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Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Tajabone » d'Ismaël Lô.
Le Nova Classic du jour est un morceau sénégalais dont la douceur rend la vie et les annonces d’un confinement prolongé plus supportables.
Ce titre s’appelle « Tajabone », un morceau en wolof qui a fini par devenir un immense tube, mais qui a d’abord pas mal voyagé, comme son auteur. Ismaël Lô est né au Niger dans les années 50, mais c’est à Dakar qu’il a grandi et qu’il a étudié la musique et la peinture.
S’il est repéré dans les années 80, c’est grâce à la télévision, à une émission de télé-crochet qui lui permettra d’enregistrer plusieurs albums, qui sortent sur l’excellent label Syllart Record.
Puis en 1990 - les choses s’accélèrent pour lui : il signe chez Barclay - et il y a de plus en plus de monde, à travers l’Europe notamment, qui l’écoute - et des artistes du monde entier comme Marianne Faithfull veulent collaborer avec lui. Au point qu’on dira de lui qu’il est le Bob Dylan africain. Sauf qu’Ismaël Lô a toujours refusé cette comparaison - et on raconte qu’il a usé d’un argument impeccable : « Si je suis le Bob Dylan africain, alors Bob Dylan est l’Ismaël Lô américain ».
C'est ce morceau, "Tajabone" qui va tout changer pour lui. Parce que c'est un titre sublime et qu'il va toucher droit au cœur Pedro Almodovar qui le choisira pour la bande-son de son film Tout sur Ma Mère en 1999. Et c’est avec Almodovar que des millions de spectateurs vont être saisis par la beauté de ce titre - qui raconte à l’origine un jour de fête, et de joie.
Alors certes, les jours que l’on vit en ce moment ne sont pas vraiment festifs, mais faisons comme ci avec ce chef-d’œuvre : « Tajabone », d’Iso Lo, comme on le surnomme à Dakar.
Visuel © Getty Images / Youssef Boudlal
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « La Ritournelle » de Sébastien Tellier.
Ce matin, difficile de faire plus classique que notre Nova Classic. On se penche sur l’histoire d’un beau, long et inusable morceau, un de ceux qui restent dans la tête pour toujours. Et en musique ça a un nom, c’est une ritournelle. Aujourd’hui, on va écouter celle de Sébastien Tellier.
Nous sommes en 2004. Dans un studio, le poète du beau bizarre Sebastien Tellier est entouré de deux légendes. Alors qu’il peaufine son nouvel album Politics, Sébastien tellier a choisi un casting de rêve pour un morceau dont il ne connait pas encore la portée. L’objectif est clair : il faut terminer une chanson qui est un véritable petit morceau de bravoure pop, une montée d’accords de piano lancinante, qui revient en boucle. Un vrai petit voyage qui s’étend sur plus de 7 minutes.
À ses côtés, il y a le regretté Philippe Zdar, producteur de génie, membre de Cassius, qui a aussi apporté sa vision a des très grands disques, de MC Solaar jusqu’à Phoenix, Cat Power, Les Beasties Boys ou encore Hot Chip.
Et ce jour-là, derrière la batterie, il y a une plus grande légende encore, un homme qui a inventé le rythme de toute une musique : l’Afrobeat. C’est monsieur Tony Allen qui fait l’honneur à Sébastien Tellier d’enregistrer les batteries de ce morceau. Tony Allen, le batteur de Fela Kuti, l’homme qui a inventé ce rythme si particulier de ce genre musical nigérian, à la fois politique et irrésistiblement dansant. Celui dont le talent est reconnu dans le monde entier, au point que Brian Eno affirme qu’il est sans doute le meilleur batteur ayant jamais vécu. Le grand roi Fela Kuti a lui déclaré un jour que sans Tony Allen, il n’y a pas d’Afrobeat.
Imaginez donc la timidité potentielle de Sébastien Tellier quand il tente d’expliquer à Tony Allen comment jouer les batteries de « La Ritournelle ». Il trouvera alors une expression typiquement Tellienne : « Tony, s’il te plaît, est-ce que tu peux jouer soyeux ? »
Et « soyeux », c’est le terme le plus approprié pour parler de la beauté de « La Ritournelle », ce morceau dont vous connaissez maintenant tous les secrets, mais que vous connaissez surtout par cœur. C’est le Nova Classic du jour, et c’est un bonheur de l’entendre à nouveau.
Visuel © Getty Images / Patrick Ford
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Pick Up The Pieces » de Wilson Das Neves.
Où il est prouvé dans ce Nova Classic que le funk, tout comme le reggae, le rock ou l’afrobeat, a certes des origines mais pas de frontières.
Le morceau instrumental, « Pick Up The Pieces » a longtemps sonné en France comme un hymne d’invitation à rejoindre les dancefloors quand notre ex-collègue Remy Kolpa Kopoul agitait les foules du bout de ses platines. En voici la version originale.
« Pick Up The Pieces », « à toi de recoller les morceaux », quant ta vie part en lambeaux, quand tout va a vau–l’eau , ce single du groupe écossais Average White Band, paru sur le label Atlantic, a fait une belle carrière dans les charts américains et anglais au mitan des années 70.
« Pick Up The Pieces », un morceau auquel les JB’s, le groupe de James Brown, sous le nom d’AABB, Above Average Black Band, répondra par « Pick Up The Pieces One by One », en 1975, clin d’œil et de musique ironique au groupe écossais soupçonné d’avoir piqué la ligne de basse du morceau de James Brown, « Hot Pants Road ».
Un an plus tard, en 1976, c’est un chanteur et percussionniste réputé de Rio, Wilson Das Neves qui reprendra magnifiquement avec son Conjunto, version samba funk, ce « Pick Up The Pieces », tout en cuivres et percussions puissantes. Ce morceau sera réédité en 2005 sur la compil
Rare Grooves Brasil volume 1 by Nova et 10 ans plus tard en 2015 sur le label Mr Bongo, ainsi va la ronde de ce classique inaltérable et super funky « Pick Up The Pieces », le voici donc en version carioca par Wilson Das Neves sur Nova.
Visuel © Pochette O Som Quente E O Das Neves de Wilson Das Neves E Conjunto
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Ernie » de Fat Freddy's Drop (Live - Les Nuits Zébrées)
Un classique du jour un peu spécial, puisqu'il s'agit d'un live. On a envie de vous faire entendre aujourd’hui des musiciens sur scène et des gens hurlant, jouissant dans une salle de concert car ça vous manque, ça nous manque et que ça reviendra bien tôt ou tard. Alors gardons espoir.
Ce live suivant dure près de 14 minutes et s'il fallait choisir l’hymne des Nuits Zébrées, ce serait probablement celui-ci.
Nous sommes le 9 Décembre 2005, au tout début des Nuits Zébrées, à la Scène Bastille qui aujourd’hui s’appelle le Badaboum. Ce soir-là, nous accueillions — pour leur toute première date en Europe, un groupe qui aujourd’hui est devenu l’emblème de la scène musicale de la Nouvelle-Zélande : Fat Freddy's Drop.
Pour l’anecdote, le concert devait durer 45 minutes : il dura finalement 1 heure 30, laissant seulement 10 petite minutes à Dj Automat qui devait clôturer la Nuit Zébrée. Sans rancune, il était injouable de ne pas en profiter ce soir-là.
Un véritable moment de légende. Joe Duckie à la voix, Fitchie à la MPC et le reste du groupe en folie tout autour. « Ernie » de Fat Freddy's Drop, c’est le Nova Classic du jour.
© Getty Images / Jana Legler
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Mi Swing es Tropical » de Quantic & Nickodemus ft. Tempo & The Candela Allstars.
Aujourd’hui, le Nova Classic nous ramène au milieu des années 2000 - entre Cali, Porto Rico et New York - et c’est un morceau qui 15 ans plus tard donne toujours autant envie de danser.
Ce titre c’est « Mi Swing es Tropical », un gros classique de Nova, qui d’ailleurs figurait sur une Nova Tunes, la 1.7, sortie en 2008. Et à vrai dire, à part qu’il a un charme qui ne vieillit pas, on sait peu de choses sur ce tube. D’abord, il est crédité à plusieurs noms : dans le lot il y en a deux qu'on suit sur Nova depuis longtemps, Quantic et Nickodemus. Quantic, c’est un producteur anglais fan de musique latine - qui s’est installé en Colombie dans les années 2000. Nickodemus, lui c’est un DJ new yorkais - fan de trip hop et de dub, et aussi de musique caribéennes. Ce qui nous donne Quantic & Nickodemus.
Mais si on fait bien attention aux crédits complets du titre, on voit qu’il est aussi signé par Tempo & The Candela All Stars, et là ça se complique. Pour savoir qui ils étaient, il faut trainer sur feu Myspace et dans les méandres de Discogs, pour comprendre qu'ils sont des musiciens portoricains, et que c’est eux qui chantent sur ce morceau - et qui lui donnent une partie de sa force.
« Mi Swing es Tropical », c’est un morceau collage signé par plein de mains, de plein de nationalités, un titre qui sent bon les années ensoleillées, les années 2000, les vieilles pubs pour iPod, et les gros classiques de Radio Nova. Et à cette drôle d’époque, ça fait toujours du bien de savoir qu’on peut compter sur des vieux copains pour nous remonter le moral.
Visuel © Pochette de « Mi Swing es Tropical » de Quantic & Nickodemus ft. Tempo & The Candela Allstars
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Let's Push Things Forward » de The Streets.
Imaginez vous dans le sud de Londres, nous sommes en 2002. Un jeune anglais déambule dans les rues. Il vient de Birmigham, où il avait installé un petit studio dans sa chambre avec un matelas et des boîtes d’oeufs. Ce type-là a une gouaille de jeune lad anglais. Un accent à couper au couteau et surtout des idées et des trouvailles musicales à la pelle. Il s’appelle Mike Skinner, mais vous le connaissez tous sous le nom de The Streets.
En 2002, il s’apprête à sortit un disque innovant et brillant, Original Pirate Material, comme seul le génie des anglais des classes populaires savent en pondre. Le titre du morceau annonce la couleur et la mentalité de The Streets : « Let's Push Things Forward », amener les choses plus loin. Ne jamais imiter, toujours créer. Et c’est toute l’Angleterre moderne qui se retrouve dans ce morceau. La Bass Music à l’anglaise, inspiré du UK Garage, ce genre électronique typique des îles Britanniques, et cette teinte de Dub, héritée de ce lien inextricable entre Londres et la Jamaïque appuyé par le refrain de Kevin Mark Trail. La gimmick de ce titre, ce sont ces cuivres qui reviennent et qui reste dans le crâne et puis la tchatche de cette tête d’anglais aux cheveux mal coupés qui pourrait chercher le grabuge dans une tribune d’un match de foot le dimanche après midi.
Allez les amis, ouvrez une cannette : on est en Angleterre et on s’en fout de tout. The Streets, c’est le Nova Classic du jour.
Visuel © Getty Images / J. Quinton
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Grandma's hand » de Bill Withers.
Une ballade écrite par le musicien en hommage à sa grand-mère et qui paraît sur son premier disque Just As I am en 1971. L'homme est alors âgé de 33 ans, il a déjà une carrière dans la navy et est encore mécanicien quand sort ce premier disque chez Sussex Records. À ses côtés, Booker T qui a fait quelques années plus tôt, les belles heures du label Stax. Un premier disque sur lequel se trouve également le titre qui le révélera, « Ain't No Sunshine ».
Si l'on écoute ce matin cette balade en hommage à sa grand-mère, c'est parce qu'elle raconte les fondements de cet artiste qui a appris avec son aînée à chanter dans les églises mais aussi parce que le murmure de cette berceuse aura plusieurs générations sur les pistes de danse. Souvenez-vous en 1996, le groupe de RnB Blackstreet sort accompagné de Dr Dre, son plus grand tube, « No Diggity », un titre totalement articulé autour du fredonnement de Bill Withers.
Sur Nova, cette voix chaleureuse et tranquille habite nos ondes. Et ce titre que l’on retrouve dans le coffret des 25 ans de la radio et la Nova Classic n°5 se conclut ainsi : « La première chose que je ferais en arrivant au paradis c'est de retrouver les mains de ma grand-mère… » En espérant que le vœux de Bill Withers soit exaucé, on vous invite à réécouter ce classique de la radio.
Visuel © Getty Images / Fin Costello
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Dança da Solidão » de Beth Carvalho.
Ce matin, on danse la samba sur Nova avec l'une des plus grandes grandes chanteuse du genre : Beth Carvalho.
Beth Carvalho qui reprend en 1981 la « Dança da Solidão », du compositeur Paulinho Da Viola, sambiste entre avant-garde et tradition, qui composera cette « danse de la solitude » dans un album conçu comme une déclaration d’amour à ce genre musical populaire brésilien : la samba. Un genre dont Beth Carvalho, jeune femme de bonne famille, va tomber amoureuse. Si elle commence par composer des bossa, elle quittera vite le bord de mer pour rejoindre la rue et participer au battement des blocos de carnaval. C’est le coeur noir du brésil qui fait vibrer Beth Carvalho. Un amour et un engagement si fort qu’elle deviendra l’une des plus grandes représentantes du samba et parrainera des artistes extrêmement populaires, comme Zeca Pagodinho. En 1981, elle sort Na Fonte, littéralement à la source. Un disque dans lequel on retrouve d’autres classiques notamment « Escasseia », dont nous parle Véronique Mortaigne sur Nova.
Na Fonte, cette source dont on dit que l’eau pure retire tout sentiment d'amertume et soulage toutes les danses solitaires. Un titre que vous retrouvez sur les compilations Rare Groove Bresil de Radio Nova.
Visuel © Pochette de Beth Carvalho
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Left And Right » de D'Angelo.
Notre Nova Classic nous fait danser de gauche à droite sur un énorme classique pour ne pas dire un chef d’oeuvre. Il est signé D’Angelo.
« Left And Right », deuxième extrait de son grand album Voodoo car en terme de soul music, il y a un avant et un après Voodoo... Un disque dans lequel le chanteur - qui avait déjà rencontré un certain succès avec son premier album Brown Sugar -, réinvente la soul tout en lui rendant hommage. Un documentaire qui lui a été consacré l’an dernier compare cet état de grâce créatif au pacte qui aurait uni le bluesman Robert Johnson dont on dit qu’il aurait pactisé avec le diable pour devenir le meilleur des guitaristes.
Ce qui est sûr c’est qu’en composant ce disque, D'Angelo a convoqué les esprits du vaudou pour revenir à la matrice, à la mère. En introduction de ce disque, l’artiste dit vouloir embrasser sa part féminine et s'en remet totalement à la musique, à son art, pour toucher le spirituel, quoi de plus naturel pour un fils de pasteur qui a grandi et appris à chanter dans les églises. Ce disque, c’est aussi l'éloge de la lenteur car le travail initié en 1996 donnera naissance au disque quatre ans plus tard. Quatre ans, dont deux à enregistrer dans le studio de Jimi Hendrix, Electric Ladyland. A ses côtés pour la confection de Voodoo, Questlove, J Dilla des Ummah, ce collectif dont je vous parlais avec Q-Tip la semaine dernière. Q-Tip d’ailleurs qui devait rapper à l’origine sur ce morceau avant d'être recalé et remplacé par le duo formé par Method Man et Redman.
Un Nova Classic qui vous envoie lentement mais sûrement ses vibrations mystiques.
Visuel © Getty Images / J. Shearer
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Soul Makossa » de Manu Dibango.
Nova Classic célèbre la mémoire d'un fidèle compagnon de route de la radio : Manu Dibango. Le musicien fêtait ses 60 ans de carrière en octobre dernier au Grand Rex à Paris. On revenait alors sur l’histoire de son plus grand hit, Soul Makossa.
Un titre enregistré par le chef d'orchestre et saxophoniste camerounais en 1972 pour la 8ème édition de la C.A.N, la coupe d’Afrique des nations qui se déroule cette année-là au Cameroun à Yaoundé. Il compose l’hymne et en face b, puisqu'il en faut une, ce makossa. Footballistiquement parlant, le Cameroun perd face au Congo et le disque n’a donc pas le succès escompté… Sauf que ce disque voyage... Avant de devenir un succès en Afrique et en Europe, c’est à New-York dans le Loft d’un certain David Mancuso, que l’on danse sur le Soul Makossa de Manu. Un succès tel que le patron d’Atlantic records traversera l'Atlantique pour ramener le musicien aux Etats-Unis pour qu’il se produisent aux côtés des plus grands artistes de Soul music sur la scène du mythique Apollo à Harlem.
« Soul Makossa », titre emblématique de l’afro funk sera moult fois copié, de Michael à Rihanna. Sur Nova, on l'écoute aussi en version reggae puisqu’il a aussi enregistré en Jamaïque. Des vies musicales qu’il a traversées avec talent, sourire vissé aux lèvres. Tu nous manques déjà.
Visuel © Getty Images / ullstein bild
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