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Le Dàhóngpáo est un thé oolong, c'est à dire thé partiellement oxydé, situé entre le thé vert et le thé noir , extrêmement prestigieux originaire des monts Wuyi, dans la province du Fujian, en Chine. Si ce thé est si cher c'est par ce qu'il n'est pas comme les autres : il est entouré d'un mythe.
Pour tout comprendre, il faut d’abord situer le contexte. Les monts Wuyi sont célèbres depuis des siècles pour leurs thés dits yancha ou « thés de roche » : des feuilles cultivées sur des roches escarpées, qui, grâce à l’altitude, au sol particulier et aux brumes, développent des arômes très singuliers — minéraux, profonds et persistants. Le Dàhóngpáo est l’un des plus nobles d’entre eux.
Mais ce qui le rend exceptionnellement cher ne tient pas seulement à son goût. L’histoire du Dàhóngpáo est profondément liée à une légende impériale qui remonte à la dynastie Ming (XVe siècle). Selon le récit traditionnel, la mère de l’empereur — à laquelle on prête souvent dans les récits populaires le titre d'« impératrice » — tombait gravement malade sans que les remèdes habituels n’aident. Un lettré ou un fonctionnaire lui fit alors goûter une infusion faite à partir de thé provenant des montagnes de Wuyi. Miracle ou coïncidence, sa santé s’améliora sensiblement après cette consommation.
Reconnaissant, l’empereur ordonna d’honorer les arbustes qui avaient servi à produire ce thé. On couvrit alors les plantes de grandes robes rouges — symbole d’honneur impérial — en signe de respect et de gratitude. Ce rituel est à l’origine du nom Dàhóngpáo, qui signifie littéralement « grande robe rouge ».
Les années passant, ces arbres originels, protégés et célébrés, sont devenus des reliques vivantes. Il n’en reste aujourd’hui que quelques spécimens très anciens, et leur production est strictement contrôlée, voire interdite à la cueillette commerciale. Quand des feuilles provenant de ces arbres historiques se retrouvent sur le marché, elles atteignent des prix astronomiques : parfois plus d’un million de dollars le kilo.
Ce prix exceptionnel ne reflète pas seulement le goût ou la rareté d’un produit agricole, mais surtout une combinaison de mythe culturel, de patrimoine national, de rareté extrême, et de désir humain pour l’unique et le symbolique. Dans ce sens, le Dàhóngpáo est bien plus qu’un thé : c’est un trésor vivant, un pont entre l’histoire et le présent, qui explique pourquoi il peut valoir littéralement plus que l’or pour certains collectionneurs et amateurs éclairés.
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Incroyable mais vrai, la choucroute vient de la Grande muraille de Chine ! 😮 Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Vous le saurez en écoutant ce nouvel épisode, puisque je vous raconte l'histoire de ce plat d'origine asiatique devenu une incontournable spécialité alsacienne. Bonne écoute !
Un podcast présenté par Gabriel Macé 🙋♂️ Suivez-moi sur Instagram : @gabriel.mace
(Sur les réseaux, je fais aussi des vidéos et je vous montre les coulisses du podcast !)
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« On va être attentifs à ce que le narcotrafic ne s’infiltre pas dans les campagnes », a déclaré Laurent Nuñez, sur France Inter, vendredi 30 janvier. Le ministre de l’intérieur s’est dit vigilant quant à « l’entrisme du narcotrafic », qui pourrait peser sur les élections municipales des 15 et 22 mars.
Mais que peuvent réellement faire les maires face à l’emprise grandissante du trafic de drogue ? Du fait de la hausse de la consommation de produits stupéfiants et de la médiatisation des violences, cette question est devenue incontournable. Des métropoles régionales comme des villes moyennes sont aujourd’hui concernées et leurs maires, sommés de réagir, malgré les faibles moyens dont ils disposent au niveau local.
Pour comprendre comment ces élus se retrouvent en première ligne, nous sommes partis en reportage à Morlaix (Finistère), où le sujet a pris une ampleur inattendue. Dans cet épisode de « L’Heure du Monde », vous entendrez également le correspondant du Monde en Bretagne, Benjamin Keltz, raconter comment le narcotrafic s’est imposé dans la campagne des municipales à Rennes, et Thomas Saintourens, journaliste au service Société du Monde, revenir sur les difficultés des maires à agir contre des narcotrafiquants devenus très puissants.
Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud et Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : reportage à Morlaix et extraits d’un sujet diffusé par France 3 Bretagne, le 18 avril 2025, ainsi que d’une interview de Laurent Nuñez sur France Inter, le 30 janvier 2026.
Cet épisode a été diffusé le 2 février 2026.
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Aujourd’hui, direction l'Afrique à la découverte de l’espiègle Eshu.
Dans les terres d’Afrique, au sud-ouest du Nigéria, on raconte l’histoire d’un dieu fourbe, aussi sournois qu’imprévisible. C’est Eshu le fauteur de trouble, celui que le peuple Yoruba a appris à apprécier à ses dépends…
Bonne écoute !
🖋 Écriture : Calie Brillaud
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
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Aujourd’hui, partons à la découverte de deux géants d’Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d’illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l’Argentine.
Commençons par le Brésil.
Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d’or à l’horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l’écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu’on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.
Cet arbre s’appelle le pau-brasil.
À l’époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l’Atlantique. La région n’est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.
Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n’est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l’un des rares États modernes dont le nom provient directement d’un objet de commerce.
Un pays nommé d’après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l’exploitation de ses richesses.
Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l’argent.
Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l’estuaire d’un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l’on trouve de l’argent en abondance. En latin, l’argent se dit argentum.
Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l’argent.
Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l’Argentine : littéralement, « le pays de l’argent ».
Ironie de l’histoire : les grandes mines d’argent ne se trouvent pas réellement dans l’Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.
Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l’espoir de richesse.
Le Brésil, enfant d’un arbre rougeoyant.
L’Argentine, fille d’un métal fantasmé.
Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s’est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières.
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Je vais jamais vous encourager à faire un truc immoral… Mais bon, c’est vrai que parfois on peut ressentir une pointe d’admiration pour des voleurs et des escrocs, lorsqu’ils font des trucs dingues, inattendus et brillants. Et aujourd’hui, je voulais vous parler d’un Portugais, dont le casse a changé l’histoire de son pays, puisqu’il a volé la banque. Non non, il n’a pas braqué “une” banque : il a volé LA banque, elle-même ! Mieux que ça : il ne l’a pas vraiment volée, il se l’est fait offrir… par une autre banque ! Aujourd'hui, je vous parle d'Arturo Alves dos Reis !
Bonne écoute !
🖋 Écriture : Benjamin Brillaud, Jean-Christophe Piot, Samuel Brémont et Jean de Boisséson
➤ Découvrez "En Marge", le blog de Jean-Christophe Piot et Samuel Brémont juste ici : https://histoiresenmarge.kessel.media/posts
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
➤➤➤ Pour en savoir plus :
- Christian Chavagneux, Les plus belles histoires de l’escroquerie, Seuil 2020, pp. 229-239.
- Sam Burton, “Break the Bank : Alves Reis and the Portuguese currency crisis”, in Cabinet, 2006. https://www.cabinetmagazine.org/issues/21/burton.php
- Himanshu Atre, “How To Rob A Central Bank And (Almost) Get Away With It”, in Medium, 9 oct. 2020.
- “Le plus grand faussaire de l’histoire du Portugal : Alves dos Reyes”, in monlisbonne.com. https://monlisbonne.com/blog/alves-dos-reis-faussaire-du-portugal/
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La vie est comme un livre qui s'écrit à chaque seconde.
Merci à cette chère Lola de m'avoir aidé à dérouler ce fil passionnant ! Voici tout ce que l'on a cité durant cet épisode :
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L’histoire d’Helen Duncan est l’une des plus incroyables anomalies du XXᵉ siècle. Car oui : en pleine Seconde Guerre mondiale, au cœur d’une Grande-Bretagne moderne, avec radars, avions et bombes, une femme est condamnée… sous une loi sur la sorcellerie. Elle est souvent présentée comme la dernière “sorcière” emprisonnée au Royaume-Uni.
Helen Duncan naît en Écosse en 1897. Elle grandit dans un monde où le spiritisme est très populaire : après la Première Guerre mondiale, des milliers de familles endeuillées cherchent à “parler” avec les morts. Duncan devient médium et organise des séances. Elle prétend faire apparaître des esprits grâce à une substance mystérieuse : l’ectoplasme, qu’elle “produit” devant les participants. Beaucoup y croient. D’autres dénoncent un spectacle… voire une arnaque.
Tout bascule pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 1941, lors d’une séance, Helen Duncan aurait annoncé le naufrage du cuirassé britannique HMS Barham, alors que l’information n’avait pas encore été rendue publique. Dans une période où tout est sous contrôle militaire, l’affaire inquiète : comment cette femme aurait-elle pu connaître un secret de guerre ? Don ou fuite d’information ? Les autorités prennent l’affaire très au sérieux.
En janvier 1944, elle est arrêtée lors d’une séance à Portsmouth. Le procès qui suit est surréaliste. Plutôt que de l’accuser simplement de fraude, l’État choisit une arme juridique plus spectaculaire : le Witchcraft Act de 1735, une loi qui ne punit pas la “magie” au sens médiéval, mais le fait de prétendre avoir des pouvoirs surnaturels.
Autrement dit : Helen Duncan n’est pas condamnée parce que le tribunal croit aux sorcières… mais parce qu’on l’accuse de manipuler le public en se faisant passer pour une sorcière ou une intermédiaire avec les morts. Elle est condamnée à neuf mois de prison.
Cette histoire devient un symbole : celui d’un pays qui, en temps de guerre, utilise un vieux texte archaïque pour faire taire une personne jugée gênante. Après sa libération, Duncan promet d’arrêter… mais continue. Elle sera de nouveau arrêtée plus tard, et meurt en 1956.
Son cas choque durablement l’opinion. Et il contribue à une réforme : en 1951, le Witchcraft Act est abrogé et remplacé par une loi visant plus directement les fraudes spirites.
Ainsi, Helen Duncan restera dans l’histoire comme une figure trouble et fascinante : pour certains, une escroc ; pour d’autres, une victime d’une chasse aux sorcières moderne — au sens presque littéral.
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Le public, les auteurs, les autrices et les maisons d’édition ont l’habitude de se retrouver chaque année à Angoulême dans les derniers jours de janvier pour le Festival international de la bande dessinée. Cette année, ce n’est pas le cas. Le couperet est tombé le 1er décembre 2025 : la 53e édition du festival d’Angoulême n’aura pas lieu. Une première, dans l’histoire de ce rendez-vous créé en 1974. Cette annulation était redoutée depuis plusieurs mois, face à des annonces de boycott de plus en plus nombreuses de grands noms de la bande dessinée, dont la lauréate du dernier Grand Prix du festival, Anouk Ricard.
De nombreux acteurs du secteur reprochent une mauvaise gestion managériale, financière et artistique à 9e Art +, la société qui organise le festival depuis 2007. Des griefs anciens, auxquels s’est ajouté le licenciement d’une salariée, qui avait par ailleurs porté plainte pour un viol qu’elle aurait subi en marge de l’édition 2024.
Dans cette crise, c’est toute une profession, celle des auteurs et autrices de bande dessinée, qui exprime son mal-être dans un contexte de précarisation grandissante. Comment en est-on arrivé là ? Le festival d’Angoulême peut-il se relever de cette crise ? Y aura-t-il d’autres éditions ? Réponse dans cet épisode de « L’Heure du Monde » avec Frédéric Potet, journaliste au service Culture du Monde qui suit l’actualité de la bande dessinée.
Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extrait d’une interview de Blanche Sabbah sur France Inter, le 7 janvier 2026 ; extrait d’un reportage de France 3 du 13 décembre 2022.
Cet épisode a été diffusé le 30 janvier 2026.
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