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Or


Le Donbass, situé à la frontière avec la Russie, ne compte plus que 200 000 habitants aujourd’hui, contre 5 millions avant l’invasion russe de février 2022. La destruction des bâtiments, la fuite de ses habitants, les routes recouvertes de filets anti-drones, les gares désormais inutilisées en font un territoire dévasté, bien loin de la splendeur passée de ce riche bassin industriel.
A quoi ressemble aujourd’hui cette région de l’est de l’Ukraine ? Pourquoi se retrouve-t-elle au cœur de négociations entre Moscou, Kiev et Washington, et ce, dans l’espoir de mettre un terme à la guerre la plus meurtrière en Europe depuis 1945 ?
Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Ariane Chemin, grande reporter au Monde, évoque les ruines du Donbass, qu’elle a parcouru, mais aussi la chaleur de ses habitants.
Un épisode de Garance Muñoz et Sophie Larmoyer. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits sonores de vidéos réalisées par Gennadiy Yudin, « chasseur de drones » autour de Kramatorsk.
Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 28 janvier 2026.
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Quand on est enfant, il y a divers moyens par lesquels on aborde l’histoire : l’un des principaux, c’est les cours à l’école bien sûr, mais ce n’est pas le seul ! Il y a plein d’activités du quotidien pouvant avoir un rapport au passé, comme dans les œuvres de fiction, autant dans les livres, qu’au cinéma, ou dans les jeux ; mais aussi dans certains objets du quotidien, pouvant aller jusqu’à l’étiquette de la barre de chocolat ! Et tout ça, ça ne date pas d’hier ! Alors pour en savoir plus, j’ai eu le plaisir de recevoir dans un nouvel entretien historique Emmanuelle Fantin, qui a beaucoup travaillé sur le sujet ! Elle a notamment coécrit avec Julien Tassel en 2025 Quand l’enfance rencontre l’histoire, dont on va d’ailleurs parler dans la suite de l’émission.
Je n’en dis pas plus, je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !
➤ Découvrez Quand l’enfance rencontre l’histoire qu’Emmanuelle a dirigé avec Julien Tassel : https://www.sorbonne-universite.fr/parutions/quand-l-enfance-rencontre-l-histoire
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
➤➤➤ Pour en savoir plus :
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Avez-vous déjà lu une phrase du type : « Vous êtes une personne sensible, mais vous savez garder le contrôle. Vous avez de grandes qualités, même si vous doutez parfois de vous. » Et vous vous êtes dit : “C’est fou… c’est tellement moi.”
Si oui, félicitations : vous venez d’expérimenter l’effet Barnum.
L’effet Barnum, aussi appelé effet Forer, est un biais psychologique très puissant : nous avons tendance à croire qu’un portrait général, vague et flatteur nous décrit parfaitement, alors qu’il pourrait convenir à presque n’importe qui. C’est le mécanisme secret derrière de nombreux horoscopes, tests de personnalité “miracles”, voyances, lectures d’aura, ou encore certains contenus viraux sur les réseaux sociaux.
Le nom vient de P. T. Barnum, célèbre entrepreneur de spectacles américain du XIXe siècle, à qui l’on attribue l’idée qu’il existe “quelque chose pour tout le monde”. En clair : si une affirmation est suffisamment large, chacun peut s’y reconnaître.
Mais pourquoi cela fonctionne-t-il aussi bien ?
D’abord parce que notre cerveau adore les histoires cohérentes. Quand on lit une description, on sélectionne instinctivement ce qui colle avec nous. On pense à deux ou trois souvenirs, deux ou trois émotions… et notre esprit complète le reste. Ensuite, ces descriptions sont souvent formulées de manière très habile : elles combinent des traits opposés (“vous êtes sociable, mais vous aimez être seul”), ce qui augmente les chances de viser juste. Elles restent positives, ou au minimum valorisantes, donc on a envie d’y croire.
Le psychologue Bertram Forer a démontré cela en 1948 avec une expérience devenue célèbre : il a donné à ses étudiants un “test de personnalité”, puis leur a remis à chacun un profil soi-disant personnel. En réalité, tout le monde avait exactement le même texte. Pourtant, la majorité a jugé la description très précise.
L’effet Barnum est dangereux quand on l’ignore, car il facilite la manipulation : un discours vague peut sembler profond, un diagnostic approximatif peut paraître scientifique, et un conseil bidon peut prendre l’apparence d’une vérité intime.
En résumé : l’effet Barnum, c’est ce moment où votre cerveau transforme une généralité en miroir… et vous persuade que le texte a été écrit pour vous seul.
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“Passer un savon”, c’est réprimander quelqu’un violemment, lui faire une leçon bien sentie. Mais l’expression est surtout une métaphore héritée d’un geste très concret… et très ancien : le lavage au lavoir.
Pendant des siècles, avant l’arrivée des machines à laver, le linge se nettoyait à la main, souvent au bord d’une rivière ou dans un lavoir communal. Et ce n’était pas une activité douce : on trempait, on savonnait, puis surtout on frottait fort, parfois avec une brosse, et on tapait le linge sur une pierre ou une planche pour en chasser la saleté. Un vrai travail de force. Plus un tissu était sale, plus il fallait l’attaquer avec énergie : savon, frottement, rinçage, recommencer.
C’est exactement cette idée qu’on retrouve dans “passer un savon”. On n’est pas dans la petite remarque polie : on est dans le nettoyage intensif. Comme si la personne, par son comportement, avait besoin d’être “récurée” moralement. On veut lui enlever ses erreurs comme on enlève une tache tenace : en insistant, en frottant.
L’expression s’inscrit d’ailleurs dans toute une famille d’images du même genre. On dit aussi “laver la tête” à quelqu’un, ou “lui passer un coup de brosse”. Dans ces formules, on retrouve l’idée que l’on corrige quelqu’un en le “nettoyant” : on lui remet les idées en place, on enlève ce qui ne va pas.
Et le savon ajoute un petit supplément : au XIXe siècle notamment, les savons étaient parfois rugueux, agressifs, pas toujours parfumés comme aujourd’hui. Se faire savonner, c’était rarement agréable. Donc “passer un savon”, c’est aussi l’idée d’un reproche qui pique, qui gratte… comme un lavage au lavoir un peu violent.
Conclusion : on dit “passer un savon” parce que, dans la langue, engueuler quelqu’un revient à le frotter moralement, comme on frottait autrefois le linge sale au lavoir : avec du savon, de l’énergie… et sans délicatesse.
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Laura Vazquez est poète et romancière. Dans ce vingt-neuvième épisode de Continue tu m'intéresses, on parle ensemble de l'effet Werther, de mockumentaires, d'étymologie, d'écriture, de Patato, et de plein d'autres choses intéressantes.
Références mentionnées :
📚 Les Forces (Laura Vazquez)
📚 La semaine perpétuelle (Laura Vazquez)
📚 Les souffrances du jeune Werther (Goethe)
📚 Des fleurs pour Algernon (Daniel Keyes)
📚 Les Cahiers (Vaslav Nijinski)
📚 Ulysse (James Joyce)
🎬 Opération Lune (William Karel)
🎬 Punishment Park (Peter Watkins)
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Près de 650 listes présentées mais pas d’objectif officiel annoncé. Pour les municipales de 2026, le Rassemblement national (RN) ne se risque à aucun pronostic sur le nombre de communes qu’il espère remporter. Ses cadres affirment miser sur la « qualité » des candidats plutôt que sur leur « quantité ».
Une stratégie d’apparence modeste pour le RN, qui se présente comme le premier parti de France, mais qui s’explique notamment par une faible implantation locale depuis sa création. Les résultats des dernières élections municipales ont été décevants pour le parti, qui a donc peu de communes à défendre ; le cru 2026 a toutes les chances d’être meilleur que le précédent.
Mais ce n’est pas la seule raison qui explique cette discrétion. Pour le parti à la flamme, les municipales sont avant tout une marche vers les deux scrutins suivants : les élections sénatoriales, en septembre 2026 et, surtout, la présidentielle en 2027. En scrutant le profil de ses candidats aux municipales et en cadrant leurs prises de parole, le RN espère écarter les « brebis galeuses », comme Jordan Barbella avait appelé les candidats des législatives de 2024 qui avaient entaché l’apparence de respectabilité que le parti s’efforce de soigner. Et, ainsi, ne pas ternir son image à un an de la présidentielle.
Eclairage, dans cet épisode de « L’Heure du Monde », avec Clément Guillou et Corentin Lesueur, journalistes au service politique du Monde, spécialistes de l’extrême droite française.
Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extrait des vœux à la presse de Jordan Bardella, le 12 janvier 2026 ; extrait du journal de France 2 du 19 juin 1995 ; extraits de la conférence de presse de Julien Sanchez, le 1er décembre 2025.
Cet épisode a été diffusé le 27 janvier 2026.
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un réel triumvirat cet épisode, on les réinvite non ?
Calme toi :
Laura Laarman : directrice de production et direction technique
Antonia Louveau : community management
Lucie Meslien : illustration animation
Lou Poincheval : chargée de production
Caroline Bérault : illustrations
Manon Carrour : vignette
Joanna & Gaspar : générique
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Dans ce podcast Speakeasy by /influx, Henri, Paul Barbosa et Romain Lanéry reçoivent Xelito pour décortiquer sa stratégie unique de contenu court, son process créatif ultra poussé et les mécaniques qui lui permettent de générer des millions de vues avec très peu de vidéos.
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Le mot « bravo » vient de l’italien, où il signifie à l’origine « courageux », « vaillant », puis, par extension, « habile », « compétent ». Mais c’est surtout au XVIIIᵉ siècle, avec l’explosion de l’opéra italien, que « bravo » prend le sens qu’on lui connaît aujourd’hui : une acclamation adressée à un artiste.
À l’époque, l’opéra est un véritable sport national en Italie. Le public ne se contente pas d’écouter : il juge, compare, applaudit, siffle… et célèbre les chanteurs vedettes, notamment les grandes divas et les castrats. Quand une aria est particulièrement réussie, les spectateurs crient « Bravo ! » pour saluer la performance.
Très vite, le mot devient un code universel du théâtre et de la musique, puis franchit les frontières. La France l’adopte au XIXᵉ siècle, dans les salles d’opéra et de spectacle. Et détail intéressant : en italien, l’accord varie selon la personne applaudie : bravo pour un homme, brava pour une femme, bravi au pluriel. En français, on a gardé surtout la forme masculine singulière… devenue un cri d’encouragement pour tout le monde.
Quant au mot « panique », il vient… d’un dieu. Et pas n’importe lequel : Pan, divinité grecque mi-homme mi-bouc, protecteur des troupeaux, des forêts et des montagnes.
Dans l’Antiquité, Pan est un être sauvage, imprévisible, qui surgit au milieu des bois. On raconte qu’il aimait pousser des cris soudains, terrifiants, capables de déclencher une peur collective immédiate. Une peur qui n’a pas besoin de raison : on ne sait pas ce qu’on fuit, mais tout le monde fuit. C’est précisément ce que les Grecs appelaient φόβος πανικός (phobos panikos), littéralement : la “peur de Pan”.
Ce n’était pas une frayeur ordinaire. C’était une décharge brutale, contagieuse, presque animale, typique des situations où un groupe perd toute maîtrise : une armée surprise, un troupeau affolé, des voyageurs qui croient entendre une présence invisible… Le mythe donne une explication à un phénomène psychologique très réel : la peur qui se propage comme un incendie.
Le mot passe ensuite au latin, puis aux langues européennes. En français, « panique » apparaît au XVIIᵉ siècle, d’abord avec l’idée d’une terreur subite et irrationnelle. Aujourd’hui, la mythologie a disparu… mais le mécanisme reste identique : la panique, c’est quand le cerveau court plus vite que la raison.
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Pour écouter les deux épisodes recommandés:
1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428
Spotify:
https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA
2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059
Spotify:
https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A
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Chez certaines personnes, se gratter l’oreille procure une sensation de plaisir parce que cette zone est l’une des plus riches du corps en terminaisons nerveuses sensibles. Le conduit auditif externe (la partie “à l’entrée” de l’oreille) est tapissé d’une peau très fine, peu épaisse, et il contient de nombreux récepteurs sensoriels : mécanorécepteurs (pression, frottement), nocicepteurs (douleur/irritation), et fibres du prurit (démangeaison). Lorsque vous vous grattez, vous activez ces capteurs, ce qui envoie au cerveau un signal puissant.
Or, la démangeaison (prurit) est un signal particulier : elle est souvent déclenchée par une irritation minime, une sécheresse, du cérumen, ou un micro-inflammatoire local. Le cerveau interprète ça comme : “il faut enlever quelque chose”. Se gratter déclenche alors une réponse immédiate : un soulagement, et ce soulagement est perçu comme agréable.
Mais ce qui rend l’oreille spéciale, c’est aussi son innervation. Le conduit auditif est innervé par plusieurs nerfs, notamment :
le nerf auriculo-temporal (branche du trijumeau),
le grand nerf auriculaire (plexus cervical),
et surtout une branche du nerf vague (Arnold), qui innerve une partie du conduit.
Le nerf vague est connecté à des zones profondes impliquées dans les réflexes viscéraux et le bien-être. Résultat : chez certaines personnes, stimuler cette zone peut déclencher des réponses surprenantes : frissons, toux réflexe (“réflexe d’Arnold”), voire une sensation relaxante.
Enfin, le plaisir vient aussi des circuits centraux : se gratter active indirectement les systèmes de récompense via la libération de neuromédiateurs comme la dopamine (renforcement du comportement) et des opioïdes endogènes (sensation apaisante). C’est pour cela qu’on peut ressentir une forme de “mini-addiction” : plus on gratte, plus le cerveau associe l’acte au soulagement.
En résumé, l’oreille est une zone sensorielle dense, reliée à des nerfs très particuliers, et le grattage déclenche un cocktail de stimulation + soulagement + récompense, parfois vécu comme un véritable plaisir.
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