Nova Classics

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Nova Classics episodes

  • Nova Classic : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson.


    Une reprise reggae de « Where Did Our Love Go », le premier hit de The Supremes, célèbre trio féminin de la Motown au sein duquel on retrouve Diana Ross.


    La version de Delroy Wilson sort au début des années 70, alors que le chanteur a déjà une belle carrière. Il a alors déjà accompagné les différentes évolutions de la musique jamaïcaine – enfant star, il commence à l’âge de treize ans – et a posé sa voix sur des morceaux de ska, puis de rocksteady, et enfin de reggae. Le soulman jamaïcain a fait ses gammes dans le studio de Coxsone Dodd, Studio One, à l’époque où Lee « Scratch » Perry produit pour Sir Coxsone. Delroy Wilson sortira d’ailleurs à ses débuts à Studio One de nombreux morceaux clashant Prince Buster, autre producteur de l’île. 


    En 1966 sort « Dancing mood », son morceau qui sera l’un des titres majeurs du rocksteady. Son style, sa vibe enjouée, font de lui l’un des chanteurs les plus appréciés de l’époque et notamment par ses pairs, 

    Ken Boothe en tête.


    Quand sort cette reprise des Supremes, Delroy Wilson a quitté le studio One et collabore avec son principal concurrent, Bunny Lee qui, à la fin des années 60, et avec l’aide d’un certain King Tubby, enchaîne hit sur hit. C’est donc chez celui que l’on surnomme le « striker » que Delroy Wilson sort ce reggae soul qu’il renomme « Don’t Leave Me ». Une reprise donc, exercice largement maitrisé par les Jamaïcains, qui ouvre le troisième volet des compilations Rare grooves reggae. Les ruptures ont toujours donné naissance à de merveilleux morceaux, démonstration avec notre Nova Classic du jour : « Don’t Leave Me » par Delroy Wilson sur Nova.


    Visuel © Go Away Dream de Delroy Wilson

    5 min
  • Nova Classic : « Let’s Go There Together » de Max Brennan

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Let’s Go There Together » de Max Brennan.


    On danse ce matin sur ce titre de l’anglais Max Brennan qui sort « Let’s Go There Together », sur le label japonais Sublime Records.


    En 1998, Max Brennan, musicien producteur originaire de l’île de Wight en Angleterre (île célèbre pour son festival de la fin des années 70, équivalent de Woodstock en Europe), a déjà sorti plusieurs singles et albums sous différents alias, Fretless AZM ou encore Maxwell House. 


    Le bassiste est décrit par le magazine NME comme un artisan du disco spirituel. Son imagination fertile convoque des Aliens dans l’album qui suivra la parution de ce maxi. Le Nova Classic sur lequel on danse ce matin annonce l’arrivée des extraterrestres. Du moins, dans le traitement des voix qui posent sur ce morceau. « Let’s Go There Together » combine la passion de Max pour les vieux synthétiseurs, les sampler, et les instruments acoustiques, notamment sa basse.


    Le groove est là. Dansons ensemble sur ce « Let’s Go There Together ».


    Visuel © Let’s Go There Together de Max Brennan

    5 min
  • Nova Classic : « Forever Monna » de Chez Damier & Stacey Pullen

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Forever Mona » de Chez Damier & Stacey Pullen.


    C’est ce qu’on appelle un anthem, un hymne de dancefloor. On le doit à deux producteurs qui ont accompagné l’histoire de la house et de la techno. D’un côté, Chez Damier, producteur et DJ originaire de Chicago qui, à seize ans, se choisit ce pseudo en hommage aux maisons de couture française.


    Chez Damier donc commence sa carrière très jeune. De Chicago, il part à Detroit. Là, il monte l’un des clubs mythiques de la ville – le Music Institute – et écrit pour d’autres producteurs, notamment Kevin Saunderson, pour lequel il compose plusieurs titres de Big Fun. Il travaille également pour le label de Kevin, KMS, l’un des plus importants de Motor City, fondé avant les années 90. Et puis, il rencontre Ron Trent. Coup de foudre : les deux musiciens montent Prescription Records, label qui, entre 1993 et 1995, sortent des titres considérés aujourd’hui parmi les meilleures productions house de la période. Parmi ces perles, « Forever Monna », sorti en 1995 et sur lequel on retrouve l’autre producteur, Stacey Pullen, qui lui, est originaire de Detroit. Comme Jeff Mills ou Robert Hood, il fait partie de la seconde vague de producteurs de techno. Pullen s’est notamment fait connaître en mixant aux côtés de Derrick May. 


    Chez Damier et Stacey Pullen se retrouvent et produisent un hymne, compilé sur les compilations Future Funk 4 de Nova : « Forever Monna » ! 


    Visuel © Forever Monna de Chez Damier & Stacey Pullen

    8 min
  • Nova Classic : « Beggin » de Timebox

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Beggin » de Timebox.


    Non, la version jouée par Radio Nova n’est pas l’originale de Frankie Valli and the Four Seasons, remise au goût du jour par un edit de Pilooski en 2007. Sur Nova, on vous jouait une cover anglaise parue en 1968, soit un an seulement après que Franki Valli ne sorte « Beggin ».


    Timebox, groupe basé non loin de Liverpool, est reconnu pour ses prestations sur scène. C’est d’ailleurs lors d’un show au Windsor Festival en 1967, que le groupe mené par le duo de songwriter Mike Patto / Ollie Halsall se fait remarquer par un producteur de Decca, label sur lequel on retrouve The Rolling Stones ou encore The Who. Il les signe sur Deram Records, une filiale du label. 

    Après une première reprise de Tim Hardin, les voilà qui offre leur version de « Beggin ». Plus uptempo que l’originale, elle est aussi l’occasion de remettre en lumière un groupe dont les influences jazz ont nourri leur jeu, un groupe soul psychédélique dont la qualité de jeu a soufflé plus d’un spectateur à l’époque.


    Le groupe sortira plusieurs maxi dans les années 60, puis en album dans les années 70 avant de se transformer. Deux compilations regroupent la plupart de leur single, l’une sorti en 1998 – The Deram Anthology – puis une autre parue en 2008, intitulée Timebox, The Sound of London Mods Scene, une compilation quo les inclue donc dans la scène Mod anglaise. Sur Nova, c’est donc la version de « Beggin » de Timebox, qui sort aussi sur la Nova Classic 3, parue en 2002. Pilooski donc, journaliste, DJ, membre du collectif de label D.I.R.T.Y., producteur (Tristesse Contemporaine, Hypnolove, Perez, Discodeine…) en proposera sa propre version en 2007, avant que d’autres, comme Madcon, n’en fasse de même.



    Visuel © Beggin de Timebox

    5 min
  • Nova Classic : « Car Video » de Sporto Kantès.

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Car Video » de Sporto Kantès.


    « Car Video ». C’est avec ce titre que l’on a découvert le duo formé par Benjamin Sportès et Nicolas Kantorowicz en 2001, année de sortie de leur premier album sous l’alias Sporto Kantès. Les deux musiciens, fans des Cramps, ont fait leurs armes avec la scène alternative des années 80, l’un étant batteur pour le groupe de rockabilly The Wanderers et l’autre en tant que bassiste pour Les Wampas.


    Act 1, leur premier album, sera qualifié de « Modern retro actif », et sort après deux maxis (Nickson, puis Party), en 2001. Sur Radio Nova, on suit leurs expérimentations électro nourries de leur amour du dub, du jazz et du rock, et le premier titre qui arrive sur nos ondes semble sorti d’un western des temps modernes. Son nom : « Car Video ». Un titre dans lequel on retrouve les samples du « Mr Big Stuff » de Jean Knight, de « Work Me Lord » de Janis Joplin et « Moanin’ for you » de The Mills Brothers et qui annonce déjà le goût du duo pour les gimmicks marquants (cf le sifflement de « Whistle »). « Car Video » se retrouvera sur la compilation Nova Tunes N°4.


    Visuel © Act 1 de Sporto Kantès

    6 min
  • Nova Classic : « Hot Hot Hot » d’Arrow

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Hot Hot Hot » d’Arrow.


    https://www.youtube.com/watch?v=OkGgdIBX1to&feature=emb_logo


    Un morceau qui, comme son nom l’indique, fait monter la température d’un cran puisqu’il s’agit d’un soca que l’on pouvait entendre sur les ondes de Radio Nova dès le début des années 80. Le soca, pour rappel, c’est le genre petit frère du calypso, ce rythme de Trinidad et Tobago. Ce « Hot Hot Hot » ne vient pas de l’île mère du soca mais d’un endroit que l’on appelle « l’Émeraude des Caraïbes », l’île Montserrat. Il est chanté par la super star du soca Alphonsus Celestine Edmund Cassel, connu sous l’alias d’Arrow. L’homme a commencé sa carrière dans les années 60, il gagne alors tous les concours de Calypso.


    Après deux albums sorti dans les années 70, il commence à fusionner le calypso à d’autres genres : le zouk et la salsa. Il sort un hit en 1982 : « Hot Hot Hot », distribué en France par Celluloïd et Melody. Le secret du succès : à la production, on retrouve Leston Paul. Le producteur de Trinidad et Tobago est, à cette période, un homme aux mains en or, et tout ce qu’il produit est un succès. Aussi, quand Leston s’associe à Arrow sur cet album Hot Hot Hot, les Caraïbes dansent sur ce titre qui arrivera en Europe via l’Angleterre. Le morceau devient même un hymne de foot, puisqu’il sera choisi comme thème de Coupe FIFA 1986. Sur Nova, la fièvre de Trinidad se partage à tous les étages, sur les ondes et en teuf. On danse ?


    Visuel © Hot Hot Hot d’Arrow

    6 min
  • Nova Classic : « Motor Launch For Hire » de Back To Earth

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Motor Launch For Hire » de Back To Earth.


    En hommage à au dj et producteur londonien Phil Asher, disparu ce vendredi à l’âge de 50 ans, ce Nova classic qu’il sortait avec son duo Back To Earth.


    Derrière ce nom, deux producteurs et musiciens londoniens, Phil Asher et Luke McCarthy, qui ont monté ensemble le label Restless Soul, label qui a fait le pont entre broken beat et house music. Back To Earth est un projet éphémère qui prend forme à la fin des années 90, le duo sort deux EP sur Laws of Motion, avant de monter d’autres projets et produire pour d’autres artistes. Ce Nova Classic est issu de Fin de Camin, côté musique, on pourrait dire, qu’il s’agit de soul électronique qui flirte avec la world. Notamment sur ce titre que l’on écoute aujourd’hui.

    « Motor Launch For Hire » s’écoute comme un trajet, un voyage percussif doux, où les machines imitent le son de ce qui semble être – selon moi – un marimba et suit la voie tracée par le piano, c’est un titre qui a mis pendant un temps du soleil sur nos ondes, au début des années 2000, et c’est ce soleil que l’on convoque en le désignant Nova Classic !


    Visuel © Vinyl de Fin De Camin de Back 2 Earth ‎

    7 min
  • Nova Classic : « Freedom » de Jurassic 5

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Freedom » de Jurassic 5.


    Un vent de liberté qui nous arrive de Californie et souffle en 2005. Jurassic 5, c’est Chali 2na, Zaakir, Akil et Marc 7 au micro et Cut Chemist et DJ Nu-Mark aux platines et machines. Le groupe, fusion des formations Unity Committee et Rebels of Rhythm, a sorti un premier EP à la fin des années 90, puis Quality Control, un premier album qui a marqué les esprits. Le disque tranchait alors avec le gangsta rap ambiant. Un rap conscient s’affirmait côte ouest, porté par des flows aussi bon à l’unisson que dans leurs parties solo.


    Après deux sans fautes, ils reviennent avec Power In Numbers, un disque pour lequel il invite entre autres Big Daddy Kane et Percy P. « Freedom » sample un disque de funk des années 70 de Julius Brockington and the Magic Force, « this feeling ». À noter, qu’il s’agit là du dernier album du groupe au complet puisque Cut Chemist quittera l’équipe un an plus tard.


    Visuel © Getty Images / J. Shearer

    5 min
  • Nova Classic : « Paid In Full » d’Eric B et Rakim remixé par Coldcut

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. 


    Aujourd'hui Paid In Full d’Eric B & Rakim remixé par Coldcut.


    C’est un classique qui nous replonge dans les années 80, un classique dont nous parlait Loïk Dury, ancien programmateur de la station. Radio Nova est alors le seul haut-parleur pour le rap. Dee Nasty y animera dès 1988 son émission Deenastyle tous les vendredis. On y entendra notamment cet énorme classique issu du premier album d’Eric B and Rakim, légendaire duo du Queens, sorti un an avant « Paid In Full ». Sur Nova, on joue le remix par les Anglais de Coldcut, un remix qui annonce la couleur : « 7 minutes of madness » devenu aussi classique que l’original. Un remix qui ajoute encore quelques samples à l’instru d’Eric B déjà bien fournie, puisqu’on y trouve à la ligne de basse un hit des années 80 « Don't Look Any Further » de Dennis Edwards et Siedah Garrett qui servira d’instru à de nombreux emcees mais aussi le « Change the beat » de Besides ou encore un titre de The Soul Searchers.


    On est déjà sur une bonne base, en Angleterre, un autre duo, de musique électronique, Coldcut s’est fait remarquer pour son art du sampling. On les charge du remix de ce « Paid In Full ». Là, ils introduisent des dialogues de film et surtout la voix d’une star israélienne, 

    Ofra Haza, qui marie dans les années 80 les chants traditionnels yéménites à la pop, notamment dans cette reprise d’un poème du 17ème siècle « Im nin' alu » devenue un hit.


    Coldcut l’intègre au morceau d’Eric B and Rakim, un remix qui, à lui seul, raconte l’histoire et les intérêts musicaux de la Radio Nova, l'enthousiasme pour le rap, l’amour de la sono mondiale et du jazz. Tout y est. C’est un Nova Classic des années 80, Eric B and Rakim remixé par Coldcut.  


    Visuel © cover du single Paid In Full d’Eric B & Rakim remixé par Coldcut.

    8 min
  • Nova Classic : « Would you Believe in Me » de Jon Lucien

    Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Would you Believe in Me » de Jon Lucien.


    « Would you Believe in Me » : une balade romantique comme on les aime sur la Nova, sortie en 1973 par Jon Lucien, ce musicien à mi-chemin entre le jazz, la soul et les rythmes caribéens. Et pour cause, Jon Lucien est originaire des îles vierges britanniques situées au coeur des Caraïbes. Après avoir accompagné son père musicien à la basse, Jon Lucien arrive à New York à la vingtaine. On est au milieu des années 60. Après avoir joué dans différentes formations , il se fait repérer dans un mariage par l’un des membres du label RCA qui le signe.


    Jon Lucien sort alors en 1970 son premier album presque entièrement constitué de reprises, le label voulant faire de lui une sorte de Frank Sinatra noir… Trois ans plus tard sort Rashida, un album dans lequel sa sublime voix de baryton sert ses propres compositions. Un style nourri de ses racines musicales créoles et de son amour pour les rythmes brésiliens.


    Le bruit des vagues accompagnant les percussions qui ouvre l’album… et introduit cette sublime déclaration, « Would you Believe in Me ». Jon Lucien n’a pas connu un immense succès commercial, et des drames personnels et une addiction à la drogue l’ont même poussé à se retirer dans les années 80. Il a ressorti des albums dans les années 90, largement soutenu alors par la scène acid jazz anglaise. 


    Sur Nova, on se laisse porter par sa voix depuis quelques décennies maintenant. C’est donc notre première déclaration musicale de l’année, notre nova Nova Classic 2019, à la fois doux et rythmée voici Jon Lucien : « Would you Believe in Me ».


    Visuel © pochette de Rashida de Jon Lucien

    5 min

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