C’est Lili qui raconte. Personne d’autre. De la maison familiale jusqu’aux camps, de la prison de Loos à Ravensbrück, puis Bergen-Belsen. Un trajet qui bascule, brutalement, des jours ordinaires à l’insoutenable.Dans Lili toujours debout, jusqu’au bout, publiée chez Glénat, Boris Golzio recueille cette parole et la restitue sans détour. Il écoute, il retranscrit, il dessine. Et puis, dans les dernières pages, il prend le relais : il contextualise, il éclaire, il documente. Parce que Lili l’a prévenu : elle n’avait que 11 ans, elle n’a pas tout vu, tout compris. Alors il faut être précis, irréprochable.