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Or


Louis Ferdinand Céline
Éditions Gallimard, Collection Folio, 1993.
Texte lu par Arnaud Maïsetti
[mp3 : 2,4 Mo / Durée : 2'05]
d'un pays l'autre faut avoir vu je vous jure
tout de même de quoi vivre humblement
à mon cas la petite somme du ciel
et des rails déluges sur déluges et nous avec
dans les cathédrales à travers mille avatars
volcans éteins de tous les horizons
la phosphorescence de la fenêtre
et souvent loin d'ici le jour la nuit
une lumière blanche des lueurs
le ciel immense rappel constant
de ses flammes blanche et jaune
dans le lointain pour nous
tandis qu'un vent doux à ce moment
parfois personne ne le sait
des détours à cause de la vue
dans l'émoi le rêve à l'époque
dans les ombres quelque chose
de mou plus loin encore écœuré
par ce seul baiser au fond
d'une pièce de ma jeunesse
à l'imparfait du subjonctif
et puis rien du tout
ouvrir les serrures
bien y réfléchir enfin
dégager une signification
dès les lignes initiales
ne pas chercher à en savoir
davantage surestimer mon
niveau d'information
jamais vu si j'ose dire
me dépouiller ensuite
de mes effets dans une quête
vaine mystère de cette
mise en scène
souvenir une fabrique
noircir sans doute l'étoile
un jour plus tard ma prime
enfance d'un bonheur relatif
un avenir qui s'annonçait
mal la main transpercée
déménager se cacher
davantage à la gare sur le quai
passeur absent cependant déjà
en zone libre il me semble
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