient le poisson, les autres continuent de parler d’autre chose. D’ailleurs, on chante à nouveau, on se raconte des blagues qui ne sont tellement pas drôles qu’elles sont très hilarantes. Alors, pour ce numéro de Réveillonner, la compagnie Turbulences a fait tout ça, a reconstitué& toutes les étapes du réveillon bien et très bien à sa façon. Pour Noël, les Turbulents offrent à Metaclassique : une heure de rêves irréalistes, d’histoires drôles hilarantes de nullité, de bons sentiments d’une hypocrisie jubilatoire et de chants de Noël joyeusement détonants.