Et voici le deuxième podcast du blog. Pour écouter le premier sur les punitions, cliquez-ici.
Aujourd’hui on aborde la négation des sentiments et pourquoi il faut arrêter (pour votre bien et celui de votre enfant).
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Retranscription texte :
Bonjour à tous, bienvenue sur ce nouveau podcast du blogue Parentalité Zen. Je suis Chang, et aujourd’hui, on va parler de la négation des sentiments. [Musique]
Alors quand je parle de négation des sentiments, c’est, par exemple, si votre enfant vous dit : « Non, je ne suis pas fatigué. » Et que vous lui répondez : « Bien si, tu es fatigué, il est déjà très tard, il faut que tu ailles te coucher. » Donc, dans un premier temps, on va essayer de comprendre pourquoi est-ce qu’on nie les sentiments de nos enfants, et on va essayer de remarquer que, en fait, c’est quelque chose qui arrive assez souvent; on ne s’en rend pas forcément compte.
Donc la première question, c’est : « Pourquoi est-ce qu’on fait ça? » Donc on fait ça, souvent parce que… en tant qu’adulte, on a l’impression de savoir mieux que les enfants. Donc, par exemple on sait qu’il fait froid : on va leur proposer de mettre leur manteau. Il est tard : on va leur proposer de dormir. Même s’ils n’ont pas encore faim, vu qu’il est midi, on sait qu’ils ont besoin de manger également. Je pense que c’est tout à fait naturel et, finalement, ce qu’on cherche, c’est simplement le meilleur pour nos enfants. On a tout simplement envie de prendre soin d’eux.
Mais maintenant, on va essayer de se mettre à leur place. Supposons que vous êtes un enfant de quatre ans, et vous avez hyper chaud. Donc votre père vous dit : « Non, mais là, il fait froid. Donc, s’il te plaît, mets ton pull. » Et vous, vous lui dites : « Mais non, j’ai chaud. » Il vous dit : « Bien non, tu as froid. » Et là, vous dites : « Bien non, j’ai chaud, donc là, j’enlève mon pull, regarde, j’ai chaud. » Souvent, ce qui se passe ensuite, c’est que là, vous avez l’impression qu’il vous défie. Vous lui dites de faire quelque chose; il ne le fait pas. Vous haussez le ton, et là, vous devenez autoritaire. Et là, c’est là que la plupart du temps, il y a des conflits qui deviennent de plus en plus forts.
Pour essayer d’encore mieux comprendre cette situation, imaginez-vous, cette fois, en tant qu’adulte. Voilà, vous êtes au travail, vous êtes le matin, devant votre bureau; votre chef passe et vous demande d’effectuer une tâche A. Bon. Au fur et à mesure de la journée, vous vous rendez compte que vous êtes sous l’eau, on vous confie d’autres tâches, quelqu’un vous confie une autre tâche, vous essayez de travailler au maximum et de tout faire. Arrivé à la fin de la journée, votre chef repasse, et là, il vous demande : « Est-ce que tu as effectué la tâche A? » Et là, vous essayez de lui expliquer que non, votre collègue vous a demandé de faire quelque chose d’autre, il vous a confié une autre tâche, donc vous avez avancé un maximum, mais que vous avez pas pu avancer sur la tâche A. Et donc là, votre patron, finalement, s’énerve, et se dit : « Bon, voilà quelqu’un sur qui je ne peux pas du tout compter. Vous avez beau m’expliquer tout ça, tout ce que je vois, c’est que moi, je vous ai donné une seule tâche, et finalement, vous n’avez rien fait. Est-ce que je vous paye à ne rien faire? C’est pas la première fois, et là,