Nouvelle École

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By Antonin ArcherEducation
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Nouvelle École episodes

  • #BONUS5 : J'appelle les auditeurs (S.A.V.)

    Dans cet épisode bonus de Nouvelle École j'appelle les auditeurs membres de la communauté Patreon.

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    Dans cet épisode, nous avons donc :

    • Alix (et non pas "à l'X") -_- qui vit au Mexique, nous parle de ses projets d'invention et partage ses outils préférés comme le News Feed Eradicator. Vous pouvez le trouver en cherchant alix.deschamps sur Facebook
    • Camille, expatriée à New-York et qui prévoit de rentrer en France car son pays lui manque.
    • Barnabé, qui cherche à développer son projet et qui me pose des questions sur mon organisation et sur le futur de Nouvelle École. Vous pouvez lui écrire à [email protected]
    • Margot, doctorante en neurosciences, qui avait préparé une longue liste de questions et qui a décidé de m'interviewer ! Je parle donc de mon rapport aux gens, à la gentillesse, de comment je fais évoluer Nouvelle Ecole, de ce qui me préoccupe dans la vie. Bref, un épisode inversé !


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    1 hr 49 min
  • #66 - Laure Adler : La peur augmente avec les années

    À l'arrière du taxi, je me demande si le stress disparaitra quand, comme Laure Adler, j'aurai interviewé des centaines de personnes. J'ai oublié un cable, l'interview démarre dans 45 minutes et je suis à 35 minutes en voiture du lieu de rendez-vous.

    Elle me dit d'emblée que "la peur augmente avec les années". Ça m'effraie mais pas elle : "L’inquiétude participe de la curiosité. Il vaut mieux être curieux et angoissé."

    Je ne sais pas. C'est à double tranchant. Il y a des jours où la peur est un moteur, d'autres où elle est un frein. Ce jour là, j'aimerais pouvoir changer de mode, je m'embrouille un peu.

    L'ironie est que je rencontre une experte de l'interview et m'entends en temps réel commettre les erreurs dont elle parle :

    • je pense à la question suivante
    • je suis déstabilisé par le silence
    • je veux caser tous mes thèmes

    Heureusement, elle n'a pas besoin de moi pour dire des choses intéressantes. Je lui dis que j'en suis à 66 interviews. Elle répond que ce n'est pas beaucoup et ça me rassure, j'ai le temps de progresser.

    Laure Adler est une journaliste, biographe, essayiste, éditrice et productrice de télévision qui a interviewé des centaines de personnalités au fil de sa carrière. 

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 01:00 : La peur augmente avec les années
    • 08:00 : "Je suis très intéressée par les gens". Mon cours d'interview
    • 24:00 "La violence s'est abattue sur moi" : la réussite implique-t-elle des inimitiés ?
    • 35:00 "Je pense toujours au futur" : comment faire face à l'adversité
    • 43:00 "J'ai l'impression de courir après le temps". Construire son propre rapport au temps.

    Références de l'épisode :

    • Laure Adler sur Twitter
    • L'heure bleue sur France Inter
    • Agnès Varda
    • Jean-Luc Godard


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    51 min
  • #65 - Run : J'ai besoin de le faire

    Run dessine sous les bulles de ses bandes dessinées. 

    C'est à dire qu'il dessine d’abord tout ce qui se trouve dans la case, puis place la bulle par dessus le dessin. Enfin, il écrit le texte dans la bulle. S'il plaçait d'abord la bulle, il n'aurait plus qu'à dessiner le reste de la case et gagnerait un temps fou.

    Sauf qu’il ne l’entend pas comme ça : « J’aurais l’impression de me foutre de la gueule des gens ».

    Quand j'étais petit, je ne supportais pas de rester longtemps sur quelque chose de difficile, alors je bâclais "vite fait bien fait". Et quand mon père était là, il me disait : "Non : c'est vite fait mal fait". 

    Aujourd'hui je travaille de chez moi et il n'y a personne pour me dire "vite fait mal fait", alors j'oublie. Il m'arrive de bâcler, pour pouvoir passer à autre chose. Je sais que ce n'est pas parfait mais j'ai la flemme ; personne ne remarquera. 

    Mais je le remarque. Je sais que je ne fais pas de mon mieux.

    En 2009, Kanye West et son équipe ont passé l'équivalent de 5000 heures/hommes sur le morceau Power. Cinq mille heures sur une seule chanson. Et huit ans plus tard, cette chanson et l'album sur lequel elle figure font toujours partie des plus grands classiques du hip-hop.

    Ces exemples me rappellent de ne pas m'endormir. Il y en a qui passent 5000 heures sur une seule chanson et d'autres qui dessinent sous les bulles. Et c'est important car sur le long terme, on ne voit pas si c'est "vite fait bien fait". On voit juste si c'est bien fait.

    Run est le créateur de la bande dessinée Mutafukaz et le directeur du Label 619. Le long métrage Mutafukaz, adapté de la bande dessinée du même nom, sort en salles le 23 mai 2018.

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 02:00 La culture de la porte fermée.
    • 13:00 "J'étais prêt à tout", les doutes et la persévérance jusqu'à la publication
    • 23:00 De persona non grata à éditeur, comment les choses se sont débloquées
    • 40:00 "Je dessine sous les bulles" : l'exigence de Run.
    • 45:00 "J'arrive pas à me détendre". Son rapport au temps.
    • 57:00 "Une succession de contraintes qui t'amènent à un résultat" : Le film Mutafukaz, Orelsan et l'importance de ce projet

    Références de l'épisode :

    • Run sur Facebook et Instagram
    • La bande annonce du film Mutafukaz, en salles le 23 mai
    • Studio 4°C (le studio qui produit le film), et le réalisateur Shojiro Nishimi
    • Les BD Mutafukaz, Puta Madre, DoggyBag.
    • Ankama, le Label 619 et le jeu vidéo Dofus
    • Le court métrage Mutafukaz : Opération Black Head.
    • Erik Larsen
    • People of Walmart, qu'il utilise pour ses BD
    • Orelsan et Gringe dans Bloqués

    Pour aller plus loin :

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    1 hr 14 min
  • #64 - Carlito : On a juste envie de rire

    J’ai changé le slogan pour la seconde fois en moins d’un mois. J’avais commencé à dire « les meilleurs dans chaque domaine ».

    Parfois j’oublie pourquoi je fais Nouvelle Ecole. Je passe des journées à envoyer des mails à des gens connus, parce qu’ils sont connus. S’ils viennent c’est la classe, ça va buzzer, faire plein d’écoutes, j’aurai un gros podcast, je pourrai peut-être arrêter avant que ça ne devienne Ancienne Ecole. J’ai peur qu'on n’en puisse plus d’Antonin Archer qui demande à Jean-Michel célèbre ce qu’il conseillerait à lui plus jeune. Ce n’est même pas ma question, je l'ai prise à Tim Ferriss.

    Mais je ne veux pas devenir Tim Ferriss. Ça ne veut rien dire les meilleurs. On les confond avec les gagnants, mais même en sport on dit que "ce ne sont pas toujours les meilleurs qui gagnent", donc ça ne sert à rien. Je ne veux pas créer une barrière entre "les meilleurs" et les autres.

    Alors que fait-on ici ?

    Carlito m’a interrompu au bout de dix minutes pour me demander si j’avais fait l’amour récemment. Je ne m’y attendais pas, ça m’a surpris, déstabilisé, puis ça m’a fait rire. Cette digression est importante : c’est le moment où je me suis souvenu qu’on était là pour s’amuser.

    J’ai peut-être du mal à admettre que la seule raison pour laquelle je me démène chaque semaine est « parce que c’est drôle, et que je n’ai rien de mieux à faire ». Il y a toujours une petite voix qui m'ordonne de devenir un adulte. Quand j’explique Nouvelle École, les gens me demandent comment je compte monétiser et quelles sont mes stratégies de growth mais je n’en ai pas. Je vois bien que je les déçois, que ce n’est pas sérieux.

    Mais je n’en peux plus d’être sérieux. J’ai essayé et je suis tombé en dépression.

    Je ne voulais pas inviter Carlito sur Nouvelle Ecole parce qu’il est connu mais parce que j’adore ce qu’il fait ; je me marre comme une baleine devant McFly & Carlito.

    Carlito a choisi plusieurs fois d’écrire son histoire : en décidant de faire des blagues avec McFly, en décidant d'envoyer une démo au Mouv’ (rejetée), en décidant de quitter Golden Moustache où il avait enfin une situation confortable, en choisissant d'avoir une vie de famille équilibrée, etc.

    Ça donne 3 millions d’abonnés Youtube en un an et demi et on peut choisir de ne retenir que ça. Je retiens que depuis quinze ans, il s'est donné les moyens de vivre la vie qu'il voulait vivre, et que ça finit par payer. Il dit qu'il a "juste envie de rire" et je veux en faire de même.

     

    Carlito est le co-créateur de la chaîne Youtube McFly & Carlito, qui compte à ce jour plus de 3 millions d’abonnés.

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 01:00 3 millions d'abonnés Youtube et ses premières vacances depuis longtemps
    • 05:00 "On a juste envie de rire" : pourquoi McFly et lui ont quitté Golden Moustache
    • 16:00 Quel genre d'adolescent était Carlito ?
    • 26:00 T'essaies et tu réessaies : faire tomber les barrières mentales qui empêchent de commencer
    • 42:00 "T'es le fils de Guy Carlier" : l'impact d'avoir un père connu, les inconvénients de la notoriété
    • 56:00 Le succès : à quoi ressemble le métier de Youtubeur à ce niveau ?
    • 1:10:00 "On peut arrêter maintenant et vivre une vie paisible", comment arrêter au bon moment ?
    • 1:15:00 Comment créer la famille du bonheur + son rapport au temps

    Références de l'épisode :

    • McFly & Carlito sur Youtube
    • Les vidéos J'effectue le DAB, il a mis son sexe, Youtube Warrior 2, Le meilleur jeu en voiture (avec FloBer)
    • Carlito sur Instagram et Twitter
    • Golden Moustache et les Suricate
    • Personnes citées : Flober, Lucien Maine, Adrien Ménielle, Vincent Tirel, Pierre Croce, Kyan Khojandi, Squeezie (Lucas), Amixem, Cyprien
    • Tortue Géniale
    • Bref
    • La radio Le Mouv'
    • Le podcast de Joe Rogan
    • Blink 182, Tom Delonge, et le premier album Chesire Cat
    • Eight Days a Week, le documentaire sur les années tournées des Beatles
    • Jean Dujardin qui court pour éviter les selfies
    • Seth Godin et son blog sur lequel il publie chaque jour depuis 16 ans
    • Le podcast Histoires de Darons de Fabrice Florent
    • La conférence de Simon Sinek Why Leaders Eat Last (avec le passage sur le temps)

    Livres : 

    • Scar Tissue de Anthony Kiedis (l'histoire des Red Hot Chili Peppers)
    • Mémoires de l'enfer, la biographie de Marilyn Manson par Neil Strauss et Marilyn Manson
    • The Game : les secrets d'un virtuose de la drague de Neil Strauss
    • Steve Jobs de Walter Isaacson
    • One Piece, le manga que Carlito lit
    • 99 Francs de Frédéric Beigbeder

    Films :

    • Ready Player One (Steven Spielberg)
    • Sunset Boulevard (Billy Wilder)
    • Jim and Andy, le documentaire avec Jim Carrey

    Les produits dont je parle :

    • Freedom pour bloquer internet
    • K-Safe pour emprisonner son téléphone

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    1 hr 32 min
  • #63 - Deedee : Le mieux est l'ennemi du bien

    Deedee Paris, de son vrai nom Delphine Desneiges, est la première influenceuse à passer sur Nouvelle École. Elle était l’une des premières françaises à créer un blog sur lequel elle partage ses conseils et son mode de vie depuis plus de 13 ans (13 ans, ça force le respect). 

    J’avais des dizaines de questions à lui poser : elle m’explique comment elle s’est lancée, on parle de son métier qui cristallise les fantasmes, elle détaille les dessous de cette activité, les bons côtés comme les difficultés. On parle de son processus créatif, de son syndrome de l’imposteur, de comment rester sincère et intègre. Enfin, elle donne ses conseils à ceux qui voudraient faire comme elle et à toutes les personnes qui souhaitent se lancer. 

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 01:00 "J'ai jamais trop anticipé", comment elle s'est lancée
    • 08:00 Le métier d'influenceuse et les fantasmes qui l'entourent"
    • 15:00 "Ne pas trop se poser de questions" : son processus créatif
    • 28:00 "Le marché de l'influence est saturé", comment s'y retrouver
    • 34:00 "J'aime pas me vendre" : son quotidien, son syndrome de l'imposteur, son rapport aux critiques
    • 41:00 "Je préfère rater un projet plutôt que ne pas le faire" : l'importance de tester
    • 57:00 Comment faire comme Deedee : conseils à ceux qui veulent se lancer

    Références de l'épisode :

    • Deedee sur Instagram
    • Le blog de Deedee, qu'elle tient depuis plus de 13 ans !
    • Chez Deedee, le lieu qu'elle a créé
    • Chlotilde Dusoulier
    • Ryan Holiday (lisez Perennial Sellers)
    • J'y vais mais j'ai peur

    Pour aller plus loin :

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    1 hr 16 min
  • #62 - Anna Polina : Faire du X ça voulait dire être libre

    Il y a des jours où je me dis que je fais un boulot cool. Pas seulement car je peux regarder du porno en tout bien tout honneur, mais aussi car je rencontre des gens comme Anna Polina, que je n'aurais jamais rencontré sans ce podcast. En l'espace d'un an, j'en ai gagné dix ; Nouvelle École est mon séminaire d'apprentissage accéléré.

    L'industrie du X, en fait, je n'y connaissais rien, et j'avais des millions de questions à lui poser. J'aimerais que les épisodes durent huit heures mais j'aurais du mal à convaincre les invités de venir.

    Je voulais tout savoir : comment on décide de faire du X, comment on se professionnalise, c'est quoi une vie de hardeuse, comment réagissent les gens, est-ce que ça fait peur, comment on gère sa vie amoureuse ; bref trop de questions.

    Et je voulais absolument que ce soit Anna Polina, pour l'avoir déjà entendue en interview. Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir.

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 02:00 "Faire du X ça voulait dire être libre" : son besoin de s'affranchir
    • 12:00 "J'avais beaucoup de respect à l'égard des hardeuses" : son arrivée dans le X et les dessous de cette industrie
    • 22:00 "C'est un choix" : La décision de se professionnaliser
    • 34:00 La vie de hardeuse : son rapport à son entourage, au temps, à l'amour
    • 48:00 Son ressenti face à l'évolution de l'industrie du X
    • 1:02:00 Comment elle envisage la suite

    Références de l'épisode :

    • Anna sur Instagram, Twitter
    • Son site
    • Les actrices citées : Clara Morgane, Katsuni, Coralie Trinh Thi, Tabatha Cash, Saha Grey
    • Courtney Love
    • Le clip de Vitrine (Vald x Damso)
    • Seth Gueko

    Les livres : 

    • Les jolies choses , Baise Moi et King Kong Thérorie de Virginie Despentes
    • La Voie Humide, biographie de Coralie Trinh Thi

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    1 hr 11 min
  • #61 - Franck Annese : C'est surtout qu'on travaille beaucoup

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    Le journal Ebdo s'est arrêté, deux mois après son lancement. Je m'étais abonné pour soutenir un ami, mais je n'ai jamais réussi à le lire. J'ai feuilleté le numéro 0, les autres se sont entassés dans la boite aux lettres ; j'avais l'impression d'un truc un peu pour tout le monde, un peu pour personne ; et je n'en ai parlé à personne.

    Quand je suis arrivé dans les locaux de SoPress, il y avait une pile de magazines : SoFoot, Society, SoFilm... J'ai pris le premier SoFoot de la pile en attendant Franck Annese, et je me suis souvenu de ce qui m'avait fait aimer ce magazine quelques années plus tôt.

    SoFoot était différent : ils traitaient le football comme un sujet de société en plus du pur divertissement. Je n'avais plus l'impression désagréable de perdre mon temps en m'intéressant au foot ; j'apprenais, je me marrais, j'avais l'impression d'être avec des potes et que ceux qui l'avaient créé savaient exactement ce qu'ils voulaient faire. Par chance, j'étais dans la cible. Je pouvais lire ce magazine de bout en bout et, évidemment, j'en parlais à tous mes potes.

    Je ne lis plus de magazines depuis longtemps mais pour préparer l'interview, j'ai trouvé plusieurs numéros de Society ; j'y ai retrouvé l'esprit qui m'avait fait aimer SoFoot. Après la lecture, j'ai eu envie d'en parler avec des gens alors je l'ai laissé trainer sur la table de la cuisine, et on en a parlé.

    Je voulais demander à Franck Annese comment SoPress fait pour créer des magazines papier qui marchent et dont les gens parlent.

    Pour le lancement de Society, ils n'ont pas fait d'étude de marché, pas de numéro 0. Ils ont fait ce qu'ils avaient envie de faire, au moment où ils pouvaient le faire. Un état d'esprit qui rappelle celui de nombreux invités de Nouvelle École.

    Est-ce que ça suffit pour réussir ? Il a enchaîné : "C'est surtout qu'on travaille beaucoup."


    Se retrouver dans l'épisode :

    • 01:00 Faire ce qu'on a envie de faire, quand on peut encore le faire
    • 07:30 Comment garder son insouciance quand le succès est au rendez-vous ?
    • 13:00 "C'est surtout qu'on travaille beaucoup" : l'importance d'être exigeant.
    • 28:00 "Trop de chefs, pas assez d'indiens" : comment montrer l'exemple.
    • 38:00 "Je prends un bain tous les jours" : comment il s'auto-évalue.
    • 46:00 Les questions de la fin.


    Références de l'épisode :

    • Franck sur Instagram, Twitter
    • SoPress
    • La boutique SoPress pour s'abonner à tous les magazines.


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    55 min
  • #60 - Lisa Gachet : Soulever des montagnes
    C’est quoi la réussite en fait ?

    Je regardais la télé pour la première fois depuis des mois et il y avait encore les mêmes émissions ; il y en avait une avec Drucker et des comiques qui faisaient des blagues. Drucker avait la même tête, mais des cheveux blancs à la texture étrange, genre moquette ; j’ai zappé.

    Sur France 5 des pêcheurs parlaient de leur métier. Le fils disait qu’il aimait beaucoup la pêche, que c’était le métier qu’il voulait faire en grandissant et qu’il espérait bien reprendre le bateau de son père. Je me suis imaginé me levant à quatre heures pour aller trimballer du poisson de bâbord à tribord, sur une mer agitée, tous les jours de ma vie. J’ai le mal de mer ; les bateaux sentent un peu comme les autocars en plus fort.

    Mais il avait l'air heureux ; beaucoup plus heureux que les auteurs que j'ai lus récemment. Ces gens ont pourtant tout pour être heureux : ils sont riches, ils sont célèbres et ils ont fait beaucoup de choses considérées par tous -- moi compris -- comme valables, cool, importantes. Pourtant ils dépriment à longueur de roman ; ils me dépriment également.

    Lui s’en fout complètement. Il veut ramasser du poisson dans l’eau, puis le vendre, et puis recommencer. Je n'arrive pas à me sortir ce type de la tête.

    Il n’a pas besoin qu’on vienne lui décerner le prix du meilleur pécheur pour avoir envie de pêcher. Il était content de passer à la télé, mais je doute que cela ait été son but ; ou alors il est fin stratège. Et s'il avait voulu devenir pêcheur pour passer à la télé, y serait-il parvenu ?

    Qu’est-ce qui est important ?

    Les invités de Nouvelle École parlent souvent de "faire les choses pour les bonnes raisons". Je ne connais pas les bonnes raisons, mais j'émets une hypothèse : quand on fait les choses pour soi, parce qu'on se sent bien en le faisant, on a moins de chances de se tromper.

    Je crois que si Lisa Gachet perdait tout, elle continuerait à fabriquer des choses avec ses mains. C'est une hypothèse, je ne lui ai pas demandé ; j'aurais dû.

    Et je crois que si les caméras n'étaient jamais venues filmer ce jeune pêcheur, ça n'aurait rien changé à sa vie ; il aurait continué à le faire pour lui. C'est un bon point de départ.

    Lisa Gachet est la créatrice du site de DIY Make My Lemonade, elle est également directrice artistique de la marque Wear Lemonade, qu'elle a fondée.

    Se retrouver dans l'épisode :

    • 03:00 Fallait-il quitter Bordeaux ?
    • 09:00 "Toutes les filles de ma classe voulaient être stylistes". Sa volonté d'être différente.
    • 16:00 Se donner les moyens de ses ambitions.
    • 24:00 L'expérience de travail la plus traumatisante et enrichissante de sa vie.
    • 29:00 Le lancement de son blog Make My Lemonade
    • 32:00 Pourquoi le blog a aussi bien marché ? Comment s'en inspirer
    • 44:00 "Je veux que ce soit parfait", l'importance de l'exigence.
    • 53:00 Comment rester enthousiaste
    • 57:00 Qu'est-ce que réussir ? Que faut-il sacrifier ?

    Références de l'épisode :

    • Lisa sur Instagram, Twitter, Facebook
    • Make My Lemonade et leur newsletter (en bas à droite)
    • Wear Lemonade, la marque.
    • L'entreprise du bonheur ; le livre recommandé par Lisa.

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    1 hr 4 min
  • #59 - Fabrice Florent : Poser les questions qui comptent
    Rejoindre le Patreon : http://bit.ly/NEpatreonRéférences de l'épisode sur le site Je suis de retour ! Vous ne le saviez pas, mais j’étais en Normandie pour me ressourcer. Suis-je ressourcé ? Absolument pas, mais je reviens avec un super invité : Fabrice Florent.Fabrice Florent est le fondateur de Madmoizelle, un magazine féminin, sociétal et culturel pour les jeunes femmes qu’il a lancé en 2005. Treize ans plus tard, Madmoizelle est un média établi, une référence de la presse féminine qui a permis l'éclosion de nombreux talents ; dont des connaissances (Jack Parker, SML, Marion Séclin).Autre révélation : j’avais déjà interviewé Fabrice Florent. Sauf que j’avais complètement raté mon interview à cause d'une très mauvaise nuit ; il m'avait été impossible de me concentrer. Fabrice a eu la bonne idée de me demander de refaire l'épisode et je lui en suis reconnaissant ; cette nouvelle discussion est bien meilleure !Je lui ai posé la question qui fâche : que fait un grand chauve à la tête d’un média féminin ? Comment a-t-il eu cette idée, pourquoi lui et pas un autre ? On parle de son éducation, de masculinité, de harcèlement et de la volonté de poser les bonnes questions.C'est une longue interview, dans laquelle on parle de plein de choses :  les succès de Madmoizelle, les bons moments mais également les difficultés, comme le récent Badmoizelle. Fabrice raconte comment il a survécu au scandale et les leçons qu'il en a tirées.Se retrouver dans l'épisode :01:00 Faut il dormir 08h00 ? Discussion sur le sommeil.07:00 Pourquoi on a refait l’interview et comment faire une bonne interview.20:00 Un grand type chauve qui fonde un média féminin ?28:00 De son éducation à sa relation avec sa femme : comment gérer sa masculinité48:00 Créer un espace sûr pour les femmes.1:00:0 "Ce qui manque le plus, c’est de la confiance". L’école Madmoizelle.1:02:00 BADMOIZELLE : Fabrice raconte l'histoire1:16:00 Comment survivre au harcèlement ?1:34:00 Soigner son âmeCrédit photo © Diane Sagnier

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    1 hr 43 min
  • #58 - Jack Parker : On n'est pas des articles Medium
    J'ai écrit une ribambelle d'articles Medium : "Fais-ci", "Fais-ça"', "prends confiance en toi, bla bla bla". Un sur chaque sujet auquel je ne connaissais rien. Mais je n'ai jamais pensé à écrire à l'ado que j'étais. J'aurais eu trop de choses à lui dire. Par où commencer entre "Tu vas sortir avec Valentine !" et "Tu vas voir les Smashing Pumpkins à Bercy parce qu'ils se reforment !". J'aurais eu peur de trop en dire. Quand je pense à lui je ressens de la compassion : il ne s'aime pas beaucoup. Il croit que tout ce qui rate est de sa faute et qu'il n'est pour rien dans ce qui réussit.Il n'en revient pas que les filles dont il tombe amoureux acceptent de sortir avec lui. Il est persuadé qu'elles vont se réveiller un matin et lui dire qu'elles se sont trompées, elles l'ont confondu avec un autre. Il devient parano, dépendant et un peu fou furieux. Et quand ça rate, il est sûr que c'est à cause de lui.Il fait plein de bonnes choses mais il ne s'en rend pas compte, il a toujours le sentiment de ne pas être assez bien.Alors si je le voyais, je le prendrais juste dans mes bras. Un câlin du futur pour lui dire de s'aimer, c'est tout. Si je devais commencer à lui donner des conseils ça prendrait tout un bouquin et pour ça, il y a celui de Jack Parker. Jack Parker est l'auteur de Le grand mystère des règles. Son nouveau livre, Lettres à l'ado que j'ai été, sort le 14 mars aux éditions Flammarion. Se retrouver dans l'épisode :04:00 Personne ne va venir te chercher, lance tes idées08:00 "J'ai été brimée". La période difficile de l'adolescence et du collège.19:00 L'impossibilité de communiquer, la défaillance des adultes et le problème des "zones grises"32:00 "Méfie toi de la colère"40:00 "On n'est pas obligé de souffrir pour créer"48:00 Arrêter de vouloir rentrer dans le moule1:00:00 Trouver sa recette en amour : sa relation libreRéférences : Tous ces liens sont des liens d'affiliation. Je perçois une commission quand vous achetez ; ça ne change rien de votre côté !Précommander Lettres à l'ado que j'ai été de Jack Parker : http://amzn.to/2oRoC0qSon premier livre : Le grand mystère des règlesJack Parker sur Instagram"Ouvre ta gueule !" : Son premier passage dans Nouvelle ÉcolePOUR ALLER PLUS LOIN :Abonnez-vous à Nouvelle École sur Apple Podcast ou toute autre application de podcast : apple.co/2zI7SkuRecevez mes 3 recommandations hebdomadaires, par mail, chaque vendredi : bit.ly/newsletterNESuivez-moi sur Instagram : bit.ly/nouvelleecoleIGSoutenez Nouvelle École financièrement à partir de 2E/mois sur Patreon : bit.ly/NEpatreonRéférences disponibles sur bit.ly/nouvelleecole58

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