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Or


Dans un seul pays au monde, ou presque, cette question n’est pas une blague, ni un simple débat artistique… mais une histoire de décret présidentiel.
Ce pays, c’est le Turkménistan.
Un État d’Asie centrale, fermé, autoritaire, riche en gaz naturel… et connu pour ses décisions politiques parfois totalement déroutantes. Parmi elles : l’interdiction du playback, c’est-à-dire l’art de bouger les lèvres sur une voix préenregistrée.
Tout commence au début des années 2000, sous la présidence de Saparmourat Niazov, un dirigeant à la personnalité hors norme, qui réglemente la vie quotidienne jusque dans les détails les plus absurdes. Un jour, il s’en prend à ce qu’il considère comme un mensonge culturel : voir des artistes “faire semblant”.
Pour lui, le playback est une imposture. Une tricherie. Une façon de tuer le talent.
Et il ne se contente pas de critiquer : il tranche. Par décret, le playback est interdit lors des concerts, des événements culturels… mais aussi à la télévision. Et l’interdiction va encore plus loin : il devient même interdit d’utiliser de la musique enregistrée dans de nombreux événements publics, y compris parfois dans les mariages, où la musique doit être jouée en direct.
L’objectif officiel ? Protéger l’“authenticité” et la culture turkmène. En réalité, c’est aussi une manière de contrôler la scène artistique, de cadrer ce qui doit être montré, et surtout de rappeler une règle essentielle dans le Turkménistan de l’époque : rien n’existe en public sans l’aval du pouvoir.
Ce qui rend l’histoire encore plus frappante, c’est que cette logique de contrôle culturel continue sous ses successeurs. Les autorités turkmènes ont régulièrement imposé des règles strictes sur les performances, les styles, les chansons autorisées… et même sur la musique jouée dans les célébrations. En 2024 encore, des témoignages rapportent des consignes imposant une musique majoritairement nationale dans les mariages.
Conclusion : au Turkménistan, le playback n’est pas seulement mal vu. Il est traité comme une menace. Parce que dans ce pays, la musique n’est pas qu’un divertissement : c’est un outil politique. Et même chanter… doit être “conforme”.
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Ce phénomène est bien documenté et concerne surtout les accouchements spontanés, c’est-à-dire non déclenchés médicalement. La raison principale est biologique : le corps féminin est naturellement programmé pour accoucher plus facilement pendant la nuit.
Le premier élément clé est le rythme circadien, notre horloge biologique interne. Cette horloge régule de nombreuses fonctions physiologiques sur un cycle de vingt-quatre heures, notamment la sécrétion hormonale. Or, plusieurs hormones essentielles au travail de l’accouchement atteignent leur pic durant la nuit.
L’hormone la plus importante dans ce processus est l’ocytocine. Elle est responsable des contractions utérines qui permettent la dilatation du col et la naissance du bébé. La production d’ocytocine augmente naturellement la nuit, car elle est inhibée par le stress, la lumière et certaines hormones de l’éveil, comme le cortisol. La nuit, l’environnement est plus calme, plus sombre, et l’organisme est moins stimulé. Les freins hormonaux diminuent, ce qui rend les contractions plus efficaces et plus régulières.
Une autre hormone joue un rôle crucial : la mélatonine, souvent appelée hormone du sommeil. Elle est sécrétée en grande quantité dans l’obscurité. Des études ont montré que la mélatonine agit en synergie avec l’ocytocine, en renforçant l’intensité et la coordination des contractions utérines. Autrement dit, la mélatonine ne favorise pas seulement le sommeil, elle participe aussi activement au bon déroulement de l’accouchement.
Ce phénomène s’explique également par l’évolution. Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, accoucher la nuit offrait un avantage en termes de survie. L’obscurité réduisait l’exposition aux prédateurs, l’activité du groupe était moindre et les conditions étaient plus propices au calme et à la concentration. Le corps humain a conservé cette programmation biologique ancestrale.
Enfin, il est important de préciser que cette tendance est aujourd’hui atténuée par la médicalisation des naissances. Les déclenchements programmés et les césariennes planifiées ont déplacé une partie des accouchements vers la journée. Mais lorsque le travail débute spontanément, sans intervention médicale, la physiologie naturelle continue de privilégier la nuit.
En résumé, si les femmes accouchent plus souvent la nuit, c’est parce que leur horloge biologique, leurs hormones et leur héritage évolutif s’alignent pour faire de la nuit le moment le plus favorable à la naissance.
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Aujourd’hui, Ta’aroa et la naissance de la Polynésie.
Dans un espace infiniment grand, rempli de vide et de néant, dans un monde sans ciel et sans terre, dans un univers sans soleil et sans étoile, on le trouve là, Ta’aroa. Il n’a pas de père, il n’a pas de mère, il erre seul dans sa coquille et dans les ténèbres, depuis des millions d’années…
Bonne écoute !
🖋 Écriture : Calie Brillaud
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
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Pour citer l'invité, il paraitrait que l'identité est une braguette qui s'ignore !
Merci à ce cher Christopher Laquieze de m'avoir aidé à dérouler ce fil passionnant ! Voici tout ce que l'on a cité durant cet épisode :
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Avril 1994. À l'Élysée, un coup de feu retentit : François de Grossouvre, conseiller et gardien des secrets de François Mitterrand, est retrouvé mort. Ce fringuant septuagénaire s'est-il vraiment suicidé et si oui, pourquoi l'a-t-il fait dans son bureau de l'Élysée ? Jusqu’où allait son rôle dans l'intimité du pouvoir ? Que savait-il des secrets de François Mitterrand ? Entre scandales et vérités cachés, retour sur l’histoire d’un drame politique qui a secoué l'Élysée.
Historia. Vivez l’Histoire : quatre épisodes pour retracer l’une des affaires les plus sombre de la Ve République, écrit et raconté par Virginie Girod.
À lire :
Raphaëlle Bacqué, Le Dernier Mort de Mitterrand, Grasset, 2010.
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Pendant des mois, vous utilisez ChatGPT tous les jours. Pour écrire, résumer, chercher des idées, reformuler. C’est fluide, agréable, presque magique. Mais une question commence à inquiéter les chercheurs : que devient notre cerveau quand une partie de notre effort intellectuel est systématiquement “externalisée” vers une IA ?
Une étude récente menée au MIT Media Lab, dirigée par la chercheuse Nataliya Kosmyna, a justement tenté d’observer ce phénomène. Le protocole est simple : 54 participants doivent rédiger des essais de type SAT dans trois conditions différentes : avec ChatGPT, avec Google, ou sans outil. Pendant l’exercice, les chercheurs mesurent l’activité cérébrale via EEG (et analyses de connectivité). Les résultats soulèvent un point troublant : les participants qui écrivent avec ChatGPT montrent le niveau d’engagement cérébral le plus faible, notamment dans des zones liées à l’attention, la planification et la mémoire.
Mais le plus intéressant n’est pas qu’ils “travaillent moins”. Le plus inquiétant, c’est ce qui se passe avec le temps. Au fil des sessions, les chercheurs observent ce que certains appellent une forme de “dette cognitive” : plus l’outil réfléchit à votre place, plus votre cerveau s’habitue à ne pas activer certains circuits. Résultat : le raisonnement devient moins approfondi, le texte plus standardisé, et l’effort mental diminue.
Autre signal d’alerte : la mémoire. Dans l’étude, les utilisateurs de ChatGPT ont davantage de mal à se souvenir de ce qu’ils viennent d’écrire, parfois même quelques minutes après. En clair, l’IA produit un contenu… mais le cerveau l’encode moins bien, comme si l’information avait glissé sur lui sans s’imprimer.
Alors, qu’arrive-t-il au cerveau après des mois avec ChatGPT ? Probablement pas une “baisse de QI” brutale. Mais plutôt un changement d’habitude : moins d’effort, moins de consolidation en mémoire, moins de créativité personnelle. Un cerveau qui, au lieu de muscler ses propres chemins, emprunte systématiquement un raccourci.
Et pourtant, tout n’est pas noir. La leçon n’est pas “interdire ChatGPT”. La leçon, c’est d’apprendre à l’utiliser comme un coach plutôt qu’un pilote automatique : demander des questions plutôt que des réponses, des contradictions plutôt que des résumés, des pistes plutôt que des textes prêts à livrer. Parce que si l’IA pense toujours pour vous, votre cerveau, lui… finit par se taire.
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Aujourd’hui, c’est presque un réflexe : un dîner, une fête, un moment important… et hop, on ouvre une bouteille de champagne “pour l’apéro”. Comme si cette boisson avait toujours été destinée à commencer le repas. Pourtant, pendant longtemps, c’était l’inverse : le champagne se buvait plutôt en vin de dessert, souvent très sucré, presque liquoreux.
Et l’origine du champagne apéritif, vous l’avez deviné : elle doit beaucoup… aux Anglais.
Au XIXᵉ siècle, le champagne que l’on boit en Europe n’a rien à voir avec celui que nous connaissons. Il est dosé en sucre, et pas qu’un peu : selon les marchés, on peut atteindre des niveaux impressionnants. Les goûts de l’époque favorisent les vins ronds, riches, doux. Dans certains pays, notamment en Russie, on apprécie même un champagne presque sirupeux.
Mais les Britanniques, eux, développent un palais différent : ils veulent des vins plus secs. Ils apprécient déjà les boissons moins sucrées, plus tendues, plus “nettes” en bouche. Résultat : ils demandent aux maisons de Champagne un vin qui puisse se boire autrement qu’en fin de repas, un vin plus sec, plus rafraîchissant… capable d’ouvrir l’appétit.
Et c’est là que l’histoire bascule.
En 1874, une femme d’affaires visionnaire, Madame Louise Pommery, va répondre à cette attente. Elle demande à son chef de cave de produire un champagne radicalement nouveau : un champagne beaucoup moins sucré. Le résultat s’appelle Pommery Nature 1874 : il est souvent présenté comme le premier champagne brut commercialisé, une révolution dans une région encore dominée par le sucre.
Quelques années plus tard, l’appellation même de “Brut Champagne” est popularisée pour répondre à cette demande de vins secs, notamment pour le marché britannique.
Et voilà comment, peu à peu, le champagne change de rôle : en devenant “brut”, il devient plus nerveux, plus frais, moins lourd… donc parfait pour l’apéritif. Il ne sert plus seulement à accompagner un dessert : il devient un vin de début de repas, presque un “starter” gastronomique.
En résumé : boire du champagne en apéritif est une tradition moderne, née de l’évolution des goûts — et surtout d’un tournant historique au XIXᵉ siècle, quand les Anglais ont poussé la Champagne à inventer un vin plus sec. Et ce caprice britannique a fini par devenir… un art de vivre mondial.
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« Il faut être humble : c’est un semi-succès et un semi-échec. » A l’issue du conseil des ministres du lundi 19 janvier, Sébastien Lecornu a commenté en ces termes sa décision de recourir à l’article 49.3 de la Constitution sur la partie recettes du budget de l’Etat. Un « semi-échec » car le premier ministre espérait pouvoir arracher un nouveau vote à l’Assemblée nationale, comme il l’avait obtenu pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en décembre dernier.
Cette fois-ci, après plus de 350 heures de débat dans l’hémicycle, l’impasse était évidente. Le prix à payer est lourd pour Sébastien Lecornu, d’abord car il s’expose à deux motions de censure, vendredi 23 janvier. Mais aussi, et surtout, car il s’était engagé à ne plus recourir à ce désormais célèbre article constitutionnel, tant ses prédécesseurs à Matignon y avaient fait recours. Une promesse qui permettait de faire primer le débat parlementaire et de s’assurer, ainsi, du soutien des députés socialistes et conjurer l’absence de majorité à l’Assemblée nationale.
Mais face à l’urgence de doter la France d’un budget pour 2026, Sébastien Lecornu avait-il d’autres solutions ? Surtout, que contient ce budget, maintes fois remanié ? Qui sont les perdants et les gagnants de ce nouveau passage en force ? Dans cet épisode du podcast « l’Heure du Monde », Denis Cosnard, spécialiste des questions de politiques économiques au Monde, décrypte la copie budgétaire du gouvernement et notamment les concessions faites aux oppositions dans les dernières négociations.
Un épisode d’Esther Michon et Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits de l’allocution télévisée de Sébastien Lecornu le 19 janvier 2026 ; de l’une de ses prises de parole à l’Assemblée nationale le 3 décembre 2025 ; d’une interview accordée par Boris Vallaud à RTL le 19 janvier 2026 ; lecture d’un post de Bruno Retailleau publié le 19 janvier 2026 sur le réseau social X.
Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 23 janvier 2026.
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