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Or


C’est une histoire fascinante, presque incroyable : le design de nos fusées modernes, celles qui partent aujourd’hui vers la Lune ou Mars, doit en partie… aux chars romains. Ce n’est pas une légende urbaine : c’est une chaîne d’héritages techniques et de contraintes normalisées qui remonte à plus de deux mille ans.
Tout commence avec les chars de guerre romains. Leur écartement entre les deux roues — environ 1,435 mètre — n’avait rien d’arbitraire. Cette largeur correspondait à la taille moyenne de deux chevaux attelés côte à côte, plus l’espace nécessaire à leurs sabots et aux roues du char. Ce standard s’impose dans tout l’Empire romain, car les routes pavées étaient creusées de sillons adaptés à cet écartement. Tout véhicule devait donc respecter cette dimension pour ne pas se briser les essieux.
Des siècles plus tard, ce même écartement se retrouve dans les charrettes médiévales puis dans les wagons de mine britanniques. Quand les premiers ingénieurs du XIXᵉ siècle conçoivent les locomotives, ils reprennent naturellement les rails existants, eux-mêmes adaptés à la largeur des anciennes charrettes. C’est ainsi que l’écartement standard des chemins de fer modernes — 1,435 mètre, soit exactement celui des chars romains — est né et s’est imposé sur la quasi-totalité du globe.
Et voici où cela devient étonnant : lorsque la NASA et les ingénieurs américains développent les premières fusées et les propulseurs des navettes spatiales, ils doivent fabriquer et transporter ces éléments gigantesques depuis leurs usines jusqu’au site de lancement, en l’occurrence le Kennedy Space Center. Or les segments des boosters à poudre de la navette américaine étaient produits dans l’Utah, puis acheminés… par chemin de fer. Les tunnels et wagons utilisés pour ce transport étaient calibrés sur la largeur standard des rails — 1,435 mètre — donc sur la taille des chars romains.
Résultat : la taille maximale des propulseurs latéraux (Solid Rocket Boosters) a été partiellement contrainte par cette norme vieille de deux millénaires. Impossible de les élargir sans changer toute la logistique ferroviaire.
Autrement dit, une partie du design de nos fusées modernes découle d’un choix pratique fait par des ingénieurs… de l’Antiquité. Ce n’est pas que les Romains ont inventé les fusées, mais que leurs chars ont fixé une mesure devenue universelle. Un simple écartement de roues, dicté par la largeur de deux chevaux, a fini par influencer la conquête spatiale.
En somme, nos fusées ne portent pas seulement l’héritage de la science moderne — elles roulent encore, symboliquement, dans les traces des chars de Rome.
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DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS
RACHAT EA : BFMTV, Richard Bluementhal, LeMonde
Olivia Rodrigo : LeFigaro, TheGuardian
Acteurs IA : Deadline, TimesofIndia
Série France2 : 20minutes, Allociné
Ryan Reynolds : Premiere, Allociné
Série Apple : Premiere, ELLE
Écriture : Mathys Debril
Incarnation : Blanche Vathonne
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Le charbon, qu’il soit de bois ou de houille, a la particularité d’absorber l’oxygène de l’air et de s’oxyder lentement à sa surface. Cette réaction chimique, appelée oxydation exothermique, dégage de la chaleur. Si le tas de charbon est volumineux et mal ventilé, la chaleur ne peut pas se dissiper. Peu à peu, la température interne monte, jusqu’à atteindre le point où la matière s’enflamme d’elle-même — souvent autour de 150 à 200 °C. C’est ce qu’on appelle l’auto-inflammation.
Ce risque augmente avec plusieurs facteurs :
La granulométrie : les petits morceaux, voire la poussière de charbon, s’oxydent beaucoup plus vite que les blocs massifs.
L’humidité : paradoxalement, un léger taux d’humidité favorise l’oxydation, car l’eau agit comme un catalyseur ; en revanche, un excès d’eau peut ralentir le processus.
La compacité du tas : un amas dense limite la circulation d’air, ce qui empêche le refroidissement naturel.
La chaleur ambiante : en été ou dans un local mal ventilé, le risque est multiplié.
L’auto-échauffement se déroule souvent en plusieurs jours ou semaines, de manière insidieuse. Le charbon semble stable en surface, mais à l’intérieur, la température grimpe progressivement. Lorsque l’air atteint ces zones chaudes par des fissures ou des interstices, il alimente brusquement la combustion : le tas peut alors s’enflammer spontanément, sans aucune étincelle.
Les conséquences peuvent être graves : incendies de dépôts, émissions de gaz toxiques (notamment du monoxyde de carbone), voire explosions dans les espaces clos. C’est pourquoi les charbonnages et centrales thermiques ont mis en place des protocoles stricts : stockage en couches minces, contrôle de la température interne, aération permanente, voire inertage à l’azote dans certains cas.
Pour les particuliers, la prudence s’impose : il ne faut jamais entasser le charbon en gros tas dans un local fermé. Il est conseillé de le stocker en petites quantités, à l’abri de l’humidité mais dans un espace bien ventilé, et de remuer régulièrement le tas pour éviter l’accumulation de chaleur.
En résumé, le charbon, même éteint, n’est pas une matière inerte : son contact prolongé avec l’air suffit, dans certaines conditions, à allumer un feu sans flamme ni étincelle.
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BULLE DE L’IA : Les Echos, Libération, Le Monde
NICOLAS SARKOZY :
COP30 : La Croix, Franceinfo
AHMED AL-CHARAA : Le Monde, Euronews
MALI : Jeune Afrique, BBC
BBC : Libération, Le Monde
ANTONI LALLICAN : Le Monde
BOUTIQUE SHEIN : HuffingtonPost, Franceinfo
Écriture : Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Samy Rabbata - Brice Donadille - Hugo Travers
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Chez nos voisins britanniques, la ponctualité n’est décidément plus ce qu’elle était… surtout au ministère de l’Environnement. L’administration vient d’achever une migration informatique massive vers Windows 10, pour un coût faramineux de 312 millions de livres sterling — environ 368 millions d’euros. Problème : ce chantier titanesque se conclut exactement au moment où Microsoft met fin au support de Windows 10. Une modernisation flambant neuve… déjà obsolète.
Sur le papier pourtant, tout semblait parfait. Entre 2022 et 2025, plus de 31 500 ordinateurs vieillissants ont été remplacés, des dizaines de milliers de failles comblées, et près d’une centaine d’applications critiques mises à jour. Un bilan qui aurait pu être salué, si la destination finale n’était pas un système d’exploitation officiellement abandonné en octobre 2025. Résultat : le ministère devra sans doute souscrire au support étendu, très coûteux, proposé par Microsoft. L’équivalent d’une voiture neuve dont la garantie aurait expiré avant même de quitter le garage.
Cette étonnante erreur pose une question simple : comment un projet de cette ampleur a-t-il pu ignorer un calendrier public, connu de tous depuis des années ? Le cas n’est malheureusement pas isolé. Il illustre une fragilité chronique du secteur public britannique : la dette technique. Car même après ces investissements massifs, le ministère reconnaît devoir encore remplacer des dizaines de milliers d’appareils — ordinateurs et smartphones — qui ne sont, eux non plus, pas compatibles avec Windows 11. Les exigences matérielles modernes, comme la puce TPM 2.0, semblent avoir été complètement négligées par les planificateurs.
Aujourd’hui, près de la moitié du budget informatique annuel du gouvernement britannique — soit 2,3 milliards de livres — sert uniquement à maintenir en vie des systèmes anciens. Pendant que d’autres pays misent sur la souveraineté numérique et la modernisation cloud, l’administration britannique semble, elle, enfermée dans un cycle coûteux de bricolages successifs. Au lieu de préparer l’avenir, le Defra vient donc d’investir dans une voie sans issue. Une erreur de stratégie qui fera date… et une leçon de gestion de projet dont beaucoup préféreront s’inspirer à l’envers.
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Mes chers camarades, bien le bonjour !
Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats creusaient des longs tunnels souterrains pour prendre par surprise l’ennemi. C’est par exemple le cas à Arras, où un tunnel de 20km creusé par des néo-zélandais a été retrouvé.
Bonne écoute !
➤ Pour en savoir plus :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/arras/l-incroyable-histoire-oubliee-des-neo-zelandais-qui-ont-creuse-20-km-de-tunnels-a-la-main-sous-arras-en-1917-2915577.html
🎧 Mixage : Pierre Champion
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Au Japon, un phénomène surprenant et tristement révélateur s’est répandu depuis plusieurs années : le « benjo-meshi », littéralement « repas de toilettes ». Le terme désigne le fait de s’isoler dans une cabine de WC pour y manger, seul, afin d’éviter d’être vu sans compagnie à la pause déjeuner.
Une enquête menée dans les années 2010 par un institut japonais révélait que plus d’un habitant sur dix avait déjà pris un repas ainsi, au moins une fois dans sa vie. Le phénomène touche surtout les adolescents et les étudiants, mais aussi certains salariés. Dans une société où le groupe prime sur l’individu, où l’harmonie sociale et la camaraderie sont perçues comme des valeurs essentielles, manger seul est vécu comme un signe d’échec. À l’école, ne pas être invité à déjeuner avec ses camarades peut être source de honte. Dans les entreprises, cela peut être interprété comme un manque d’intégration.
Alors, certains préfèrent disparaître. Les toilettes deviennent un refuge, un lieu d’invisibilité où l’on échappe au regard des autres. Le benjo-meshi n’est donc pas une bizarrerie, mais le symptôme d’une solitude sociale cachée sous la surface d’une société hyperconnectée. Des sociologues japonais soulignent que cette peur de la solitude s’ancre dès l’enfance, dans un système scolaire qui valorise la cohésion et où la marginalisation peut être douloureusement vécue.
Sur le plan psychologique, cette pratique interroge. Elle traduit une angoisse d’exclusion si forte qu’elle pousse à adopter un comportement irrationnel : manger dans un lieu insalubre, dans le bruit des chasses d’eau, simplement pour ne pas être vu. Ce repli rappelle d’autres formes de solitude urbaine au Japon, comme les « hikikomori », ces jeunes adultes reclus qui évitent tout contact social.
Du point de vue sanitaire, les autorités japonaises déconseillent évidemment cette pratique : les toilettes sont des environnements à haut risque bactérien. Mais le véritable enjeu est ailleurs — il est social. Le benjo-meshi met en lumière une souffrance silencieuse : celle d’une jeunesse qui, malgré la modernité et la densité de ses villes, redoute plus que tout le regard des autres.
En somme, ce phénomène étrange révèle un paradoxe poignant : dans une société ultra-connectée et polie, la peur d’être seul reste l’un des plus puissants moteurs du comportement humain.
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