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Accompagnée par Maëva Le Berre au violoncelle, Marie Pavlenko lit des extraits de son recueil de poésie La Main rivière et les tisse avec avec son roman Traverser les montagnes et venir naître ici, qu’elle a écrit en même temps. Les deux semblent pourtant ne former qu’un, où l'écrivaine chante les cours d’eau, la montagne, les animaux, les végétaux, au fil des saisons. Destin de femmes parties chercher une nouvelle vie, poèmes d’amour célébrant l’être aimé et la nature, pages romanesques et vers libres se suivent, portés par la voix bouleversante de leur autrice et les notes sensibles de la violoncelliste Maêva Le Berre, fidèle complice du festival.
Marie Pavlenko résume ainsi sa volonté à travers son écriture : “Dire le vivant, rappeler qu'il est là, le mettre en scène, le rendre beau... c'est si important : on se bat pour ce que l'on aime, et on aime ce que l'on connaît.
À lire
Traverser les montagnes et venir naître ici, Les Escales, 2024.
La Main rivière, Bruno Doucey, 2024.
Rita, Flammarion jeunesse, 2023.
Bientôt minuit, Flammarion, 2021.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Livres, films, photographies, archives accompagnent Hélène Giannecchini et Blandine Rinkel dans leurs écritures pour évoquer les familles qui les entourent. Leurs livres résonnent par leur forme et leur sujet, où “l’attention et la joie sont connectées”. Généalogie fictive, héritage inventé, secrets, chacune partant de sa propre vie, rebat les cartes d’une histoire familiale qui procède de la fiction par les récits et les mots que l'on choisit, et les silences non comblés.
Adressé à ceux qui se sentent fauves, intimement exilés, déplacés et éjectés de l’évidence familiale, La Faille s’attache à une communauté de solitudes, à ceux qui se sentent un peu anormaux, soit “en dehors de la norme” comme dit Blandine Rinkel.
“Avoir une histoire permet de se situer dans le monde avec force” affirme la théoricienne Joan Nestle. C’est ainsi que Hélène Giannecchini trouve son récit, à la recherche d’une transmission manquée. Elle inscrit l’histoire des luttes et des mouvements queer à sa propre histoire familliale. Au-delà de la vie de ses parents et grands-parents, les ancrages historiques et politiques ont leur importance et dans l’histoire queer, la sexualité importe moins que le politique et la vision du monde.
Autour d’Élodie Karaki, dans une discussion où sont convoquées Jeanette Winterson, Kath Weston ou encore Saint-Just, les écrivaines parlent des mots qui montrent l’importance des relations choisies.
À lire
Hélène Giannecchini, Un désir démesuré d’amitié, Éditions du Seuil, 2024.
Blandine Rinkel, La Faille, Stock, 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La publication du livre d’Adèle Yon au printemps 2025, Mon vrai nom est Elisabeth, rencontre un énorme succès public et critique, et la jeune autrice a reçu plusieurs prix. Cette histoire singulière autour d’une femme internée et lobotomisée dans les années 1950 se révèle être une histoire politique et publique, passant de l’intime au collectif.
Rendre audibles, visibles et lisibles les voix de femmes qui ont subi des violences psychiatriques, est également au cœur des recherches de la psychanalyste Laurie Laufer. “Ce qui se dit aujourd’hui se disait hier sur une autre mélodie” souligne-t-elle.
Que fait on des femmes qui manifestent leurs désirs qui, selon les normes d’une époque, peuvent paraître excessifs ? Pourquoi a-t-on si peur de la folie des femmes ? Ce mal loge-t-il physiquement quelque part et peut-il être enlevé, comme on l’a longtemps cru ? Comment un internement et une thérapie de choc peut-elle, quatre générations de femmes plus tard, avoir encore des conséquences ?
Animée par Chloë Cambreling, la conversation aborde les violences conjugales, l’instabilité des diagnostics médicaux, les différences entre psychiatrie et psychanalyse, le silence au sein des familles ou encore le travail de recherche universitaire.
À lire
Laurie Laufer, Les héroïnes de la modernité, La Découverte, 2025.
Adèle Yon, Mon vrai nom est Elisabeth, Éditions du sous-sol, 2025 (Prix littéraire du Nouvel Obs, Prix littéraire du Barreau de Marseille 2025).
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec La Figure, Bertrand Belin évoque ses premières années en Bretagne marquées par la violence, ce “panier sans fond que constituent les souvenirs de l’enfance” dit-il. S’il reconnaît avoir été plus faible plus jeune, il n’en faisait pas moins valoir ses droits, jusqu’à la bagarre, n’étant ni silencieux ni résigné. Passionné par la musique, la guitare, la chanson, il se met à écrire, le public devenant son interlocuteur. Au fil des ses textes, chansons et romans, il distille des “ingrédients” de sa biographie. S’interrogeant sur la libéralisation de la parole autour des violences dans la société, comme citoyen et comme artiste, Bertrand Belin revient sur l'équilibre entre l’intime et la chose politique, cette ligne entre vie privée et débat public.
Une rencontre animée par Camille Thomine autour de l’amour des mots, leur polysémie et leur musicalité.
À lire
La Figure, P.O.L, 2025
Vrac, P.O.L, 2020
Grands carnivores, P.O.L, 2019.
Littoral, P.O.L, 2016.
Requin, P.O.L, 2015.
À écouter
Watt, Cinq7, 2025.
Tambour vision, Wagram, 2022.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu’est-ce que l’écriture ? C’est être expert de tout et de rien, c’est voir ce qui est invisible à l’œil nu ou encore “continuer de se casser la gueule devant tout le monde”, selon l’expression de Mathieu Simonet. L'ancien avocat et écrivain partage avec Paolo Giordano, lui-même ancien physicien et écrivain, le besoin de se battre avec la littérature contre le conformisme. Pour les auteurs, être survivant d’un deuil ou de la pandémie de 2020, c’est au-delà de la tristesse, avoir la chance de s’affranchir de la honte. Dépasser la honte, c’est en effet ce qui permet de créer le déséquilibre nécessaire et d’écrire ce que l’on ne pourrait exprimer sinon. Leurs livres Tasmania et La Fin des nuages, mêlent bouleversements intimes et collectifs sous le signe poétique des nuages. Ces nuages que l’on peut observer comme des œuvres d’art au-dessus de nos têtes, à tout âge, partout dans le monde.
Une rencontre où il sera question de politique, de droit et de climat animée par Olivia Gesbert et traduite par Crocina Bonelli.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Mucem où s’est déroulée cette rencontre.
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À lire
Paolo Giordano,Tasmania, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Le Bruit du monde, 2023 (prix André Malraux 2023).
Mathieu Simonet, La Fin des nuages, Julliard, 2023.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Nicolas Serve
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand la mémoire ne suffit plus à expliquer, l’enquête commence. À partir d’un souvenir de sa compagne sur une légende familiale, Alexandre Labruffe se met dans la peau d’un détective foutraque pour une “tragédie drôle” qui mélange les genres. Aimant souffler le chaud et le froid, il multiplie dans Cold Case les clins d'œil littéraires et emprunte aussi bien au conte qu’au journalisme, au fantastique, ou encore aux écrits chamaniques pour composer un polar gonzo.
Denis Michelis revendique lui aussi son regard décalé sur le roman policier. Amour fou est une œuvre chorale qui multiplie les points de vues et les personnages tout en respectant les codes du genre : meurtres, suspects, enquête, révélation. Par un minutieux travail préparatoire avec un psychiatre et une policière, il construit son intrigue lui aussi sur une famille dysfonctionnelle aux nombreux faux-semblants.
Avec des styles différents mais tous deux caustiques et comiques, les auteurs échangent sur la littérature policière lors d’une conversation animée par Pierre Benetti.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.
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À lire
Alexandre Labruffe, Cold Case, Éditions Verticales, 2024.
Denis Michelis, Amour fou, coll. «Notabilia», Les éditions Noir sur blanc, 2024.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Alexandre Fournier Biville
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Enfants des années 1980, ayant grandi en Europe de l’Est, Elitza Gueorguieva et Sergueï Shikalov présentent deux livres originaux par la forme et la langue. Écrits en français, ils cassent la linéarité du récit, use de l’humour et d'expressions détournées pour démonter les clichés et s’émanciper des normes et des manières de penser.
Avec Odyssée des filles de l’Est, Elitza Gueorguieva dresse le portrait de deux jeunes femmes bulgares en France, sans cesse renvoyées au stéréotype de la “fille de l’Est”, la prostituée. Sergueï Shikalov évoque quant à lui dans Espèces dangereuses la montée de menaces sur les libertés dans les années 200 en Russie. Il évoque une Russie méconnue où l’on a pu être libre dans l’amour et dans l’expression, sans être stigmatisé ou pénalisé. Auprès de la jeune génération, la Russie de Vladimir Poutine efface les souvenirs des beaux jours avec des lois homophobes et liberticides. La parenthèse libérale qui a donné espoir à une génération d'homosexuels russes s’est brutalement refermée.
Au micro de Pierre Benetti de la revue Kometa, les deux écrivains épris de liberté secouent nos certitudes.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.
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À lire
Elitza Gueorguieva, Odyssée des filles de l’Est, Éditions Verticales, 2024.
Sergueï Shikalov, Espèces dangereuses, Seuil, 2024.
Sergueï Shikalov, Droits LGBT+ en Russie : quand le vent a tourné, Kometa, 2024.
Sergueï Shikalov, Nous sommes tous égaux face aux kalachnikovs, Kometa, 2024.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Alexandre Fournier Biville
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu’est-ce qu’écrire sa propre histoire ? C’est par nécessité de s’arracher de l’endroit où l’on a été assigné et pour lutter contre ceux qui pensent posséder l’histoire que Marielle Hubert et Virginie Linhart prennent la plume. Livre familial et récit d’un procès pour atteinte à la vie privée, leurs textes posent la question de la réception par les autres du contenu littéraire même. Comment peut-on faire de sa mère un personnage ? Quel mourant serons nous ? Est-il possible de préserver les autres dans l’écriture du soi ? Chacun à leur manière, Il ne faut rien dire et Sale affaire explorent les non-dits familiaux et remontent le cours de l’histoire. Jusqu’où ? Murielle Hubert fait démarrer son histoire à la gestation de sa mère. Le début potentiel d’une vie, dit-elle, commence au cinquième mois de la grossesse quand le fœtus féminin développe ses ovocytes.
Les deux écrivaines abordent leur besoin vital de la littérature lors d’une conversation animée par Salomé Kiner.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.
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À lire
Marielle Hubert, Il ne faut rien dire, P.O.L, 2024.
Virginie Linhart, Une sale affaire, Flammarion, 2024 ; L’Effet maternel, Flammarion, 2020.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Alexandre Fournier Biville
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Je t’aime”, une phrase simple en apparence mais qui scelle une fois dite un amour. Une phrase performative qui crée un avant et un après. Romancier, scénariste, critique littéraire, François Bégaudeau raconte un amour au long cours, sans drame ni événement majeur. Jeanne et Jacques sont ce qu’il appelle affectueusement des “petites gens”, de ceux qui sont peu observés, dont on ne raconte jamais l’histoire. Hors des radars, ces gens transparents font un “bout de chemin” ensemble, cinquante ans durant. Loin du lyrisme et des passions amoureuses qui constituent une bonne part de la littérature mondiale depuis des siècles, L’Amour scrute le quotidien d’un couple qui s'aime sans forcément se le redire.
L’écrivain revient sur ce court roman qui fut un succès en librairie dès sa parution en août 2023 lors d’une conversation avec Olivia Gesbert.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie la bibliothèque de l’Alcazar où s’est déroulée cet entretien.
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À lire
François Bégaudeau, L’Amour, Éditions Verticales, 2023.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Nicolas Serve
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Un parfum peut exister par la pensée seule, il suffit de s’en souvenir” annonce Ryoko Sekiguchi. Son livre, L’Appel des odeurs, lie la mémoire et l’imagination par le biais de l’odorat et ses odeurs si difficiles à décrire. À l’aide de notes et de citations, elle propose un voyage autour du monde où effluves, senteurs et sillages échappent à l’éphémère et à l’évanescence.
Chez Elise Goldberg, les odeurs aussi entretiennent la mémoire. Avec Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie, elle convoque avec humour et tendresse les plats mal aimés de son enfance, le foie haché, les kneidlers, le tcholent qui aujourd’hui la transportent dans la Pologne de ses grands-parents. Ces recettes ashkénazes transmises en famille représentent un lien avec les disparus. En préparant ces plats, on fait appel au souvenir et au plaisir.
Une rencontre qui éveille les sens, animée par Élodie Karaki.
Le festival Oh les beaux jours ! remercie la bibliothèque de l’Alcazar où s’est déroulée cette rencontre.
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À lire
Élise Goldberg, Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie, Verdier, 2023 (prix du Premier roman Les Inrockuptibles, 2023).
Ryōko Sekiguchi, L’Appel des odeurs, P.O.L, 2024.
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Montage : Arthur James
Voix : Raphaelle Oz
Photo : Fabienne Pavia
Un podcast produit par Des livres comme des idées.
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La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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