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Jusqu’en avril 2025, les membres de l’Académie des Oscars n’étaient pas légalement ou formellement obligés de regarder tous les films nommés dans une catégorie avant de voter pour cette catégorie. Ils étaient fortement encouragés à le faire, mais aucune règle ne l’imposait réellement.
Cela tient à la nature même de l’Académie. Contrairement à un jury de festival composé de quelques personnes tenues de visionner l’ensemble des films en compétition, l’Académie regroupe plus de 10 000 professionnels du cinéma, répartis dans le monde entier. Pendant longtemps, le système reposait donc sur la bonne foi des votants. Beaucoup reconnaissaient, parfois anonymement, qu’ils votaient sans avoir vu tous les films, se basant sur leur réputation, des extraits, le bouche-à-oreille ou la notoriété des artistes impliqués.
Ce fonctionnement a régulièrement suscité des critiques, notamment lorsque des films plus discrets ou non anglophones semblaient désavantagés face à des productions très médiatisées. Plusieurs scandales et témoignages dans la presse ont alimenté l’idée que certains Oscars étaient attribués sans visionnage complet des œuvres.
En avril 2025, l’Académie a décidé de changer les règles. Pour les Oscars suivants, elle a instauré une obligation claire : pour voter dans une catégorie donnée lors du vote final, un membre doit avoir vu tous les films nommés dans cette catégorie. S’il ne les a pas vus, il lui est tout simplement impossible de voter pour cette catégorie précise, même s’il peut voter dans d’autres.
L’Académie s’appuie notamment sur sa plateforme officielle de streaming interne pour vérifier le visionnage, tout en acceptant aussi que certains films aient été vus en salle ou dans un cadre professionnel, sur déclaration.
En résumé : avant avril 2025, aucune obligation stricte de visionnage n’existait ; depuis cette date, regarder tous les films d’une catégorie est devenu une condition pour voter. Cette réforme vise à renforcer la crédibilité du palmarès et à garantir que les Oscars récompensent des films réellement vus par leurs électeurs.
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🔗 DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS
Écriture : Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Samy Rabbata - Enzo Bruillot - Hugo Travers
ETATS-UNIS VENEZUELA : Le Monde, Le Parisien, France 24, BBC
INCENDIE CRANS-MONTANA : Franceinfo, BFM TV
GRÈVE MÉDECINS : Le Monde, Franceinfo
FRANCE/ROYAUME-UNI/SYRIE : Le Parisien, RFI
PRODUITS AMÉRIQUE DU SUD : RTL, France 24
PROCÈS BRIGITTE MACRON : Libération, Le Monde
TIMOTHÉE CHALAMET : BFM TV, Le Figaro
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4e actu : plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans des combats au Darfour, dans l’ouest du Soudan, où l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide se combattent depuis avril 2023, ont indiqué des sources médicales à l’AFP ce dimanche.
Dans la journée du samedi 2 janvier, 51 civils ont péri dans des frappes de drones de l’armée sur la ville d’El-Zura. L’attaque, qui avait visé un marché et des zones civiles, a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo.
Cette ville de l’État du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.
Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi, à 170km à l’ouest d’El-Zura, dans des attaques attribuées aux FSR. 17 personnes sont également portées disparues, selon des sources locales.
Le conflit au Soudan a causé plusieurs dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. L’ONU qualifie la situation de « pire crise humanitaire au monde ».
Toutes les tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.
SOUDAN
https://www.franceinfo.fr/monde/afrique/soudan/plus-de-100-civils-sont-morts-en-une-semaine-dans-des-combats-au-darfour-dans-l-ouest-du-soudan_7720258.html
https://www.ouest-france.fr/monde/soudan/au-soudan-en-une-semaine-plus-de-100-personnes-ont-ete-tuees-dans-des-combats-a9f62aea-e98c-11f0-9b78-7c77e15311d5
https://www.africaradio.com/actualite-112696-soudan-plus-de-100-civils-tues-en-une-semaine-dans-une-flambee-de-violences-au-darfour
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L’intelligence artificielle n’est plus cantonnée aux écrans ou aux centres de données. Elle s’invite désormais au cœur d’un domaine longtemps réservé aux équations et aux bancs d’essai : la propulsion spatiale. Des chercheurs et ingénieurs explorent comment l’IA, et plus précisément l’apprentissage automatique, peut transformer la manière dont nous concevons et pilotons les moteurs qui emmèneront les engins spatiaux vers Mars… et au-delà.
Au cœur de cette révolution se trouve l’apprentissage par renforcement. Cette branche de l’IA apprend par l’expérience : elle teste, observe les résultats, ajuste sa stratégie, puis recommence. Un peu comme un joueur d’échecs qui affine son intuition après des milliers de parties. Mais à une vitesse et une échelle inaccessibles à l’esprit humain. Appliquée à l’espace, cette approche permet de résoudre des problèmes d’une complexité extrême, depuis le calcul de trajectoires optimales jusqu’à l’optimisation fine des moteurs.
L’un des champs les plus prometteurs est celui de la propulsion nucléaire. Dès les années 1960, la NASA testait, avec le programme NERVA, des moteurs nucléaires thermiques capables de chauffer de l’hydrogène pour produire une poussée bien plus efficace que les fusées chimiques classiques. Cette technologie pourrait réduire drastiquement la durée d’un voyage vers Mars. Mais elle pose un défi colossal : transférer la chaleur du combustible nucléaire vers le propergol de la manière la plus efficace possible, sans compromettre la sécurité du réacteur. C’est précisément là que l’apprentissage par renforcement entre en jeu. En explorant des milliers de configurations – formes du combustible, matériaux, flux thermiques – l’IA identifie celles qui maximisent les performances. Une sorte de thermostat ultra-intelligent, chargé d’optimiser un moteur fonctionnant à des températures extrêmes.
La fusion nucléaire constitue une autre frontière. Des dispositifs expérimentaux, comme les tokamaks, montrent le potentiel de cette énergie, mais restent trop volumineux pour un usage spatial. Les chercheurs étudient donc des concepts compacts, tels que les polywells, où le confinement du plasma repose sur des champs magnétiques d’une précision redoutable. Là encore, l’IA aide à stabiliser ces systèmes instables par nature. Enfin, l’IA pourrait jouer un rôle clé une fois le vaisseau en vol : gestion du carburant, adaptation aux imprévus, priorisation des missions. Des plateformes polyvalentes, comme le satellite Lockheed Martin LM400, illustrent déjà cette tendance à la flexibilité.
En somme, l’intelligence artificielle ne se contente plus d’assister les ingénieurs : elle devient un véritable copilote de l’exploration spatiale, capable de repousser les limites de notre intuition et d’ouvrir la voie à de nouveaux horizons cosmiques.
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On parle de la « Passion » du Christ pour désigner l’ensemble des souffrances qu’il endure depuis son arrestation jusqu’à sa crucifixion. Mais ce mot peut surprendre, car aujourd’hui, la passion évoque plutôt l’amour, l’enthousiasme ou l’élan intérieur. En réalité, le sens religieux du terme est bien plus ancien — et presque à l’opposé de son usage moderne.
Le mot « passion » vient du latin passio, qui signifie littéralement « souffrance », « ce que l’on subit ». Il est lui-même issu du verbe pati, « endurer, supporter ». Dans le latin chrétien des premiers siècles, la passio désigne donc le fait de subir une épreuve, en particulier une souffrance injuste. C’est dans ce sens que l’on parle très tôt de la Passio Christi : la souffrance du Christ.
Dans les Évangiles, la Passion commence généralement avec l’arrestation de Jésus après la Cène : trahison de Judas, procès, flagellation, couronne d’épines, portement de la croix, crucifixion et mort. L’accent n’est pas mis seulement sur la douleur physique, mais aussi sur l’humiliation, l’abandon et l’acceptation consciente de cette épreuve. La Passion n’est pas une souffrance subie passivement : elle est acceptée volontairement, selon la théologie chrétienne, pour le salut de l’humanité.
C’est là un point central. Dans la tradition chrétienne, le Christ est à la fois victime et acteur. Il souffre — c’est la passio — mais il choisit de traverser cette souffrance. Le mot « passion » conserve donc une tension fondamentale : il désigne à la fois l’extrême douleur et l’engagement total. Ce double sens explique pourquoi, plus tard, le mot a pu évoluer vers l’idée d’un élan intérieur puissant, capable de dépasser la raison.
Au Moyen Âge, la Passion devient un thème majeur de la liturgie, de l’art et du théâtre religieux. Les « Mystères de la Passion » mettent en scène la souffrance du Christ pour susciter compassion, empathie et réflexion spirituelle. La Passion n’est pas seulement un épisode de la vie de Jésus : elle est un moment fondateur, qui donne sens à la Résurrection.
Avec le temps, le mot « passion » s’est progressivement éloigné de son sens premier de souffrance pour désigner une émotion intense, souvent amoureuse. Mais dans l’expression « la Passion du Christ », le sens originel demeure intact.
En résumé, on parle de la Passion du Christ parce que, dans le langage chrétien ancien, la passion n’est pas l’amour exalté, mais la souffrance assumée. Une souffrance centrale, non pas subie au hasard, mais placée au cœur du récit et du message chrétien.
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La mort d’Alexandre Ier, tsar de Russie de 1801 à 1825, est l’un des grands mystères de l’histoire impériale russe. Officiellement, rien de plus banal : l’empereur serait mort d’une maladie soudaine à l’âge de 47 ans. Pourtant, dès l’annonce de son décès, des doutes apparaissent, et ils ne cesseront jamais vraiment de disparaître.
Pour comprendre ce mystère, il faut d’abord connaître le personnage. Alexandre Ier est un souverain complexe, profondément marqué par les guerres napoléoniennes, la violence du pouvoir et un sentiment de culpabilité lié à l’assassinat de son père, Paul Ier, auquel il aurait indirectement consenti. À la fin de sa vie, il est décrit comme fatigué, désabusé, de plus en plus tourné vers la religion et la quête spirituelle. Certains contemporains évoquent même son désir de disparaître du monde politique.
C’est dans ce contexte qu’Alexandre meurt en 1825, loin de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Taganrog, au sud de la Russie. Cette distance est déjà inhabituelle pour un empereur. Les circonstances exactes de sa maladie restent floues, les récits divergent, et l’autopsie est sommaire. Rapidement, des rumeurs circulent : certains affirment que le corps présenté lors des funérailles ne ressemblait pas vraiment au tsar, d’autres évoquent un cercueil resté fermé plus que de coutume.
Mais le mystère s’épaissit surtout plusieurs années plus tard, avec l’apparition d’un personnage énigmatique en Sibérie : un ermite nommé Fiodor Kouzmitch. Cet homme, cultivé, parlant plusieurs langues, doté de manières aristocratiques, intrigue immédiatement. Il semble en savoir beaucoup sur la cour impériale et les grandes affaires de l’État, tout en refusant catégoriquement de révéler son passé.
Peu à peu, l’idée s’impose dans certains cercles que cet ermite pourrait être Alexandre Ier lui-même, ayant simulé sa mort pour finir ses jours dans la pénitence et l’anonymat. Des témoignages évoquent une ressemblance physique troublante, des analyses ultérieures ont souligné des similitudes dans l’écriture, et des proches de l’ermite auraient rapporté des confidences ambiguës suggérant une identité cachée.
Aucune preuve formelle n’a jamais confirmé cette théorie. Les autorités impériales ont toujours nié toute supercherie, et les historiens restent divisés. Pourtant, le doute persiste, d’autant plus que certaines vérifications ultérieures du tombeau impérial ont nourri les spéculations.
En définitive, le mystère de la mort d’Alexandre Ier fascine parce qu’il mêle pouvoir, culpabilité, foi et désir d’effacement. Qu’il soit mort empereur ou ermite, son destin incarne l’idée troublante qu’un homme au sommet de l’État ait pu vouloir disparaître pour redevenir simple mortel.
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