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Bienvenue sur Origine 100% franchise. Chaque épisode raconte la biographie d’un entrepreneur et de son enseigne, des plus connues aux plus discrètes. Aujourd’hui, on vous raconte comment trois amis ont fondé une entreprise avec un budget très limité, pour s’occuper d’un marché que personne d’autre ne voulait traiter : les petits travaux de toiture. C’est l’histoire de La Toiturgerie.
Christopher Rabaste, Pierre Romano et Kevin Le Bris fondent en 2020 La Conciergerie des Toits, avec un budget de départ très limité. Leur constat : les grandes entreprises de couverture s’intéressent aux gros chantiers, jamais aux petits travaux du quotidien, une tuile déplacée, une gouttière bouchée.
L’expertise de La Toiturgerie tient dans une idée simple : une seule personne peut gérer l’intégralité de ces petits travaux, du diagnostic jusqu’à la réparation. Le concept s’appuie aussi sur la technologie, avec des drones pour l’inspection des toitures, et des matériaux pensés pour durer.
En 2022, Kevin Le Bris quitte dix ans de carrière en finance de marché pour rejoindre pleinement l’aventure. En 2023, l’entreprise devient La Toiturgerie. En 2024, le réseau ouvre officiellement aux affiliés.
Aujourd’hui, l’objectif est d’une vingtaine d’ouvertures en trois ans. Cet épisode se termine par une question qui concerne tous les entrepreneurs à l’écoute : le modèle La Toiturgerie est-il IA-compatible, ou IA-disruptible ?
Au programme :
00:00 : L’accroche, le marché délaissé des petits travaux de toiture
02:30 : La genèse, Christopher Rabaste et ses débuts de cordiste
04:00 : 2020, la création de La Conciergerie des Toits avec un budget limité
06:00 : Le modèle économique, une seule personne pour tous les petits travaux
07:30 : Le basculement, l’arrivée de Kevin Le Bris et sa reconversion depuis la finance
10:00 : 2023, le changement de nom pour La Toiturgerie
12:00 : 2024, le lancement officiel du réseau d’affiliés
15:00 : Le terrain, la formation, les drones et les matériaux innovants
18:00 : Les profils variés des affiliés, dont Frédéric et sa reconversion depuis l’automobile
21:30 : Bilan, l’objectif d’une vingtaine d’ouvertures en trois ans
22:00 : L’analyse IA-compatible / IA-disruptible
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Origine 100% Franchise est un podcast indépendant d’Origine Média. Les enseignes présentées ne paient pas pour y figurer.
Hébergé par Substack. Visitez origine100pourcentfranchise.substack.com.
En 1996, Guillaume Richard a 23 ans et aucune fortune. Il va construire, seul, le plus grand réseau de services à la personne de France, en s’interdisant pendant seize ans la moindre franchise, jusqu’à ce qu’un pari inédit change tout.
Guillaume Richard n’a ni argent ni réseau quand il quitte, en 1999, un poste stable à la Française des Jeux. Son premier projet échoue avec l’explosion de la bulle internet. Il doit reprendre un emploi salarié.
En 2000, la fusion de deux petites sociétés d’aide à la personne donne naissance à O2. Et là, choix radical : plutôt que de franchiser tout de suite, Guillaume Richard va développer son entreprise en succursales, uniquement, pendant seize longues années. Le temps de roder chaque détail du métier avant d’oser le transmettre à d’autres.
L’expertise d’O2 tient en un mot : le multi-spécialisme. Contrairement à la plupart des acteurs du secteur, concentrés sur un seul métier (juste le ménage, ou juste la garde d’enfants), O2 couvre trois domaines à la fois : l’entretien du domicile, la garde d’enfants, et l’accompagnement des personnes âgées. Un même client peut ainsi rester fidèle à la marque sur plusieurs décennies de sa vie, en fonction de ses besoins du moment.
En 2012, Guillaume Richard ouvre enfin la franchise. Dix ans plus tard, en 2022, un seul franchisé investit dans l’ouverture de cent agences d’un coup, une opération inédite dans l’histoire du secteur.
Aujourd’hui, le groupe Oui Care compte près de 700 agences. Cet épisode raconte cette histoire, ses doutes, ses crises, et se termine par une question qui concerne tous les entrepreneurs présents dans cette voiture : le modèle O2 est-il IA-compatible, ou IA-disruptible ?
Déroulé de l’épisode
00:00 : L’accroche : le Far West des services à la personne dans les années 90
02:30 : La genèse : Guillaume Richard, seize ans de succursales avant la franchise
07:30 : Le basculement : 2012, la franchise, puis le coup de 2022 (100 agences, un seul franchisé)
15:00 : Le terrain, les crises et les hommes : Covid, promotion interne, Emmanuel Perreau
21:30 :Bilan, la leçon entrepreneuriale, et l’analyse IA-compatible / IA-disruptible
Origine 100% Franchise est un podcast indépendant d’Origine Média. Les enseignes présentées ne paient pas pour y figurer.
Benoît michaut connaît déjà la franchise avant même de la créer. il a été franchisé lui-même, dans un tout autre secteur : le courtage en travaux. rien à voir, sur le papier, avec l’impression 3d, mais l’expérience compte, et compte double, comme on va le voir.
sauf que le vrai déclic, celui qui donne naissance à atome3d, n’a rien à voir avec une stratégie de marché mûrement réfléchie. benoît michaut, diplômé d’un bts électro-technique, veut simplement s’acheter une imprimante 3d. pour son usage personnel, sans arrière-pensée entrepreneuriale.
il la commande. il essaie de la monter. et là, la galère commence : la machine arrive en kit, les manipulations sont complexes, et le mode d’emploi n’est même pas traduit en français.
il cherche de l’aide, des explications, un minimum d’accompagnement. il ne trouve presque rien.
frustré, mais surtout curieux, il se dit qu’il n’est sûrement pas le seul dans ce cas. si lui, avec sa formation technique, galère autant à monter une imprimante 3d, qu’en est-il de tous les autres, sans aucun bagage électro-technique ?
et concrètement, à quoi sert cette expérience de franchisé, des années plus tard ? elle lui apprend, très tôt, ce que signifie construire un réseau : transmettre une méthode, accompagner d’autres entrepreneurs, trouver le juste équilibre entre liberté locale et cohérence de marque. une connaissance qui va s’avérer précieuse quand il devra, à son tour, devenir franchiseur plutôt que franchisé.
benoît michaut y voit une opportunité. pas vendre des machines. accompagner, conseiller, démocratiser.
il fonde atome3d en 2016, à seulement 24 ans, avec un tout petit magasin à orsay, dans l’essonne, loin des standards qu’on imagine pour le futur leader français du secteur. sa conviction, il la répète depuis : un jour, tout le monde aura une imprimante 3d chez soi, comme on a un micro-ondes ou un lave-vaisselle.
le concept ne se limite pas à la distribution pure et simple. atome3d construit un vrai service de formation, gratuit et disponible à tout moment, pour accompagner les professionnels dans cette technologie encore mal comprise. un site internet solide vient épauler l’ensemble, avec un catalogue volontairement premium, orienté vers les entreprises, les industriels, les professionnels qui ont un vrai besoin technique.
en juillet 2018, l’entreprise déménage de paris à pechbonnieu, près de toulouse. à cette époque, elle compte déjà onze salariés, et ses locaux réunissent tout ce dont un vrai acteur du secteur a besoin : un showroom, des espaces de stockage et de logistique, un atelier de maintenance et de service après-vente. benoît michaut résume sa philosophie en une phrase qu’il répète volontiers : la connaissance n’a de valeur que si elle est partagée.
et puis vient 2020. le covid change la donne, complètement.
confinés chez eux, des milliers de particuliers se mettent, eux aussi, à l’impression 3d, souvent pour bricoler des équipements de protection, parfois juste par curiosité, parfois pour tuer le temps entre deux visioconférences. sauf que le catalogue d’atome3d, à l’époque, reste très orienté entreprises, avec des produits coûteux, pas vraiment pensés pour un usage domestique occasionnel.
un décalage presque cocasse : l’entreprise qui rêve, depuis le premier jour, de mettre une imprimante 3d dans chaque foyer français, se retrouve mal équipée pour répondre à la première vraie vague d’intérêt du grand public.
alors l’entreprise s’adapte. elle ouvre progressivement son offre au grand public, sans pour autant renier son adn professionnel, les deux mondes cohabitent, chacun avec ses propres produits.
voilà pour le concept. reste la vraie question, celle qui compte vraiment : pourquoi attendre 2023 pour ouvrir le réseau à la franchise, alors que l’entreprise existe déjà depuis 2016 ? sept ans, c’est long, dans le monde de la tech, où tout va généralement très vite.
benoît michaut est direct là-dessus. il envisage un développement en franchise depuis longtemps, mais jusqu’en 2022, il estime ne pas être prêt. il veut mettre la barre très haut en matière de services, de savoir-faire, de valeur ajoutée, avant de proposer le concept à des entrepreneurs indépendants.
autrement dit : il attend délibérément d’être devenu le leader du marché français, plutôt que de franchiser une entreprise encore en construction. une stratégie à contre-courant de la plupart des start-ups tech, pressées de lever des fonds et de grossir vite, quitte à improviser en cours de route.
et cette patience se voit dans les détails. avant d’ouvrir le premier showroom en franchise, atome3d a déjà des contrats avec tous les principaux fournisseurs du secteur. un stock exhaustif. une équipe support solide, rodée sur des années de vente en ligne. le franchisé qui arrive en 2023 n’hérite pas d’un concept théorique, il hérite d’une machine déjà éprouvée.
en 2023, le premier showroom atome3d en franchise ouvre enfin ses portes. claude duthion, ancien consultant en informatique, choisit saint-étienne pour se lancer dans cette nouvelle aventure entrepreneuriale, loin de son ancien métier, mais séduit par le potentiel du secteur.
et être franchisé atome3d, ce n’est pas juste ouvrir une boutique et attendre les clients. le réseau insiste beaucoup là-dessus : entreprendre dans la tech, ce n’est pas rester dans sa bulle. c’est aller chercher ses clients, gagner leur confiance, leur donner envie de revenir. un bon franchisé atome3d doit autant savoir vendre qu’aimer la technologie elle-même.
benoît michaut le dit lui-même, sans détour : ce qui compte le plus, ce n’est pas d’être un expert de l’impression 3d avant de se lancer. c’est l’humain. les connaissances techniques s’acquièrent avec le temps ; le sens du commerce, beaucoup moins.
concrètement, chaque showroom atome3d suit un agencement pensé pour raconter une histoire au client qui entre. un espace maker corner pour les particuliers curieux de découvrir la technologie. une zone hybrid & pro pour les professionnels qui viennent chercher une solution technique précise. un coin diy pour s’inspirer de projets déjà réalisés. et une vitrine d’objets imprimés, qui sert de preuve concrète : voilà ce que cette machine peut fabriquer, en vrai, devant vos yeux.
ouvrir un showroom demande un espace de vente de 100 à 150 mètres carrés, un investissement total autour de 100 000 euros, dont 30 000 euros d’apport personnel. le franchisé recrute généralement une première personne pour l’assister sur place, histoire de pouvoir se concentrer sur la prospection plutôt que de rester coincé derrière le comptoir toute la journée.
chaque nouveau franchisé suit une formation initiale, puis un accompagnement continu : visites régulières, outils pour développer l’activité au quotidien. rien d’improvisé, la même rigueur que celle qui a fait patienter benoît michaut sept années avant de lancer son réseau.
concrètement, l’accompagnement se déroule en deux temps : deux semaines de formation avant l’ouverture du magasin, puis deux semaines supplémentaires juste après, une fois que le franchisé affronte ses premiers vrais clients. s’ajoutent, tout au long de l’année, des réunions d’information et des conventions commerciales qui réunissent l’ensemble du réseau.
et pourquoi un showroom physique, alors qu’atome3d vendait déjà en ligne depuis des années ? parce qu’un site internet, aussi performant soit-il, ne permet jamais de voir un produit fonctionner en vrai, ni d’en évaluer la qualité de ses propres yeux. le showroom vient combler cette limite, une proximité avec le client que le digital seul ne peut pas offrir, quelle que soit la qualité des fiches produits en ligne.
aujourd’hui, atome3d s’impose comme l’un des leaders français de l’impression 3d, showrooms en franchise, distribution en ligne, marché professionnel et grand public réunis sous une même bannière. le catalogue dépasse aujourd’hui les quatre mille cinq cents références. le réseau grandit, showroom après showroom, avec une ambition affichée : couvrir progressivement tout le territoire français, région par région, plutôt que de se concentrer uniquement sur les grandes métropoles déjà bien pourvues en nouvelles technologies.
la croissance, une fois le réseau lancé, ne traîne pas. en un an et demi seulement, cinq showrooms ouvrent à travers la france, la preuve, s’il en fallait une, que l’attente stratégique de benoît michaut n’a pas ralenti la dynamique, bien au contraire. elle l’a plutôt rendue plus solide.
et le contexte de marché continue de pousser dans le même sens. le secteur de l’impression 3d affiche une croissance d’environ 20 % par an, tirée par l’industrie, la santé, l’architecture, l’éducation, autant de domaines qui découvrent, les uns après les autres, ce que cette technologie peut leur apporter.
un bijoutier qui prototype une bague avant de la couler en métal précieux. un chirurgien qui imprime un modèle anatomique exact avant une opération délicate. un architecte qui présente une maquette en volume plutôt qu’un simple plan sur écran. trois métiers qui n’ont, a priori, rien en commun, et qui pourtant, tous les trois, sont devenus des clients naturels d’un showroom atome3d.
récemment, le réseau a même dû agrandir son siège pour continuer à soutenir cette croissance et lancer de nouveaux services, comme la maintenance et l’accompagnement premium.
et cette activité, comment résiste-t-elle face à la vague de l’intelligence artificielle qui inquiète tant d’autres secteurs aujourd’hui ? le réseau a sa propre réponse, presque un slogan : l’intelligence artificielle, c’est du code. l’impression 3d, c’est du concret. une machine, une pièce, un objet réel qui sort de l’imprimante, impossible à réduire à une ligne de programme. le métier reste ancré dans la matière, dans la démonstration en showroom, dans le conseil technique en face à face. difficile à automatiser entièrement, tant que fabriquer un objet physique restera différent de générer du texte ou une image sur un écran.
benoît michaut n’a jamais voulu vendre des imprimantes 3d comme on vend n’importe quel autre appareil électroménager.
il a construit sept années de patience avant de transformer sa conviction, que tout le monde, un jour, aura sa propre imprimante, en un réseau capable de porter cette vision partout en france.
et cette même patience, celle d’un ancien franchisé qui savait exactement ce qu’il ne voulait pas reproduire, continue aujourd’hui de guider chaque nouvelle ouverture de showroom, un territoire après l’autre.
c’était origine 100% franchise le podcast. si cette histoire vous a plu, abonnez-vous, le lien est en description.
à demain, pour une nouvelle histoire d’entreprise.
Il n’avait pas le temps de lancer une nouvelle activité. Sa contrainte de départ est devenue, treize ans plus tard, l’argument numéro un de son réseau.
En 2008, Jean-Claude Bontaz dirige déjà une entreprise à plein temps. Il veut développer une activité complémentaire, mais n’a pas une minute de plus dans sa journée à lui consacrer. Sa solution : un centre de self-stockage entièrement piloté en ligne, inspiré des sites de e-commerce, à une époque où la plupart des commerces physiques n’ont même pas encore de site internet digne de ce nom.
L’expertise de Box en Loc tient dans cette digitalisation totale : réservation, paiement et accès au box se gèrent à distance, via un simple code personnel, disponible 24h/24 et 7j/7. Résultat, huit heures par semaine suffisent pour piloter un centre entier.
Pendant douze ans, Jean-Claude Bontaz construit six centres en Haute-Savoie, sans jamais se précipiter. Ce n’est qu’en 2019 qu’il entame un projet de développement en franchise, pour un lancement officiel en avril 2021.
Aujourd’hui, le réseau dépasse les quarante centres en France. Cet épisode se termine par une question qui concerne tous les entrepreneurs à l’écoute : le modèle Box en Loc est-il IA-compatible, ou IA-disruptible ?
Au programme :
00:00 : L’accroche, huit heures par semaine pour piloter un centre entier
02:30 : La genèse, Jean-Claude Bontaz et la contrainte de départ
04:00 : 2008, le premier centre digitalisé façon e-commerce
06:00 : Les six centres bâtis en Haute-Savoie sur douze ans
07:30 : Le basculement, 2019, le projet de développement en franchise
09:30 : Avril 2021, le lancement officiel du réseau
12:00 : Le modèle économique et l’investissement accessible
15:00 : Le terrain, les profils de franchisés et l’accompagnement
18:00 : La position face aux grands acteurs internationaux du secteur
21:30 : Bilan, plus de quarante centres aujourd’hui
22:30 : L’analyse IA-compatible / IA-disruptible
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Deux frères se battent pendant huit ans pour sauver leur entreprise de comptabilité. Le service qu’ils offraient gratuitement, en à-côté, va finir par remplacer toute la boîte.
À la fin des années 1940, Henry et Richard Bloch dirigent une entreprise de comptabilité à Kansas City, qui périclite depuis huit ans. Pour arrondir les fins de mois, ils offrent gratuitement à leurs clients un service annexe : préparer leur déclaration de revenus personnelle.
L’expertise de H&R Block naît de ce service qu’ils voulaient au départ abandonner, jugé chronophage et peu rentable. Le bouche-à-oreille en décide autrement : en 1954, ils préparent déjà environ 160 déclarations pour des clients extérieurs à leur activité de comptabilité.
En 1955, ils abandonnent la comptabilité pour se consacrer entièrement à la préparation fiscale, changeant même l’orthographe de leur nom, Bloch devenant Block. En 1956, ils ouvrent sept bureaux d’un coup, au moment précis où l’administration fiscale américaine cesse d’aider gratuitement les particuliers.
Aujourd’hui, H&R Block compte environ 12 000 bureaux aux États-Unis, plus de 1 300 autres au Canada et en Australie. Un Américain sur sept fait appel à eux pour ses impôts.
Au programme :
00:00 : L’accroche, deux frères qui se battent pour sauver leur entreprise
01:30 : La genèse, la United Business Company et ses années difficiles
03:00 : Le service annexe gratuit qui prend de l’ampleur
04:30 : 1955, l’abandon de la comptabilité et le changement de nom
06:00 : 1956, les sept bureaux ouverts d’un coup et la fermeture du service gratuit de l’IRS
07:00 : Bilan, la naissance de H&R Block et sa croissance jusqu’à aujourd’hui
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“Bienvenue sur Origine, le podcast qui raconte la naissance des enseignes de franchise, des plus connues aux plus discrètes, une histoire à la fois. Une idée, un concept, un réseau. Aujourd’hui, direction Removo — le réseau qui répare, motorise et pose des volets roulants partout en France.”
Avant de réparer des volets roulants, Vincent Jouannet a été maçon. Puis chef de chantier. Puis technicien en isothermie. Puis conducteur de travaux. Puis commercial.
Quinze ans de métiers différents, tous dans le bâtiment, avant de trouver celui qui allait vraiment lui coller à la peau.
En 2012, il se lance : il crée sa propre entreprise de réparation de volets roulants. Mais attention, il ne part pas complètement seul — au départ, il opère sous le cadre d’une franchise déjà existante.
Sauf que très vite, quelque chose ne colle pas.
Cette première franchise, ça s’appelle Repar’Stores — un réseau déjà spécialisé, lui aussi, dans la réparation de volets roulants et de stores. Vincent Jouannet la choisit après avoir comparé plusieurs enseignes sur internet, séduit par leur approche du métier. Il démarre sur le secteur de Nantes-Carquefou, aux côtés d’un confrère qui couvre Nantes-Rezé.
Mais la vision du métier, l’approche client qu’il veut défendre, ne correspondent finalement pas à ce qu’impose ce premier réseau. Alors, à la fin de son contrat, il ne renouvelle pas.
Il continue seul, dans la région nantaise, sous son propre nom : Les Volets Nantais.
Rien de glamour, sur le papier, ce métier de réparateur de volets. Mais increvable ! Parce qu’un volet roulant, ça tombe toujours en panne au pire moment — et personne, absolument personne, n’a envie de le remplacer entièrement s’il peut simplement être réparé.
Et c’est précisément là-dessus que Vincent Jouannet construit sa différence — la sienne, cette fois, pas celle d’un réseau. Réparer avant de tout changer — même si c’est juste un câble sectionné. Aujourd’hui encore, la moitié des moteurs de volets sont revendus reconditionnés plutôt que jetés. Et chaque devis est détaillé pièce par pièce, pour que le client sache exactement ce qu’il paie.
En janvier 2020, il pousse cet engagement jusqu’à garantir dix ans tous les volets roulants et tous les moteurs Somfy posés par son entreprise.
Dix ans de garantie, sur un marché où la plupart des acteurs se contentent d’un an ou deux ! Ça, c’est un vrai pari sur la confiance.
Pendant plusieurs années, Vincent Jouannet construit sa réputation localement. Il noue des partenariats avec des fournisseurs, Yesss Electrique, VRS Fermeture. En 2019, il recrute Melvin Le Brizaut — un jeune technicien venu de la menuiserie, passé par l’intérim dans plusieurs corps de métier avant de rejoindre l’aventure comme réparateur.
Et là, quelque chose d’important se joue.
Melvin Le Brizaut n’est pas juste un employé de plus. C’est avec lui que Vincent Jouannet va, quelques années plus tard, transformer une entreprise locale en concept national.
En 2022, les deux hommes s’associent officiellement pour créer Removo. Pour structurer ce virage vers la franchise, ils font appel à un cabinet spécialisé en développement de réseaux.
La même année, l’unité pilote de Nantes — celle qui sert de laboratoire au futur réseau — boucle son année avec près de 540 000 euros de chiffre d’affaires. Avec seulement deux camions !
Faites le calcul : ça fait 270 000 euros de chiffre d’affaires, par camion, par an. Sur un métier qui ne demande, écoutez bien, ni local commercial, ni personnel supplémentaire. Un bout de garage suffit pour stocker le matériel.
C’est là toute la mécanique du concept Removo. Le camion-atelier est équipé pour répondre à 80, 90 % des demandes directement sur place. Le stock reste limité, les fournisseurs livrent vite, partout en France. Résultat : un franchisé peut travailler seul, sans embaucher, dès le premier jour.
* Removo lance officiellement son réseau à l’échelle nationale.
Et petite précision qui a son importance : chez Removo, on ne parle même pas d’acheter une franchise. On parle d’investir dans le concept, d’un apport personnel plutôt que d’un prix d’entrée.
Juillet 2023, premier franchisé à Montpellier. Octobre, un deuxième à Angers. Puis Plaisir, Rennes, Strasbourg fin 2024, puis Pau-Tarbes plus récemment. Chaque nouveau franchisé suit quatre semaines de formation à Nantes, certifiée Qualiopi — deux semaines de théorie, deux semaines de pratique — avant de prendre la route seul, dans son propre camion-atelier.
Et parmi ces franchisés, il y a Sébastien. Avant Removo, il dirigeait un supermarché. Il quitte tout ça sans aucune connaissance du secteur des volets roulants. Zéro expérience. Et pourtant, avant même sa date de lancement officielle, il avait déjà réalisé une vingtaine de devis — et plusieurs étaient déjà signés.
Ça, ça en dit long sur un concept : quand quelqu’un sans aucun bagage technique peut générer du chiffre d’affaires avant même d’avoir officiellement démarré, c’est que la méthode, elle, tient vraiment la route.
Il y a aussi Alexis, électricien de formation, qui a passé neuf ans dans une franchise concurrente avant de rejoindre Removo — parce que, chez son ancien franchiseur, il ne pouvait tout simplement plus évoluer. Et Kévin, apprenti dès quinze ans, qui a fini par devenir franchisé Removo à Perpignan après plusieurs années de salariat.
Trois profils complètement différents. Un ex-directeur de supermarché, un électricien expérimenté, un apprenti devenu franchisé. Et pourtant, le même réflexe : chercher, ailleurs, ce qu’ils n’avaient pas trouvé là où ils étaient. Exactement le réflexe qu’avait eu Vincent Jouannet, dix ans plus tôt, en quittant sa première franchise.
Bon. Et le contexte de marché ne pourrait pas mieux tomber. Le secteur mondial du volet roulant doit passer de 57 à 88 milliards d’euros entre 2021 et 2031. Plus de 50 % de croissance en une décennie !
Trois vagues portent cette croissance en même temps. La domotique, d’abord : de plus en plus de foyers veulent piloter leurs volets depuis leur smartphone. Le volet solaire, ensuite, qui évite d’avoir à tirer un câble électrique dans un mur pour motoriser un volet existant. Et puis, tout simplement, l’âge du parc immobilier français : des millions de volets installés il y a vingt, trente ans, qui arrivent en fin de vie au même moment.
Trois vagues de demande qui se superposent, au même endroit, à la même époque.
En 2026, quatre ans à peine après sa création, Removo reçoit le trophée de Meilleure Franchise de France, dans la catégorie fonctionnement au quotidien, lors du salon Franchise Expo Paris.
L’objectif affiché par Vincent Jouannet, pour la fin de cette même année : atteindre entre 35 et 40 franchisés en activité.
Vincent Jouannet ne cherchait pas, en 2012, à construire un réseau national.
Il venait tout juste de quitter une franchise qui ne lui correspondait pas. Et c’est en trouvant, dix ans plus tard, la bonne personne pour transformer sa propre expertise en méthode — Melvin Le Brizaut — qu’il a fini par construire, lui-même, exactement ce qu’il avait autrefois quitté.
“C’était Origine média. Si cette histoire vous a plu, abonnez-vous — le lien est en description.”
“À demain, pour une nouvelle histoire d’entreprise.”
bienvenue sur origine 100% franchise, le podcast qui raconte la naissance des enseignes de franchise, des plus connues aux plus discrètes, une histoire à la fois. une idée, un concept, un réseau. aujourd’hui, direction tourne et vis, le réseau qui professionnalise le petit bricolage à domicile.
gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard sont amis d’enfance. et comme beaucoup d’amis, ils se rendent service.
fixer une tringle à rideau ici, réparer un robinet qui fuit là. tellement souvent que leurs proches finissent par en abuser un peu. alors, à chaque nouvelle sollicitation, les deux amis répondent toujours la même chose, mi-sérieux mi-blague : si vous me trouvez une société sérieuse pour faire ça, je veux bien vous laisser tranquille !
sauf que cette société sérieuse, personne ne la trouve. parce qu’elle n’existe pas.
alors gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard se disent : difficile d’en trouver une ? et bien, créons-la nous-mêmes.
sauf qu’à force de rendre ces services, un constat s’impose. ce métier-là, l’homme toutes mains qu’on appelle pour les petits travaux du quotidien, il n’existe presque pas en france, en 2008.
yves-emmanuel bodard le résume simplement : à l’époque, ça n’existait pas. il y avait peu de solutions qui proposaient ce genre de services.
et pourtant, le besoin, lui, est bien là. une étagère à fixer, un robinet qui goutte, un meuble en kit à monter, une prise électrique à changer. des tâches trop petites pour qu’un artisan spécialisé se déplace, mais trop techniques pour tout le monde. sans compter tous ceux qui n’ont tout simplement plus le temps, ou l’envie, de le faire eux-mêmes.
alors les deux amis se lancent, à paris. et il faut bien comprendre un truc : au tout début, ils ne recrutent personne. gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard sont eux-mêmes les premiers intervenants. les premiers bricoleurs.
ce sont eux qui, sur le terrain, façonnent le métier, parce que personne, avant eux, n’avait vraiment cadré à quoi ça devait ressembler. quels forfaits proposer, à l’heure, à la demi-journée, à la journée. quels services inclure : petite électricité, petite plomberie, montage de meubles, peinture, entretien d’espaces verts.
et surtout, quelle promesse tenir face au client. parce que dans ce métier, la vraie difficulté n’est pas technique, visser une étagère, personne ne s’y perd vraiment. la vraie difficulté, c’est la confiance. faire entrer un inconnu chez soi, dans sa cuisine, sa salle de bains, sa chambre, demande un niveau de sérieux que beaucoup d’artisans indépendants peinent à garantir.
alors gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard construisent une charte de qualité, transmise à chaque intervenant dès son arrivée dans le réseau, et suivie au quotidien. et une garantie simple, presque radicale pour le secteur : satisfait ou refait sous trente jours, sans aucune contrepartie. si le travail ne convient pas, on revient le refaire, point final.
résultat, des années plus tard : des clients qui parlent, sur les plateformes d’avis, de professionnalisme, d’efficacité, de travail soigné, et d’artisans sympathiques, ce détail qui semble anecdotique mais qui, en réalité, fait toute la différence quand on laisse quelqu’un entrer chez soi.
pendant dix ans, tourne et vis grandit comme ça. avec leurs propres salariés, sans franchise, sans réseau. juste une entreprise parisienne qui répond à un besoin simple : monter un meuble, réparer une fuite, repeindre un mur, entretenir un jardin.
plus de vingt mille interventions plus tard, le duo a une méthode qui tient. éprouvée, testée, rodée sur le terrain pendant une décennie entière.
en 2018, ils décident enfin d’ouvrir le concept à d’autres, sous forme de licence de marque plutôt que de franchise classique.
mais voilà où l’histoire prend un tournant qu’on n’attendait pas.
les tout premiers vrais licenciés du réseau ? ils sont recrutés en pleine crise du covid. pas de salon, pas de rendez-vous en agence, pas de poignée de main. juste des appels téléphoniques et des visioconférences, à un moment où personne ne pouvait se déplacer.
recruter des artisans du bricolage à domicile, en pleine pandémie, sans jamais les rencontrer en personne avant la signature, c’est un pari plutôt gonflé. d’autant que le confinement, paradoxalement, a rappelé à des millions de français à quel point leur intérieur avait besoin d’être retapé, réparé, réorganisé, pendant qu’eux-mêmes étaient enfermés dedans, sans forcément le temps ni le talent pour s’en occuper seuls.
et pourtant, ça marche.
le réseau grandit, prudemment d’abord, puis plus vite. ce n’est qu’en 2022, revenus tout juste du tout premier salon franchise expo paris de leur histoire, que gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard racontent publiquement cette période, satisfaits d’avoir enfin pu échanger en face à face avec des candidats déjà bien avancés dans leur projet, après des années de recrutement à distance.
chaque nouveau licencié suit une formation de trois jours, certifiée qualiopi, moins pour apprendre le bricolage en lui-même, puisque les candidats viennent déjà avec leur propre expérience et leur propre bagage, que pour apprendre à gérer une entreprise : étude de marché, structure juridique, choix de la zone géographique. les deux premiers jours se passent au siège, à paris. le troisième, direction le terrain, aux côtés d’un intervenant déjà en poste, pour une vraie journée de chantier, changer un meuble sous évier, poser un parquet, monter une kitchenette. rien de théorique, juste la réalité du métier, en conditions réelles.
l’investissement, lui, reste volontairement accessible. environ 5 900 euros au total. trois mille cinq cents pour les droits d’entrée. mille quatre cents pour un kit de démarrage. mille pour la formation. et pas besoin de local commercial, le bureau, c’est le camion, ou le coffre de la voiture !
l’engagement court sur cinq ans, renouvelable. et la redevance mensuelle ? fixe. trois cents euros, point final, jamais un pourcentage sur le chiffre d’affaires. un détail qui change tout, en fait : plus le franchisé travaille, plus il gagne, sans jamais voir sa marge grignotée par sa propre réussite.
regardez qui rejoint le réseau, et vous comprenez vite pourquoi ce modèle fonctionne. arnaud depraetere, aujourd’hui intervenant en essonne, a passé vingt-cinq ans dans l’industrie des peintures et des revêtements. production, logistique, gestion de projets industriels, jusqu’à un poste de direction générale. et puis, un jour, il tourne la page pour devenir bricoleur à son compte.
il n’est pas un cas isolé. jean-luc andrieux, cinquante-sept ans, quitte la grande distribution pour rejoindre le réseau. d’autres viennent de l’industrie, du commerce, parfois même d’un poste de cadre, attirés moins par le bricolage en lui-même que par l’idée de redevenir maître de leur temps, après des années à exécuter les priorités de quelqu’un d’autre.
ce sont ces mêmes franchisés qui, des années plus tard, renouvellent leur contrat. cinq ans à thionville. six ans à lorient. cinq ans à lille. le meilleur indicateur qu’un modèle tient, ce n’est jamais le nombre d’ouvertures, c’est le nombre de gens qui décident de continuer.
en 2023, le réseau vise quinze nouvelles ouvertures dans l’année, avec l’ambition d’atteindre soixante à soixante-dix franchises dans les cinq ans. deux nouvelles métropoles rejoignent le réseau cette année-là : brest et commercy.
bon. et l’activité elle-même s’est élargie, bien au-delà du simple particulier ! tourne et vis intervient désormais aussi en entreprise, pour de la maintenance courante, et jusque dans l’aménagement hôtelier.
un bureau dont la porte ferme mal, un hôtel qui doit refaire une chambre entre deux clients, une salle de réunion à réagencer en urgence. les mêmes compétences. juste appliquées à un contexte différent.
ça change tout, cette diversification. un modèle pensé au départ pour le particulier qui répond aussi bien à un couple qui emménage qu’à un directeur d’établissement pressé par le temps, sans jamais changer de méthode, seulement d’interlocuteur.
en 2025, cette croissance patiente est récompensée : tourne et vis reçoit le trophée de bronze des meilleures franchises de france.
pour beaucoup de franchisés du réseau, ce trophée dépasse le simple symbole marketing. l’un d’eux le résume ainsi : cette distinction prouve, noir sur blanc, le sérieux et la qualité de tout le réseau, pas seulement de la tête, mais de chaque intervenant qui porte le nom tourne et vis chez un client.
aujourd’hui, le réseau compte plus d’une vingtaine d’intervenants à travers la france, loin encore de l’objectif des soixante-dix, mais avec une dynamique de recrutement qui ne faiblit pas, portée justement par ce même argument qui a fait sa force depuis 2008 : n’importe quel bricoleur passionné peut rejoindre l’aventure, sans diplôme technique particulier, juste avec la volonté d’en faire un vrai métier.
et depuis, il faut le dire, le créneau s’est rempli. d’autres enseignes de bricolage à domicile ont vu le jour, séduites par le même constat que gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard avaient fait bien avant tout le monde. sauf qu’eux n’ont pas eu à observer le marché pour y entrer : ils l’ont carrément créé. aujourd’hui encore, tourne et vis reste l’acteur le plus ancien de ce secteur en france, le seul qui peut dire que toutes les autres enseignes du bricolage à domicile sont arrivées après lui, et non l’inverse.
une antériorité qui ne relève pas que du symbole. dix-sept ans d’ajustements, de méthodes affinées sur le terrain, de forfaits testés et retestés, c’est un temps d’avance qu’aucun nouvel entrant, aussi bien financé soit-il, ne peut rattraper du jour au lendemain. le réseau dépasse aujourd’hui les quarante mille interventions réalisées depuis sa création.
et ce que les franchisés décrivent, au-delà des chiffres ? un vrai esprit de communauté. des groupes privés pour échanger entre intervenants. des webinaires mensuels. un séminaire annuel qui réunit tout le réseau, la dernière édition, direction l’aisne, à la ferme du pignon !
des animateurs réseau font aussi le tour du terrain régulièrement, en plus de la formation initiale. de quoi rompre l’isolement qui guette n’importe quel indépendant, tout en laissant chacun libre de gérer son activité à sa façon.
et il y a une autre raison, plus large encore, pour laquelle ce créneau semble promis à durer. un robinet qui fuit, une étagère à fixer, un parquet à poser, aucun algorithme, aussi puissant soit-il, ne peut envoyer un bras chez vous pour serrer un écrou !
ce métier repose sur une présence physique. une dextérité manuelle. un jugement sur place, face à un problème qu’on découvre en ouvrant un placard. et tant que les maisons resteront faites de murs, de tuyaux et de meubles à monter, ce métier-là aura besoin de mains humaines. point.
gabriel de lesquen et yves-emmanuel bodard n’ont jamais cherché à aller vite.
ils ont d’abord passé dix ans à être eux-mêmes les meilleurs bricoleurs de leur propre réseau, avant même d’imaginer que quelqu’un d’autre puisse un jour porter leur nom.
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à demain, pour une nouvelle histoire d’entreprise.
bienvenue sur origine 100% franchise, le podcast qui raconte la naissance des enseignes de franchise, des plus connues aux plus discrètes, une histoire à la fois. une idée, un concept, un réseau. aujourd’hui, direction à chacun son box, le réseau de self-stockage qui a littéralement importé un concept qui n’existait pas en france.
en 2003, à thise, près de besançon, yannick guinchard loue un bâtiment de mille mètres carrés. pas pour du stockage. pour son garage automobile, qu’il co-dirige à l’époque.
sauf que ce bâtiment est bien plus grand que ce dont le garage a réellement besoin.
alors yannick guinchard se pose une question toute simple : qu’est-ce qu’on pourrait bien faire de tout cet espace vide ?
il entend parler d’un concept qui commence à se développer ailleurs en europe : le self-stockage. des box qu’on loue aux particuliers et aux professionnels pour entreposer ce qu’ils veulent, le temps qu’ils veulent.
sauf qu’en france, en 2003, ça n’existe quasiment pas. pas de réseau structuré, pas de concurrent établi, pas même de vocabulaire commun pour désigner cette activité.
alors il fait quelque chose de simple, presque radical : il part en belgique. il visite plusieurs entreprises du secteur, sur place, prend le temps d’observer comment elles s’organisent au quotidien, l’agencement des espaces, la gestion des accès, la relation avec les clients.
il est parti avec une idée floue. il revient avec un vrai projet d’entreprise.
à chacun son box est né. et littéralement de ses propres mains, en plus ! yannick guinchard choisit lui-même la tôle de bardage, dessine l’agencement, et construit ses premiers box lui-même. le jour, il continue de travailler au garage automobile. la nuit, il construit des box, parfois jusqu’à quatre heures du matin.
pas de bureau d’études, pas d’équipe de construction. juste un homme, un bâtiment vide, et une conviction qu’il fallait vérifier sur le terrain avant d’y croire vraiment.
le sommeil en prend un coup. mais le succès, lui, est au rendez-vous : le premier bâtiment se remplit rapidement.
yannick guinchard en prend un deuxième. embauche sa première collaboratrice. et début 2007, il fait un choix qui change tout : il quitte le garage automobile pour se consacrer entièrement, à cent pour cent, à à chacun son box.
le concept qu’il a rapporté de belgique, il ne se contente pas de le copier. il l’adapte. des box modulables, de 1 à 100 mètres carrés. une location à la carte, un jour, une semaine, un mois, un an, sans engagement forcé. accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
et autour de ça, toute une gamme de services complémentaires : location de véhicules utilitaires, vente ou location de containers, aide au déménagement, matériel d’emballage. pas juste un espace à louer, un accompagnement complet autour du moment, souvent stressant, où on doit déplacer ou stocker ses affaires.
ce qui frappe, avec le recul, c’est la diversité de ce que les clients viennent y stocker. du vin. des archives d’entreprise. et, un jour, carrément un hélicoptère ! le point commun entre tous ces besoins, aussi différents soient-ils : quelqu’un, quelque part, a un problème d’espace, et personne d’autre ne sait vraiment y répondre sur mesure.
et le réseau insiste beaucoup là-dessus : l’échange avec le client compte autant que le box lui-même. comprendre pourquoi quelqu’un a besoin de stocker ses affaires, un déménagement, une séparation, une succession, un simple manque de place chez soi, ce n’est jamais neutre. chaque situation mérite qu’on prenne le temps de l’écouter, pas juste de louer un espace au mètre carré.
en 2008, yannick guinchard structure enfin le développement du réseau. mais pas en franchise classique, en licence de marque. un partenariat plus souple : chaque exploitant garde une vraie autonomie de gestion, sans les obligations strictes qu’imposerait un contrat de franchise traditionnel. le réseau met à disposition ses outils, ses ressources, son expertise accumulée depuis des années, mais laisse chaque centre libre de s’organiser à sa façon sur le terrain.
une part fixe, autour de 400 euros par mois. une part variable, 3% du chiffre d’affaires, qui contribue au développement national de la marque. un modèle pensé pour rassurer sans enfermer.
les profils qui rejoignent le réseau ressemblent, souvent, à celui de yannick guinchard lui-même en 2003. des propriétaires de bâtiments qu’ils cherchent à rentabiliser autrement. des entrepreneurs qui veulent diversifier une activité existante. parfois même des professionnels du self-stockage déjà installés, qui cherchent un accompagnement plutôt que de rester isolés.
et l’investissement, lui, n’a rien d’un chiffre unique et figé. il varie selon le projet, la taille et l’état du bâtiment de départ, avec la possibilité de le réaliser par phases, pour démarrer l’activité sans tout de suite immobiliser la totalité du capital.
et ce qui revient sans cesse, dans la façon dont le réseau se présente lui-même, ce sont trois mots : proximité, sécurité, flexibilité. pas des éléments de langage vides, une vraie philosophie d’exploitation, centre par centre, pensée pour rester à taille humaine plutôt que de viser l’entrepôt géant et anonyme.
autre particularité du réseau : une charte de responsabilité sociétale, structurée en sept piliers, qui encadre la gouvernance et les engagements du réseau au-delà du seul aspect commercial. rare, dans un secteur où beaucoup d’acteurs se contentent de louer des mètres carrés sans se poser d’autres questions.
le réseau grandit, centre après centre, jusqu’à dépasser aujourd’hui les quarante centres à travers la france.
et ce développement démarre d’ailleurs par une rencontre presque fortuite. peu après avoir structuré son concept, yannick guinchard croise une première personne intéressée par l’ouverture d’un bâtiment de self-stockage. cette personne lui demande d’être accompagnée. et c’est cette demande-là, très concrète, qui pousse yannick guinchard à formaliser un vrai modèle de développement, plutôt que de continuer à ouvrir des centres seul, un par un.
pour structurer cet accompagnement, il crée une entité dédiée : à chacun son box développement. sa mission : recruter et accompagner les nouveaux exploitants, leur transmettre le savoir-faire accumulé depuis 2003, aussi bien la partie technique de construction et d’aménagement que la partie commerciale du quotidien.
le contexte de marché, lui, joue clairement en faveur du réseau. le self-stockage reste un secteur jeune en france, comparé aux standards nord-américains où le concept existe depuis des décennies. autrement dit, malgré ses vingt ans d’existence, à chacun son box est encore loin d’avoir atteint le plafond du marché français.
sur le plan de la sécurité, chaque centre s’appuie sur des dispositifs avancés : surveillance, contrôle d’accès, alarme. un point loin d’être anodin, quand on confie ses affaires à un tiers, la première question qu’on se pose, ce n’est jamais le prix au mètre carré. c’est : est-ce que c’est vraiment protégé ?
le réseau a aussi élargi sa marque au fil du temps, avec une seconde enseigne sœur, move your box, pour couvrir des besoins complémentaires liés au déménagement et à la location de véhicules utilitaires, sans jamais s’éloigner du cœur de métier initial.
une fois lancé, chaque exploitant n’est pas livré à lui-même pour autant. visites régulières sur site, réunions annuelles qui réunissent tout le réseau, remontées d’expérience partagées entre centres, l’idée, c’est que ce qui fonctionne quelque part puisse profiter à tous les autres, plutôt que chaque exploitant réinvente sa propre méthode dans son coin.
et yannick guinchard, lui, reste à la tête du réseau. vingt ans après avoir construit ses premiers box à la tôle de bardage, on dit de lui qu’il peut évaluer le potentiel d’un bâtiment rien qu’en le regardant. un vrai savoir-faire de terrain, jamais théorique.
chaque année, le réseau continue d’aller à la rencontre de futurs partenaires sur les salons de la franchise, avec le même discours depuis le début : un modèle solide, humain, structuré, pour qui veut se lancer dans le self-stockage sans repartir de zéro. pas de promesse de fortune rapide, juste vingt ans d’expérience de terrain à transmettre.
bon. et ce créneau, est-ce qu’il tient face à l’intelligence artificielle ? la question mérite d’être posée honnêtement. une partie du métier peut sans doute se digitaliser, la réservation en ligne, la gestion à distance, certains réseaux l’ont déjà fait. mais le cœur du service, lui, reste profondément physique : un bâtiment réel, une sécurité sur place, un espace qu’on peut toucher, verrouiller, visiter. aucune intelligence artificielle ne peut stocker un hélicoptère à votre place.
yannick guinchard n’avait pas de plan de carrière dans le self-stockage en 2003.
il avait juste un bâtiment trop grand, et la curiosité d’aller voir, ailleurs, comment d’autres avaient déjà résolu le problème qu’il ne savait pas encore qu’il allait résoudre lui-même.
vingt-trois ans plus tard, ce même réflexe continue de guider le réseau : ne jamais se contenter de ce qui existe déjà, aller voir ce qui se fait ailleurs, et l’adapter avec ses propres mains plutôt que de le copier tel quel.
c’était origine 100% franchise le podcast. si cette histoire vous a plu, abonnez-vous, le lien est en description.
à demain, pour une nouvelle histoire d’entreprise.
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