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Dans ce podcast Speakeasy by /influx, Henri, Paul Barbosa et Romain Lanéry analysent la dérive de X (ex-Twitter), les choix d’Elon Musk autour de l’IA Grok, et se demandent si la plateforme peut encore devenir un espace viable pour les créateurs de contenu face à YouTube.
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En 1872, dans son ouvrage L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux, Charles Darwin propose une idée révolutionnaire pour l’époque : les émotions humaines ne sont pas uniquement façonnées par la culture, mais possèdent une base biologique universelle. Selon lui, certaines émotions fondamentales sont partagées par tous les êtres humains, quelles que soient leur origine, leur langue ou leur société. Il en identifie six principales, aujourd’hui appelées émotions universelles.
La première est la joie. Elle se manifeste par le sourire, le rire, un visage détendu et lumineux. La joie est associée aux expériences positives, au plaisir, à la réussite ou aux relations sociales satisfaisantes. D’un point de vue évolutif, elle renforce les comportements bénéfiques à la survie et favorise les liens sociaux, indispensables à la vie en groupe.
La deuxième émotion universelle est la tristesse. Elle se reconnaît notamment par les larmes, les paupières tombantes et une posture affaissée. La tristesse apparaît en réponse à une perte, un échec ou une déception. Elle joue un rôle important : elle incite au repli temporaire, favorise l’introspection et peut susciter la compassion et le soutien de l’entourage.
Vient ensuite la peur, sans doute l’une des émotions les plus vitales. Elle se traduit par des yeux écarquillés, une tension musculaire et une accélération du rythme cardiaque. La peur prépare l’organisme à réagir face au danger, en déclenchant la fuite ou la défense. C’est un mécanisme de survie hérité de millions d’années d’évolution.
La quatrième émotion est la colère. Elle s’exprime par des sourcils froncés, une mâchoire crispée et une voix plus forte. La colère survient lorsqu’un individu se sent menacé, frustré ou traité injustement. Sur le plan adaptatif, elle sert à défendre ses limites, à dissuader un adversaire et à rétablir un équilibre perçu comme rompu.
Darwin identifie également le dégoût comme émotion fondamentale. Elle se manifeste par un haut-le-cœur, un froncement du nez et un rejet instinctif. À l’origine, le dégoût protège contre l’ingestion de substances potentiellement toxiques ou contaminées. Avec le temps, il s’est étendu à des domaines moraux et sociaux, comme le rejet de certains comportements jugés inacceptables.
Enfin, la sixième émotion universelle est la surprise. Elle se caractérise par des yeux grands ouverts, des sourcils relevés et une bouche entrouverte. La surprise est une réaction brève face à un événement inattendu. Elle permet d’augmenter rapidement l’attention et d’évaluer la situation afin d’adopter la réponse la plus appropriée.
Ces six émotions constituent les fondations du monde émotionnel humain. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi : elles sont des outils biologiques destinés à guider nos comportements. Les travaux de Darwin ont ouvert la voie à plus d’un siècle de recherches montrant que, malgré nos différences culturelles, nous partageons un socle émotionnel commun profondément inscrit dans notre nature.
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Voilà un bien joli nom pour désigner un métier aujourd'hui disparu... et difficile ! Jusqu'au début du siècle dernier, les marchands et les marchandes d'arlequins étaient les commerçants qui vendaient aux plus démunis les restes de nourriture issus des cuisines des restaurants ou des riches familles. D'où vient ce nom ? En quoi consistait exactement ce métier ? Je vous explique tout dans cet épisode. Bonne écoute ! 🌈
Un podcast présenté par Gabriel Macé 🙋♂️ Suivez-moi sur Instagram : @gabriel.mace
(Sur les réseaux, je fais aussi des vidéos et je vous montre les coulisses du podcast !)
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Avec les questions liées au logement ou à la sécurité, l’enjeu des finances locales fait partie des grandes thématiques abordées pendant cette campagne pour les élections municipales. Comme la course à la Mairie de Paris l’illustre bien, les candidats promettent souvent une meilleure gestion des finances et fustigent volontiers l’état des comptes laissés par l’équipe sortante. Pourtant, seule une minorité de villes sont fortement endettées et selon certains analystes, l’endettement n’est pas toujours une mauvaise chose et permet l’investissement sur le long terme.
Quel est le lien des électeurs avec ce sujet ? Quels sont les leviers que peuvent actionner les maires pour baisser leur endettement ? Et en quoi la dette peut-elle être légitime ? Réponses dans cet épisode de « L’Heure du Monde » avec Bastien Scordia, journaliste au Monde et spécialiste des collectivités.
Un épisode d’Esther Michon. Réalisation : Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sounds. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli.
Dans cet épisode : extraits de la chanson Paris, Paris, Paris, de Joséphine Baker ; d’une interview accordée par Pierre-Yves Bournazel à Franceinfo le 21 janvier ; d’une interview accordée par Rachida Dati à Cnews le 13 janvier ; d’une interview accordée par André Laignel à « L’Heure du Monde » ; lecture d’un post d’Anne Hidalgo publié sur Instagram le 13 janvier.
Cet épisode a été diffusé le 9 février 2026.
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Débunk ou pas débunk, telle est la question ! C'est déjà arrivé pas mal de fois que l'on me demande mon avis sur certaines vidéos, voire que je les débunke. Je vous donne aujourd'hui dans ce nouvel épisode des Backstages mon avis sur cette pratique qui a à mon sens des avantages comme des inconvénients…
Bonne écoute !
🎧 Mixage : V pour Valentin : https://www.youtube.com/Salveus
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En France, l’expression « diagonale du vide » désigne une vaste bande de territoires traversant le pays du nord-est au sud-ouest, caractérisée par une faible densité de population et un déclin démographique ancien. Elle s’étend approximativement des Ardennes jusqu’aux Pyrénées, en passant par la Champagne, le Morvan, le Massif central et le Limousin.
L’expression apparaît dans les années 1980 sous la plume de géographes et de démographes. Elle vise à décrire une diagonale quasi continue de zones rurales en perte d’habitants, par opposition aux régions plus dynamiques : littoraux, grandes métropoles et grands axes de circulation. Le terme est volontairement frappant, mais il est parfois jugé excessif, car ces territoires ne sont évidemment pas « vides » : ils sont simplement beaucoup moins peuplés que la moyenne nationale.
Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir à l’histoire économique du pays. Jusqu’au XIXᵉ siècle, une large partie de ces régions vivait de l’agriculture, de l’élevage et de petites industries locales. Avec l’industrialisation puis la tertiarisation, l’emploi s’est concentré dans les grandes villes et les bassins industriels. Les jeunes générations ont migré vers les zones offrant davantage d’opportunités, provoquant un exode rural massif.
Aujourd’hui, la France compte en moyenne environ 122 habitants par km². Dans de nombreux départements situés dans la diagonale du vide, cette densité tombe sous les 40 habitants par km². C’est le cas, par exemple, de la Creuse (environ 21 hab./km²), de la Lozère (environ 15 hab./km²) ou du Cantal (environ 25 hab./km²). À titre de comparaison, l’Île-de-France dépasse les 1 000 habitants par km².
Ces territoires cumulent souvent plusieurs fragilités :
Une population vieillissante : la part des plus de 60 ans y est nettement supérieure à la moyenne nationale.
Un solde naturel négatif : plus de décès que de naissances.
Un accès plus difficile aux services (médecins, transports, commerces, écoles).
Selon les données de INSEE, près de 40 % des communes françaises comptent moins de 500 habitants, et une grande partie d’entre elles se situe dans cette diagonale.
Cependant, la notion de « vide » est trompeuse. Ces espaces sont riches en paysages, en patrimoine et en ressources naturelles. De plus, depuis les années 2010, certaines zones connaissent un léger regain d’attractivité, porté par le télétravail, la recherche d’une meilleure qualité de vie et le coût élevé de l’immobilier dans les grandes villes.
La diagonale du vide n’est donc pas une zone désertée, mais plutôt un ensemble de territoires en transition, confrontés à des défis démographiques majeurs, mais aussi porteurs de nouvelles opportunités. Elle rappelle surtout que la géographie humaine française reste profondément marquée par les choix économiques et sociaux des deux derniers siècles.
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