Penser c'est chouette

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By Théodore BrossolletNewsNews Commentary
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Penser c'est chouette episodes

  • L’AFRIQUE, CATASTROPHE du XXIe siècle ? - Serge Eric Menye

    Commentez l'article de Serge-Eric Menye sur notre site pour lui dire ce que vous en avez pensé

    Serge-Eric Menye est consultant en investissement et en politiques publiques, conférencier et essayiste.

    Nous le recevons à l’occasion de la parution de son deuxième essai :"L'Afrique sera-t-elle la catastrophe du XXIe siècle ? – L'incroyable déni de l'afro-optimisme"

    Il y défend l'idée que l’optimisme entourant le futur de l’Afrique, largement relayé dans les discours européens, est infondé.

    Selon lui, au contraire, la grande majorité des pays africains n’ont pas réussi à résoudre les problèmes auxquels ils étaient confrontés :

    • Croissance faible
    • Agriculture peu productive
    • Dépendance à l’exportation de matières premières peu transformées
    • Gouvernance corrompue
    • Analphabétisme
    • Ingérences étrangères


    Mais ils sont désormais confrontés à de nouveaux problèmes qui aggravent les anciens :

    • Terrorisme
    • Démographie galopante
    • Réchauffement climatique


    Nous avons tenté de brosser un panorama complet de son approche sur le sujet.


    00:00 Intro

    02:31 Quels sont les principaux problèmes de l’Afrique ?08:38 Le voyage de Serge-Eric Menye en Afrique

    11:38 Avez-vous, dans votre vie, partagé l’afro-optimisme ?

    14:43 La faiblesse de la croissance économique africaine

    20:27 La divergence de trajectoire entre les pays asiatiques et africains

    24:38 Quels pays en Afrique ont résolu ces problèmes de gouvernance ?

    31:08 Le Somaliland

    34:19 Comment feriez-vous revenir la croissance en Afrique ?

    41:13 Comment rétablir l’État de droit et lutter contre le terrorisme en Afrique ?

    51:17 Quels sont les pays africains disposant d’un gouvernement de bonne volonté ?

    58:58 L’égoïsme des dirigeants africains

    1:01:07 Existe-t-il une conscience nationale en Afrique ?1:13:00 Pourquoi les dictateurs asiatiques servaient-ils davantage leurs pays que les dictateurs africains ?

    1:15:25 Peut-on imaginer des révolutions populaires en Afrique ?

    1:21:28 Thomas Sankara

    1:25:28 En France aussi, on a des problèmes de gouvernance

    1:34:00 Le sursaut pourrait-il venir des classes moyennes éduquées ?

    1:38:37 La fatalité du besoin de leadership politique 1:42:40 Des motifs d'espoirs mais très insuffisants

    1:46:00 La nouvelle génération d'ingérences étrangères

    1:52:10 Conclusion

    1 hr 55 min
  • Populistes VS Néolibéraux, le clivage qui révèle l'origine de la crise de la démocratie - Marcel Gauchet

    Marcel Gauchet est philosophe et historien. Il est l’auteur de nombreux essais et a consacré une partie de son œuvre à la compréhension de ce qu’est la démocratie et des moyens de la faire fonctionner au mieux.Il prolonge ce questionnement dans son dernier essai, Le Nœud démocratique : Aux origines de la crise néolibérale, paru aux éditions Gallimard.

    L’opposition entre populistes et néolibéraux, que connaissent la plupart des démocraties occidentales, est pour lui un symptôme. En l’analysant, Marcel Gauchet remonte jusqu’à l’origine profonde de la crise démocratique.Jusqu’au XVIIIᵉ siècle, trois grands principes avaient permis aux humains de vivre ensemble :

    • Le pouvoir provient de Dieu
    • La loi est celle du groupe
    • Le passé constitue l’idéal à perpétuer.


    La modernité a consisté à remettre en cause ces trois principes :

    • Le pouvoir appartient au peuple
    • La loi du groupe doit respecter les libertés individuelles
    • Il nous revient d’inventer un futur meilleur que le présent.

    Mais ces nouveaux principes n’ont pas été appliqués pleinement et immédiatement. Les habitudes ont perduré, si bien que l’organisation sociale continuait d’emprunter aux formes anciennes.

    Selon Marcel Gauchet, le néolibéralisme marque le moment où ces principes modernes ont été poussés trop loin, jusqu’à devenir destructeurs :

    • Le pouvoir politique s’est dissous dans l’administration
    • Les libertés individuelles supplante le pouvoir législatif
    • La fabrique du futur a été confiée à l’automatisation du marché.

    La finalisation, à retardement, de la disparition des structures héritées du passé nous prive des recettes qui permettaient de faire société, sans que nous ayons jamais réfléchi à ce qu’elles assuraient pour que cela soit possible.Ignorant ce qui est nécessaire pour permettre aux humains de faire société, les néolibéraux ne comprennent pas que leur interprétation extrémiste des principes modernes ne suffise pas spontanément.Le cri du cœur populiste serait alors, selon Marcel Gauchet, l’expression des besoins humains fondamentaux que le néolibéralisme ignore : savoir qui nous sommes, et savoir que ce “nous” décide de son destin.Il faudrait donc entendre ce cri populiste et changer ce qui doit l’être, pour permettre aux démocraties occidentales de répondre à ces besoins humains fondamentaux.Nous avons essayé, dans cet entretien, de permettre à Marcel Gauchet de développer au mieux sa pensée. Nous espérons que cette vidéo vous plaira.00:00 Intro01:17 Pourquoi pensez-vous que la démocratie est en crise ?03:23 L’opposition élites néolibérales et peuples populistes05:20 Pourquoi cette opposition n’est pas juste une variante de gauche droite08:15 Les partis populistes sont considérés comme illégitimes par les élites néolibérales10:23 Pourquoi l’explication économique est insuffisante13:33 Que nous dit la place prise par l’économie de notre époque ?18:14 Quelles sont les 3 dimensions qui structurent les sociétés qui ont été chamboulées par le passage à la modernité ?27:50 Qu’est-ce qui vous permet de penser que nos sociétés modernes s’articulaient encore il y a peu autour des traces laissées par la structuration hétéronome ?37:08 Les 3 grandes orientations idéologiques que nous connaissons sont des expressions des changements de chacune des 3 dimensions de la structure de nos sociétés au passage à l’ère moderne42:48 Les totalitarismes du 20e siècle, tentative inconsciente de réinstaurer une structuration hétéronome46:03 Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui par rapport au moment où la structuration hétéronome persistait ?55:53 Pourquoi la structuration autonome actuelle ne marche pas ?59:38 Comment sortir de la crise de la démocratie ?1:07:54 Les opposants à la sortie de la crise de la démocratie : les élites néolibérales et les transhumanistes1:16:58 Les peuples veulent amender la structuration autonome dans sa version actuelle1:23:38 Remettre les droits fondamentaux à leur juste place1:28:08 Bilan

    1 hr 35 min
  • L’IMMIGRATION SANS TABOUS, LA GAUCHE DOIT SORTIR DU DÉNI - Didier Leschi

    Didier Leschi est un haut fonctionnaire français, spécialiste des questions relatives aux cultes et à la laïcité.Il est directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration depuis 2015, et président de l’Institut d’étude des religions et de la laïcité depuis 2018.

    Nous avons tenté d’aborder tous les aspects de la question migratoire, y compris les plus sensibles.

    En tant qu’homme de gauche, il déplore les tabous de son camp sur ce sujet.

    Selon lui, l’immigration pose avant tout des problèmes sociaux : son coût pèse principalement sur les plus précaires. En ignorant leurs inquiétudes, la gauche perd selon lui sa crédibilité sur les questions sociales.

    00:00 Intro

    01:43 Pourquoi le débat sur l’immigration est-il impossible à tenir ?

    04:19 L’immigration, principal point de désaccord entre la gauche et la droite ?

    06:45 La question de l’immigration est avant tout une question sociale

    09:23 Il est faux de prétendre qu’on a besoin d’immigration pour créer de la richesse

    11:22 Le rapport des Américains à l’immigration

    14:42 L’immigration choisie en Italie

    16:04 Les pays d’Europe de l’Est pensent que leur identité culturelle est trop fragile pour accueillir des immigrés

    17:22 La distinction entre immigration légale et illégale

    18:10 La difficulté en France, c’est la décorrélation entre le nombre et...

    19:12 L’hypocrisie du débat concernant l’immigration qualifiée, comme les médecins

    22:17 L’immigration choisie résout-elle la crainte identitaire en Italie ?

    24:42 Les pays européens pratiquent de plus en plus l’immigration choisie, sauf la France

    26:47 Peut-on vraiment réduire l’immigration légale ?

    28:13 Quel est le problème spécifique de l’immigration en France ?

    29:48 Est-il légitime de renvoyer chez eux les migrants illégaux ?

    32:26 La distinction entre les formes d’immigration

    39:38 Le débat sur le regroupement familial

    41:06 La paupérisation de la population française rend le rapport à l’immigration conflictuel chez les classes populaires

    47:32 L’intégration plus difficile des populations de certains pays africains

    48:33 Une partie de la jeunesse et de la gauche nie les problèmes posés par l’immigration

    51:35 La gauche n’est pas crédible pour parler des questions sociales tant qu’elle ne traite pas des questions migratoires

    52:14 Les expériences socialistes conduites par la gauche dans le monde se sont accompagnées d’une fermeture des frontières

    55:28 La gauche, n’ayant pas assez travaillé sur l’application concrète de ses idéaux, n’arrive pas à combattre l’ultralibéralisme et la guerre sociale qu’il organise

    58:23 Pourquoi faut-il harmoniser les conditions d’accueil entre pays européens ? Est-ce faisable ?

    1:02:07 Comment exécuter les OQTF ? Tabou ultime de la gauche

    1:04:47 Le cas algérien1:09:52 Qu’est-ce que l’accord franco-algérien de 1968 ?

    1:15:12 Comment réellement exécuter les OQTF ?

    1:17:20 La démagogie sur le débat des soins pour les immigrés exaspère Didier Leschi

    1:19:19 Le RN ne raconte-t-il pas aussi des bêtises sur l’immigration ?

    1:22:46 La gauche, privée de la question sociale par sa lâcheté sur la question migratoire, compense par une surenchère sur les questions sociétales et identitaires, comme la cause palestinienne

    1:27:42 Le thème de la créolisation

    1:32:47 L’impact de la dénatalité sur les flux migratoires

    1:36:47 Les débats sur le féminisme à gauche

    1:39:08 Question sur le vieillissement

    1 hr 50 min
  • La fragile émancipation des femmes - Véra Nikolski

    Véra Nikolski est docteur en science politique, normalienne et l'autrice d'un premier essai très remarqué Féminicène.

    Elle y défend l'idée que la baisse de la mortalité infantile et la fin de l'importance de la force physique, suite à la révolution industrielle, ont permis l'émancipation des femmes et qu'oublier l'importance de ces facteurs matériels serait préjudiciable à la défense de cette émancipation malheureusement bien loin d'être acquise.

    Nous avons essayé de brosser un panorama complet de son approche du sujet.

    N'hésitez pas à commenter pour nous dire ce que vous en avez pensé.

    Et pour aller encore plus loin, lisez le papier de Véra Nikolski et débattez-en cordialement avec notre communauté !

    00:00 Intro

    01:25 Pourquoi les femmes ont été dominées partout en tout lieu et en tout temps ?

    11:02 Pourquoi les hommes ont théorisé l'infériorité des femmes ?

    16:30 Qu'est ce qui a permis l'émancipation soudaine des femmes ?

    35:15 Comment les féministes ont réagi à ton livre ? Un malentendu à dépasser

    53:40 Le vrais danger qui pèse sur l'émancipation des femmes : la fin de l'abondance

    01:04:00 Exemple de régression de l'émancipation des femmes, le Turkménistan

    01:07:50 Quelles propositions pour protéger l'émancipation des femmes

    01:20:24 Questionnement du lien entre la baisse de la natalité et l'émancipation des femmes

    01:37:42 Conclusion

    1 hr 39 min
  • Comment s'adapter à la DÉSOCCIDENTALISATION du MONDE ? Max-Erwann Gastineau

    POUR INTERPELLER MAX-ERWANN GASTINEAU RENDEZ VOUS SUR NOTRE SITE : https://www.pensercestchouette.com/debat/comment-sadapter-a-la-desoccidentalisation-du-monde

    Max-Erwann Gastineau, politologue et essayiste a accepté notre invitation à venir nous présenter les idées qu'ils développe dans son dernier essai "l'ère de la pénurie".
    Selon lui, l'Occident doit réaliser que "depuis la fin de la guerre froide, un processus de « désoccidentalisation » des références et des idéaux a recomposé en profondeur l'ordre international."
    Il avance que la mondialisation a permis au reste du monde de contester à l'Occident son "vieux monopole sur le terrain de l'innovation" et d'ainsi éroder ses bases industrielles. Seulement, ces succès économiques n'ont pas inspiré les pays du reste du monde à davantage imiter l'Occident mais plutôt à se servir de ces nouveaux leviers de puissance pour affirmer leurs spécificités culturelles.
    Or, l'auteur affirme que l'Occident, en raison d'une vision ethnocentrique du reste du monde, continue de penser son modèle de développement comme la panacée et tous les pays non démocratiques comme en retard. Une persistance qui "alimente une arrogance contreproductive, aveuglante, en plus d'atteindre à la crédibilité des Etats occidentaux".
    Selon l'auteur il est temps pour l'Occident de faire preuve d'humilité pour mieux appréhender son environnement stratégique et ses marges de manœuvres afin d'entamer une reconstruction adaptée à ce nouveau paradigme.
    Cette nouvelle humilité doit nous conduire à imiter à notre tour ce qui, selon Max-Erwann Gastineau, a fait la force les pays émergents : leur aptitude à s'appuyer sur leur histoire pour construire un modèle de société conforme à leurs aspirations profondes.

    1 hr 24 min
  • Comment le capital se sert de l'écologie pour augmenter les prix - Discussion avec Vincent Ortiz

    Nouvel entretien avec Vincent Ortiz !

    Docteur en économie, chercheur et rédacteur en chef du Vent Se Lève, Vincent Ortiz nous a fait le plaisir d’accepter notre invitation à discuter de son premier essai, “L'ère de la pénurie”.
    Il y propose une critique constructive d’une partie des discours écologistes mainstream. En remontant le fil de l’histoire du club de Rome, il s’est aperçu que leur présentation des risques de pénuries de ressources avait été repris favorablement par les milieux économiques et par certains dirigeants politiques comme le président américain Carter.
    Son essai propose une explication simple mais efficace : Les discours sur la finitude des ressources permettent de naturaliser des hausses des prix et de dépolitiser notre rapport aux producteurs.
    En spécialiste de l’histoire des idées, il invoque un économiste américain à cheval entre le 19 et le 20ème siècle, dont nous n’entendons pas souvent parler, Thorstein Veblenn, selon lequel le capitalisme n’est pas destiné à maximiser la production mais plutôt à la saboter pour ainsi organiser la rareté des biens et services disponibles.
    Bien conscient de la finitude des ressources, il appelle néanmoins les militants écologistes à se départir des discours “néomalthusiens” qui n'envisagent le salut écologique qu’à travers une baisse de la consommation sans remise en cause politique de l’organisation de la production.
    A titre d’exemple, il considère que les écologistes qui proposeraient aux citoyens français de baisser leur consommation d’électricité sans exiger de l’Etat la nationalisation du secteur de l’énergie tombent dans le piège tendu par le capital qui verrait dans l’électricité abondante et peu chère produite par EDF un terrible manque à gagner.
    J’ai personnellement trouvé cette analyse d’inspiration marxiste de la récupération des discours écologistes néomalthusiens par les milieux économiques en vue de dépolitiser la question de la production et de naturaliser les hausses des prix stimulante, j’espère que l’entretien vous plaira !
    0:00 - Intro
    1:45 - Qu'est ce qui t'a donné envi d'écrire ce livre
    8:32 - Comment t'es venu l'idée que les écologistes pouvaient servir le capital ?
    13:50 - Les écologistes se revendiquent-ils du néomalthusianisme ?
    25:10 - L'analyse du capitalisme de Thorstein Veblen
    29:36 - En quoi les pénuries peuvent-elles servir les acteurs économiques ?
    37:40 - Par quelle réforme commencerais-tu ?
    44:00 - Quelle serait la réforme que tu prendrais pour éviter les pénuries fictives ?
    50:50 - Est- ce que tu dirais que la financiarisation est un sabotage de la production ?
    56:50 - Est-ce que Macron est le grand saboteur en chef ?

    1 hr 6 min

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