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🔗 DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS
ETATS-UNIS EUROPE : Document américain, Le Monde, Euronews
AUSTRALIE : Libération, Le Figaro
MERCOSUR : Le Monde, France info
ZELENSKY : Le Huffpost, TF1info
JOSÉ ANTONIO KAST : France info, France 24
JIMMY LAI : Le Monde, Les Echos
LOUVRE : Le Parisien, BFMTV
Écriture : Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Samy Rabbata - Julie Baheux - Hugo Travers
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La phrase a résonné comme un coup de tonnerre dans le monde de la tech. Mustafa Suleyman, responsable de l’intelligence artificielle grand public chez Microsoft, a affirmé que le groupe pourrait tout simplement renoncer à certains développements si l’IA devenait incontrôlable. Un propos rare dans un secteur davantage habitué aux promesses d’omnipotence qu’aux appels à la retenue.
Cette prise de position tranche avec l’euphorie ambiante de la Silicon Valley. Tandis que nombre d’acteurs poursuivent à marche forcée le Graal de l’« intelligence artificielle générale », Microsoft se présente en gardien prudent, prêt à activer un bouton d’arrêt d’urgence. Pour Mustafa Suleyman, la ligne est claire : l’entreprise ne développera pas de systèmes qu’elle ne peut pas maîtriser. L’ambition affichée est celle d’une « superintelligence humaniste », conçue pour assister l’humain, et non pour le remplacer. Copilot, l’assistant intégré aux outils de Microsoft, serait la première illustration de cette vision. Mais ce discours soulève un paradoxe. Microsoft est aussi l’un des principaux investisseurs mondiaux dans l’IA, avec des dizaines de milliards de dollars engagés dans ses infrastructures et dans son partenariat stratégique avec OpenAI. Une posture d’équilibriste, entre accélération technologique maximale et promesse de retenue éthique. Appuyer sur l’accélérateur tout en affirmant garder le pied sur le frein.
Cette prudence affichée éclaire aussi les relations, parfois ambiguës, entre Microsoft et OpenAI. Là où OpenAI revendique ouvertement l’objectif de créer une intelligence artificielle générale, Microsoft temporise. Son PDG, Satya Nadella, a récemment qualifié ce concept de « légèrement survendu », préférant mettre en avant des usages concrets et immédiatement utiles. Reste à savoir si cette ligne rouge est réellement infranchissable ou si elle relève d’une stratégie de communication destinée à rassurer le public et les régulateurs. Car dans le même temps, Microsoft a renégocié son partenariat avec OpenAI afin de pouvoir développer ses propres modèles d’IA, en toute autonomie.
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Vidéo produite par HugoDécrypte
Entretien écrit et mené par Hugo Travers
Avec la participation de James Cameron
Journalistes : Julie Baheux, Hugo Travers
Directrice de production : Marie Delvallée
Chargés de production : Clément Chaulet, Fiona Gouze
Assistante de production : Amandine Bar
Miniature : Noé Périquet
Remerciements : Microfilm, Le Bristol, Cartel, Disney
HD MEDIA / UNFOLD PRODUCTION 2025
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Parfois, une découverte fondamentale naît d’un simple geste du quotidien. En 1965, au cœur de l’Antarctique, le glaciologue français Claude Lorius se réchauffe dans sa tente après une longue journée de carottage. Pour célébrer, il verse un peu de whisky dans un verre et y plonge un glaçon taillé dans un bloc de glace prélevé sous ses pieds. C’est alors qu’il remarque un détail à première vue anodin : de minuscules bulles d’air s’échappent de la glace fondante. Ce geste presque banal va pourtant bouleverser notre compréhension du climat.
Lorius réalise que ces petites bulles ne sont pas quelconques : elles sont de l’air piégé depuis des milliers d’années dans les couches de glace. Chaque flocon tombé sur l’Antarctique emprisonne un peu de l’atmosphère de son époque. En se compactant, la neige devient glace et capture des bulles intactes comme des capsules temporelles. À cet instant, Lorius comprend que si l’on parvient à analyser cet air ancien, on pourrait reconstituer la composition de l’atmosphère du passé, gaz à effet de serre compris.
Cette intuition géniale va donner naissance à une véritable révolution scientifique. Dans les années suivantes, Lorius et ses collègues perfectionnent les techniques de forage profond. Plus on descend dans la glace, plus on remonte dans le temps. Certaines carottes glaciaires atteignent plus de 3 000 mètres de profondeur, révélant une histoire climatique qui s’étend sur plus de 800 000 ans.
Les analyses montrent un lien frappant : à chaque augmentation du dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère correspond une hausse claire des températures globales. Inversement, les périodes glaciaires coïncident avec des niveaux de CO₂ plus faibles. Les carottes glaciaires deviennent ainsi l’une des preuves les plus solides de l’influence des gaz à effet de serre sur le climat.
Dans les années 1980, les travaux de Lorius contribueront directement à faire émerger la conscience moderne du réchauffement climatique d’origine anthropique. Son fameux glaçon dans le whisky n’a pas seulement rafraîchi une soirée au pôle Sud : il a ouvert une fenêtre unique sur l’histoire du climat et permis d’alerter la planète sur les risques futurs.
Une simple bulle d’air, vieille de plusieurs millénaires, a suffi à changer la science — et à nous rappeler que les grandes découvertes commencent parfois dans un verre.
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Nouvelle semaine, nouveau sketch. Les hommes et leur fierté… une grande histoire d’amour ! 😂 Faites du bruit pour Jérémy Nadeau !
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Avant le mètre, avant les règles graduées identiques partout dans le monde, mesurer était une affaire… de corps humain. Parmi ces anciennes unités, l’une des plus célèbres en France est le « pied du roi ». Mais à quoi servait-il exactement ?
Le pied du roi était une unité de longueur officielle, utilisée en France jusqu’à la Révolution. Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, il ne correspondait pas au pied d’un roi en particulier, mais à une valeur standardisée par le pouvoir royal. Sa longueur était fixée à 32,48 centimètres.
Ce pied servait de base à tout un système de mesures. Un pied était divisé en 12 pouces, chaque pouce en 12 lignes. Ce découpage en multiples de 12 pouvait sembler complexe, mais il avait un avantage pratique : il facilitait les divisions, bien plus que notre système décimal dans certaines situations concrètes.
Le pied du roi était utilisé dans de nombreux domaines. En architecture, il permettait de concevoir bâtiments, ponts et cathédrales avec des proportions cohérentes. En artisanat, il servait aux menuisiers, tailleurs de pierre ou charpentiers pour fabriquer des pièces compatibles entre elles. En arpentage, il aidait à mesurer les terrains, même si d’autres unités, comme la toise, étaient aussi employées.
Pourquoi “du roi” ? Parce que la mesure était garantie par l’autorité royale. À une époque où chaque région pouvait avoir ses propres unités, le pied du roi incarnait une tentative de centralisation et d’unification. Des étalons officiels — des règles en métal ou en pierre — étaient conservés dans des lieux de référence afin d’éviter les fraudes et les erreurs.
Malgré cela, les confusions restaient nombreuses. Le pied variait selon les pays, parfois même selon les villes. Le pied anglais, par exemple, n’avait pas exactement la même longueur que le pied du roi français. Résultat : le commerce international devenait un véritable casse-tête.
C’est précisément pour mettre fin à ce chaos que la Révolution française introduit le système métrique à la fin du XVIIIᵉ siècle. Le mètre, défini à partir de la Terre elle-même, devait être universel, rationnel et égal pour tous. En 1799, le pied du roi est officiellement abandonné.
Pourtant, son héritage demeure. Les notions de pied et de pouce existent encore dans certains pays, et de nombreux bâtiments anciens portent la trace de ces mesures anciennes.
Le pied du roi nous rappelle une chose essentielle : mesurer, ce n’est pas seulement une affaire de chiffres. C’est aussi une question de pouvoir, d’organisation sociale et de vision du monde.
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Sur le papier, l’application française Wizz promet une expérience sociale encadrée et sécurisée. Dans les faits, le constat est bien plus inquiétant. Son fonctionnement repose sur le swipe, comme Tinder ou Bumble. Pourtant, Wizz assure ne pas être une application de rencontres et met en avant un système de vérification d’âge par intelligence artificielle, censé séparer strictement les utilisateurs par tranche d’âge. Une barrière qui, selon plusieurs enquêtes, ne tiendrait pas. Les faits divers s’accumulent. À Hawaï, une fillette de 11 ans a été agressée par un militaire de 19 ans qui se faisait passer pour un adolescent de 15 ans sur l’application. D’autres affaires décrivent des scénarios similaires : un homme de 23 ans prétendant avoir 14 ans, ou encore un individu de 27 ans se présentant comme mineur pour approcher et agresser plusieurs adolescentes. Dans tous les cas, le point commun est le même : une vérification d’âge défaillante.
Le magazine américain The Hill a voulu tester ce système. Un journaliste de 28 ans s’inscrit sur Wizz. Verdict : l’algorithme d’IA valide son profil comme celui d’un adolescent de 16 ans, sans alerte. Les « algorithmes sophistiqués de sécurité » mis en avant par l’entreprise apparaissent alors comme un simple argument marketing. Déjà épinglée par les médias, l’application avait été retirée temporairement des boutiques d’Apple et de Google, avant de revenir avec la promesse d’améliorations. Manifestement, sans effet concret. Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large. Aux États-Unis, le Kids Online Safety Act, soutenu aussi bien par des élus démocrates que républicains, vise à imposer aux plateformes un véritable devoir de protection. Le principe est simple : comme dans l’automobile ou l’agroalimentaire, une entreprise ne pourrait plus lancer un service sans démontrer qu’il est sûr pour ses utilisateurs, notamment les mineurs.
L’industrie technologique reste aujourd’hui l’une des rares à échapper à ce type d’obligation. Avec une loi comme le KOSA, les plateformes devraient prouver l’efficacité réelle de leurs dispositifs de sécurité, sous peine de poursuites judiciaires. Les promesses ne suffiraient plus. Si ce texte doit encore franchir plusieurs étapes au Congrès américain, il envoie déjà un signal clair. Pour des applications comme Wizz, l’ère de l’auto-déclaration et des garde-fous symboliques touche peut-être à sa fin. Protéger les mineurs ne peut plus relever du discours.
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Mes chers camarades, bien le bonjour !
Vous le savez certainement, l’archéologie, elle compte de nombreuses spécialités. Et si sur Nota Bene on en a déjà découvert un certain nombre, eh bien il y en a d’autres c’est pas du tout le cas, genre l’archéoentomologie ! Vous allez le découvrir par la suite, mais l’archéoentomologie, c’est l’étude des restes d’insectes en contexte archéologique. Et même si ça peut surprendre aux premiers abords quand on connait pas, eh bah ça permet de comprendre bien plus de choses qu’on ne pourrait le croire… Alors pour découvrir cette discipline méconnue, j’ai eu le plaisir de recevoir en entretien Lisa Richelmi, une spécialiste de la question ! De tombes mongoles au littoral aquitain, en passant par le sarcophage présumé de Michel de Montaigne, vous allez l’entendre, cette discipline permet d’aborder des sujets aussi divers que variés !
Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !
➤ Pour voir un petit peu à quoi peuvent ressembler des études d’archéoentomologie, c’est par ici : https://sciences-archeologiques.u-bordeaux.fr/gpr/productions/projets-projects/activites-humaines-et-paleoenvironnements-restitues-par-larcheoentomologie
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
➤➤➤ Pour en savoir plus :
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