
Sign up to save your podcasts
Or


Un dispositif essentiel
Directrice du dispositif humanitaire de La Vie Active, Odile Tytgat coordonne chaque jour la distribution alimentaire, l’accès à l’eau et aux douches pour les personnes exilées à Calais. Des missions simples en apparence mais qui nécessitent une organisation millimétrée et une mobilisation constante. Près de 700 petits-déjeuners et plus de 1 000 repas sont servis quotidiennement, tandis que jusqu’à 300 personnes accèdent aux douches chaque jour.
Une équipe multiculturelle et engagée
Pour mener à bien ces actions, Odile peut compter sur 45 à 50 personnes. Beaucoup sont elles-mêmes issues de l’immigration et trouvent dans ce travail un moyen de rendre ce qu’elles ont reçu. Leur connaissance des langues et des cultures favorise les échanges et la confiance. Cet engagement dépasse parfois le cadre du travail : certains continuent d’aider, bénévolement, auprès d’autres associations calaisiennes.
Le parcours d’Odile
Rien ne prédestinait Odile à l’humanitaire. Ancienne éducatrice spécialisée, elle a découvert ce secteur en répondant à une offre d’emploi. D’abord directrice adjointe, elle a pris la tête du dispositif après plusieurs années d’expérience sur le terrain. Elle y a trouvé une vocation et une équipe qu’elle décrit comme sa plus grande fierté.
Humanité et fraternité
Pour Odile, l’humanitaire est avant tout une ouverture aux autres. Chaque geste va au-delà de l’aide matérielle : un repas chaud, une douche ou quelques minutes d’échange redonnent dignité et réconfort. Les témoignages d’anciens bénéficiaires, aujourd’hui installés ailleurs, confirment l’importance de ce lien tissé par les équipes de La Vie Active.
👉 Pour soutenir les actions de La Vie Active, vous pouvez faire un don en ligne : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active/
Depuis plus de vingt ans, Stéphanie Ponseel consacre sa carrière aux personnes âgées. Directrice de l’EHPAD Raymond Dufay de Longuenesse, elle ne se voit pas comme une gestionnaire mais comme une « donneuse de vie ». Son objectif : que les résidents trouvent, dans l’établissement, bien plus qu’un lieu de soins, un véritable lieu de vie.
Quand l’EHPAD devient village
À Longuenesse, 65 professionnels accompagnent 83 résidents, dont des personnes atteintes d’Alzheimer et des personnes âgées en situation de handicap. Ici, tout est pensé pour rompre l’isolement. Sorties au musée, au restaurant, à la plage, mais aussi concerts ou boîtes de nuit : rien n’arrête l’équipe. Le message est clair : la vie ne s’arrête pas aux portes de l’EHPAD.
« Chez Raymonde », un bistrot pas comme les autres
C’est l’innovation phare : un bar a ouvert ses portes dans l’enceinte même de l’établissement. Baptisé « Chez Raymonde », il propose une ambiance de bistrot de village avec baby-foot, fléchettes, épicerie… et même une bière locale. Pour y parvenir, Stéphanie a dû convaincre l’administration et obtenir une licence III. Une audace récompensée : résidents, familles et soignants s’y retrouvent désormais dans une atmosphère conviviale, loin des clichés sur les EHPAD.
Convivialité et autonomie retrouvée
Payer sa boisson, choisir ses bonbons, inviter ses proches : autant de gestes simples qui redonnent aux résidents un sentiment d’indépendance. « Quand ils sont Chez Raymonde, ils ne disent pas qu’ils vont au bar de l’EHPAD, ils disent qu’ils vont au bistrot », confie Stéphanie. Les familles, elles, n’hésitent plus à partager un verre avec leurs proches. Quant aux soignants, ils prolongent volontiers leurs pauses pour venir échanger avec les résidents.
Soins et innovation, un même engagement
Si l’EHPAD reste un lieu de soins et d’accompagnement médical, Stéphanie Ponseel rappelle qu’il doit être avant tout un lieu de vie. Son projet, à la fois audacieux et profondément humain, ouvre la voie à d’autres établissements. « Même en EHPAD, on a le droit d’aller au bistrot », sourit-elle. Une petite révolution qui change le regard porté sur nos aînés et leur offre le droit le plus essentiel : continuer à vivre pleinement.
Soutenir La Vie Active
Pour que de tels projets puissent se multiplier et redonner le sourire aux résidents, chacun peut contribuer. Il suffit de se rendre sur le site vieactive.fr et d’effectuer un don. Un geste simple, mais qui change la vie.
L’éthique au cœur de La Vie Active
Depuis sept ans, Delphine Brard est directrice de la stratégie et de la communication à La Vie Active. Elle anime aussi le comité de réflexion éthique de l’association, un espace unique de dialogue et de questionnement. Forte de son expérience au ministère de la Santé et des Affaires sociales, elle a structuré ce comité en s’appuyant sur les ressources des Espaces régionaux d’éthique (ERER).
Pourquoi un comité éthique ?
La Vie Active accompagne les plus vulnérables. Face à la complexité de certaines situations, il est essentiel de se poser collectivement la question : « Qu’est-ce qui cloche ? » Le comité n’apporte pas de réponses juridiques toutes faites, mais ouvre un espace de réflexion et d’amélioration continue pour les professionnels, les familles et les personnes accompagnées.
Des cas concrets et des débats nécessaires
Dès ses débuts, le comité s’est saisi de situations sensibles, comme la liberté d’aller et venir d’une personne atteinte d’Alzheimer en EHPAD. Plus récemment, il a travaillé sur des sujets de société comme la transidentité ou encore l’accès aux soins des personnes migrantes. Chaque fois, il s’agit de réfléchir à la responsabilité, à la dignité et à la liberté des personnes concernées.
Une diversité de regards
Le comité réunit une douzaine de membres : psychologues, éducateurs, infirmiers, directeurs, mais aussi des personnes extérieures comme un philosophe ou un représentant des usagers. Cette pluralité permet d’enrichir les débats et de poser un cadre collectif.
L’éthique avec tous et pour tous
Loin d’être réservée aux experts, l’éthique se pratique sur le terrain. Le comité se déplace dans les établissements, discute avec les résidents, les familles, mais aussi avec des jeunes en instituts médicoéducatifs. Une question comme « qu’est-ce qu’être ordinaire ? » ouvre alors des réflexions passionnantes, prouvant que chacun peut participer à ce travail.
Une reconnaissance méritée
Cette démarche a valu à La Vie Active d’être sélectionnée pour le prestigieux Prix Galien, notamment grâce à ses travaux sur l’intimité et la sexualité en EHPAD. Une reconnaissance qui souligne l’importance de traiter avec courage et humanité des sujets souvent tabous.
👉 Vous pouvez soutenir La Vie Active et ses actions en faisant un don ici : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active/
La saison 2 du podcast On est là pour vous s’ouvre avec un témoignage bouleversant et lumineux : celui de Noura Bancé.
À 19 ans, cette jeune femme originaire de Côte d’Ivoire a déjà traversé plus d’épreuves qu’une vie entière ne devrait en contenir. Et pourtant, son sourire, sa détermination et son parcours inspirent une force incroyable.
Le long chemin de l’exil
Noura avait à peine 14 ans lorsqu’elle a quitté Abidjan. Un voyage d’un an, terrestre et maritime, semé d’incertitudes, de peurs et d’espoirs. Un périple qui l’a menée jusqu’en France, dans le Pas-de-Calais. Là, au SAVI de Béthune, elle découvre une nouvelle famille : La Vie Active. Un lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement qui lui a permis de se reconstruire.
Un rôle né du hasard
Un jour, presque par hasard, Noura croise un casting. Elle hésite, se lance, et tout bascule : elle décroche le rôle principal du film "L’été de Jaya". Elle y incarne une jeune réfugiée, partagée entre espoir et incertitude, un personnage dans lequel elle se reconnaît intimement. Le film reçoit une belle couverture médiatique et propulse Noura sur le devant de la scène.
Étudier pour bâtir l’avenir
Mais le cinéma n’est qu’une étape dans son histoire. Brillante élève, Noura obtient son bac avec mention et poursuit aujourd’hui ses études à l’Université Catholique de Lille, en médias, culture et communication. Grâce à la bourse du programme Émergence d’Areli, elle peut envisager un avenir où tout reste à inventer.
Une mission plus grande qu’elle
Si Noura avance avec autant de force, c’est qu’elle se sent investie d’une mission. Défendre des causes, incarner l’espoir, prouver qu’aucun destin n’est figé. « Je veux changer le monde », dit-elle avec la conviction de ceux qui savent que leur voix compte.
L’humanité en héritage
Quand on lui demande ce que représente La Vie Active, elle répond d’un mot : humanité. Car c’est bien ce fil rouge qui traverse toute son histoire : la main tendue d’une inconnue, le soutien d’éducateurs, la chaleur d’une structure qui croit en elle.
Écrire d’autres histoires
Noura est une success story. Mais elle n’est pas la seule. Derrière elle, d’autres jeunes, d’autres familles, d’autres parcours attendent qu’on leur donne une chance.
👉 Vous pouvez, vous aussi, contribuer à écrire ces histoires en soutenant La Vie Active. Faites un don ici : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active/
Depuis plus de 60 ans, l’Association La Vie Active œuvre pour l’inclusion et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou de fragilité. À travers un entretien passionnant dans le podcast "On est là pour vous", Hervé Clodet, ancien directeur d’établissement, retrace les grandes étapes de cette aventure humaine et solidaire.
Les débuts : un projet porté par des enseignants engagés
Tout commence en 1964 sous le nom de L’Association Laïque pour l’Éducation et la Formation Professionnelle de la Jeunesse (ALEFPJ). Fondée par des instituteurs militants, elle naît d’une conviction forte : l’éducation et l’insertion professionnelle doivent être accessibles à tous. Grâce à une souscription initiée en 1968, où des enseignants ont offert une journée de salaire, l’association lance son premier grand projet et ouvre 18 établissements pour jeunes en situation de handicap.
Les années 70 et 80 : diversification et structuration
Hervé Clodet rejoint l’association en 1972, à une époque où l’enjeu dépasse la seule scolarisation. Il faut désormais accompagner les jeunes vers l’emploi et l’autonomie. C’est ainsi que naissent les Centres d’Initiation au Travail, précurseurs des ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail). Progressivement, La Vie Active étend son action au-delà du handicap intellectuel pour intégrer d’autres publics : déficients sensoriels, troubles autistiques, et plus tard, personnes âgées dépendantes.
Les années 90 et 2000 : un tournant majeur
En 1988, un changement fondamental s’opère : l’association devient La Vie Active, un nom plus accessible, reflétant son ambition élargie. Sous l’impulsion de Jean-Marie Alexandre, les établissements se multiplient et couvrent un spectre d’accompagnement toujours plus large. En 2002, une reconnaissance officielle vient consacrer ce travail : La Vie Active devient une association d’utilité publique, lui permettant de recevoir des dons et de renforcer son développement.
Aujourd’hui et demain : une mission qui continue
En 2012, Hervé Clodet prend sa retraite après 40 ans d’engagement, mais continue de suivre de près l’évolution de l’association, qui compte aujourd’hui plus de 4 000 salariés et 1 000 travailleurs handicapés. Face aux défis de demain, il rappelle l’importance du militantisme et de l’engagement collectif.
👉 Soutenez La Vie Active et participez à son action en faisant un don : vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active
Dans ce nouvel épisode d’"On est là pour vous", l’invité est Christophe Massy, directeur de l'Institut d'Éducation Motrice (IEM) Pierre Cazin, un établissement dédié à l’accompagnement des enfants en situation de handicap moteur avec des troubles associés, notamment le polyhandicap. Christophe nous dévoile l’importance d’une prise en charge pluridisciplinaire pour ces jeunes qui nécessitent des soins et un suivi intensif, afin d'améliorer leur autonomie et leur bien-être.
Un accompagnement sur mesure
L’IEM Pierre Cazin accompagne une cinquantaine d’enfants, des jeunes qui ont des besoins très spécifiques. Leurs troubles englobent des difficultés motrices, cognitives et perceptives, et peuvent inclure des signes de troubles du spectre autistique. Christophe précise : "Il ne s'agit pas simplement de cumuler plusieurs handicaps, mais de créer un parcours adapté, individualisé, pour permettre à chaque enfant d'exprimer son potentiel".
L’équipe multidisciplinaire de l’IEM travaille sans relâche pour offrir aux enfants une prise en charge complète. Ergothérapeutes, kinésithérapeutes, psychomotriciens et éducateurs spécialisés, parmi d'autres, interviennent en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant. L’établissement offre également un projet pédagogique avec des cours adaptés, soutenus par des enseignants spécialisés.
Un environnement plein de vie
Malgré la gravité des handicaps, Christophe souligne la vivacité et l'enthousiasme des enfants qu'il accompagne. "Ce ne sont pas des enfants handicapés, mais des enfants qui ont des différences", insiste-t-il. L’IEM Pierre Cazin propose une multitude d’activités qui permettent aux enfants de s’épanouir : sorties éducatives, ateliers de communication, activités sportives comme le football en fauteuil roulant, mais aussi des moments de loisir en extérieur.
Le projet qui a besoin de mécénat
Mais pour que ces enfants puissent vivre de nouvelles expériences, un projet ambitieux a vu le jour : la création d’aires de jeux adaptées aux fauteuils roulants et la mise en place d’un jardin thérapeutique. Des balançoires adaptées, des murs d’escalade et d'autres équipements sont envisagés pour offrir aux enfants un espace de jeu et de développement physique. Le budget de ce projet est estimé à 100 000 euros, un investissement nécessaire pour rendre ces aménagements accessibles. Et c’est là qu’intervient le besoin crucial de mécénat.
"Nous avons besoin d'entreprises, de fondations ou de collectivités pour financer ce projet", affirme Christophe Massy. "Ce n’est pas seulement une question d’équipements, mais de donner à ces enfants la possibilité de s’épanouir comme tout autre enfant", poursuit-il. Les mécènes peuvent contribuer directement en contactant la direction de la communication de La Vie Active.
La réalité du secteur médico-social
Au-delà de ce projet, Christophe évoque les défis quotidiens auxquels fait face l’IEM, notamment le recrutement de professionnels dans le secteur médico-social. La pénurie de certains métiers, comme les kinésithérapeutes ou les orthophonistes, complique la situation. Le manque de reconnaissance du secteur, combiné à des salaires parfois insuffisants, rend difficile le maintien d’une équipe stable et compétente.
🎧 𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥 𝐞́𝐩𝐢𝐬𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐝𝐜𝐚𝐬𝐭 "𝐎𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚̀ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐮𝐬" 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐍𝐨𝐮𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐧𝐞 𝐁𝐚𝐠𝐡𝐝𝐚𝐝𝐢, 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥'𝐄𝐇𝐏𝐀𝐃 𝐝𝐮 𝐁𝐫𝐞𝐮𝐢𝐥.
💠 𝐔𝐧 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧.
Cet EHPAD accueille uniquement des personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer ou maladies apparentées. La particularité de cet EHPAD ? 𝐔𝐧 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝’𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭 bien supérieur à la moyenne nationale. Un choix assumé 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐧𝐠𝐨𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐜𝐭𝐮𝐫𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬.
💠 𝐔𝐧𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞
𝐍𝐨𝐮𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐧𝐞 insiste : 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐞𝐧 𝐄𝐇𝐏𝐀𝐃 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐞́𝐠𝐞̀𝐫𝐞. 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞, une visite préalable, et un trio d’évaluation composé du médecin, de la psychologue et de l’infirmière coordinatrice. L’objectif est d’accueillir uniquement quand cela est bénéfique et cohérent.
✍️ 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐧 𝐄𝐇𝐏𝐀𝐃 ? Noureddine nous décrit les étapes essentielles à connaître pour une admission réussie !
👉𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥 𝐞́𝐩𝐢𝐬𝐨𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐫 !
#LVA #OnEstLaPourVous #EHPAD #Ainés #BienVieillir #Alzheimer
Un engagement au long cours
Claude Picarda, pilier de l’association La Vie Active depuis plus de 13 ans, a consacré sa carrière à l’hébergement social. À la tête 𝐝𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝'𝐇𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐑𝐞́𝐢𝐧𝐬𝐞𝐫𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐒𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 (CHRS) 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝟑 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝'𝐀𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥 𝐞𝐭 𝐝'𝐄𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐒𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 (CAES), il œuvre sans relâche pour tendre la main à ceux que la vie a cabossés.
Les CHRS : bien plus qu’un toit
Ces centres accueillent des personnes à la rue, victimes d’expulsions, de violences ou en sortie de prison. L’objectif : leur offrir un accompagnement global – se loger, se nourrir, se soigner, reconstruire. Claude insiste sur l’importance d’une approche humaine : « On leur permet de se réapproprier leur vie ».
Familles, femmes, enfants : un accueil sur mesure
Les publics accueillis sont très variés, souvent des femmes avec enfants, fuyant des violences conjugales. L’hébergement peut être collectif ou diffus, toujours pensé pour préserver la dignité des personnes.
Des parcours semés d’épreuves... et d’espoir
Du migrant en transit vers l’Angleterre à la victime de violences en quête de protection, Claude et ses équipes accompagnent des histoires souvent marquées par la douleur. Mais aussi par de véritables rebonds : emploi, formation, logement, vie de famille retrouvée.
Des équipes engagées, au service du collectif
Dans les CAES, les professionnels font face à l’imprévu, chaque jour. Des arrivées massives, des langues inconnues, des drames. Mais toujours, une solidarité inébranlable. « Ce sont des métiers à risque, mais on essaye d’être attentifs, solidaires, humains », explique Claude.
Violences conjugales : ne laisser personne de côté
La Vie Active agit aussi en prévention. Accueil de victimes, hébergement des auteurs éloignés par la justice, formation des acteurs de terrain... un véritable réseau se construit pas à pas pour mieux protéger.
Des histoires qui finissent bien
Claude évoque avec émotion des réussites : un afghan devenu garagiste, une mère de 13 enfants aujourd’hui épanouie en EHPAD, un travailleur handicapé relogé grâce à l’association… Des récits qui donnent tout leur sens à l’action sociale.
Un appel à plus de souplesse
Pour Claude, il faut revoir les cadres rigides de l’action sociale : mutualiser les moyens, simplifier les financements, adapter les réponses. Parce que derrière chaque situation, il y a une personne, unique.
La Vie Active, un projet pour les autres
C’est ainsi que Claude définit son engagement. Et c’est toute l’âme de ce podcast : mettre en lumière ceux qui, chaque jour, agissent pour ne laisser personne sur le bord du chemin.
Pour soutenir La Vie Active : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active/
Dans cet épisode du podcast On est là pour vous, Laurent échange avec Corinne Helin, directrice des établissements et services Alicéa, une initiative phare de l’association La Vie Active. Le sujet principal de cette conversation est l'accompagnement des adultes handicapés dans leur parcours de vie, une approche essentielle et innovante qui place l'autodétermination et la citoyenneté des personnes en situation de handicap au cœur des préoccupations.
L’accompagnement personnalisé au cœur du projet Alicéa
Alicéa, qui signifie « Accompagnement en faveur du logement, de l’inclusion, de la citoyenneté et de l’autodétermination », propose des services diversifiés destinés à accompagner les adultes en situation de handicap. Corinne Helin nous rappelle qu'Alicéa est une initiative propre à La Vie Active, une structure qui œuvre depuis des années à accompagner les adultes handicapés dans leurs parcours de vie.
Cet accompagnement n'est pas limité à un cadre fixe ; il est flexible et évolutif, selon les besoins spécifiques de chaque individu. L'idée est de proposer une approche qui respecte le libre arbitre de la personne, en l’aidant à définir et à réaliser son propre projet de vie, tout en s’adaptant à ses capacités et ses envies. En d'autres termes, les services d'Alicéa visent à garantir que la personne en situation de handicap puisse choisir son chemin de vie, même si cela implique parfois des échecs ou des ajustements progressifs.
L’autodétermination et la citoyenneté : des notions clés
Un des grands axes abordés lors de cet épisode est l’importance de l’autodétermination et de la citoyenneté pour les adultes handicapés. Corinne souligne un changement majeur dans la manière de concevoir l’accompagnement des personnes handicapées : « Ces adultes, comme tout autre citoyen, doivent pouvoir mener une vie qui leur ressemble, avec des choix personnels, professionnels, sociaux et même politiques. » L’idée de citoyenneté s'étend ici au droit de voter, d’avoir un emploi, de participer à des loisirs, mais aussi d'habiter et de vivre dans un environnement de leur choix.
L’évolution des pratiques professionnelles dans le secteur médico-social implique une reconsidération de la manière dont la société perçoit et accompagne les adultes en situation de handicap. Autrefois, ces adultes étaient souvent infantilisés, privés de décisions essentielles sur leur vie. Aujourd’hui, il s’agit de leur offrir une véritable autonomie.
Les défis de l’évolution des pratiques professionnelles
L'un des enjeux majeurs de cette transformation est la façon dont les professionnels du secteur s'adaptent à ces nouveaux paradigmes. Corinne évoque la nécessité d’accompagner les équipes pour qu’elles comprennent et adoptent les principes de l’autodétermination et de la citoyenneté dans leurs pratiques. La gestion du changement est essentielle : les équipes sont formées, soutenues et écoutées pour les aider à évoluer tout en maintenant leur engagement et leur professionnalisme.
Un accompagnement tout au long de la vie
Un des points les plus marquants de l’approche Alicéa est la continuité du soutien tout au long de la vie. Chaque personne suivie par l’association bénéficie d’un projet individualisé, qui évolue avec elle, tout au long de sa vie adulte. Ainsi, une personne qui commence son parcours en foyer d’hébergement ou en milieu protégé peut, à terme, vivre en logement inclusif, ou même en logement de droit commun, grâce à un accompagnement adapté et progressif.
Alicéa ne se contente pas d’aider à la prise en charge quotidienne ; elle permet également de maintenir le lien avec la communauté locale. Cela inclut des activités physiques, des loisirs et même des vacances. Le tout dans un objectif de participer activement à la vie sociale, à l’image de tout autre citoyen.
Des initiatives innovantes et inspirantes
Pour soutenir cette dynamique, La Vie Active a développé plusieurs initiatives remarquables. Par exemple, la création d'une structure pour personnes handicapées vieillissantes, qui permet à ces individus de vivre dans un environnement dynamique, loin des EHPAD traditionnels. Cela démontre l’engagement de l’association à répondre aux besoins évolutifs des personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge.
Autre aspect marquant : le festival de rock GozFest, une initiative qui permet aux résidents de l’association de s’exprimer artistiquement et de partager des moments conviviaux, tout en renforçant les liens avec la communauté. Ce festival reflète l’esprit d'inclusion et de fraternité qui anime La Vie Active, un lieu où chacun peut non seulement être accompagné, mais aussi pleinement vivre.
Un parcours dédié à la protection de l’enfance
Éducateur de formation depuis 1985, Stéphane Duval a consacré toute sa carrière à la protection de l’enfance. Aujourd’hui directeur d’un SAVI (Service d’Accompagnement vers l’Intégration) de l’association La Vie Active, il œuvre auprès des mineurs non accompagnés (MNA) pour leur offrir un cadre de vie sécurisant et un avenir en France.
Un accueil structuré pour ces jeunes en quête d’intégration
Les mineurs non accompagnés, issus de parcours migratoires souvent difficiles, sont évalués par l’Aide Sociale à l’Enfance avant d’être pris en charge. Au sein des structures de La Vie Active, tout est mis en place pour leur offrir stabilité et protection : logement en colocation, accompagnement juridique, cours de français, soutien psychologique et suivi éducatif.
Une priorité : la formation et l’insertion
L’un des objectifs majeurs du SAVI est de garantir aux jeunes un avenir professionnel stable. L’apprentissage est une véritable porte d’entrée vers l’emploi, et de nombreux entrepreneurs locaux, comme un boulanger de Béthune, ont accueilli ces jeunes avec succès. « Je n’ai jamais eu un seul échec en apprentissage », souligne Stéphane Duval, démontrant l’implication et la motivation de ces jeunes.
De véritables success stories
Stéphane partage avec émotion le parcours de Hamza, arrivé en France à 16 ans avec un rêve : devenir ingénieur. Grâce à sa détermination et au soutien du SAVI, il a intégré une école d’ingénieur. Un autre exemple frappant est celui de Noura, qui prépare Sciences Po et joue dans un film à venir. Des trajectoires qui brisent les préjugés sur les MNA.
Une vision humaniste et fraternelle
Pour Stéphane Duval, l’intégration est un travail mutuel. « Si un lieu d’accueil ne veut pas intégrer et que le jeune ne veut pas s’intégrer, cela ne peut pas fonctionner », rappelle-t-il. Grâce à un cadre structurant et bienveillant, ces jeunes trouvent leur place dans la société française.
💙 Pour soutenir La Vie Active et ces actions essentielles, faites un don ici : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active/
From the publisher's feed
La Vie Active : un engagement au cœur du social et du médico-social
Depuis sa création en 1964, La Vie Active s’est imposée comme un acteur essentiel…
Dans cette dynamique, La Vie Active propose "On est là pour vous", un podcast qui explore les enjeux liés aux pratiques professionnelles et aux réalités du terrain. À travers des témoignages, des échanges avec des experts, ce podcast met en lumière les pratiques professionnelles, les défis et les engagements qui façonnent l’accompagnement des personnes vulnérables.
Un espace de parole et de réflexion essentiel, où les professionnels sont invités à s’interroger sur les valeurs et les principes guidant l’action sociale et médico-sociale d’aujourd’hui et de demain.